3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Initialement prévue le 6 janvier au Théâtre de l’Oulle, la soirée de soutien aux artistes ukrainiens est reportée au 16 mars, par manque de moyens financiers. Kseniya Kravtsova, artiste à l’initiative de l’évènement, lance un appel aux dons.

La soirée était initialement prévue le 6 janvier, jour de célébration de Noël en Ukraine, au Théâtre de l’Oulle. Initiée par Kseniya Kravtsova, artiste plasticienne ukrainienne installée en France depuis 20 ans, et Laurent Rochut, directeur de la Factory, la soirée en solidarité aux artistes ukrainiens est reportée au 16 mars, par manque de moyens financiers.

Pour cette soirée, les organisateurs ont décidé de faire venir des artistes ukrainiens afin de faire connaître la culture de ce pays aux Français et permettre de ne pas réduire l’Ukraine à son malheur actuel. La Factory a ainsi lancé un appel aux dons pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement des artistes. Pour l’heure, la somme nécessaire n’a pas été réunie.

Lire également : « Noël d’Ukraine : permettre aux Français de comprendre qui sont les Ukrainiens au Théâtre de l’Oulle »

Kseniya Kravtsova renouvelle donc l’appel aux dons, « comme toute bonne initiative, nous sommes obligés de tenir compte du côté pragmatique et pratique des choses. J’invite vivement les gens qui souhaiteraient participer à la soirée à faire l’acquisition du billet, car ce sont ces fonds qui nous permettront de faire venir les artistes en France ».

L’acquisition du billet pour assister à la soirée s’effectue sous forme de don via helloasso. La plateforme propose de choisir entre un montant libre ou parmi quatre montants : 20€, 50€, 100€ et 250€. En plus d’accéder à plus ou moins de moments de la soirée selon le montant du don, des contreparties supplémentaires sont proposées comme une journée de stage théâtrale à la Factory.

L’artiste peintre, sculptrice et photographe poursuit, « les personnes qui peuvent se manifester en dehors de la plateforme de collecte de dons, pour par exemple héberger ou offrir le repas aux artistes sont les bienvenues. Toute aide est précieuse. La plateforme de collecte de dons est importante, mais si des personnes se manifestent pour d’autres soutiens possibles, nous sommes ouverts ».

Soirée de soutien aux artistes ukrainiens le 16 mars à partir de 18h au Théâtre de l’Oulle.
Pour accéder à la plateforme de collecte des dons permettant l’accès à la soirée, cliquez ici.


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Depuis que la guerre a éclaté en Ukraine en février dernier, les services de l’État et la préfecture de Vaucluse se mobilisent afin d’accueillir les réfugiés ukrainiens dans de bonnes conditions. Plusieurs dispositifs ont été déployés pour leur permettre l’accès au logement, au droit, à la santé, à la scolarisation des enfants, à la langue française et à l’emploi dans une logique d’insertion.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, 1218 personnes ont été accueillies en Vaucluse, dont 710 qui ont été hébergées dans des dispositifs collectifs, 182 qui ont été logées, 266 élèves ont été solarisés, et 229 personnes ont été inscrites à Pôle emploi.

Afin que l’accueil des réfugiés ukrainiens se passe dans des conditions optimales, l’État a financé 3,7 millions d’euros pour l’accompagnement et l’hébergement collectifs des ménages ukrainiens, 116 050 d’euros pour l’accompagnement des personnes dans le logement, ainsi que 62 000 d’euros pour l’apprentissage linguistique.

La protection des réfugiés

Le dispositif de protection temporaire, mis en place dans les pays de l’Union européenne, octroie aux personnes fuyant la guerre en Ukraine, un statut temporaire de réfugiés, leur permettant de séjourner légalement sur le territoire français, pour une durée maximale de 3 ans, avec des autorisations provisoires de séjour d’une durée de 6 mois renouvelable.

À ce jour, le bureau de l’immigration et de l’asile de la préfecture de Vaucluse a délivré 1184 autorisations provisoires de séjour, 770 en première demande et 414 en renouvellement.

L’hébergement

Trois dispositifs permettent l’hébergement des Ukrainiens : l’hébergement collectif, l’accueil citoyen et le logement individuel. Un accueil de jour a été installé au 6, boulevard Limbert à Avignon. Ouvert six jours sur sept, il représente le premier lieu d’accueil et de contact en Vaucluse pour les réfugiés.

Les Ukrainiens sont ensuite guidés vers un des cinq logements collectifs situés à Avignon, Carpentras, Orange, Cavaillon et Apt. 345 Ukrainiens sont accueillis en hébergement collectif à ce jour. Près de 700 personnes en ont bénéficié dans le département depuis le début de la crise. L’État a financé 3,7 millions euros pour l’ensemble des dispositifs d’hébergement collectifs

Une fois la situation des ménages stabilisée, il est proposé aux Ukrainiens une solution plus perenne vers un accès au logement.
Actuellement, 182 déplacés ukrainiens ont été orientés en logement en Vaucluse. L’État a financé 116 050€ pour ces mesures d’accompagnement.

La langue française

La direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) a organisé plusieurs ateliers socio-linguistiques, notamment sur les sites de Carpentras et d’Orange, afin de proposer des sessions intensives d’apprentissage de la langue française aux réfugiés.

Dans le cadre de l’accès à l’emploi, Pôle emploi s’est mobilisé pour organiser des formations spécifiques d’apprentissage de la langue à visée professionnelle. Pour permettre cet apprentissage, l’État a financé 62 000€ au niveau local.

L’emploi

Autre facteur essentiel d’intégration pour les réfugiés, qui sont relativement diplômés et disposent d’un bon niveau d’éducation : l’emploi. Afin de les accompagner au mieux, Pôle emploi a renforcé ses équipes dans le but de répondre aux besoins des Ukrainiens en matière de formations spécifiques à visée professionnelle.

L’école

Trois unités pédagogiques pour élèves allophones nouvellement arrivés ont été déployées par l’éducation nationale afin d’accueillir au sein de plusieurs établissements les enfants ukrainien : au collège Raspail à Carpentras, qui accueille 23 élèves ukrainiens, au lycée Fabre à Carpentras qui en accueille 14, et au collège Gionot à Orange qui en accueille 19. Une nouvelle unité devrait s’ouvrir à Orange en 2023.

Les droits

Les associations et opérateurs de l’État pour l’accompagnement social des ménages ukrainiens œuvrent ensemble afin de permettre une ouverture rapide des droits et les aider dans toutes leurs démarches administratives. L’association Entraide Pierre Valdo et la société Adoma sont mobilisées pour le suivi en hébergement collectif. Cap Habitat, Soligone, Habitat Humanis, Le Village, Rhéso, Cité Caritas, sont quant à elles chargées de l’accompagnement dans le logement.

Toutes ces associations travaillent en relation avec la Caisse d’allocations familiales (CAF) et la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) afin de faciliter l’ensemble des démarches administratives auprès de ce public. À ce jour, 1093 droits ont été ouverts à la CPAM.

La santé

Dès l’arrivée des premiers réfugiés ukrainiens, l’Agence régionale de Santé (ARS) s’est mobilisée et a constitué des équipes pour réaliser des bilans de santé flash et assurer le suivi médical des personnes. En tout, 249 évaluations de santé ont été réalisées par l’ARS.

Et en 2023 ?

Comme cette année, l’accès à l’emploi et à l’apprentissage du français, et la scolarisation des enfants demeureront essentiels pour l’insertion des réfugiés.

Les services de l’État continueront à se mobiliser afin de stabiliser l’hébergement collectif et permettre aux ménages ukrainiens d’accéder à des logements individuels, autant que possible, pour ceux disposant de ressources.

V.A.


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Le vendredi 6 janvier prochain, le Théâtre de l’Oulle à Avignon va accueillir la soirée ‘Noël d’Ukraine’, à l’initiative de Laurent Rochut, directeur de la Factory, et Kseniya Kravtsova, artiste ukrainienne vivant en France depuis 20 ans.

Si le réveillon de Noël chrétien est célébré le 24 décembre, en Ukraine il vient 13 jours après, c’est-à-dire le 6 janvier selon le calendrier orthodoxe. Ainsi, le Théâtre de l’Oulle, situé à Avignon, va accueillir une soirée spéciale.

Cette soirée, elle a notamment été possible grâce à Kseniya Kravtsova, une artiste ukrainienne arrivée en France il y a deux décennies, mais pas seulement. « Ça a été un réel travail d’équipe, explique-t-elle. Dès le départ, j’ai pu organiser cet événement uniquement parce que j’étais entourée. » C’est grâce au metteur en scène Noam Cadestin qu’elle fait la rencontre de Laurent Rochut, directeur de la Factory, qui est immédiatement séduit par l’idée de cette soirée.

Un appel aux dons pour accueillir les artistes ukrainiens

Pour cette soirée, les organisateurs ont décidé de faire venir des artistes ukrainiens afin de faire connaître la culture de ce pays de l’Europe de l’Est aux Français. Pour ce faire, la Factory a lancé un appel aux dons pour permettre aux artistes de se déplacer. Ces dons devraient couvrir les frais de voyage et d’hébergement. La Factory propose de choisir un montant libre ou parmi quatre montants : 20€, 50€, 100€, ou 250€. Selon le montant du donateur, il aura accès à plus ou moins de moments de la soirée.

« La réussite de cet événement ne peut être que collective »

Kseniya Kravtsova

Depuis que la guerre a éclaté en Ukraine en février dernier, de nombreux artistes ont échangé les outils de leur création contre des armes. Ce projet a donc pour objectif de rallumer la flamme qui sommeille en eux et leur permettre de pratiquer de nouveau ce qui les anime : leur métier. « Je fais un parallèle avec les confinements, durant lesquels les artistes n’étaient pas considérés comme essentiels, et donc ne pouvaient pas se produire et atteindre leur public, alors que les gens ont besoin des artistes qui leur apportent du réconfort, un moyen de s’évader par l’image, par le son, ou autre », explique Kseniya Kravtsova.

Une soirée pour rapprocher les deux nations

L’événement ‘Noël d’Ukraine’ a un double objectif : permettre aux personnes réfugiées en France d’entendre un artiste de leur pays d’origine, mais aussi de permettre aux Français de comprendre qui sont les Ukrainiens. L’occasion idéale de découvrir une nouvelle culture, qui se veut joyeuse, colorée et chantante.

« Quand je suis arrivée en France il y a 20 ans, personne ne comprenait et ne connaissait vraiment l’Ukraine. Aujourd’hui plus que jamais, je souhaite agir comme passerelle entre les deux pays pour que les liens puissent exister, et pour que les Français comprennent les Ukrainiens et ne se sentent pas heurtés par leur arrivée soudaine ».

Kseniya Kravtsova

Cette soirée, elle n’a pas pour but de ressasser le malheur qui frappe le pays, mais de passer un moment convivial dans la joie et la bonne humeur. « Quand on évoque l’Ukraine, les gens tournent la tête, ils en ont marre qu’on les sollicite pour aider ceux qui sont en détresse parce qu’il y a de la détresse partout dans le monde, poursuit Kseniya Kravtsova. Je voudrais qu’on connaisse aussi l’Ukraine comme une locomotive au niveau culturel. »

Le programme

L’événement débutera en réalité en début d’après-midi, avec la projection du film sur la vie de Chubaï, un poète ukrainien et figure emblématique de la résistance. La projection sera sous-titrée en anglais uniquement. Pour y participer, il faut réserver sa place au préalable au 09 74 74 64 90.

À 18h, la soirée ‘Noël d’Ukraine’ débutera avec des lectures de poèmes de Chubaï en deux langues, suivis d’une rencontre avec les artistes, qui ne sont autres que les enfants du poète : Solomiya et Taras Chubaï. Seuls les contributeurs de la plateforme y seront conviés et se verront offrir un apéritif dinatoire avec quelques plats traditionnels ukrainiens à 19h. Cet apéritif sera suivi par les concerts des deux artistes. Pour terminer la soirée en beauté, les artistes proposeront de faire entendre quelques chants traditionnels de Noël ukrainien.

Pour en savoir plus sur l’événement, rendez-vous sur le site de la Factory ou sur l’événement Facebook.


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Selon le suivi réalisé par l’Institut d’économie mondiale de Kiel, 37 pays, pour la plupart occidentaux, ont accordé de l’aide à l’Ukraine depuis le début de l’invasion russe le 24 février 2022. Cette base de données recense les aides militaires, financières et humanitaires qui ont été révélées publiquement par les différents États.

Comme le montre notre graphique, le gouvernement américain est de loin celui qui a promis de fournir le plus d’armes et d’équipements militaires à Kiev : soit 25 milliards de dollars d’aide annoncée du 24 janvier au 3 août. Deuxième du classement, le Royaume-Uni affiche une contribution d’un peu plus de 4 milliards de dollars sur cette période. En termes relatifs, les montants accordés par ces deux pays représentent environ 0,1 % de leur PIB.

Le Canada et l’Allemagne apportent également une aide importante à l’Ukraine, même si leurs engagements respectifs ne représentent que 0,03 % et 0,06 % de leur PIB. Si l’on se penche sur cette façon de mesurer l’aide, ce sont les voisins régionaux de l’Ukraine qui ont le plus contribué à son effort de guerre, par exemple la Pologne (0,3 % du PIB) et l’Estonie (0,8 %).

De Claire Villiers pour Statista


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Les Chorégies d’Orange figurent parmi les étapes de la tournée mondiale de ‘l’Ukrainian freedom tour’. Cet événement, notamment soutenu par le Metropolitan opera de New York et l’Opéra national de Pologne, réunira des artistes ukrainiens issus de l’Opéra national de Kiev, de l’Orchestre symphonique national d’Ukraine, de l’Orchestre philharmonique de Lviv ou encore de l’Opéra de Kharkiv.

Certains de ces musiciens ont d’ailleurs été spécialement dégagés de leurs obligations militaires afin de se produire aux côtés d’ensembles européens lors de cette tournée qui se tiendra du 28 juillet au 20 août prochain et dont les recettes seront reversées au profit des Ukrainiens.

Placée sous la direction de Keri-Lynn Wilson, la cheffe d’orchestre canado-ukrainienne à l’initiative du projet, le programme devrait comprendre la Symphonie n° 7 du compositeur ukrainien Valentin Silvestrov ainsi que la 4e de Brahms ou la 9e de Dvorak. Deux solistes ukrainiennes se joindront à la formation : la pianiste Anna Fedorova pour le Concerto n° 2 de Chopin, et la soprano Liudmyla Mnastyrska pour le grand air « Abscheulicher! » tiré du Fidelio de Beethoven.

La tournée devrait débuter à Varsovie, avant de se poursuivre au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas puis s’achever à New York et Washington.
Dans l’Hexagone, c’est donc dans la cité des princes que l’Ukrainian freedom orchestra fera étape le mardi 2 août 2022 afin de se produire sur la scène du théâtre d’antique dans le cadre du plus ancien festival d’art lyrique de France des Chorégies d’Orange.


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Rencontrés lors des Coulisses du bâtiment et des travaux publics, Christian Pons, président de l’interprofessionnelle et Daniel Léonard, vice-président de la branche Travaux publics de Vaucluse se sont confiés sur la pénurie et la hausse des coûts des matériaux qui mettent un coup d’arrêt à la sortie de chantiers et au bon déroulement de ceux-ci. Conjoncture.

Nous sommes dans la tourmente !
«Mais nous saluons, tout d’abord, le soutien de l’État via M. le préfet de Vaucluse relatif aux incidences de la crise sanitaire Ukrainienne, a entamé Christian Pons, pour soutenir les entreprises par l’application de l’imprévision, la révision et le gel des pénalités. Désormais nous comptons sur la réactivité et la solidarité des maîtres d’ouvrages publics pour en faire l’application. Ce que nous demandons aux maîtres d’ouvrages publics et bailleurs sociaux ? D’appliquer des clauses de variations de prix en en demandant l’actualisation et la révision. Nous souhaitons le partage des surcoûts par les dispositions sur l’imprévision, le gel des pénalités de retard en cas de rupture d’approvisionnement car nous constatons que des marchés publics sont lancés en prix fermes alors que l’augmentation des prix des matériaux est avérée depuis un an.»

Le constat ?
« Cette crise des matériaux est la conséquence d’un fort redémarrage de l’économie au sortir de la crise sanitaire, détaille le président de la fédération du bâtiment et des travaux publics de Vaucluse, avec une demande globale en augmentation conduisant à des délais et des goulots d’étranglement que ce soit sur la fabrication, sur l’approvisionnement, voire des ruptures sur certains matériaux comme l’acier, le plastique et les composants électroniques. »

Les raisons ?
« L’Asie et notamment la Chine, 1er consommateur mondial de matières premières, prévoit une croissance de +7,5% ainsi que les États-Unis dont le plan de relance du président Joe Biden initie un programme de reconstruction des infrastructures, rappelle le bâtisseur. Il est aussi question de la situation internationale et des chaines d’approvisionnement rompues par la guerre en Ukraine avec des contournements allongeant les délais de livraison, la hausse des prix de l’énergie : pétrole, gaz, électricité… »

Conséquences pour les Travaux publics ?
« Les hausses tarifaires et les pénuries sont aussi immaitrisables qu’imprévisibles déplore Christian Pons. Les durées de validité des devis fournisseur sont de 24, 48h ou de deux semaines maximum. Le mélèze, le chêne, les panneaux OSB, les câbles électriques, le carrelage viennent à manquer et les délais de livraisons s’allongent de plusieurs semaines à plusieurs mois de retard. Les béton, ciment, granulats ont augmenté d’entre 6 et 12%, le bitume pour la fabrication des enrobés +40% ainsi que le prix des carburants alors qu’un engin Travaux publics consomme quotidiennement 400 litres. »

Pour le bâtiment ?
Tout ce qui est de l’ordre de la platerie, et de l’isolation a subi une augmentation tarifaire de 7% à 15%. Les fenêtres de toit 10%, le PVC 15%, c’est tout autant que le bois, le carrelage 20%, les conduits galva et alu 30%, les portes, parois de douche, pare-baignoire 9%, l’aluminium 28%, les ronds à béton 50%, les profilés acier 50%, les treillis soudés 50%, le cuivre 6%, les aciers 30% entre janvier et février 2022 et 60% depuis fin février 2022. La tonne d’acier est passée de 540€ à 1 800€.

Un impact plus profond et plus durable que la crise du Covid-19
«Ce que nous vivons actuellement nous impacte de façon bien plus importante que lors de la pandémie de Covid-19 constate Christian Pons. Nous sommes dans la tourmente ! Le monde du bâtiment et des travaux publics est tellement variés que les uns et les autres ne vivent pas la même chose de la même manière. Les métalliers sont frappés de plein fouet par tout ce qui a trait à l’acier et tous les produits qui nécessitent d’être transformés par l’énergie telle que le gaz, l’électricité, le fioul. Pour le moment les entreprises semblent tenir le coup mais déjà se renseignent sur de possibles compression de personnel, de mise à temps partiel car les chantiers peinent à sortir devant l’envolée des coûts des matériaux. Si nous n’observons pas de défaillance d’entreprises pour le moment, nous craignons que le mois de septembre se révèle compliqué.»

Un exemple ?
«Il y avait sur Avignon un chantier ville qui devait être signé, illustre Christian Pons. Le métallier n’a pas pu signer le contrat à cause de la mention ‘prix ferme non révisable’ alors qu’il venait de subir une augmentation des coûts de matériaux de plus de 50%. Il n’a pas pu signer le contrat sous peine de perdre de 20 à 30% sur ce chantier. Lorsque cela se produit c’est toute la chaîne qui s’arrête. C’est là que les élus découvrent, tout à coup, cette situation. Ils disent : Comment peut-on faire car nous avons un budget ? Les professionnels leur répondent qu’ils ne peuvent pas perdre d’argent sous peine de mettre en danger leurs entreprises. Cette situation est générale !»

L’Etat informe
«Nous avons écrit au préfet, reprend Christian Pons, à la présidente du Conseil départemental, au président du Grand Avignon, aux maires, pour leur dire que nous étions en incapacité de signer des marchés non-révisables. Nous ne pouvons à nous seuls, absorber la hausse mondiale des matériaux. Le préfet a commencé à se mobiliser pour en informer toute la chaine décisionnaire des élus.»

Copyright Mireille Hurlin

Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Le centre de stockage des dons en faveur de l’Ukraine situé au parc des expositions à Avignon a été fermé le mercredi 23 mars suite à la décision du Comité départemental de coordination et de concertation pour l’Ukraine d’arrêter les collectes à l’hôtel de ville d’Avignon et ses mairies annexes. Voici le bilan de ces collectes.

Ouvert depuis le 9 mars dernier, le centre de stockage des dons en faveur de l’Ukraine du parc des expositions a déjà pu envoyer 7 camions de 33 tonnes chacun en direction de Nice, Toulon et Rungis grâce à l’Association franco-ukrainienne Côte d’Azur (AFUCA) et à la Protection civile (ADPC).

454 palettes de dons sont encore stockées au parc des expositions. 8 autres départs devraient être coordonnés dans les prochains jours. Ces 15 camions envoyés depuis Avignon viennent donc s’ajouter aux 7 qui ont été acheminés depuis le Marché d’intérêt national de Cavaillon.

V.A.


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

Les conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine se font sentir bien au-delà de ses frontières. La semaine dernière, l’ONU a mis en garde contre le risque d’accroissement de la famine et de la malnutrition dans le monde. Les inquiétudes se portent notamment sur l’Afrique, où de nombreux pays dépendent de la Russie et de l’Ukraine pour leur approvisionnement en produits agricoles de base.

D’après les données de l’UNCTAD basées sur la période 2018-2020, pas moins de 25 pays africains importent plus du tiers de leur blé de ces deux pays et 15 d’entre eux en importent plus de la moitié. Comme l’indique notre infographie, deux nations africaines affichent même une dépendance totale : le Bénin, qui importe 100 % de blé russe, et la Somalie, qui se fournit à 70 % en Ukraine et à 30 % en Russie. D’autres comme le Soudan (75 %), la RD Congo (68 %) et le Sénégal (65 %) s’appuient également beaucoup sur ces deux sources d’approvisionnement. Si la majorité des pays sont tournés vers la Russie, qui fournit le continent à hauteur de 32 % (contre 12 % pour l’Ukraine), la Tunisie, la Libye et la Mauritanie dépendent eux en grande partie du blé ukrainien (30 à 50 % de leurs importations).

Sur le même sujet : les principaux exportateurs de blé dans le monde.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Soirée de soutien aux artistes ukrainiens reportée : Kseniya Kravtsova lance un appel aux dons

L’Etat a su prendre ses responsabilités lors de la crise sanitaire pour sauver les entreprises, quoi qu’il en coute, explique le Conseil national de l’ordre des experts-comptables. Continuons à aider l’économie alors que la guerre s’installe en Europe en mettant en place un rempart contre l’inflation touchant les TPE/PME ainsi que les ménages. »
« Nous, experts-comptables de France, forts de notre expérience de terrain, avons élaboré 100 propositions transmises aux candidats à la présidentielle. Issues de ces propositions, nous proposons des mesures concrètes pour protéger le pouvoir d’achat des Françaises et des Français, lutter contre l’inflation énergétique, améliorer les fonds propres des entreprises et faciliter leur compétitivité. »
Ces propositions feront l’objet d’un échange avec les candidats à l’élection présidentielle ou leur représentant, le 18 mars 2022 de 8h30 à 13h30 au studio Gabriel (Paris 8e). Cet évènement sera suivi d’une conférence de presse qui permettra de revenir sur les réponses des candidats à ces propositions.

Protéger le pouvoir d’achat des Françaises et des Français
Augmenter le pouvoir d’achat en exonérant de cotisations sociales (salariales et patronales) et d’impôts les heures supplémentaires et complémentaires. Cette mesure favoriserait à la fois le pouvoir d’achat des salariés et la capacité des entrepreneurs à assurer leur production malgré les difficultés de recrutement.

Mettre en place une TVA sociale ayant pour objectif de :

  • Renforcer le pouvoir d’achat des actifs, améliorer la compétitivité de l’économie française, lutter contre la concurrence déloyale des pays producteurs de biens de consommation massivement importés, favoriser les relocalisations ;
  • Évaluer la mise en place d’une TVA sociale pour limiter le rôle des cotisations sociales dans le financement de la protection sociale ;
  • S’appuyer sur cette ressource fiscale pour baisser les cotisations sociales et favoriser le tissu économique français.

Instaurer une micro-taxe de 0,3% sur l’ensemble des paiements électroniques, consacrée au financement de la protection sociale.

Lutter contre l’inflation énergétique
Plafonnement du prix de l’essence par une baisse de la TICPE. Ce plafonnement serait indexé sur le prix à la pompe de janvier 2022 pour une durée de 12 mois.

Améliorer les fonds propres des entreprises
Exonérer (impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés) les bénéfices incorporés au capital dans la limite de 50 000€ par an.
Protéger systématiquement le patrimoine « privé » de l’entrepreneur individuel.
Accélérer la perception des crédits d’impôt dès l’engagement des dépenses par l’entreprise.

Faciliter la compétitivité des entreprises françaises
Taxer les entreprises sur l’EBE et non sur la VA pour ne pas pénaliser celles qui emploient des salariés en France.

https://echodumardi.com/tag/ukraine/page/2/   1/1