3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Ukraine : Dominique Santoni procède au recensement des logements mobilisables

Face à la guerre, de nombreuses familles Ukrainiennes déracinées fuient les zones de combats pour trouver refuge dans l’Union Européenne. Plus de 500 000 personnes ont déjà franchi les frontières et d’autres suivront. Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, compte sur « l’esprit de solidarité qui doit prévaloir en pareilles circonstances ».

La cheffe de l’exécutif vient de demander aux services du Département, avec le concours du DGS (Directeur général des services), de recenser tous les lieux appartenant à la collectivité qui pourraient accueillir rapidement des réfugiés tel que le CDPAL, Centre départemental plein air et loisirs du Conseil Général et d’autres structures. Elle vient par ailleurs d’adresser un courriel à Corinne Testud-Robert et à Michel Gontard, respectivement présidente et président des offices Vallis Habitat et Grand Delta Habitat, pour leur demander d’identifier les logements vacants susceptibles de recevoir en urgence des réfugiés ukrainiens.

Michel Gontard s’associe à l’appel de Dominique Santoni. Actuellement, les équipes de la coopérative d’intérêt général Grand Delta Habitat recensent les logements susceptibles d’être mis à la disposition des familles de réfugiés dans son parc locatif social. Dans les prochains jours, une liste exhaustive sera transmise.

Lire aussi : Ukraine, l’Afuca coordonne l’action en Vaucluse


Ukraine : Dominique Santoni procède au recensement des logements mobilisables

Le député LREM de la 3e circonscription de Vaucluse, Adrien Morenas, sollicite les élus du département dans le cadre de l’accueil des réfugiés ukrainiens. Alors que l’offensive russe s’accentue, au moins un demi-million de civils ont fui leur foyer dont les deux tiers ont franchi les frontières pour se réfugier dans les pays voisins, a affirmé l’ONU dimanche 27 février. Voici l’appel du député :

« A l’heure où des centaines de milliers d’ukrainiens prennent le chemin de l’exode à nos frontières nous nous devons de répondre à ce nouvel enjeu humanitaire immédiat. Si je salue les différentes initiatives de certains maires de Vaucluse, j’en appelle Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, co-présidents de l’Association des maires de Vaucluse, ainsi que Robert Tchobdrenovitch, président de l’Association des maires ruraux de Vaucluse, à une coordination des efforts municipaux afin de proposer une réponse globale efficace en matière d’accueil des réfugiés ukrainiens. Cet appel, s’il est entendu, permettra aux autorités compétentes de pouvoir anticiper et préparer au mieux l’accueil de ces réfugiés fuyant l’oppression de l’envahisseur russe. Je me tiens prêt à organiser une réunion dès que possible afin d’établir l’état des lieux et la disponibilité des unités d’accueils dédiées. Connaissant hélas la vacance gestionnaire de certains de nos quartiers vauclusiens, il me semble opportun que le Département, par l’intermédiaire de sa présidente Dominique Santoni, se positionne aussi dans les plus brefs délais. »

Lire aussi : Ukraine, l’appel aux maires de Vaucluse

L.M.


Ukraine : Dominique Santoni procède au recensement des logements mobilisables

L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe ce jeudi va conduire à l’alourdissement des sanctions économiques de l’Union européenne contre la Russie. Les décisions prises jusqu’à présent peuvent être consultées sur le site du Conseil de l’UE. Des calculs de l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale (IfW Kiel) donnent un aperçu de l’impact que pourrait avoir les sanctions sur l’économie russe. Il en ressort qu’un embargo énergétique aurait les conséquences les plus sévères. Les économistes de l’institut évaluent que l’arrêt total des échanges de gaz ferait diminuer le produit intérieur brut de la Russie d’environ 3 %. Un embargo sur le pétrole entraînerait de son côté une baisse du PIB de 1,2 %.

Pour réaliser ces estimations, les analystes ont « simulé un arrêt total de toutes les importations et exportations pour chaque catégorie de produits concernée par les alliés occidentaux ». Alors que les conséquences d’un embargo sur le gaz et le pétrole pourraient être douloureuses pour la Russie, les économistes ne prévoient en revanche que des dommages limités pour l’Allemagne et l’UE. « Nos calculs sont donnés à titre d’exemple, mais ils montrent clairement que les conséquences économiques à moyen terme des embargos commerciaux toucheraient la Russie beaucoup plus durement que ses alliés occidentaux », explique Hendrik Mahlkow, chercheur à l’IfW Kiel.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Ukraine : Dominique Santoni procède au recensement des logements mobilisables

Les prix du pétrole ont flambé ce mardi sur fond d’escalade de la crise en Ukraine. La décision du président russe Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des territoires séparatistes prorusses du Dombass et d’y envoyer des troupes a plongé la communauté internationale et les marchés financiers dans le désarroi.

La Russie étant un important fournisseur d’hydrocarbures, l’aggravation du conflit et les sanctions contre le pays font craindre d’importantes perturbations de l’offre énergétique. Le baril de pétrole Brent, référence des prix en Europe, a ainsi bondi à près de 100 dollars mardi matin, touchant son plus haut niveau depuis septembre 2014. Cette année-là, les prix avaient atteint un sommet à 115 dollars au mois de juin, avant de retomber dans un contexte d’abondance de l’offre, en partie liée au boom des pétroles de schiste américains.

Tristan Gaudiaut, Statista


Ukraine : Dominique Santoni procède au recensement des logements mobilisables

En réaction à la crise en Ukraine, les puissances occidentales se sont déclarées prêtes à imposer des sanctions économiques massives à la Russie en cas d’escalade militaire. La proximité géographique allant de pair avec les liens économiques, ces sanctions pourraient coûter cher à l’Europe qui s’expose beaucoup plus que les États-Unis dans ce dossier. En effet, malgré l’imposition de sanctions européennes suite à l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie demeure le cinquième partenaire économique de l’Union européenne (devant la Turquie et le Japon).

Mais bien que l’on parle souvent de la dépendance de l’Europe à l’égard de la Russie, notamment pour son gaz, l’inverse existe également. Vladimir Poutine a aussi beaucoup à perdre sur le plan économique en cas d’escalade du conflit. Comme le détaille notre graphique, l’Union européenne est de loin le premier partenaire commercial de Moscou. Les 27 pays européens ont représenté 38 % des exportations et 34 % des importations de la Russie sur la période 2019-2020, contre respectivement 23 % et 14 % pour la Chine, son deuxième partenaire.

Outre les pertes financières qu’engendrerait un arrêt des échanges avec l’UE, dont elle est le premier fournisseur d’hydrocarbures, la Russie dépend aussi de l’Europe pour importer certains produits stratégiques. C’est le cas par exemple des biens d’équipements industriels, principalement importés d’Allemagne ou d’Italie, et essentiels à la productivité de l’économie russe. « L’Union européenne est le premier fournisseur de la Russie » et ces produits représentent le « premier poste d’importation de la Russie », explique sur Europe 1 l’économiste Julien Vercueil. D’autres catégories, comme la chimie et la pharmacie, sont aussi des domaines dans lesquels la Russie est particulièrement dépendante de l’UE.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

https://echodumardi.com/tag/russie/page/2/   1/1