3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Un an de pandémie

 

Il y a un an, le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé caractérisait officiellement le Covid-19 comme une pandémie. À cette époque, on recensait alors 120 000 cas diagnostiqués dans le monde, dont les deux tiers en Chine, et un peu plus de 4 000 personnes décédées des causes de la maladie. Douze mois plus tard, le nombre total de cas identifiés dans le monde s’élève désormais à plus de 117 millions et l’on comptabilise plus de 2,6 millions de décès.

Si le virus constitue toujours une menace dans de nombreux pays à travers le monde, notamment en raison de l’apparition et de la progression de variants plus infectieux, une baisse significative et encourageante du nombre de nouveaux cas confirmés dans le monde a été observée en début d’année. Mais comme le montre notre graphique, depuis fin février, on assiste à une nouvelle phase ascendante des contaminations et la vigilance reste de mise malgré les progrès de certains pays en matière de vaccination.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la moyenne sur sept jours du nombre de nouveaux cas quotidiens dans le monde s’élevait à environ 416 000 le 10 mars, soit un niveau similaire à ce qui était enregistré à la fin du mois d’octobre 2020, même si les dynamiques régionales sont quelque peu différentes.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

Selon les diverses estimations, il y aurait actuellement entre 30 et 80 milliards d’objets connectés dans le monde. Télévisions, montres, enceintes intelligentes, électroménager et autres trackers, l’Internet des objets a envahi le quotidien de nombreux Français ces dernières années. En 2019, près de 40 % possédaient déjà au moins un appareil connecté et la taille du marché national était de plus de 1,6 milliard d’euros, selon les derniers chiffres de GfK.

Et avec l’engouement des Français pour l’équipement électronique en 2020, il ne fait presque aucun doute que le marché de l’IoT grand public a pu poursuivre sa croissance l’an dernier. La catégorie « Smart Home », c’est à dire l’équipement domotique connecté, représente un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires de ce marché, suivi des wearables – les montres, bracelets et autres accessoires connectés – qui apportent près du tiers des revenus.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

Le déploiement des réseaux de fibre optique (FTTH) constitue un enjeu clé du développement numérique des territoires, visant notamment à généraliser l’accès de tous – particuliers comme entreprises – aux usages liés au très haut débit. Comme le montrent les données publiées par l’OCDE, le déploiement de cette technologie reste très inégal entre les pays membres de l’organisation économique.

La Corée du Sud et le Japon sont actuellement les mieux équipés, puisque la fibre optique représente plus de 80 % des connexions Internet fixe haut débit dans ces deux pays asiatiques. Le continent européen est également plutôt bien avancé dans le déploiement de ce nouveau réseau. La Suède et l’Espagne se classent, entre autres, parmi les pays d’Europe où la part de la fibre est la plus élevée : autour de 70 % des connexions haut débit (c’est la Lituanie qui est en tête avec 75 %).

Quant à la France, notre graphique montre qu’elle a su rattraper son retard ces dernières années. Bien que le déploiement reste disparate dans l’Hexagone, ce dernier n’en est pas moins rapide : la part de la fibre dans les connexions haut débit est ainsi passée d’environ 4 % en 2015 à près de 28 % en 2020. La France se situe désormais juste en dessous de la moyenne des 37 pays de l’OCDE (29 %). À l’opposé de l’échelle, l’Allemagne (moins de 5 %) et le Royaume-Uni (environ 4 %) font partie des pays qui sont les plus à la traîne dans le développement de cette technologie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

 

Selon les dernières prévisions du Consumer Market Outlook, le marché alimentaire mondial devrait atteindre un chiffre d’affaires de 8 000 milliards de dollars en 2021 (6 500 milliards d’euros au taux de change actuel). Comme le rapporte la FAO, malgré des impacts sur la production et les chaînes d’approvisionnement, ainsi que sur la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables, la pandémie de Covid-19 n’a eu que peu d’effets sur la consommation alimentaire mondiale, la demande globale étant généralement inélastique dans ce domaine.

Comme le montre notre graphique, les confiseries et les snacks constituent le segment le plus prolifique de l’industrie agroalimentaire dans le monde. Cette catégorie de produits représentait 17 % des revenus en 2019, soit la plus grande part du chiffre d’affaires mondial, suivie par la viande (15 %) ainsi que le pain et les produits céréaliers (14 %). Les deux autres segments qui atteignaient au moins 10 % des recettes étaient les produits laitiers et les œufs, ainsi que les légumes. D’après les prévisions de l’étude Food Report 2021, tous les segments alimentaires sont en phase de croissance à l’échelle mondiale et c’est celui de l’alimentation infantile (3 % du CA mondial) qui observe la plus forte progression : +36 % attendu entre 2019 et 2025. Une tendance sectorielle qui pourrait toutefois connaître un ralentissement cette année, avec la baisse des naissances qui commence à être observée dans certains pays en lien avec la pandémie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, qui se tient lundi 8 mars, nous nous sommes penchés sur le statut de l’égalité entre les sexes en Europe. L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes publie chaque année un «indice de l’égalité de genre», qui évalue les pays européens à l’aide de plusieurs critères : niveau d’éducation, participation au marché du travail, ressources financières, accès à la santé, exposition à la violence, etc.

L’Europe est globalement sur la bonne voie, même si les progrès en matière d’égalité entre les femmes et les hommes se font encore à pas de tortue. Le score moyen des 28 pays étudiés est ainsi passé de 63,8 points (sur 100) en 2010 à 67,9 points en 2020, soit un gain d’un point tous les deux ans environ. Comme les années précédentes, c’est la Suède qui obtient le meilleur score avec 83,8 points, tandis que la Grèce enregistre celui le plus faible (52,2 points). La France fait partie des bons élèves européens en la matière et se classe troisième avec 75 points, derrière le Danemark mais devant la Finlande. Comme le montre notre carte, les pays où le plus de progrès restent à réaliser sont pour la plupart situés à l’est de l’Europe (moyenne inférieure à 60 points).

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

Le Covid-19 a-t-il freiné le désir d’avoir des enfants ? C’est en tout cas ce que laissent penser les données publiées par l’Insee, qui rendent compte d’une dégringolade des naissances 9 mois après le début de l’épidémie en France. En décembre dernier, il y a eu 7 % de nouveau-nés de moins qu’en décembre 2019. Et cette baisse des naissances s’est poursuivie de façon encore plus prononcée en janvier 2021, avec une chute de 13 % par rapport au même mois l’année précédente. Comme le montre notre graphique, une baisse tendancielle des naissances est observée depuis quelques années déjà, mais l’évolution observée ces deux derniers mois est sans commune mesure avec les variations habituellement observées. Dans les faits, il faut remonter à la fin du « baby-boom » (1975) pour retrouver un phénomène d’une telle ampleur.

Comme l’explique l’Insee, « ce contexte de crise sanitaire et de forte incertitude a pu décourager les couples de procréer, les inciter à reporter de plusieurs mois leurs projets de parentalité ». Il reste désormais à savoir si la baisse de décembre et de janvier est un phénomène ponctuel, lié à l’impact du début de la pandémie, ou au contraire, les prémices d’une tendance plus durable avec un report plus lointain, voire un abandon, des projets de parentalité. Nous auront la réponse dans les prochains mois, à mesure que les statistiques mensuelles sur la natalité seront publiées.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que le surpoids et l’obésité affectent deux milliards de personnes dans le monde. Un constat d’autant plus alarmant si l’on tient compte du fait que le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975 à l’échelle mondiale. Cette évolution est principalement due à un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées, avec d’une part : une alimentation de plus en plus riche, et de l’autre : un manque d’activité physique liée à la nature de plus en plus sédentaire des modes de vie.

Pour rester en bonne santé et maîtriser son poids, l’OMS recommande notamment de pratiquer une activité physique intense d’une durée d’1h15 (ou 2h30 si modérée) chaque semaine. Si la pratique du sport a récemment pu être entravée par les confinements liés au Covid-19, les dernières données comparables de l’OMS (2016) publiées dans The Lancet montrent que les Européens ne font, en temps normal, pas suffisamment d’exercice pour la santé.

Avec plus de 40 % des adultes qui ne bougent pas assez selon l’OMS, le Portugal, l’Allemagne et l’Italie sont les pays européens où le manque d’activité physique est le plus répandu. Comme le montre notre graphique, ce déficit concerne généralement plus du quart de la population adulte en Europe. En France, le taux s’élève à environ 29 %, alors que ce sont les pays du nord et de l’est du continent qui font figure de bons élèves : seulement 17 % des adultes en Finlande et en Russie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

Comme le rapporte l’institut d’études GfK, le marché de l’équipement électronique de la maison et du matériel informatique/bureautique a connu une année faste en France en 2020. Notre graphique donne un aperçu du chiffre d’affaires et de la croissance d’une sélection de catégories de produits qui se sont retrouvées parmi les plus demandées l’année dernière.

Portés par le confinement et la généralisation du télétravail, les écrans et accessoires (souris, claviers), ainsi que l’équipement bureautique (imprimantes, cartouches, etc.) font partie des grands gagnants, avec une croissance respective de 35 % et 28 % en 2020. Les PC, ordinateurs portables et autres tablettes ne sont pas en reste, tout comme les télévisions et l’univers « casques & écouteurs », avec une hausse du chiffre d’affaires d’environ 15 % pour chacune de ces trois catégories. Enfin, au rayon loisir, les ventes de consoles de jeux vidéo ont augmenté de près de 10 % en valeur en 2020 – la sortie de nouveaux modèles en fin d’année (PS5 et Xbox Series X), jouant très certainement un rôle majeur à cet égard.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


Un an de pandémie

Envoyer une photo via son smartphone, consulter le fil d’actualité de son appli préférée, regarder une vidéo sur YouTube, certaines activités numériques du quotidien peuvent s’avérer gourmandes en énergie… Et pas toujours neutres en émissions de gaz à effet de serre. Dans une étude parue l’année dernière, Greenspector a évalué l’empreinte carbone d’une sélection de réseaux sociaux. Pour chacune des applications, le niveau d’émission (en gEqCO2) a été estimé en tenant compte de la consommation de ressources (volume de données échangées) et d’énergie, mesurées lors d’un scénario utilisateur d’une durée de 1 minute sur un smartphone Galaxy S7 (Android 8). Le scénario utilisateur correspondait à un défilement des contenus du fil d’actualité d’un compte actif.

Comme le met en évidence notre graphique, le réseau social dont le visionnage du fil d’actualité a l’impact écologique le plus important est TikTok, soit un niveau d’émission de près de 5 grammes équivalent CO2 par minute. C’est plus de 2 fois la moyenne mesurée pour les dix applications sélectionnées (2,1 gEqCO2) et environ 7 fois plus que YouTube (0,66), Facebook (0,73) et LinkedIn (0,75), qui figurent quant à elles parmi les applis dont l’empreinte carbone est la plus faible.

Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, le niveau d’émission relativement élevé de TikTok est lié au fait que cette plateforme se base exclusivement sur le visionnage de vidéos et que les contenus sont préchargés dans le fil d’actualité dès le démarrage de l’appli. En conséquence, TikTok se classe parmi les mauvais élèves tant pour sa consommation d’énergie que pour le volume de données échangées. Pour YouTube en revanche, les auteurs relèvent que « les seules vidéos se lançant lors du fil d’actualité […] sont des miniatures et ce, après 2 secondes », ce qui réduit significativement l’impact. Deuxième réseau social le plus polluant de ce classement (4,5 gEqCO2 par minute), Reddit est plutôt sobre du point de vue énergétique, avec une consommation inférieure à la moyenne. Mais son niveau d’émission élevé est imputé à la quantité de données échangées lors du test, plus du double que la moyenne des applis étudiées.

Il faut garder à l’esprit que le calcul de l’empreinte carbone des applications est un exercice complexe qui prend en compte de nombreux facteurs et dont la méthodologie est amenée à être perfectionnée. Les valeurs communiquées restent des estimations mais permettent toutefois de comparer le degré de sobriété numérique des applications sur la base d’une fonctionnalité commune et centrale, la consultation du fil d’actualité.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  

https://echodumardi.com/tag/statista/page/97/   1/1