
3 avril 2025 |
Ecrit par le 3 avril 2025
Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi


Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi

L’université d’Aix-Marseille vient de lancer un programme d’accueil pour les chercheurs et scientifiques américains rejetés par l’administration Trump. Une cinquantaine d’entre eux ont répondu à cette invitation et une quinzaine devraient s’installer prochainement avec leurs familles en Provence. Un fonds à hauteur de 15 M€ sera débloqué par l’université. La région, la métropole et la CCI sont également associés à ce programme d’accueil inédit par ses circonstances.
C’est un véritable coup de tonnerre dans le milieu de la recherche. Trump s’en prend aussi aux scientifiques et aux universitaires qui pourraient lui être hostiles ou gênants. Sont pour l’instant dans le viseur des chercheurs en sciences sociales ou en histoire, des infectiologues et des climatologues, travaillant pour des universités ou institutions bénéficiant de dotations publiques. Les crédits sont coupés, les programmes annulés, et pour les rescapés, de ce qui ressemble à une purge, une liste de mots doit être banni de leur vocabulaire. Il s’agit de mots comme : femme, diversité, climat, justice environnementale, inégalité…. Il y en a 120 ! Ces méthodes ne sont pas sans rappeler celles des pires régimes qui veulent bâillonner ceux qui ne pensent pas comme eux ou qui peuvent entraver leurs dessins.
Les craintes de révisionnisme et de dirigisme sont réelles
« C’est une attaque sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale, contre toutes les structures de recherche et de l’éducation américaine » alerte le chercheur américain Brian Sandberg, déjà installé à Aix-en-Provence. « C’est une remise en cause de tous les consensus scientifiques » ajoute-t-il. Pour lui les craintes de révisionnisme et de dirigisme sont réelles.
C’est la meilleure des choses qui puissent arriver à la communauté scientifique et à la défense des intérêts européens
Ce n’est sans doute pas un hasard. Le musée Picasso de Paris, propose à en ce moment une exposition réunissant une partie des œuvres d’art que les nazis avaient fait retirer des musées allemands au motif qu’il s’agissait d’œuvres dégénérées. Comprenons par là qu’elles n’étaient pas compatibles avec l’idéologie et la vision du monde des hommes du III Reich. Mais au lieu de bruler ces œuvres d’art comme ils ont fait pour les livres, ils les ont vendus aux enchères. Leurs donnant ainsi un avenir et une valeur qu’ils n’avaient pas souhaités à l’origine. Comme c’est ballot !
Eh bien, il en est un peu de même avec les scientifiques américains que nous allons accueillir en France et bientôt dans d’autres pays européens. Au fond cette histoire c’est une bonne chose pour la communauté scientifique et la défense des intérêts européens. Comme c’est ballot !
Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi


Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi


Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi


Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi

Faire de la réouverture de Notre-Dame de Paris un événement politique et diplomatique est très contestable. En fin politique, le pape François, qui a flairé « la récup » a préféré décliner l’invitation à venir assister à l’inauguration, le 8 décembre dernier. Il ne pouvait servir de caution à celui qui se rêve au plus haut des cieux…
La cathédrale Notre-Dame de Paris est un symbole, c’est l’édifice religieux français sans doute le plus connu et son incendie le 15 avril 2019 a braqué sur lui les projecteurs du monde entier. Son actuelle restauration (toujours en cours pour la partie extérieure) est une vraie réussite. Jamais cette cathédrale n’a été aussi belle. Il faut bien reconnaître que sans cet incendie elle n’aurait jamais eu l’éclat qu’elle a aujourd’hui. Un comble.
« Nous l’avons fait pour la cathédrale nous pouvons le faire pour la France »
Emmanuel Macron
La tentation de faire alors l’analogie avec le nécessaire redressement de la France était tentant. De l’incendie au renouveau il n’y avait qu’un pas, tel le phénix… « Nous l’avons fait pour la cathédrale nous pouvons le faire pour la France » disait le Président de la République dans son allocution télévisée après le reversement du gouvernement Barnier. On fait dans l’allégorie pure jus. Ce « redressement » pourrait être, dans le meilleur des cas, le symbole, du renouveau de l’église catholique en France, mais guerre plus. C’est d’ailleurs ce qu’a dit le Pape François dans son message lu par Monseigneur Ulrich lors de la messe de réouverture, le 8 décembre. Rappelons à toutes fins utiles que depuis la loi du 9 décembre 1905, l’Église et l’État ont été clairement séparés. Mais au fond dans cette histoire n’est-ce pas le renouveau de la fonction présidentielle et de celui qui l’incarne qui étaient recherchés ? Une fonction bien mise à mal après l’incendie de la dissolution. Ne soyons pas d’innocents agneaux fussent-ils de Dieu.
Cependant, reconnaissons que l’on doit à Notre-Dame de Paris la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelenski. Elle permettra peut-être aux États-Unis de poursuivre leur soutien à l’Ukraine dans l’après Biden. Un miracle, on ne sait jamais…
Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi


Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi


Le réarmement de la France vu par Wingz pour l’Echo du Mardi

Cette question on se la pose tous alors qu’ils prennent toujours plus de place dans nos vies. A l’origine de simples outils permettant à des personnes de rester en contact, les réseaux sociaux sont aujourd’hui omniprésents. Il servent à communiquer, s’informer (et désinformer), influencer, vendre, et sans doute encore plus… On y côtoie le meilleur comme le pire. Mais si on faisait le tri ?
Le rôle joué par les réseaux sociaux numériques a pris une nouvelle dimension avec l’élection présidentielle américaine en 2017. Facebook avait cédé des données personnelles de millions d’utilisateurs à une société liée à la campagne de Donald Trump, qui a pu les utiliser à des fins électorales. En 2024, le réseau X racheté par Elon Musk s’est mis au service de son nouvel ami redevenu Président des États-Unis. Faisant par la même la démonstration que les médias dit traditionnels ne pesaient plus grand chose face à l’influence de ces outils numériques. Dans cette catégorie on pourrait aussi y ajouter les nombreuses officines étrangères qui se sont spécialisées dans les fake news. Mais aux côtés de ce côté sombre il existe quelques raisons de se réjouir.
Malgré la censure les images ont pu circuler partout dans le monde…
Primé lors du dernier festival de Cannes, « les graines du figuier sauvage », est un film qui se fait le récit, au travers de la vie d’une famille de Téhéran, de la condition des femmes en Iran. Mohammad Rasoulof, son réalisateur a choisi comme toile de fond la révolte des femmes iraniennes, qui en 2022 ont fait vaciller le régime. Le point de départ de ces manifestations a été la mort d’une jeune étudiante iranienne Jina Mahsa Amini dans les geôles de la police des mœurs, suite à son arrestation.
Bande annonce du film « les graines du figuier sauvage »
Les images de ces manifestations et de leurs répressions tournées avec des smartphones ont donné à cette révolte une ampleur inédite dans tout le pays. Et malgré la censure les images ont pu circuler partout dans le monde créant ainsi une communauté de soutien qui donnait à ces femmes d’avantage de détermination et de force. Le 2 novembre dernier, une étudiante iranienne a été arrêtée alors qu’elle se promenait en maillot de bain sur le campus de l’université Azad de Téhéran. D’abord interpellée pour un voile jugé mal ajusté la jeune étudiante s’est ensuite déshabillée en signe de protestation. La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux partout dans le monde. Certes, la théocratie iranienne est toujours en place mais un jour les digues finiront pas céder…
Vidéo de la femme iranienne en maillot de bain à Téhéran
Si les réseaux sociaux numériques pouvait dans certains cas faire avancer la démocratie et la liberté ce serait une bonne chose. Mais côté utilisateurs, il faut savoir raison garder et ne pas leur donner trop de place. Si tout le temps qui leur est aujourd’hui consacré l’était à la lecture ou la fréquentation des vrais réseaux sociaux ceux où les gens se voient, dialoguent et partagent le monde irait sans doute un peu mieux.