4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

« Il est où le bonheur, il est où » : en Région Sud d’après le baromètre des régions de l’Institut Odoxa

Le tube du chanteur carpentrassien Christophe Maé en 2016 est toujours d’actualité. Et Renaud Muselier n’était pas peu fier, lors de ses vœux à la presse le jeudi 23 janvier à Marseille, d’annoncer que la Région Sud était passée en tête devant la Bretagne, qui était leader depuis 2015. « Désormais 94% des habitants partagent ce constat alors qu’ils étaient 84% à être heureux de vivre ici. » Et d’ajouter : « même si l’argent ne fait pas le bonheur, nous sommes devenus la 2ᵉ région de France en PIB par habitant, derrière l’Île-de-France alors que nous étions en 4ᵉ position il y a 10 ans. »

Le Président de la Région Sud a souhaité une bonne année à tous dans les rédactions et a souligné que « 2024 avait été une année de turbulences. En Ukraine depuis 1 000 jours, au Proche-Orient où le cessez-le-feu est fragile, en Irak après l’effondrement du régime de Bachar el-Assad, sans parler de la réélection de Donald Trump qui, dès son 1ᵉʳ jour de mandat, a mis en péril l’OMS, l’OMC et les Accords de Paris. En France, en dehors du succès des Jeux Olympiques, la dissolution inattendue, les législatives sans majorité, quatre premiers ministres en une seule année et aucun budget. Une 1ʳᵉ en 45 ans, avec 3 300Mds€ de dettes. »

Il continue : « En décembre, cela fera 10 ans que nous sommes arrivés à la tête de la Région, avec Christian Estrosi. Une décennie, ça change ! Nous sommes la région du bonheur, du bon sens, de la stabilité. La plus belle du monde, un véritable paradis avec 5 millions d’habitants, trois marques connues dans le monde entier : Provence – Alpes – Côte d’Azur. Un espace béni des dieux avec 50% d’espaces boisés, 1 000km de côtes, neuf PNR (Parcs naturels régionaux, dont 2 en Vaucluse, Luberon et Ventoux), un pôle militaire avec 3 bases aériennes (dont la BA 115 à Orange-Caritat), une terre résolument culturelle, 1ʳᵉ région de France des festivals (Avignon, Orange). 62M€ vont être investis dans ce secteur et les Chorégies vont passer en EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle). En bref, 2024 a été l’année de tous les records en matière de tourisme avec une progression de +3%. »

Les priorités pour la 2ᵉ partie du mandat

Renaud Muselier égrène les sujets de satisfaction. « Ici la maison est tenue, quand on dit quelque chose, on le fait. Quand une décision politique est votée, elle est mise en œuvre. C’est la force de nos 83 élus issus de 14 formations, mais unis. Depuis 2021, nous avons obtenu 6Mds€ de fonds européens. Nous avons une vision pour la Région, la 2ᵉ partie du mandat sera placée sous le signe des Jeux Olympiques, ils seront utiles à tous, ils seront un véritable accélérateur de la Camargue au Briançonnais, du Mont-Ventoux aux Alpes-Maritimes ».

Face à la crise politique induite par la dissolution, « Nous avons voté un budget de responsabilité et de solidarité avec 80M€ d’économies sur 260M€. Nous avons chassé les doublons pour nous recentrer sur nos compétences obligatoires, lycées, transports, économie. Et nous avons fait le choix de sanctuariser les communes et l’agriculture. »

Les lycées et les transports

Concernant les lycées, on en compte 174 dans la région, qui accueillent 195 000 élèves sur 3 millions de mètres carrés. Parmi les chantiers qui seront livrés cette année, le lycée Alphone Benoît rénové à l’Isle-sur-la-Sorgue (20M€). Par ailleurs, le prix des cantines scolaires est maintenu à 4,30€ maximum jusqu’à la fin du mandat en 2028.

Dans les transports, il évoque « un choc d’offres ferroviaires après avoir été le 1ᵉʳ à ouvrir le rail à la concurrence. Nous avons infligé 1M€ de pénalités à la SNCF pour les retards des trains. En septembre prochain, nous aurons une nouvelle DSP pour les cars « Zou » en Vaucluse. Certains seront à hydrogène et nous gardons cette règle d’or : aucune fermeture de gare ni de ligne. » 

L’environnement et l’agriculture

Il poursuit : « Le Plan Or Bleu (que suit attentivement Bénédicte Martin, la vice-présidente de la Région) continuera à être déployé notamment dans le Vaucluse pour une gestion durable dans un contexte de changement climatique. Avec la mise en œuvre d’un plan d’investissement de 750M€ pour la Société du Canal de Provence. Nous soutiendrons les agriculteurs dans la crise qu’ils traversent, nous lançons un Plan Agritourisme pour qu’ils diversifient leurs revenus, nous passons de 200 produits labellisés à 500 et nous mobilisons 63M€ pour solder plus de 2 000 dossiers FEADER d’ici le mois de juin. »

La sécurité

La sécurité est un enjeu majeur dans la Région Provence Alpes Côte d’Azur. « Nous voulons mieux équiper pour mieux protéger. 13M€ ont déjà été investis pour rénover les commissariats et renouveler la flotte automobile de la Police Nationale. 9M€ ont été alloués aux polices municipales dans 250 communes avec 650 caméras supplémentaires. Tolérance zéro pour l’impunité. Il y a eu 38 000 victimes de violences faites aux femmes, elles ont été accompagnées. 950 téléphones ‘grave danger’ et 150 bracelets ‘antirapprochement’ ont été attribués. Et nous allons expérimenter une ‘Police des Transports’ avec l’intelligence articifielle à des fins de reconnaissance faciale ».

Les feux de forêt

La Guerre du Feu continue avec la création de « gardes des forêts », c’est-à-dire davantage de vigies pour donner l’alerte. D’ailleurs, on est passé de 733 départs de feu et 8474 hectares détruits en 2017 à 299 départs et 447 hectares partis en fumée l’été dernier.

La santé

Côté santé, elle ne restera pas un voeu pieux que l’on fait tous en début d’année. « 2,5M€ seront dévolus à la réhabilitation du Centre Hospitalier de Carpentras et 2M€ à l’extension-restructuration du service  réanimation et des urgences de l’Hôpital Henri Duffaut à Avignon. »

Des événements sportifs marquants en 2024

En attendant les Jeux Olympiques d’hiver en 2030 dans les Alpes françaises coorganisés par les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier est revenu sur les évènements sportifs qui ont attiré nombre de touristes étrangers en plus des autochtones. « 20M€ de retombées pour le Tour de France au départ et à l’arrivée de Nice cet été, 200M€ pour l’arrivée de la flamme dans le Vieux-Port et son passage à Apt, Rustrel, au Mont-Ventoux, à Orange et Avignon, mais aussi pour les épreuves de voile au large de la Corniche, à Marseille. »

Il a conclu en insistant sur la solidarité, la proximité et la constance de la démarche de la Région Sud. En optimiste qu’il est, Renaud Muselier a dit préférer « l’espérance à l’angoisse, l’enthousiasme à la déprime, le combat à la résignation. C’est notre marque de fabrique. » Avec, en filigrane, dans le droit fil de son slogan « Une Cop d’Avance, devenir la 1ʳᵉ région d’Europe neutre en carbone en 2040 plutôt qu’en 2050. »

©Régis Cintas-Flores

« Il est où le bonheur, il est où » : en Région Sud d’après le baromètre des régions de l’Institut Odoxa

La cérémonie des vœux et la conférence débat de la CCI Pays d’Arles auprès des chefs d’entreprise aura lieu lundi 27 janvier au Palais des congrès d’Arles à partir de 18h.

L’occasion pour Stéphane Paglia, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles d’adresser ses vœux et de proposer un rendez-vous annuel d’échanges et de rencontres business entre les entreprises du territoire.

Anticiper et s’adapter : les entreprises du Pays d’Arles face aux mutations économiques
Cette soirée sera aussi l’occasion de poser un regard optimiste sur les défis à venir en mettant en lumière les dynamiques économiques et les projets innovants des entreprises du cru avec le regard aiguisé de deux intervenants :

Jean-Marc DANIEL, économiste et essayiste,
professeur à l’ESCP Business School et directeur de la rédaction de la revue Sociétal.
Il est reconnu pour son expertise dans les politiques économiques et les grands enjeux économiques nationaux et internationaux. Son approche directe permet de comprendre clairement les grandes tendances macroéconomiques, notamment en matière de croissance économique, fiscalité et compétitivité des entreprises.

Philippe MOATI, économiste, professeur à l’Université Paris Cité
et co-fondateur de l’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation). Spécialiste des mutations sociétales et de l’évolution des modèles de consommation, il se focalisera sur les transitions actuelles, telles que la digitalisation et la transition écologique, et sur l’impact de ces changements sur les entreprises. Avec un style pédagogique et prospectif, il analysera la manière dont les nouvelles attentes des consommateurs, plus exigeants, responsables et connectés, transforment les modèles économiques et les stratégies commerciales des entreprises La soirée sera animée par Solène CHAVANNE, journaliste et animatrice. Pour clôturer l’événement, les entreprises présentes pourront se rencontrer et échanger autour d’un cocktail dinatoire.

Pour participer les entreprises sont invitées à s’inscrire ici. L’organisateur est la CCI Pays d’Arles. 22, avenue de la Première division France Libre à Arles
04 90 99 08 08.
MMH

Copyright CCI d’Arles

« Il est où le bonheur, il est où » : en Région Sud d’après le baromètre des régions de l’Institut Odoxa

Voeux interconsulaires en Vaucluse avec la CCI, la Chambre d’agriculture et la Chambre de métiers et de l’artisanat : 3 voix pour un même souhait ardent, être agiles, pragmatiques et réactifs

Jeudi 18 janvier après-midi, à la CCI de Vaucluse, rue Jean-Jaurès, le gratin politique, économique, judiciaire était réuni pour la cérémonie des vœux 2024. C’est Gilbert Marcelli qui, en bon hôte a entamé la séance. Aux côtés de ses homologues, la présidente de la Chambre d’agriculture, Georgia Lambertin et de la présidente de la Chambre des métiers et de l’Artisanat, Valérie Coissieux, il a rappelé « Nous avons tenu à nous unir pour ces vœux, en témoignage de notre solidarité ».
Il poursuit ; « Bien sûr, nous avons des spécificités et des compétences catégorielles, mais dans le respect des attributions de chacun, nous sommes tous mus par un même désir ardent, une même conviction intime d’être, plus que jamais au service de nos ressortissants, des territoires et des collectivités. Face à l’accélération des circuits économiques, aux incessants bouleversements des besoins de nos chefs d’entreprises, et face aux incertitudes qui pèsent sur nos institutions en termes de ressources, nous nous devons d’être agiles, de nous adapter et d’être pragmatiques et réactifs ».

« Nous nous devons d’être agiles, de nous adapter et d’être pragmatiques et réactifs. »

Gilbert Marcelli, président de la CCI de Vaucluse

Gilbert Marcelli poursuit : « L’interconsulaire est une des solutions qui permet de faire face à ce besoin exponentiel de questions et d’expertise de la part des entrepreneurs. Aussi, permettez-moi de me féliciter d’avoir pu en 2023, entreprendre le dépoussiérage, la réorganisation et la revitalisation de notre association ».
Une évolution réalisée avec la complicité du directeur général, Tomas Redondo, des 33 élus, des 7 membres du Bureau et des 165 salariés de la CCI 84.
« Nous travaillons toutes et tous à la réussite de nos territoires et entreprises. Par exemple, avec la maire d’Avignon et Cécile Helle, nous avons entamé une phase de développement à l’international en ouvrant une maison de la Provence en Chine. Sur près de 400m2, les entreprises françaises désireuses de s’implanter là-bas, dans la ville de Shenzhen où vivent près de 20 millions d’habitants, pourront y trouver des réponses à leurs questions. »

©Najim Barika

De la parole aux ‘ACTE’
Le discours volontaire et enthousiaste du président de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse se poursuit. « Nous avons un nouveau magazine dénommé ACTE – Agir au cœur des territoires et des entreprisesun trimestriel dédié aux entrepreneurs et aux entreprises de Vaucluse ». Des actes, plutôt que des ‘Paroles, paroles, paroles…’ comme l’aurait chanté Dalida, c’est l’ADN du président de la CCI et de toutes ses équipes. Finie la période où on était élu au ‘bénéfice’ de l’âge (comme si la vieillesse était un bénéfice…). Désormais, la CCI 84 est en ordre de marche et elle fonce !
Enfin, Gilbert Marcelli évoque le succès récent remporté par la CCI, la gestion d’un restaurant sur le nouveau parvis de la gare d’Avignon Centre. « Ce sera le prolongement direct de notre Ecole hôtelière qui mettra en valeur l’enseignement de notre établissement de formation des Fenaisons qui existe depuis 55 ans. Baptisé ‘Le Quai des saveurs’, ce restaurant d’application sera dirigé par 2 jeunes lauréats des Worldskills (Championnats du monde des Métiers). Il mettra en lumière le savoir-faire de l’Ecole et proposera une gamme variée et innovante de mets et de produits d’ici (fruits et légumes de Vaucluse, vins des Côtes-du-Rhône, du Ventoux et du Luberon) mêlant savoir-faire culinaire et savoir-faire locaux ».
Il insiste : « Ce sera une vitrine de l’excellence des produits locaux, qui favorisera l’économie par le circuit court avec nos paysans et nos viticulteurs, avec un faible bilan carbone et une chaîne logistique respectueuse de l’environnement. Ce restaurant sera un lieu de travail inclusif où chaque collaborateur, chaque apprenti sera mis en avant. Enfin l’établissement garantira une exploitation de ses déchets ».

©Najim Barika

Deuxième intervention, celle de la présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse avec un sujet majeur : l’eau. « Par aspersion, gravitaire ou avec du goutte à goutte, nous optimisons au maximum cette ressource en eau et nos agriculteurs sont soumis à un cadre règlementaire strict. Nous modernisons nos canaux, mais nous n’oublions pas ceux d’entre nous qui souhaitent avoir accès à l’eau. »
Georgia Lambertin évoque alors l’histoire avec le premier canal de Provence, celui de Saint-Julien à Cavaillon conçu en 1171 ; puis elle donne des chiffres-clés : « 21% des terres agricoles sont irriguées, nous avons 45 gestionnaires des réseaux, une centaine de projets d’irrigations sont identifiés d’ici 2028, comme le HPR (Hauts de Provence Rhodanienne). 58% de l’eau est utilisée par l’agriculture, 26% comme eau potable, 12% par les centrales, 4% par l’industrie, l’agro-alimentaire et le tourisme ».

« Je pense que nous allons faire de grandes choses ensemble. »

Georgia Lambertin, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse

La présidente qui conclut que « 11% de la surface des terres sont occupés par l’agriculture qui, au passage utilise 70% de l’eau des ressources aquifères. Mais cette eau que nous captons, parce qu’elle est indispensable à la croissance de la végétation, nous vous la restituons à 40% sous forme de fruits et de légumes. Nous sommes tous liés par un sens des responsabilités, d’entraide et d’échanges de bonnes pratiques ».
Revenant sur la dynamique interconsulaire, Georgia Lambertin a aussi estimé que « je pense que nous allons faire de grandes choses ensemble. Nous allons faire du concret qui soit efficace pour tous nos ressortissants. »

©Najim Barika

Enfin, c’est au tour de Valérie Coissieux d’intervenir comme présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Vaucluse. « A l’image de la Flamme olympique qui traversera notre département le 19 juin, je récupère le flambeau pour vous souhaiter des vœux de bonheur, sérénité, santé et prospérité. Je veux rendre hommage aux artisans qui portent haut le dynamisme et le développement économique de Vaucluse. Et être un artisan, c’est quoi ? Avoir envie de liberté, de créer, de fabriquer. Comme un athlète de haut niveau, avoir une forte dose de courage pour prendre des risques et surtout, viser l’excellence ».

« Nous sommes tous liés. »

Valérie Coissieux, présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Vaucluse

Forte de 26 000 entreprises, 1 300 prestations d’accompagnement en 2023 en Vaucluse, la Chambre des métiers de l’artisanat se doit de faciliter la transmission des entreprises pour qu’elles ne meurent pas, pour que le commerce survive dans le rural, qu’il n’y pas autant de rideaux baissés dans certaines rues des centres-villes. Et Valérie Coissieux de conclure « Consommez local, consommez artisanal » puisque, selon cet ancien slogan : « Vos emplettes sont nos emplois ».
« Nous sommes tous liés, confirme également Valérie Coissieux au moment d’évoquer cette nouvelle dynamique interconsulaire. Que ce soit l’agriculture, que ce soit l’artisanat ou le commerce. Avec Gilbert et Georgia, nous sommes des purs produits du territoire (…) et la chose qui nous lie tous les trois : on est simple, on est nature, on est des vrais artisans tous les trois.

« Trois présidents de chambres consulaires qui s’unissent, je ne l’ai jamais vu dans aucun autre département. »

Violaine Démaret, préfète de Vaucluse

©Najim Barika

Une complicité interconsulaire qui ne passe inaperçue auprès des différents décideurs publics présents comme Cécile Helle, maire d’Avignon : « C’est un symbole qui est porteur de sens et qui se traduit concrètement dans l’action que peuvent conduire ces trois présidents à la tête des chambres consulaires. »
« On peut dire bravo, s’enthousiasme pour sa part Violaine Démaret, préfète de Vaucluse. On peut dire merci. Et on peut dire qu’il faut continuer et que tout le monde s’en inspire. Quand on voit trois présidents de chambres consulaires qui s’unissent, en fait c’est simple, je ne l’ai jamais vu dans aucun autre département et j’en ai fait quelques-uns depuis 16 ans. »

©Najim Barika

« Il est où le bonheur, il est où » : en Région Sud d’après le baromètre des régions de l’Institut Odoxa

Le vendredi 27 janvier dernier, le Marché d’intérêt national (Min) de Cavaillon a organisé sa cérémonie de présentation des vœux pour l’année 2023. L’occasion de revenir sur les projets effectués ces dernières années et d’évoquer ceux à venir.

Investir. C’est le maître-mot du Min de Cavaillon concernant ses futurs projets et ceux déjà effectués. C’était la première cérémonie des vœux pour Benoît Mathieu, président du Min depuis fin 2020 car il n’y en a pas eu les deux dernières années. Et pour cette première, le président a commencé par rappeler les chiffres clefs du marché.

« Si nombreux que soient les projets, les futurs seront plus nombreux. »

Benoît Mathieu

Le Min de Cavaillon, c’est 90 producteurs, 11 grossistes et 700 acheteurs, mais aussi 30 tonnes de fruits et légumes échangés par ans et 75% de produits français. Etalé sur 27 hectares, le Min ne cesse de se moderniser depuis sa création en 1965 : nouvelle déchetterie pour un meilleur tri des déchets en faveur de l’environnement, refonte des outils numériques, etc. Le marché souhaite mêler terroir et modernité pour favoriser son attractivité.

Les projets à venir

Plusieurs projets devraient voir le jour d’ici quelques mois tels que l’installation de distributeurs de pizzas, de distributeurs de fruits et légumes, ainsi que de bornes de recharge électrique. Le marché va également bénéficier de travaux au niveau de ses bureaux administratifs, et également sur le parking des visiteurs qui devrait accueillir des ombrières équipées de panneaux solaires. Si le Min de Cavaillon est déjà l’un des sites qui produisent le plus d’énergie grâce aux panneaux, l’objectif serait de produire 5 millions de kilowattheure d’ici 2030. Un objectif en bonne voie puisque la production augmente d’année en année avec un record battu en 2022.

« L’attractivité passe par les investissements des entreprises du Min. »

Benoît Mathieu

Le Min procède également à des travaux au niveau de son entrée, afin d’offrir une meilleure sécurisation du site, mais aussi de meilleures conditions de travail, notamment pour les agents de sécurité la nuit. Ainsi, le marché investit pour un meilleur accueil de ses employés, du public, mais aussi des entreprises. « Quand on discute et travaille ensemble, ça fonctionne », a ajouté le président du Min. Le marché, qui permet plus de 1000 emplois direct sur le site et plus de 3000 emplois indirects, prévoit donc d’investir davantage dans des outils de productions adaptés afin d’accueillir de nouvelles entreprises et améliorer la production de celles déjà présentes.

Davantage d’événements professionnels et tout public

Comme pour les années précédentes, le Marché d’intérêt national de Cavaillon va s’aligner au département de Vaucluse qui élabore un véritable accompagnement de la production de la filière agricole à travers divers événements. Le Min accueille notamment la célèbre Foire de Cavaillon, les Journées nationales de l’agriculture, ou encore les Journées nationales du don agricole, et bien d’autres événements.

Pour la 2ème année consécutive, le Min de Cavaillon ouvrira ses portes aux particuliers au lancement de la saison du melon. De nouveaux salons verront également le jour en 2023. « Le Min est une pépite de l’économie locale, s’est enthousiasmé Gérard Daudet, maire de la ville. Hormis le parc des expositions, c’est un lieu unique en Vaucluse pour accueillir des événements comme des salons. » Le Min de Cavaillon est donc engagé vers un chemin vertueux, et il compte poursuivre cet effort en continuant de travailler avec les autres marchés d’intérêt national de France.


« Il est où le bonheur, il est où » : en Région Sud d’après le baromètre des régions de l’Institut Odoxa

Jean-Christophe Daudet, maire de Barbentane depuis le 17 mars 2018 fourmille d’idées et d’ambitions pour ce petit village perché de 4 127 âmes. Il souhaite un village vivant, préservé, sécure où il fait bon vivre à tout âge. A l’occasion des vœux, il donne sa feuille de route.

Organisation

Après avoir rendu hommage aux professionnels et bénévoles de la commune accompagnant les barbentanais en ces temps de crise sanitaire de la Covid-19, Jean-Christophe Daudet propose d’organiser les réunions de quartiers et les commissions extra-municipales par visio-conférences. L’élu a également insisté sur la restructuration des services en s’appuyant sur la formation, la qualification et la réduction de la masse salariale pour la 3e année consécutive.

Mutualisation

Concernant la restauration, le maire promeut les circuits courts pour fournir des repas de qualité à l’école des Moulins –où un nouveau chef a été embauché- en capacité également de fournir la Maison familiale et rurale (MFR), la crèche ‘Les péquélets’, ainsi que la distribution de repas à domicile par l’intermédiaire du CCAS (Centre communal d’action sociale). A ce propos, Jean-Christophe Daudet propose à l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de la Raphaëlle, la résidence autonomie de la Montagnette et l’école Notre Dame de le rejoindre dans sa démarche pour profiter de cette nouvelle organisation promesse de nouveaux flux sur l’économie locale.

Rénovation des installations sportives

Des rénovations sont intervenues l’an passé sur les installations sportives du tennis club, du judo club, de l’olympique Barbentanais et de la Boule de la montagnette, ainsi que sur les locaux non occupés des associations comme la salle de l’entraide solidarité 13, le hall d’entrée de la salle des fêtes et le City stade vient d’être livré.

Travaux

Au chapitre des travaux et de la mise en sécurité des habitants, des aménagements destinés à ralentir la vitesse des quartiers de la Ramière et de Réchaussier ont été réalisés. L’année en cours prévoit la réfection de la voirie et l’enfouissement des réseaux aériens du Bosquet, l’éclairage du stade du pigeonnier et la rénovation de l’éclairage public route d’Avignon et route de la gare. Des études sont en cours pour la rénovation de l’Hôtel de ville et de l’église Notre dame des grâces pour la toiture et les facades. La commune va également se porter acquéreur de l’ancien Hôtel Dieu qui retrouvera une utilisation publique comme l’éventuel transfert de la médiathèque, une salle d’exposition, un lieu d’accueil pour les associations et du logement.

Energie & environnement

Un parc photovoltaïque sera installé sur le site de l’ancienne déchetterie. Au chapitre de l’environnement les bâtiments communaux tels que la salle des fêtes, le groupe scolaire, la médiathèque vont être diagnostiqués pour évaluer leur performance énergétique. Enfin 4 à 5 aires de collecte de compost seront mises en place dans le village.

Un espace loisir revu

L’espace de loisirs qui se situe entre la tour Anglica et le cimetière va être revu pour accueillir un espace sportif comprenant un parcours de santé et des jeux pour les enfants qui seront, d’ailleurs, consultés sur cet aménagement.

Villes et villages étoilés & Patrimoine remarquable

L’équipe municipale élabore le dossier d’inscription de Barbentane aux ‘Villes et villages étoilés’ en réduisant la pollution lumineuse de l’éclairage public afin de préserver la bio-diversité et instruit le dossier d’inscription du village au Site patrimonial remarquable auprès du Ministère de la culture et avec l’aide de l’architecte des Bâtiments de France. Cela permettrait, notamment, aux propriétaires des habitations concernées par le périmètre, de bénéficier d’aides pour réaliser leurs travaux et également défiscaliser.

Sécurité

Le Plan communal de sauvegarde est en cours de modernisation prévoyant un système d’alerte téléphonique pour les personnes dont les habitations se situent en zone inondable. Par ailleurs, un nouveau responsable de service de la police municipal est arrivé et le système de vidéo protection va continuer à s’étendre. Deux dispositifs ‘Voisins vigilants’ et le renforcement de la police de l’environnement vont être mis en place. Les radars connectés aux feux de circulation route de la gare et d’Avignon ont permis de réduire la vitesse des véhicule en entrées de ville. Concernant la protection de l’environnement, des campagnes de communication seront lancées sur le tri sélectif et les dépôts sauvages auprès des particuliers. Quant aux entreprises indélicates se prêtant aux dépôts sauvages, sept procès-verbaux de contravention ont été dressés et adressés au procureur de la République. L’amende pour dépôt sauvage est de 1 500€.

Connexion et tourisme

Le site Internet de la Ville sera revu ainsi que son ergonomie et l’inclusion numérique mise en place afin d’accompagner les personnes qui le souhaitent à appréhender les nouvelles technologies. A ce propos, la fibre optique sera déployée, cette année, sur le village.

Le maire a d’ailleurs insisté : «C’est un atout de plus pour notre attractivité économique et également le développement du tourisme, car au terme de 3 ans de communication l’année 2020 a représenté un bon cru pour la fréquentation touristique et ce malgré la Covid-19. Désormais les touristes rechercheront plutôt des sites péri-ruraux et à visage humain comme Barbentane peut leur réserver.»

Paris-Nice

En mars 2019, le village avait accueilli le contre la montre individuel de la 77e édition de la course cycliste Paris-Nice, s’offrant pour l’occasion un joli coup de pub. Son nom, cité plus d’une centaine de fois lors de la retransmission télévisée de l’étape de 25,5 km, lui avait offert une vraie visibilité sur France télévisions ainsi que dans 190 pays via 28 autres chaînes diffusant la compétition. Côté promotion du territoire, Terre de Provence n’a pas fait les choses à moitié puisque le jour même de l’étape, l’agglomération s’affichait sur 500 panneaux du métro parisien afin d’inviter à découvrir les 13 communes membres situées à 2h40 de TGV de la capitale.

Enseignement

Lors de l’ouverture du lycée de Châteaurenard pour la rentrée scolaire 2019/2020, Jean-Christophe Daudet, avait sollicité le recteur de l’Académie d’Aix-Marseille et obtenu que sa commune puisse bénéficier de la double sectorisation. En effet, l’établissement scolaire bucco-rhodanien se trouve plus éloigné de Barbentane que certains lycées de la Cité des papes. Afin d’éviter un rallongement des temps de trajet, le recteur d’académie a donné son accord. Les familles barbentanaises sont donc désormais libres de choisir l’une des deux affectations (lycée d’Avignon ou lycée de Châteaurenard) dans la formulation de leurs vœux d’affectation.

Economie

Jean-Christophe Daudet et son équipe souhaitent favoriser la venue d’entreprises, de start-ups de professionnels travaillant en co-working autour du Bastidon et ont demandé à Terre de Provence agglomération d’inclure en ‘Zone stratégique de développement économique’ les terrains situés autour de la gare. L’équipe municipale réclame par ailleurs la réouverture de la gare voyageurs : «Enserrés dans le bassin de vie d’Avignon, il n’est pas normal que les collectivités publiques des deux rives du Rhône et de la Durance ne travaillent pas de concert afin d’améliorer les liaisons douces et de transports publics entre le Gard, le Vaucluse et les Bouches du Rhône.

C’est tout le sens de l’appel que j’ai lancé auprès de M. Renaud Muselier, Président de notre région Sud à travers une lettre que j’ai rendue publique.» La mairie travaille sur le projet d’un marché de producteurs locaux.

Remembrement des terres agricoles avec la Safer

La Mairie avec la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) mène une politique de remembrement foncier et d’aide à l’accueil de nouveaux exploitants. «Cette année, deux jeunes trentenaires vont exploiter et commencer à cultiver des terres mises à disposition par la commune en plaine, aux côtés des 23 exploitants cultivant plus de 580 hectares de terres agricoles sur le village.» L’équipe municipale s’interroge également sur la valorisation agricole de parcelles dont elle est propriétaire sur la Montagnette. « La production (Ndlr : maraichère et arboricole) fournirait le marché des producteurs locaux, les cantines tout en sculptant le paysage du village.»

Deux ombres au tableau

«Le Préfet des Bouches du Rhône a publié un arrêté le 25 décembre 2020 prononçant la carence au motif que nous n’avons pas réalisé suffisamment de logements sociaux, s’émeut Jean-Christophe Daudet. Il a également déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille contre l’approbation de notre PLU (Plan local d’urbanisme) au prétexte que nous ne prévoyons pas d’en construire autant que l’Etat nous le demande. Cela signifie que la pénalité que la commune versait à l’Etat pour déficit de logements sociaux va quasiment doubler cette année -passant de 65 000€ à 120 000€- et que la commune va perdre son droit de préemption.»

La Métropole Aix-Marseille

«L’autre ombre est la fusion entre le département des Bouches-du-Rhône et la Métropole Aix-Marseille-Provence, souligne le maire. La majorité présidentielle et la majorité départementale actuelles ont tout intérêt à ne plus en parler à quelques mois des élections départementales et présidentielles mais le dossier reviendra sur la table.»

Barbentane

Barbentane occupe une superficie de 2 713 hectares, dont la moitié environ pour la Montagnette. Le massif total de la celle-ci couvre 6 000 hectares. Ce sont dans ces collines, largement cultivées aux siècles passés et maintenant intensément boisées, que poussent les champignons dit ‘rosés de Barbentane’. Le village appartient à la Communauté d’agglomération Terre de Provence et occupe la 15e circonscription des Bouches-du-Rhône. Elle a possédé une gare de 1887 jusque dans les années 1960. Les villes limitrophes sont Les Angles (30), Aramon (30), Rognonas (13), Avignon (84), Graveson (13), Boulbon (13) et Tarascon (13).

 

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