4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

La dette des entreprises françaises au plus haut

La dette des entreprises françaises, déjà parmi les plus élevées au monde, s’est aggravée avec la crise du Covid-19 et fait courir des risques au système financier français. Au quatrième trimestre 2019, l’endettement brut des entreprises françaises (non financières) atteignait déjà plus de 150 % du Produit intérieur brut (PIB) d’après les données de la Banque des règlements internationaux (BRI). En comparaison, l’endettement des entreprises britanniques et allemandes se situait respectivement à hauteur de 80 % et 60 % du PIB.

Ce niveau élevé de dette en France résulte en grande partie des taux d’intérêt très bas des prêts accordés aux sociétés non financières ces dernières années. Avec la situation économique actuelle et l’octroi massif des prêts garantis par l’Etat, le gonflement de la dette des entreprises est inéluctable et fait désormais craindre un risque pour la rentabilité des banques commerciales.

Comme le montre le graphique publié par Statista, l’endettement des entreprises est également particulièrement élevé en Chine et au Japon, où il représentait plus de 100 % du PIB fin 2019. Il est en revanche beaucoup plus faible dans les économies émergentes telles que l’Inde, le Brésil ou l’Indonésie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

La pandémie de Covid-19 continue de s’étendre dans le monde avec plus de cinq millions de nouveaux cas détectés depuis début juillet, soit plus du tiers du total des cas déclarés depuis le début de l’épidémie. Bien entendu, la capacité de dépistage de ce nouveau virus a globalement augmenté depuis les mois de février et de mars, mais ces chiffres renseignent tout de même sur la dynamique en cours dans plusieurs régions du monde.

Comme le montre l’infographie de Statista basée sur les données d’Our World in Data, le continent américain est actuellement le plus touché et également celui où le nombre de nouveaux cas détectés augmente le plus vite. On dénombre à ce jour près de 5 millions de cas en Amérique du Nord, dont 4,2 millions rien qu’aux États-Unis. L’Amérique du Sud enregistre quant à elle 3,7 millions de cas, soit presque autant qu’en Asie, où la population est environ dix fois plus nombreuse. En Europe, le nombre de cas diagnostiqués depuis fin décembre s’élève à plus de 2,7 millions et la trajectoire de la courbe épidémique illustre le ralentissement global des contaminations. Si le niveau de contamination est toujours considéré comme « sûr » dans la plupart des pays européens, l’Europe se tient toutefois sur ses gardes face à une augmentation du nombre de cas observée dans plusieurs pays ces dernières semaines.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

Une autre façon d’examiner la capacité de dépistage d’un pays par rapport à l’ampleur de l’épidémie consiste à regarder combien de tests sont effectués pour trouver un cas de Covid-19. Cet indicateur permet notamment de renseigner sur la dynamique épidémique et sur l’adéquation entre le volume de tests pratiqués et la situation sanitaire. Les pays qui présentent un faible ratio de tests par cas confirmé ont ainsi peu de chance de mener une campagne de dépistage suffisamment étendue pour identifier l’ensemble des contaminations. Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la référence pour une politique de tests adéquate se situe entre 10 à 30 tests quotidiens par cas confirmé.

Comme le montre le graphique de Statista basé sur les données d’Our World in Data, aux États-Unis, où le rebond épidémique peine à ralentir, le niveau de dépistage est actuellement tout juste en phase avec la référence communiquée par l’OMS. En comparaison et compte tenu de la dynamique épidémique actuelle dans la région, cet indicateur est bien plus élevé en Europe : près de 39 tests pour trouver un cas de Covid-19 en Espagne, 91 tests en France et plus de 200 tests en Italie et en Allemagne. Parmi les pays où le ratio est inférieur à 10, on retrouve actuellement plusieurs pays d’Asie du Sud, d’Amérique du Sud et d’Afrique.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

Alors que de nombreux pays européens, dont la France, ont étendu l’obligation de porter un masque dans l’ensemble des lieux publics clos, les données de YouGov suggèrent que les Français avaient déjà en grande majorité adopté l’habitude de les porter en public. Le 16 juillet, soit avant l’entrée en vigueur de la nouvelle règle, huit Français sur dix déclaraient porter un masque dans les lieux publics. Comme le montre l’infographie publiée par Statista, cette pratique était encore très marginale juste avant le confinement, puisqu’elle ne concernait que 6 % des Français le 13 mars. Le port du masque en public s’est ensuite progressivement généralisé pour toucher plus de la moitié de la population début mai. Comparée à ses voisins européens, la France est, avec l’Espagne et l’Italie, parmi les pays où le taux d’utilisation des masques est le plus élevé. Mi-juillet, ils n’étaient par exemple que 66 % à avoir adopté cette pratique en Allemagne et même seulement 38 % au Royaume-Uni.

De Tristan Gaudiaut pour  Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

D’après les données du baromètre Kantar/TNS Sofres, un tiers des Français font confiance à Emmanuel Macron au mois de juillet, soit une progression de presque dix points depuis le début de la crise sanitaire (février 2020). Comparée à celle de ses prédécesseurs à la même période de leur premier mandat (38ème mois), la popularité du président est désormais plus élevée que celles de Nicolas Sarkozy (26 %) et de François Hollande (19 %). Mais elle reste toutefois inférieure à celles de Jacques Chirac et de François Mitterrand, qui avaient réussi à conserver une cote de confiance relativement haute au cours des premières années d’exercice du pouvoir. De manière générale, la popularité des présidents de la République, nettement supérieure à 50 % au début de leur mandat, tend à s’effondrer durant les deux premières années passées à la tête du pays.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

Le port du masque est désormais obligatoire en France dans les lieux publics clos depuis le 20 juillet et sous peine d’une amende de 135 €, selon une liste dévoilée par le ministre de la Santé. En plus des transports en commun, où la mesure s’applique déjà depuis le 11 mai, les nouveaux lieux concernés regroupent, entre autres, les restaurants et débits de boissons, magasins, bibliothèques, gares, églises, marchés couverts et salles de sport.

D’autres pays européens ont également récemment étendu l’obligation de porter un masque dans les espaces publics clos, comme la Belgique, la Croatie et prochainement l’Angleterre à partir du 24 juillet. Le même genre de consignes s’applique également en Italie, en Allemagne et dans certaines régions espagnoles, où l’obligation concerne parfois même la voie publique comme en Catalogne et aux Baléares. Comme le montre l’infographie publiée par Statista, très rares sont désormais les pays européens où aucune obligation de porter un masque n’a été décrétée dans les lieux publics. Il s’agit de quelques pays d’Europe du Nord, parmi lesquels : le Danemark, la Suède, l’Islande ou encore l’Estonie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

Au terme de longues négociations, les dirigeants européens sont finalement arrivés à un accord sur le plan de relance économique de l’Union européenne qui prévoit un fonds de 750 milliards d’euros. Il se compose notamment de 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie, ainsi que de 360 milliards d’euros qui seront disponibles sous forme de prêts. Selon Bruno Le Maire, la France pourrait obtenir environ 40 milliards d’euros d’aides directes, ce qui correspond avec le chiffre de la répartition qui avait été divulguée fin mai par la Commission européenne. L’infographie de Statista, qui se base sur ces données, donne ainsi une estimation du montant des subventions qui devraient être accordées à chaque Etat membre, en attendant que les montants définitifs soient publiés. Les aides économiques devraient être les plus élevées pour les pays du sud de l’Europe, dont certains étaient déjà en difficultés économique avant le début de la pandémie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 


La dette des entreprises françaises au plus haut

La fabrication d’un nouveau vaccin est un processus long et complexe qui nécessite plusieurs phases de recherche et de tests afin de garantir son efficacité et son innocuité. En temps normal, il faut compter de nombreuses années, de 10 à 15 ans, entre le début des études et la commercialisation d’un vaccin. Mais face à une situation d’urgence telle que le contexte actuel de pandémie, les différentes phases de développement sont menées en parallèle afin d’accélérer au maximum la mise à disposition du vaccin.

La première phase de développement correspond aux essais précliniques, étape à laquelle le vaccin est d’abord étudié en laboratoire puis généralement testé chez l’animal. Cette étape permet d’évaluer la capacité de l’antigène à produire des anticorps dans un organisme vivant, mais ne préjuge pas des résultats chez l’homme. Viennent ensuite les essais cliniques, c’est à dire les tests sur l’homme, organisés en trois phases successives. La phase I a principalement pour objectif de déterminer l’innocuité du vaccin et d’observer la réponse immunitaire induite, tandis que la phase II cherche à établir le dosage optimal et à prouver la durabilité de la protection. Lors de la phase III, les essais portent sur des groupes de centaines voire milliers de personnes et ont pour but de définir le rapport bénéfices/risques du vaccin afin d’obtenir son autorisation de mise sur le marché.

Comme le montre l’infographie de Statista basée sur le recensement de covidvax.news, une soixantaine de vaccins contre le SARS-CoV-2 sont actuellement en cours de développement. Mi-juillet, dix laboratoires menaient la deuxième phase de tests des essais cliniques et deux projets avaient même démarré avec la troisième phase, c’est à dire les essais à grande échelle. Il s’agit de la société américaine Novavax et du groupe britannico-suédois AstraZeneca en coopération avec l’université d’Oxford.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


La dette des entreprises françaises au plus haut

Malgré les progrès observés ces dernières années, le monde de la technologie reste un univers essentiellement masculin et les femmes sont globalement sous-représentées dans les filières scientifiques et technologiques. Comme le montre les données d’Eurostat, seul un poste d’ingénieur ou scientifique du secteur des hautes technologies sur cinq était occupé par une femme l’année dernière dans l’UE. Toutefois, la représentation des femmes dans la tech peut varier assez fortement d’un pays à l’autre.

Comme le montre l’infographie publiée par Statista, c’est en Norvège et en Espagne que l’on trouve, entre autres, le plus de femmes scientifiques et ingénieures dans les filières technologiques en Europe, soit autour de 28 %. La France fait également mieux que la moyenne européenne avec une part s’élevant à un peu plus de 23 % l’année dernière. À l’inverse, les femmes sont beaucoup moins visibles dans ce secteur dans des pays comme la Suisse et la Tchéquie, où elles ne représentent respectivement que 15 % et 14 % des scientifiques et ingénieurs.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

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