4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Dans le cadre de la Fête de la science, la Maison du Parc d’Apt reçoit vendredi 9 octobre les paléontologues Loïc Costeur et Olivier Maridet afin de partager leurs connaissances sur les environnements et les climats du Luberon au cours de l’ère tertiaire.

En 1920 puis 1938, des fouilles historiques conduites sur la commune de Murs ont livré des fossiles de mammifères à la préservation exceptionnelle. Depuis 2017, de nouvelles recherches ont permis de redécouvrir le site ancien : de nombreux nouveaux fossiles âgés de plus de 30 millions d’années ont ainsi pu être découverts. A partir des fossiles de mammifères de Murs et d’autres gisements du Luberon, Loïc Costeur et Olivier Maridet, tous deux paléontologues au Musée d’histoire naturelle de Bâle et au Jurassica Museum à Porrentruy, partageront avec le public les connaissances sur les environnements et les climats du Luberon au cours de l’ère tertiaire, et sur leur évolution.

Vendredi 9 octobre. 18h30. Maison du Parc. 60, place Jean-Jaurès. Apt. Entrée gratuite sur inscription au 04 90 04 42 00 ou accueil@parcduluberon.fr. Port du masque obligatoire. www.parcduluberon.fr


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Jusqu’au 12 novembre, la déchèterie d’Aubignan sera en travaux pour une mise en conformité avec les dernières normes requises tout en modernisant le site pour un meilleur accueil des usagers.

Il s’agit de travaux de réfection de la chaussée impliquant un service réduit de la déchèterie soir 1 apport par jour et 1 mètre cube par apport.

Jusqu’au 20 octobre seront uniquement acceptés à quai : gravats, encombrants, mobiliers et bois.

Du 21 octobre au 12 novembre seront uniquement acceptés à quai : cartons, encombrants, mobiliers, bois et métaux.

Les déchets végétaux seront acceptés à la composterie de Loriol-du-Comtat avec un véhicule inférieur à 1,90m du lundi au vendredi de 7h30 à 11h50 et de 13h à 16h50.

A noter que pendant les travaux du site d’Aubignan, la déchèterie de Caromb accueillera les usagers pour tous les déchets acceptés habituellement du lundi au samedi de 8h à 18h.


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

26 élèves de la filière d’enseignement du bac professionnelle ‘Gestion des milieux naturels et de la faune’ du lycée professionnel agricole la Ricarde de l’Isle-sur-la-Sorgue viennent de procéder à l’arrachage de près de 700 kg de jussie dans le Calavon-Coulon à Goult.

Originaire d’Amérique du sud et introduite en Europe au XIXe siècle via les bassins d’agrément, cette plante aquatique a envahi depuis plusieurs années le Calavon-Coulon, de Cavaillon jusqu’à Goult. Elle entrave la circulation des poissons, élimine la végétation locale et peut provoquer une asphyxie du milieu aquatique. L’objectif de cette journée à l’initiative du Parc naturel régional du Luberon est de lutter contre la prolifération de la jussie qui menace la biodiversité de la rivière tout en sensibilisant les élèves à la gestion des espaces naturels du site Natura 2000 ‘Le Calavon et l’Encrème’. Ainsi les 26 jeunes volontaires ont pu échanger avec le technicien du Parc du Luberon sur la biodiversité de la rivière, et notamment sur le castor d’Europe, en observant sur site de nombreux indices de sa présence.

Plus tôt dans l’année, le Parc avait déjà organisé une journée d’arrachage le 24 juillet, permettant d’arracher 500 kg de jussie évacués vers le Sirtom de la région d’Apt pour être incinérés. Le bilan des campagnes d’arrachage de la jussie initiées en 2016 montre l’efficacité de ces opérations à travers la réduction du développement de cette peste végétale sur le secteur traité du Calavon au niveau du hameau de Lumière à Goult. Ce sont près de 3 km de rivière où l’espèce a aujourd’hui disparu et où la végétation aquatique locale a pu se réimplanter, contribuant à restaurer la biodiversité du Calavon.


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Réuni à Lourmarin, le comité syndical du parc naturel régional du Luberon vient de réélire Dominique Santoni, seule candidate déclarée, à la présidence de ce parc créé en 1977

Déjà présidente du Parc naturel régional du Luberon (PNRL) depuis 2017, Dominique Santoni vient d’être réélue présidente lors du dernier comité syndical du parc. Seule candidate déclarée, celle qui est également maire d’Apt, vice-présidente de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon (CCPAL) et vice-présidente du Conseil départemental de Vaucluse, a rappelé que rien ne la « prédestinait à devenir présidente du Parc du Luberon ». En effet, cette dernière a dû succéder précipitamment à son prédécesseur, Roland Aubert, qui s’est retiré pour des raisons de santé (nldr : il est décédé depuis en mai 2017).

« C’est lui qui m’a incité à me présenter, explique Dominique Santoni. Roland était un homme fédérateur, attachant, pour qui j’avais de l’estime et de l’affection. C’est lui qui m’a fait découvrir et aimer le parc et aujourd’hui, j’essaie chaque jour de mener à bien ma mission en sachant que rien ne dure toujours… »

«Nous ne construisons pas d’immeubles, de routes… mais nous bâtissons un monde plus beau.»

Insistant sur ce « bel outil de territoire », la présidente a rappelé que si parfois « ce que nous faisons ne se voit pas, c’est justement ce que l’on fait qui permet de ne voir que de magnifiques paysages préservés. Nous ne construisons pas d’immeubles, de routes … mais nous bâtissons un monde plus beau, nous préservons le patrimoine, nous protégeons la faune, la flore, nous cultivons des plantes, des fleurs, des légumes, des variétés fruitières anciennes…. Nous gérons nos ressources, nous développons le territoire en créant des synergies pour un développement économique et touristique de qualité. »

Créé en 1977, le PNRL regroupe 77 communes, donc cinq villages figurant parmi les plus beaux de France, et s’étend sur 185 000 hectares. Il compte 170 000 habitants et accueille plus de 1,5 million de touristes par an.

« Nous avons réalisé de beaux projets dans l’intérêt de nos communes comme le programme des certificats d’économie d’énergie qui a permis aux communes de faire de la rénovation énergétique avec un financement proche de 100%, ou encore le programme Sedel (Services d’économies durables en Luberon énergie et eau). Nous assistons aussi au quotidien les communes dans l’élaboration des règlements de publicité, ou pour la réhabilitation et les travaux de patrimoine comme la chapelle d’Oppède, la calade de Cabrières d’Aigues. »

Le Parc, qui est dirigé par Laure Galpin à la tête d’une équipe de 50 agents, a également œuvré au maintien du centre de sauvegarde de Buoux avec la LPO (ligue de protection des oiseaux), a acquis la Maison du Parc auprès du département de Vaucluse et participé à la mise en place d’une alimentation saine et locale via le projet alimentaire territorial, avec les marchés paysans, l’opération ‘De la ferme à la cantine’, les bistrots de pays, la marque ‘Valeurs parc’… Par ailleurs, le Parc mène aussi une réflexion afin de donner au Château de l’environnement de Buoux un rayonnement régional…

«Nous arrivons à un moment important de l’histoire du Parc avec la révision de la charte.»

« Aujourd’hui, nous arrivons à un moment important de l’histoire du Parc avec la révision de la charte qui nous mènera en 2039 », poursuit Dominique Santoni pour qui le PNRL « est un territoire d’innovation et d’expérimentation ».

« Nous allons pouvoir travailler ensemble à l’élaboration de cette charte, définir les priorités du territoire, une stratégie face au changement climatique, relever des défis, trouver des solutions face à la perte de nos ressources en eau, perte de la biodiversité, production agricole, crues, canicules … Comment ferons-nous face ? Comment vivrons-nous et travaillerons-nous en 2039 ? Le Luberon, c’est un parc habité où le cadre de vie et les centres urbains attirent des habitants et là encore, nous devrons nous pencher sur les questions de logement, d’emploi, de déplacements, de développement économique, de nature en ville… »

 

Désignation des membres bureaux

Outre la réélection de Dominique Santoni comme présidente, la réunion de ce comité syndical a permis aux délégués du parc de procéder à la désignation de l’ensemble des membres du bureau syndical du PNRL. Ce dernier est constitué de Gaëlle Letteron (Apt), Patrick Courtecuisse (Cavaillon), Valérie Bardisa (Pertuis) alors que la désignation du représentant de Manosque est en cours. Pour le collège Région : Stéphane Sauvageon, Roselyne Giai-Gianetti et Nathalie Czimer-Sylvestre. Pour le Collège département : Serge Sardella pour les Alpes-de-Haute-Provence ainsi que Noëlle Trinquier et Elisabeth Amoros pour le Vaucluse. Pour les communes et les EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) : Karine Masse (Lurs), Béatrice Vincent (La Bastide-des-Jourdans), Alain Mathieu (Pierrerue), Véronique Milesi (Lagnes), Charlotte Carbonnel (Saint-Martin-de-Castillon), Béatrice Terrasson (Saint Michel L’observatoire), Thierry Richarme (Dauphin), Béatrice Grelet (La Bastidonne), Patrick Merle (Ménerbes), Bernard Briffault (Pierrevert), Mickaël Cavalier (Ansouis), Lionel Morard (Buoux), Bérengère Loisel-Montagne (Les Taillades), Jean-Pierre Gerault (Oppède), Jean-Luc Miola (Corbières), Viviane Dargery (Viens), Patrick Peythieux et Delphine Cresp (Cabrières d’Aigues), Francois Dupoux (Saignon), Georges Faucouneau (Sainte-Tulle), Pierre Fischer (Durance Luberon Verdon Agglomération) et Christian Chiapella (Communauté de communes Pays de Forcalquier – Montagne de Lure).


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Avec le soutien de la Région Sud, les 9 Parcs naturels régionaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont ceux du Luberon et du Mont Ventoux dans le Vaucluse, viennent de mettre en ligne la dernière version de l’application mobile ‘Chemins des Parcs’.

Gratuite, cette nouvelle version de l’appli est plus complète, plus performante mais aussi plus simple d’utilisation. Y sont répertoriées 298 idées de balades et randonnées à pied, à vélo, à VTT et à cheval dans les Parcs des Alpilles, des Baronnies provençales, de Camargue, du Luberon, du Mont-Ventoux, des Préalpes d’Azur, du Queyras, de la Sainte-Baume et du Verdon.

Pour plus de lisibilité, l’appli présente une cartographie intégrée avec ‘OpenTopoMap’ et comprend de nombreuses fonctionnalités utiles aux randonneurs : durée, difficulté, dénivelé, pas à pas, carte, profil altimétrique, recommandations, etc. Sont également recensés les points d’intérêt remarquables (mosaïque de paysages, patrimoine rural, faune et flore remarquables, de la Provence aux Alpes) et des notifications pour alerter de la présence d’un patrimoine remarquable à proximité de l’itinéraire choisi. L’appli est disponible en français, anglais ainsi qu’en italien.

www.cheminsdesparcs.fr


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Le parc naturel régional du Luberon porte la création d’un espace VTT sur le territoire Luberon-Lure. 63 itinéraires balisés sur plus de 1 000 km attendent les amateurs de vélo tout terrain.

En partenariat avec les Départements de Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence, les intercommunalités, les agences et offices de tourisme et des organismes tels que Vélo Loisir Provence, le Parc naturel régional du Luberon lance l’’Espace VTT Provence Luberon Lure’, une offre d’activité touristique durable qui s’appuie sur le développement maîtrisé du VTT et la construction d’une destination VTT mutualisée et labélisée par la Fédération française de cyclisme.

Au programme, 63 itinéraires balisés sur 1 060 km, 6 grands tours sur GPS et 2 grandes itinérances labellisées, soit plus de 1 500 km au total, avec des circuits adaptés à tous les niveaux et accessibles tout au long de l’année. Empruntant le réseau public des itinéraires de promenade et de randonnée des départements, chaque circuit a été choisi avec soin par les professionnels, les clubs et pratiquants locaux, dans le respect des milieux naturels (zones protégées) et du patrimoine sentier (impact érosion). Chaque parcours est l’occasion pour le vététiste l’occasion d’explorer la nature protégée et les paysages emblématiques du parc naturel régional du Luberon, reconnu Réserve de biosphère Luberon-Lure et Géoparc mondial par l’UNESCO.


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Originaire d’Arles, le photographe David Tatin va sortir au début de l’été ‘Cosmos’, un livre regroupant une cinquantaine de photographies prenant pour cadre le Parc naturel du Luberon. Un ouvrage qui a notamment pu voir le jour grâce à la campagne de financement sur la plateforme Ulule qui lui a permis d’atteindre les 150 préventes nécessaires à sa parution.

Passionné par la nature sauvage, David Tatin, à travers ses photographies, questionne notre rapport au vivant, au territoire et aux traces laissées par l’homme. Il aime arpenter les marges et les zones de frottement, marcher et s’imprégner des espaces qu’il parcourt. Pour son nouvel ouvrage, le photographe baroudeur est allé arpenter les moindres recoins du parc du Luberon pour y photographier la nature sauvage dans ce qu’elle a de plus onirique.

Titulaire d’un master de biologie, formé à l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles, l’artiste a déjà exposé une partie de son travail l’an passé durant le Off des rencontres d’Arles. Le financement participatif va lui permettre de payer l’impression. Tiré à 300 exemplaires, l’ouvrage de 88 pages au format paysage bénéficiera en outre d’une petite édition collector.

https://fr.ulule.com/livre-cosmos/


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Pour la 2e année consécutive, le Parc naturel régional du Luberon (PNRL) fait appel au troupeau d’Elzéard de Manon Lefebvre afin de faire entretenir, en éco-pâturage, les abords du moulin de Salignan à Apt.

Appartenant au Parc, cet espace abrite un verger conservatoire comprenant plus de 40 variétés d’amandiers plantées sur un plateau autour d’un ancien moulin à vent qui a perdu ses ailes et son toit conique. Le site abrite une petite exposition géologique permanente sur le découpage des temps en géologie et l’étage Aptien (ndlr : terme géologique désignant le 4e étage stratigraphique du crétacé inférieur). Les géologues y organisent également des visites guidées tous les mercredis matins de juillet et août.

Lauréat des Trophées de la réserve de biosphère Luberon-Lure en 2018, le troupeau d’Elzéard propose aux collectivités territoriales et aux entreprises de Vaucluse d’entretenir leurs zones naturelles et leurs espaces verts de façon écologique et pédagogique.

Ce projet a vu le jour à l’initiative de Manon Lefebvre, ingénieure agronome, docteure en agro-écologie spécialisée en arboriculture (Inrae Avignon & CTIFL – Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes) et bergère, dans le cadre d’un Cape (Contrat d’appui au projet d’entreprise) au sein de la coopérative d’activité Natura scop implantée en Ardèche.

En 2020, le troupeau d’Elzéard est notamment intervenu à l’hôpital de Montfavet, à proximité de bassins de rétention pour l’agglomération du Grand Avignon, aux abords des Sorgues et au château de Saumane pour le compte de la communauté de communes des Pays des sorgues et des monts du Vaucluse ainsi qu’auprès de particuliers sur des terrains à Oppède et Fontaine-de-Vaucluse.

 


Apt : à la découverte du climat du Luberon au temps de l’ère tertiaire

Alors que la première phase de déconfinement débute, le réseau des parcs naturels régionaux appelle à la vigilance et à la responsabilité collective de tous. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur compte neufs parcs naturels régionaux (Luberon, Camargue, Mont-Ventoux, Alpilles, Baronnies provençales, Sainte-Baume, Préalpes d’Azur, Verdon et Queyras), réputés pour leur beauté paysagère, leur diversité et leur cadre de vie. Aussi, il est demandé à tous de respecter un certain nombre de recommandations listées ci-dessous :

  • Respecter la propriété de l’endroit, la plupart des espaces naturels n’étant pas des espaces publics mais des espaces privés où le passage est toléré.
  • Rester discret pour ne pas effrayer la faune particulièrement sensible au dérangement en cette période de l’année et après plusieurs mois d’absence de présence humaine.
  • Tenir son chien en laisse. Attention, les chiens sont interdits dans les réserves naturelles et certains autres sites soumis à règlementation spécifique, je me renseigne avant de partir.
  • Se promener uniquement sur les sentiers balisés afin de protéger les espaces naturels en limitant le piétinement de la flore et le dérangement de la faune en pleine période de reproduction.
  • Respecter le travail des bergers et la présence des troupeaux, en les contournant largement.
  • Veiller à laisser en l’état les espaces visités c’est-à-dire repartir avec ses déchets et ne pas ramasser de fleurs ou de plantes, ni minéraux ou fossiles.
  • Penser à s’équiper d’une tenue et de chaussures adaptées et prendre de l’eau avec soi (dans une gourde). Vérifier la météorologie.
  • Respecter les gestes barrières pour limiter la propagation du Covid-19.

Pour rappel, à partir du 1er juin les espaces naturels entrent en période de ‘risque incendie’. Il ne faudra donc pas oublier de se renseigner avant de partir sur le niveau de risque et l’autorisation d’accès aux massifs.

https://echodumardi.com/tag/parc-naturel-regional-du-luberon/page/9/   1/1