4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

Depuis sa création en juin 2022, le label ‘Ciéuta Mistralenco’ est attribué aux communes engagées dans une démarche de valorisation de la culture provençale et sa langue. Régi par une charte que le Félibrige a élaborée, le label est une reconnaissance bénéfique à la portée de tous.

À Caromb, vendredi 14 mars, la commune est en effervescence, c’est un grand jour. La maire Valérie Michelier signe la charte des Ciéuta Mistralenco. « Il permet d’ancrer cette identité provençale pour les générations futures et récompense aussi les efforts fournis par de nombreux acteurs locaux et par les municipalités précédentes » explique la première magistrate sur la candidature de Caromb. Il faut dire que le dossier de 30 pages pour une demande gratuite et simplifiée a enthousiasmé la commission d’attribution (voir aussi encadré ‘Pour candidater, ‘coume faire’ ?’ en fin d’article). La petite ville remplissait la majorité des conditions. Les panneaux bilingues, la rue Frédéric Mistral, les cafés et stages de provençal, le travail des associations, le concours de Tian de faiòu (plat typique de Caromb), la fête de la figue (spécialité du pays) ont pesé comme arguments. « Nous avons exposé avec du concret tout ce qu’ils attendaient d’une cité mistralienne » complète Valérie Michelier.

« Rappelons que la culture provençale a sa place partout et tout le temps. »

Paulin Reynard, Capoulié du Félibrige

Ce label répond à deux objectifs principaux : accompagner les villes dans leur démarche de visibilité de la culture d’oc, mais aussi montrer qu’elle peut se raccrocher à tout. Comme le résume le Capoulié du Félibrige Paulin Reynard, « ce peut être une grande fête à destination des entreprises et commerçants d’une ville avec de la culture provençale au milieu. Il faut rappeler qu’elle a sa place partout et tout le temps, cela ne s’arrête pas à faire des blagues en provençal ou aux fêtes folkloriques une fois par an ».
 Il soulève entre autres la « responsabilité commune » dans l’enseignement de la langue, un des points clés de la charte ‘Ciéuta Mistralenco’. Le label permet donc de se saisir de ces questions et de faire le lien entre les communes et l’Éducation Nationale.
Du côté de Caromb, si des interventions ont lieu en provençal, l’enseignement bilingue est en projet. « Intégrer la langue provençale dans notre école serait vraiment la cerise sur le gâteau. Et avec cette formation en primaire, la nouvelle génération serait plus engagée dans ce sens » anticipe la maire.

Saynète présentée par des élèves Virginie Bigonnet-Balet, professeure de provençal, lors de l’inauguration de la Ciéuta Mistralenco à Caromb. Crédit : DR

La charte, un objectif idéal
Il est difficile de respecter tous les points de la charte dès le départ. Cependant la commission Ciéuta Mistralenco accompagne les communes dans ce qu’elles ont déjà fait et ce qu’elles peuvent ensuite faire émerger. Paulin Reynard soulève ainsi une crainte fréquente des villes candidates, celle de ne pas réussir à créer le bon lien. « Il s’agit simplement de voir ce qui est déjà là et de trouver comment le relier à la langue et à la culture provençales. »
Le Capoulié du félibrige propose un exemple simple, comme la présentation d’un auteur local dans un document touristique. « Il faut montrer que son œuvre est en provençal. Ainsi, nous ne restons pas sur le caractère ‘homme de lettres’ sans s’interroger sur ce qu’il a fait vraiment. » D’autant que, selon la maire de Caromb Valérie Michelier, « cette culture provençale apporte de l’attractivité sur le territoire ». A ce jour, 81 communes sont labellisées ou en cours de signature, essentiellement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (65 communes) dont près d’une quinzaine en Vaucluse (voir carte et encadré ‘Les communes vauclusiennes labellisées’ en fin d’article).

« La culture provençale apporte de l’attractivité sur le territoire ».

Valérie Michelier, maire de Caromb

Des initiatives en place sans budget
Deux ans et demi après la création officielle du label, le Félibrige a organisé son premier congrès des Ciéuta Mistralenco en février dernier. Une cinquantaine d’élus représentant une quarantaine de villes labellisées sont venus partager leur expériences et leurs projet autour de la culture et de la langue d’oc (autre dénomination de la langue régionale parlée dans tout le midi).
« Les villes jouent le jeu, et même moi Capoulié, je découvre un certain nombre d’actions que j’ignorais » s’étonne Paulin Reynard, ajoutant que « la majorité des initiatives se mettent en place sans moyens financiers ou très limités ». Et cela grâce au tissu associatif, aux institutions déjà présentes, aux ressources propre de la ville, aux équipements déjà amortis etc. De quoi créer une dynamique autour de la ‘provençalité’ dont les communes peuvent s’emparer. « Le soir de l’inauguration de Caromb, certains maires ont dit qu’ils allaient peut-être s’engager », révèle Valérie Michelier. Peu à peu, le projet du Félibrige enfoui pendant des années se développe à la lumière des volontés politiques de plus en plus fortes.

Amy Rouméjon Cros

Renseignements : Secrétariat du Félibrige : contact@felibrige.org ou
Commission Ciéuta mistralenco : cieutamistralenco@felibrige.org

Pour candidater, ‘coume faire’ ?
– L’initiative doit venir de la commune, le félibrige n’attribuant pas directement le label
– Le label étant gratuit et valable dans tous les pays d’oc, il n’y aucun frais de candidature ni d’adhésion au Félibrige.
– Un référent membre du Félibrige, qui ne soit pas élu à la municipalité candidate, aide au montage du dossier.
– La commission Ciéuta Mistralenco, indépendante du Félibrige, étudie la candidature.
– Si les critères d’attribution sont respectés, le bureau de la maintenance concernée par la localité juge le fond du dossier et le valide dans un deuxième temps.
– Enfin, le Capoulié du Félibrige, qui ne siège dans aucune de ces deux commissions, signe officiellement la charte du label avec la mairie.
– En cas d’échec, les commissions accompagnent tout de même les communes candidates pour améliorer leur dossier.
— Le label est attribué à vie mais peut être retiré en cas de non respect de la charte signée, après un contrôle du Conseil des Ciéuta Mistralenco.

Les communes vauclusiennes labellisées
En tout, 81 communes sont labellisées ou en cours de signature, dont 65 en région PACA. La première Ciéuta Mistralenco a été Manosque (04), en septembre 2022. Dans le Vaucluse, Le Thor a ouvert la voie en mai 2023 aux 13 autres communes labellisées. Le département rassemble près d’un quart des labels provençaux (carte ci-dessus et liste ci-dessous) :
– Bédarrides
– Cabrières d’Avignon
– Caromb
– Caumont-sur-Durance
– Châteauneuf-de-Gadagne
– Crestet
– Entraigues-sur-la-Sorgue
– Le Pontet
– Le Thor
– Monteux
– Pernes-les-Fontaines
– Pertuis
– Sérignan-du-Comtat
– Vaison-la-Romaine

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A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

Après le succès de l’opération nationale qui a mobilisé l’année dernière plus de 70 000 votants, Allianz France lance la 4e édition du Plus Grand Musée de France aux côtés de La Sauvegarde de l’Art Français. Dans ce cadre, 315 œuvres d’art en péril ont été identifiées partout en France pour concourir lors de cette édition 2025. Parmi elles, trois sont en Provence-Alpes-Côte d’Azur dont deux en Vaucluse. Il s’agit de deux statues à Bollène et de l’orgue de Valréas.

Le Plus Grand Musée de France revient pour une 4e édition. Organisé par Allianz France et la Fondation La Sauvegarde de l’Art Français cette opération vise à préserver le le patrimoine accessible à tous.
« Chaque ville et village de France conserve dans ses bâtiments et espaces publics un grand nombre d’œuvres d’art : tableaux, sculptures, éléments du patrimoine mémoriel, industriel ou scientifique…qui subissent le passage du temps, constatent Allianz et la Fondation La Sauvegarde de l’Art Français. Sans la vigilance des citoyens et sans restauration, ces repères communs disparaîtront. »
L’objectif est donc de permettre à chacun de signaler ces œuvres afin de les protéger et de les transmettre aux générations futures.

8 000€ à gagner pour la restauration des œuvres en Vaucluse ?
À l’occasion de cette nouvelle édition, 315 œuvres d’art en péril ont été ainsi signalées partout en France. Après vérification de leur éligibilité (patrimoine mobilier, accessible à tous gratuitement et de propriété publique ou associative), trois de ces œuvres par région ont été finalement retenues par un jury afin d’être soumises au vote du public. En Paca, les trois œuvres sélectionnées sont les statues de saint Jean-Baptiste et sainte Hélène à Bollène, l’orgue de Valréas ainsi qu’un Vantaux de portail du XVIIIe siècle à Grasse.
L’an dernier, plus de 70 000 personnes avaient voté en ligne pour soutenir la restauration d’un objet d’art de leur patrimoine local. Cette année, ce vote se déroulera du lundi 3 au dimanche 23 mars minuit sur le site www.sauvegardeartfrancais.fr.
Dans chaque région, l’œuvre qui aura reçu le plus de votes bénéficiera pour sa restauration d’un soutien de 8 000 € de la part d’Allianz France.

Les statues de saint Jean-Baptiste et sainte Hélène à Bollène
« Les deux statues de saint Jean-Baptiste et sainte Hélène, datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, sont des sculptures baroques en bois doré, qui font partie du décor historique de la Collégiale Saint-Martin, expliquent les organisateurs de l’opération. Mesurant chacune environ 130 cm de hauteur, elles ont été exposées à un environnement très humide, ce qui a entraîné un état de dégradation avancé. Les sculptures présentent de nombreux signes d’usure : des trous d’insectes xylophages, des supports bois vermoulus, des apprêts pulvérulents, ainsi que des cassures et des pertes de matière, notamment au niveau des bras et des jambes. Malgré leur état dégradé, ces statues demeurent des témoins précieux de l’art baroque et nécessitent une attention particulière pour leur conservation et leur restauration. »

L’une des statue de la Collégiale Saint-Martin à Bollène. DR

L’orgue de Valréas
« L’orgue de salon construit en 1792 par le Père Jacques Marinis est un témoignage exceptionnel du patrimoine sonore et artisanal de la fin de l’Ancien Régime, précise l’équipe du Plus Grand Musée de France. De petite taille, il se distingue par son caractère unique, tant par ses matériaux que par sa facture. La majorité de ses tuyaux sont en bois plutôt qu’en métal, ce qui est relativement rare pour l’époque, et son ingénieux mécanisme a été conçu pour occuper un minimum d’espace. Bien que complet, il souffre d’un état de conservation préoccupant. Il est actuellement en pièces détachées et son état de conservation nécessite une restauration minutieuse, particulièrement sur les éléments de structure et la tuyauterie en bois, fragilisée par le temps et l’humidité. Ce projet de restauration, porté par l’association Renaissance et Patrimoine de Valréas, vise à redonner vie à cet instrument unique. »

Ancienne photographie de l’orgue de Valréas. DR

A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

En septembre dernier, l’orangerie du Château de Thézan, situé à Saint-Didier en Vaucluse, a été sélectionnée par la Mission Patrimoine pour être réhabilitée. La Fondation du Patrimoine vient de révéler le montant de l’aide qui va lui être attribué via le Loto du Patrimoine.

En septembre dernier, la Mission Patrimoine a dévoilé les 100 projets départementaux choisis pour la 7ᵉ édition du Loto du Patrimoine. Il y a quelques jours, elle a annoncé les dotations qui vont être attribuées par le Loto du Patrimoine aux six projets de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont l’orangerie du Château de Thézan à Saint-Didier.

Ainsi, l’orangerie va bénéficier de 90 000€ du Loto du Patrimoine qui devrait permettre la démolition de l’appentis, la restauration des couvertures, le ravalement extérieur et la restauration du perron, et offrir à nouveau un jardin d’hiver et un lieu de détente au Château de Thézan qui a été racheté en 2019 par Pierre de Beytia et Emmanuel Renoux. Sur le site de la Fondation du Patrimoine, plus de 25 000€ ont été réunis sur 60 000€. Le montant total des travaux s’élève à 220 806€.

Pour contribuer à la restauration de l’orangerie du Château de Thézan, cliquez ici.


A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

Grandeur et décadence. Chef-d’œuvre en péril. Implanté au cœur d’un écrin vert de 125 hectares, cet hippodrome créé par les frères Thomas, des industriels du XIXᵉ siècle amateurs de pur-sangs, a ouvert en 1868. Il a même accueilli les réunions des Alpes-Maritimes avant que ne soit construit l’hippodrome de Cagnes-sur-Mer.  

Classé en 1972 au titre des Sites naturels en ‘zone verte’ et comme Monument historique en 1993, ce qui le rend inconstructible, cet espace a longtemps appartenu à la famille d’Edmonde Charles-Roux-Defferre. Son descendant, le Prince Rodolfo Del Drago, qui l’a porté à bout de bras pendant des années avec le château éponyme, l’a mis en vente. En 2014, un groupe d’investisseurs l’a acquis pour réhabiliter le château et ses dépendances, mais pas le champ de courses et les 58 hectares de prés et de bois qui l’entourent ainsi que les parkings attenants. Un projet de création d’ »École de Trot du Sud-Est » a même été évoqué, soutenu par la Fédération et Le Cheval Français. Avec à la clé des emplois de selliers, palefreniers, entraîneurs, fournisseurs de fourrage, soigneurs et maréchaux-ferrants.

Ce feuilleton dure depuis des années et pendant ce temps-là les tribunes en bois se délitent, les haras se détériorent, la piste est envahie de hautes herbes et le mistral fait tomber nombre de branches de platanes centenaires malades. Même si les bénévoles de la Société Hippique d’Avignon se décarcassent, ce sont tous des retraités qui ne roulent pas sur l’or et qui n’ont ni la force ni les moyens d’entretenir ce site patrimonial et cette piste enherbée de 1500 mètres.

Quel avenir pour l’hippodrome Roberty ?

Une réunion — à laquelle la presse n’était pas conviée — s’est tenue lundi 18 novembre pour évoquer l’avenir de Roberty. Selon nos informations, plusieurs sujets ont été abordés. À commencer par la convention qui liait la Société Hippique aux propriétaires, mais qui n’a pas été signée depuis des mois. Sans parler des lieux qui sont insécures, voire dangereux et qu’aucun assureur ne veut prendre en charge tant que tout ne se sera pas aux normes pour accueillir du public. Ce qui coûterait une fortune.  

Autres interrogations, pourquoi des investisseurs ont-ils acheté ce site en 2014, n’y ont encore rien entrepris depuis et ne l’entretiennent pas ? Pour défiscaliser ? Pour spéculer en le revendant plus cher ? Pour attendre qu’il devienne constructible et y édifier une résidence immobilière de luxe au cœur de cet écrin naturel ?

Certains proposent que la valeur de Roberty et de ses dépendances soit expertisée par la SAFER pour le vendre au prix de 2€ le m² agricole, et que la Ville du Pontet d’un côté et la Fédération du Sud-Est avec la Société de Trot de l’autre, l’achètent moitié-moitié. La commune en disposant tout au long de l’année pour les enfants des écoles et les clubs sportifs et la Fédération y organisant cinq réunions hippiques par an avec le PMU.

Apparemment, un accord a été trouvé pour qu’une nouvelle convention de trois ans soit rédigée par la Société Hippique d’Avignon et signée par les propriétaires. Mais cela ne préjuge en rien des travaux de sécurisation absolument nécessaires à tout accès du public dans les lieux. Du coup, la mairie qui va célébrer le 17 janvier 2025 les 100 ans de la commune du Pontet (qui jusqu’en 1924 était un quartier d’Avignon et qui a souhaité davantage d’autonomie, devenant ainsi la 151ᵉ et plus jeune commune de Vaucluse) avait l’intention d’organiser un ‘Grand Prix Hippique du Centenaire’ pour Pentecôte à Roberty. Mais rien n’est moins sûr.

Avis aux généreux mécènes et donateurs : si vous voulez sauver ce site remarquable de Vaucluse, ce poumon vert du Grand Avignon avant que la tribune de bois ne tombe en ruines, c’est-à-dire en sciure, foncez !  Mais en ces temps de crise, d’inflation, de déficit abyssal des comptes publics et de drastique coup de rabot sur les finances des collectivités locales, on ne va pas forcément trouver l’argent nécessaire à la remise en état de Roberty sous le sabot d’un cheval.


A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

À l’occasion de la Journée internationale de la géodiversité ce dimanche 6 octobre, le Parc naturel régional du Luberon organise une balade ‘entre géologie et patrimoine’ à Saint-Saturnin-lès-Apt, sur les hauteurs du village.

Alexandre Pottier et Delphine Hubert, deux médiateurs scientifiques de la Terre en tête, animeront ce rendez-vous et apprendront aux participants à détecter des indices dans le patrimoine bâti et dans le paysage pour comprendre l’histoire géologique du territoire.

Cette balade peut se faire à partir de 8 ans. Elle est gratuite sur inscription par mail à l’adresse accueil@parcduluberon.fr ou au 04 90 04 42 00. Le départ se fera à 14h à la médiathèque de Saint-Saturnin-lès-Apt. Il faut prévoir des chaussures de marche, des vêtements adaptés ainsi que de l’eau.

Dimanche 6 octobre. 14h. Gratuit. Médiathèque. Chemin Rippert de Monclar. Saint-Saturnin-lès-Apt.


A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

La Société d’histoire et d’archéologie de Saint-Rémy-de-Provence (SHASRP) propose aujourd’hui une conférence sur le thème ‘Van Gogh en Provence’. Elle sera animée par Carole Gallas, licenciée en histoire de l’art, guide-conférencière, médiatrice du patrimoine et vice-présidente de la SHASRP.

Cette dernière, titulaire d’une licence en archéologie et histoire de l’art, mettra plus particulièrement l’accent sur les années 1888 à 1890, durant lesquelles Van Gogh vécut à Arles et à Saint-Rémy-de-Provence. Une période durant laquelle l’artiste mondialement connu à qui l’on doit plus de 2000 toiles et dessins a été particulièrement marquée par une production très intensive de l’homme à ‘l’oreille coupée’.

Un génie créatif hors du commun
« Originaire de la Provence, je suis fascinée depuis très longtemps par cet artiste reconnu dans le monde, explique Carole Gallas. Je veux mettre en lumière les deux années où Vincent Van Gogh découvre Arles et Saint-Rémy-de-Provence. Il y peint sans relâche son Japon provençal dans une période très féconde. Grâce à ses nombreuses lettres et ses tableaux, nous possédons une œuvre complète d’un génie créatif hors du commun. Mais qui connaît vraiment Vincent Van Gogh ? Venez découvrir ‘mon’ Vincent Van Gogh. »

 
Carole Gallas lors d’une de ses visites commentées à l’hôpital Saint-Paul-de-Mausole de Saint-Rémy-de-Provence où Vincent Van Gogh a séjourné pendant un peu plus d’un an, juste avant sa mort. Crédit : DR

Promouvoir l’histoire de Saint-Rémy
Créé fondée en 1996, la SHASRP aujourd’hui présidée par Bernard Cerveau s’attache à promouvoir l’histoire de Saint-Rémy-de-Provence, de sa culture et de ses traditions. Dans ce cadre organise des conférences, des visites, des voyages… Elle élabore également des publications sur l’histoire locale et s’est aussi engagée dans la restauration du patrimoine.

Jeudi 26 sept. 2024 à 18h30. Ciné-Palace. 4, avenue Fauconnet. Saint-Rémy-de-Provence
Participation aux frais : 5€ (3€ pour les adhérents). www.histoirearcheologie-saintremy.fr. shasaintremy@gmail.com


A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

Un chemin de 7 itinéraires qui relient les principales chapelles de Vaison Ventoux avec pour chaque chemin, un thème différent qui permet d’allier randonnée, nature, culture et patrimoine. C’est ce qui est désormais proposé au chemin des chapelles en pays Vaison Ventoux qui a été inauguré à Vaison-la-Romaine, en présence de nombreux élus, membres d’associations et partenaires de ce projet. 

Sept itinéraires de randonnée qui permet de découvrir les plus belles chapelles du territoire Vaison Ventoux, crées à l’initiative et la persévérance de l’association « le chemin des chapelles en pays Vaison Ventoux » présidée par Gérard Martin. C’est le projet qui a été mené et qui a été soutenu depuis les débuts par la Communauté de communes Vaison Ventoux via son office de tourisme intercommunal Vaison Ventoux Provence. Le nouveau chemin marque l’aboutissement de cinq années de recherches, d’écriture, de collaborations et de volontés qui ont été permis par le soutien financier du GAL Ventoux (programme LEADER/ Parc naturel régional du Mont-Ventoux). 

Un aménagement et un bond dans le temps 

L’aménagement du chemin des chapelles et de ses sentiers permet d’effectuer un saut dans l’histoire du territoire Vaison Ventoux, de son patrimoine et de l’art de vivre de ses habitants et ce grâce à des panneaux qui sont installés tout au long du chemin. Tous les lieux qui se trouvent sur ces sentiers invitent à la découverte et qui se dévoilent à travers un nouveau moyen : des supports numériques.  Une application de randonnée est également disponible ainsi que des vidéos immersives sur les chapelles de faucon et d’Entrechaux. 

Un budget de 96 000€ TTC financé à 20% par la Communauté de communes Vaison Ventoux via le budget de l’office de tourisme intercommunal. La communauté de communes a également contribué au projet par une aide administrative et logistique comme le montage des dossiers de subvention, l’accueil de l’étudiante ayant réalisé les recherches historiques, les réunions avec les différents partenaires et prestataires, le paramétrage du site internet et de l’application, ou encore, la réalisation du livret papier du Chemin des chapelles.

« Il s’agit d’une chance pour le territoire Vaison Ventoux qui se dote aujourd’hui d’un élément supplémentaire d’attractivité. Et pas n’importe lequel, puisque ces parcours sont à la croisée des chemins entre tous les éléments qui font l’ADN de notre destination : les activités de pleine nature, le terroir, le patrimoine » a déclaré Thierry Thibaud, maire de Savoillans mais surtout président de l’office de tourisme intercommunal. 

Parcours de randonnée n°3 entre Cairanne et Rasteau

Les financeurs du projet 

– Groupement d’Action Locale (GAL) Ventoux, pilote local du programme LEADER (Liaisons Entre Actions de Développement de l’Economie Rurale).

– Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur.

– Conseil Départemental de Vaucluse.

– Communauté de communes Vaison Ventoux (20% du projet via le budget de l’Office de tourisme intercommunal)

Partenaires du projet 

– Parc naturel régional du Mont Ventoux.

– Vaucluse Provence Attractivité.

– Mairies des 19 communes de Vaison Ventoux.

– Syndicat des vignerons de l’appellation Côtes-du-Rhône Villages Vaison-la-Romaine.

– Fédération française de randonnée.

– Escapade Vacances.

– Avignon Université.


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Ça fait 4 ans que la cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon est en travaux. Après la restauration de ses extérieurs, l’intérieur fait l’objet, depuis deux ans d’une remise en état complète. Avant sa réouverture prévue pour décembre prochain, nous avons pu découvrir en avant-première les résultats de cette restauration hors normes.

De gauche à droite lors de la visite du chantier de la cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon
Jean-Marie Redaelli, curé de la paroisse de Cavaillon et Cheval-Blanc ; Jean-Phillipe Rivet, adjoint au maire, Eric Derive, membre du conseil municipal ; Nadia Naudeix, responsable du service du patrimoine  ; Roland Carlier, membre du conseil municipal
; Élisabeth Amoros, adjointe au maire et vice-présidente culture du Conseil départemental de Vaucluse et Martine Décher, conseillère municipale

La cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon était en mauvais état et sa structure même était menacée. Tous les spécialistes s’accordaient à dire que le bâtiment était malade. Au-delà de l’intérêt historique ou religieux que représente cet édifice, il constitue pour Cavaillon un atout touristique de premier plan. C’est le sens de la démarche de Gérard Daudet, maire de la ville, qui en a souhaité sa rénovation. Cette cathédrale présente, en effet, un certain nombre de particularités qui en font un édifice unique et original. Datant pour sa partie la plus ancienne du 12ème siècle, la cathédrale de Cavaillon s’est beaucoup transformée au cours des siècles avec notamment la création de chapelles latérales construites entre ses contreforts. Ces ajouts ont malheureusement fragilisés le bâtiment. Au 19ème siècle, l’abbé Joseph-Sébastien-Ferdinand Terris (curé-doyen de Cavaillon), a fait procéder à d’importants travaux de consolidation et de décoration qui ont beaucoup modifié la structure et la décoration de l’édifice.

Les trésors de cette cathédrale sont nombreux et méritent vraiment le détour
Selon la volonté de l’abbé Terris, les murs ont été peints à la façon des décors baroques des églises italiennes, par des artistes locaux. Cette décoration murale riche et particulièrement colorée tranche singulièrement avec l’extérieur de facture sobre et plutôt dépouillé. C’est une des particularités de cette cathédrale catholique romaine. Sobriété à l’extérieur et explosion de motifs et de couleurs à l’intérieur. A noter que la rénovation intégrera un nouvel éclairage intérieur qui mettra d’avantage en lumière ses décors. Cette cathédrale est également dotée – fait assez rare- d’une coupole et d’un impressionnant retable fait de bois doré à la feuille d’or dans le plus pur style baroque. Il est orné de 5 grands tableaux bibliques que l’on doit au peintre Nicolas Mignard. Cette cathédrale est également remarquable pour ses sculptures en bois doré qui sont l’œuvre d’artistes cavaillonnais : Barthélemy Grangier, sculpteur et Jacques Perrin, menuisier. Ils ont également fait l’objet d’une restauration minutieuse. Comme le précise Nadia Naudeix responsable du service du patrimoine de la ville de Cavaillon il ne s’agit pas de faire du neuf avec du vieux, « on remet en état en conservant au maximum l’existant ». « Et tout ce qui est effectué est réversible ». Les trésors de cette cathédrale, classée au registre des monuments historiques dés 1840, sont nombreux et méritent vraiment le détour, comme on dit dans les meilleurs guides de voyage.

Les travaux de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran
Le projet de rénovation de l’édifice pu bénéficier du plan cathédrale de la région PACA associant également l’État et la ville de Cavaillon. D’un montant de l’ordre de 10 M€ les travaux sont financés à hauteur de 40 % par l’État et la Région, la ville apportant les 20 % restant. La maitrise d’ouvrage de ce chantier est assurée par le service du patrimoine de la ville de Cavaillon dirigée par Nadia Naudeix. Une vingtaine d’entreprises interviennent sur ce chantier hors norme.

Vidéo sur les débuts de la restauration


A Caromb, le patrimoine provençal se conjugue au futur avec les ‘Ciéuta Mistralenco’

Dans le cadre des journées européennes du patrimoine qui auront lieu les samedi 21 et dimanche 22 septembre sur le territoire national et qui permettent aux français de découvrir le patrimoine du pays, la ville des Baux-de-Provence organise plusieurs évènements qui permettront aux visiteurs de faire un plongeon dans l’histoire de la cité. Au programme une traversée du temps avec un guide-conférencier et expert du rocher emblématique ainsi que plusieurs ateliers pour s’essayer à l’imprimerie et apprendre comment les livres anciens sont restaurés et conservés. Une initiation à l’écologie est également prévue. 

Programme complet : 

12h Le tour du rocher

Départ devant l’Office de tourisme

En suivant un parcours pédestre sur le chemin des Tremaïé, au pied de l’éperon rocheux, notre guide-conférencier invite à un voyage à travers le temps, les légendes et les différents vestiges des Baux : habitats gaulois de l’âge de fer, stèles romaines, chapelle, carrières de pierre….

15h Sur les pas des Grimaldi

Départ devant l’Office de tourisme 

Découvrez les liens historiques qui existent depuis plus de 400 ans entre Les Baux et Monaco. Notre guide évoque les étapes du passé qui ont uni les deux rochers. Il propose une lecture contemporaine des empreintes laissées par les Souverains Monégasques.

17h Le Château des Baux-de-Provence, de la pierre à la fortification

Départ à l’entrée du château, jardin de Quiqueran 

Le Château des Baux-de-Provence révèle le passé tumultueux des Seigneurs des Baux ! Une découverte des secrets du vaisseau de pierre dont la silhouette imposante offre un panorama exceptionnel sur la Provence. 

Visites guidées gratuites sur réservation 

Office de tourisme

04 90 54 34 39

tourisme@lesbauxdeprovence.com

À partir de 6 ans

Durée : 1h 

DÉCOUVERTES

Les 21 et 22 septembre

Fondation Louis Jou

Atelier de l’imprimeur typographe

De 9h à 13h, puis de 14h à 18h 

Pour les Journées du Patrimoine, la Fondation Louis Jou ouvre les portes de l’atelier du maître. Les visiteurs sont invités à découvrir la composition typographique, ils impriment et repartent avec leur propre tirage. 

Tout public

Créneau toutes les heures

Durée : 1 h environ

Gratuit sur réservation

Office de tourisme des Baux-de-Provence

04 90 54 34 39

tourisme@lesbauxdeprovence.com

Atelier du Livre / Hôtel Jean de Brion

À 10h, 11h, 14h et 15h

Marie et François Vinourd de l’Atelier du Livre, accueillent les visiteurs au sein de l’Hôtel Jean de Brion pour leur présenter les outils et techniques de la conservation et restauration des livres.

Tout public

Durée : 1h

Gratuit sur réservation

Office de tourisme des Baux-de-Provence

04 90 54 34 39

tourisme@lesbauxdeprovence.com 

ÉCOLOGIE 

Les 21 et 22 septembre

Ateliers Cultivons notre avenir

Château des Baux-de-Provence 

De 10h à 17h 

Les ateliers Cultivons notre avenir sont des expériences interactives sous forme de jeu. L’occasion de montrer une vision positive de l’écologie pour donner envie à tout le monde de s’investir dans la transition à son échelle et avec ses moyens. Ces ateliers permettent de rassembler autour de thèmes actuels tout en créant du lien, en s’amusant, et en se rencontrant. 

Par l’association 2tonnes 

Tout public

Durée : 45mn 

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