3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Palais des papes, 7 siècles d’histoires

Dans le suivi des Journées du patrimoine, le Certa (centre d’études et de recherches théâtrales d’Avignon) organise, sous forme d’une libre discussion, une Rencontre sur les 7 siècles d’histoires du Palais des papes, animée par Paul Payan, éminent historien médiéviste, Maître de conférences à l’Université d’Avignon, passionné de la grande et de la petite histoire d’Avignon.

Paul Payan, Historien médiéviste, maître de conférence à l’Université d’Avignon

La manifestation, gratuite, conviviale et interactive, se déroulera vendredi 27 septembre à 17h, aux Ombrages 924, avenue d’Avignon à Montfavet. Les participants sont attendus nombreux pour partager ce moment privilégié de la découverte d’évènements souvent méconnus et surprenants.

Le patrimoine d’Avignon,
honoré ces derniers jours dans le cadre des Journées qui lui sont consacrées, recèle une pièce rare, unique, symbole de la ville à laquelle il a conféré un statut et une image mondialement reconnus : Le Palais des Papes.

Il est l’un des monuments les plus visités en France,
la plus grande construction gothique du Moyen Âge, suscitant admiration et curiosité, sans pourtant permettre aux visiteurs, malgré les explications de guides éclairés, de pénétrer au cœur de son histoire séculaire qui ne se limite pas au séjour de la papauté au XIVe siècle.

Les papes vont bâtir, agrandir, organiser cette forteresse exceptionnelle,
conférant à la ville, «Seconde Rome», une place centrale en Occident, un prestige et un développement qui vont perdurer. Mais dès la fin du siècle le retour à Rome des pontifes est marqué par des évènements tragiques et, au cours des siècles, se déroule une histoire longue et complexe, émaillée d’épisodes parfois tragiques, quelquefois inattendus et surprenants.

Au palais sont associées d’éminentes personnalités,  
Pétrarque, Julien de la Rovere futur pape Jules II, Mazarin… y sont accueillis César Borgia, François Ier, Louis XIV…plus près de nous Napoléon III et Raymond Poincaré.

Sous forme d’une libre discussion,
Paul Payan, maître de conférences en histoire médiévale à l’université d’Avignon. Agrégé d’histoire et docteur de l’université Lumière-Lyon 2, fera partager sa passion pour cet édifice dont il connaît tous les secrets en mettant en lumière les évènements souvent méconnus qui ont jalonné sept siècles d’histoire de ce monument hors du commun.

Organisation
La rencontre-débat ‘Le palais des papes, 7 siècles d’histoire’ est présentée par Bernadette Rey-Flaud Alphandéry, professeure honoraire des Universités et animée par Paul Payan, maître de conférence en histoire médiévale à l’Université d’Avignon. L’événement est organisé par le Certa, Centre d’études et de recherches théâtrales d’Avignon- avec le soutien de la Ville d’Avignon et le Conseil Départemental de Vaucluse, dans le cadre des Entretiens de Montfavet.

Les infos pratiques
Rencontre-débat. ‘Le Palais des papes, 7 siècles d’histoires’. Vendredi 27 septembre 2024. 17h. Entrée libre. Auberge les Ombrages, 259, avenue d’Avignon à Montfavet, Avignon.


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

Inaugurée en juillet 2024, à la veille d’une élection importante pour notre pays, l’exposition Miss Tic ‘À la vie, à l’amor’ au Palais des Papes rassemble pour la première fois les œuvres d’une femme hors du commun qui nous interpelle au-delà des murailles pour nous insuffler sa rage, ses désirs et son humour.

Nous avons eu l’immense privilège d’être accompagnés pour la visite de presse par la curatrice de l’exposition Camille Lévy Serfati, l’assistant de Miss Tic Maxime Gurriet, ainsi que Charlotte et Antoine Novat, ses ayants droits qui ont pu nous régaler d’anecdotes, de commentaires, de précisions techniques, de souvenirs… Mais pas d’inquiétude : l’exposition se suffit à elle-même, les panneaux sont très explicites, tout est prévu jusqu’au 5 janvier pour rendre cet événement accessible à tous avec visites guidées et pédagogiques, ateliers et même espace participatif. Comme l’exposition précédente de l’été 2023 d’Eva Jospin, elle se déploie dans tout le Palais, est comprise dans le prix d’entrée de la visite, n’est pas circonscrite à La Grande Chapelle comme l’exposition Salgado (2022). C’est utile de le rappeler, car la visite du Palais requiert une bonne forme physique et nécessite de prendre son temps pour lire les centaines d’aphorismes accrochés dans les différents espaces. Un mot d’ordre : prendre son temps, déambuler, rire et s’extasier devant tant de talent, d’humour et d’à-propos, les écrits faisant souvent écho à notre actualité. Malgré les murs imposants du Palais, on retrouve paradoxalement le faste populaire de la rue chère à Miss Tic. 

De l’anonymat à la reconnaissance dans l’espace public

De son vrai nom Radhia Aounallah, épouse Novat, Miss.Tic naît en 1956 à Paris. À l’âge de 10 ans, elle survit à un accident de voiture qui coûtera la vie à sa mère, son frère et sa grand-mère et la marquera à vie d’un handicap de la main droite. « Le voyage est familial, la route nationale, l’accident fatal… Fin des vacances… Disparition définitive de ceux que j’aime. Je n’ai plus rien à perdre, à part moi… Le corps modifié, je traîne ce qui reste de mon enfance avec agacement », Extraits d’un Texte autobiographique écrit par Miss.Tic. Dans les années 80, elle part pour les États-Unis, intègre le milieu punk. De retour à Paris, elle pose son premier pochoir en 1985 et emprunte son pseudonyme au personnage de la sorcière dans les aventures de Picsou qu’elle lisait enfant. 

La revanche posthume d’une pionnière 

Pour cette artiste qui a toujours transgressé l’ordre établi, quelle reconnaissance que d’être exposée au Palais des Papes, symbole de la puissance politique et religieuse au XIVᵉ siècle, devenu depuis le lieu emblématique des grandes expositions d’Art contemporain. 

Femme issue de milieu populaire, fille d’un travailleur immigré tunisien, poétesse, papesse de l’Art urbain, pionnière du street-art, artiste au 1001 pochoirs (pochoiriste)  les qualificatifs ne manquent pas pour cette femme hors du commun que l’on pensait ne pas connaître, mais qui a pourtant accompagné son époque en laissant son empreinte dans la rue, les galeries ou les expositions. Miss Tic coche toutes les cases de l’artiste qui n’a fait aucun compromis au cours de sa courte vie (décédée à 66 ans) si ce n’est en 1999 : celui de décider de demander désormais l’autorisation pour apposer ses pochoirs, lassée d’être toujours arrêtée et condamnée. Autorisation d’apposer certes, mais libre des contenus ! Et quels contenus ! Dessins, affiches et slogans explicites appelés aphorismes ont le mérite de faire mouche, d’être compris par tous et de nous faire rire. 

Vagabondage et expérimentation dans les rues de Paris

Dans les jardins Benoit XII, Pascal Rodrigues, scénographe de l’exposition, a traduit l’univers brut de Miss tic sans artifice : premiers pochoirs dont le premier de 1985 dans le 14ᵉ arrondissement, palissades, poubelle, boîtier électrique, boîte aux lettres comme éléments du décor. Miss Tic avait eu une expérience théâtrale et avait à cœur de toujours travailler la mise en scène de ses œuvres dans la rue. Rien n’était spontané. Tout était pensé pour pouvoir susciter l’étonnement au détour d’une rue, d’une impasse. C’était pour elle une manière de sublimer l’ordinaire et le banal.

Une femme de caractère désormais inscrite dans l’histoire de la typographie

Dans les années 80, sa production littéraire devient importante, la place de l’intime est centrale et petit à petit, elle va préférer les formes brèves, la forme de l’aphorisme, les détournements de slogan publicitaire pour faire passer des messages, provoquer et bousculer avec humour. Elle cherche sa typographie et va devenir créatrice de caractère, avec une nouvelle typographie, reconnaissable entre toutes. Cette idée formidable de créer une signature inscrite résolument Miss Tic dans le monde masculin de la typographie. 

À partir de 2000, elle ne travaille que sur autorisation

En 1999, suite à une condamnation pour « détérioration d’un bien par inscription » elle décide de sortir de l’illégalité et de toujours demander l’autorisation avant d’apposer ses pochoirs. C’est le début d’un travail où l’humour, l’érotisme, le désir et l’amour sont présents dans chaque parcelle de son œuvre qui est dévoilée de la salle du Grand Tinel à la Grande Chapelle. On découvre ainsi la première série créée sur autorisation « Muses et hommes » qui détourne des tableaux de l’histoire de la peinture classique qui avait tendance à représenter les femmes, les muses comme des objets du regard masculin, comme des corps passifs. Miss Tic leur redonne la parole en rajoutant des aphorismes, exemple pour La Joconde « pour sourire, il faut avoir beaucoup pleuré. »

Une femme engagée et subversive

Elle ne se disait pas militante, mais elle a inscrit son travail dans le champ de la poésie civique :  on découvre avec jubilation dans la Grande Chapelle ses slogans savoureux produits à chaque campagne présidentielle jusqu’en 2007. « On n’est ni de droite, ni de gauche, on est dans la merde », « soyons des gueux » ou « le pouvoir ne protège pas, il se protège. »

Une femme qui revendique une sexualité libre

Le désir est son moteur, une rage de vivre que l’on retrouve partout. Elle revendique de pouvoir mettre sur la place publique le corps des femmes, le désir et le plaisir. Elle se réapproprie – au risque de choquer aujourd’hui, mais il faut recontextualiser — la représentation des corps des femmes pour affirmer la « force politique du corps des femmes. » Pour elle, le corps de ces/ses femmes fatales (détournées, calquées de magazine ou de publicités accompagnées toujours d’un aphorisme poétique) a un potentiel subversif très important. « Je revendique la charge érotique de mon travail. »

Son atelier, une immersion dans son travail avant la rue 

Miss Tic passait beaucoup de temps dans son atelier ici reconstitué avec sa radio, ses étagères, ses bombes. « Écriture, recherche iconographique dans des BD, des livres, des affiches. Mais aussi expérimentation et recherche plastique entre tôle, soie, bois.  Elle calquait, transformait, scannait ses calques, vectorisait les dessins à l’aide d’un logiciel, les mettait ensuite à l’échelle, puis les imprimait à l’échelle voulue pour les coller ensuite sur du papier cartonné, les redécouper au cutter. Il y avait tout un processus de mise en jeu du corps », précise son assistant Maxime Gurriet. On pourra admirer plus de 90 matrices de ses pochoirs suspendus dans la Grande Chapelle. 

Son hommage aux femmes de lettres

En 2011, elle crée une série pour rendre hommage aux femmes de lettres qui ont en commun d’être irrévérencieuses, subversives… comme elle. L’idée de cette installation que l’on découvre dans le Grand Tinel est de « replacer Miss Tic comme poétesse, femme de lettres au côté de celles qu’elle célèbre. » Elle a pour cela bombé leurs portraits sur des pages bien précises de leurs ouvrages. On s’amusera ainsi à deviner grâce à des indices littéraires, Virginie Despentes, Patti Smith, Marguerite Duras… 

En fin de visite, l’histoire intime croise la Grande Histoire

Où l’on comprend que Miss Tic se livrait intimement, mais qu’elle était « une véritable philosophe de la rencontre ». On découvre ainsi tout un cabinet de curiosité exposé sur une longue table de travail : pêle-mêle des archives intimes, des lettres, esquisses, la liste – établie par Miss Tic — de ses amours, des collages, photos. Affichée sur fond rouge, son histoire intime rencontre la grande Histoire. C’est ainsi qu’elle se marie en 1998 quand le préfet de Corse Claude Erignac est assassiné, qu’elle passe en correctionnelle en 1999 quand l’Otan déclare la guerre à la Serbie, qu’elle est filmée par Agnès Varda en 2003 pour le tournage de Murs Murs quand la navette spatiale Columbia explose… Une salle passionnante, entièrement consacrée à l’amour, l’amitié et à quatre décennies de combat poétique aux prises avec l’actualité. 

Les visiteurs auront le dernier mot

Après avoir entendu la lettre finale écrite par Miss Tic et lue par Augustin Traquenard sur France Inter pendant le premier confinement, la Chambre des Notaires va permettre à chaque visiteur entre 14h et 17h d’exprimer sa rage ou ses désirs sur des palissades vierges, avec une typographie libre de droits créée spécialement. 

Une œuvre collaborative éphémère que n’aurait pas reniée Miss Tic, elle qui a toujours désiré la libre expression intime et publique et sa transmission.  

Jusqu’au 5 janvier 2025. Miss Tic. À la vie à l’Amor. Du 01/03 au 03/11 : 9h – 19h. Du 04/11 au 20/12 : 10h – 17h. Du 21/12 au 31/12 : 10h – 18h. 5 à 17€. Palais des papes. Avignon. 04 32 74 32 74.


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

Avignon Tourisme vient de recevoir la marque Qualité Tourisme pour son Office de tourisme avec un taux de modernité de 96,59%. Le résultat de plusieurs années dans de nombreuses démarches Afnor, Tourisme & handicap, accueil vélo… Le Palais des papes ainsi que le Pont Saint-Bénézet ont également reçu ce label pour la filière ‘Lieux de visite’.

Qualité tourisme est une marque créée par le Ministère chargé du Tourisme en 2005 ayant pour but de maintenir la France au rang de 1re destination touristique mondiale et lui permettre de développer son attractivité.

Le Palais des Papes et le Pont Saint Bénezet s’engagent à nouveau sur la qualité de service pour répondre au mieux aux attentes des touristes en proposant un accueil chaleureux, des informations claires et précises, des espaces confortables et une véritable connaissance des sites et du territoire.

Le label ‘Destination d’Excellence’, créé au 1er mai 2024, a vocation à remplacer ‘Qualité Tourisme’. Il reprend l’essentiel du dispositif ‘Qualité Tourisme’, en particulier la garantie du haut niveau de qualité de l’accueil, et renforce le niveau d’exigence d’éco responsabilité et d’information des publics en situation de handicap quant à l’accessibilité des prestations proposées. Le label est géré par Atout France.
MH


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

L’Assemblée générale de la Fédération Régionale des Offices de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur (FR.OT Sud) vient de se réunir à Avignon.
Durant cette assemblée, qui s’est déroulée au centre des congrès du palais des papes, le président Christian Mourisard est revenu sur les points importants concernant ce réseau des offices de tourisme en Région Sud, le bilan des actions et financier 2023 et le plan d’actions 2024 de la Fédération, ainsi que le renouvellement du conseil d’administration et du président (voir la liste à la fin).

La place des OT dans la région
Les offices du tourisme dans la région, c’est 113 sièges d’office du tourisme pour une trentaine dans le Vaucluse et 250 bureaux d’informations touristiques sur la région. Au niveau national, le nombre d’OT est de 1040, une concentration qui s’élève donc à 10,8 % dans la région SUD.
L’enquête Touristique Régionale de 2022 montre que près d’un touriste sur deux utilise encore les services d’un OT.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le budget médian des Offices de tourisme est de 910 000€, bien au-dessus de la médiane nationale de 565 000€. La taxe de séjour y représente 43,8% des ressources, contre 16,45% au niveau national. Cette taxe, trois fois plus élevée dans la Région Sud, impacte directement la subvention par habitant, qui est de 4,34€, comparée à 7,94€ au niveau national.

On dénombre 113 sièges d’office du tourisme dans la région Sud dont plus d’une trentaine dans le Vaucluse.

Les actions en 2023
La Fédération Régionale, en construisant son plan d’actions pour 2023, s’est basée sur les travaux de la commission prospective d’ADN Tourisme réalisés entre 2020 et 2023. ADN tourisme, c’est le regroupement des trois fédérations historiques des acteurs institutionnels du tourisme, Offices de Tourisme de France, Tourisme & Territoires et Destination Régions.
En 2023, la Fédération régionale des offices de tourisme Paca a renforcé son offre de service en créant des parcours d’accompagnement qui prennent en compte divers impacts directs sur les métiers, tels que le changement climatique, l’implication de la population, les évolutions sociétales et économiques, ainsi que l’arrivée de l’intelligence artificielle.
De nombreux rendez-vous réseau ont eu lieu pendant l’année 2023, mis en place par une chargée de mission Transition Durable des Destinations. Dans ces animations de réseau, on peut prendre en compte : les blabla FR.OT, les webinaires Œil de l’expert et les journées thématiques sur l’hospitalité, la qualité, la prospective.
Par ailleurs, durant la même année, l’accent a également été mis sur la création de « La Fabrik des compétences tourisme by Région Sud », une plateforme de formation en ligne visant à renforcer les compétences des professionnels du tourisme dans les domaines du digital, de l’I.A, de la transition durable, du tourisme d’affaires et de l’accueil des clientèles étrangères. Ce projet a été soutenu financièrement par la Région Sud, la DREETS PACA, l’ADEME PACA.

Le label
FR.OT Sud a suivi les évolutions du référentiel de classement des communes touristiques classées comme stations. Pour obtenir ce classement, une commune doit disposer d’un Office de Tourisme de catégorie I et portant la marque Qualité Tourisme. Cette marque, que le ministère du tourisme a récemment transformée en label « Destination d’Excellence », évolue en intégrant de nouveaux critères écoresponsables, d’accessibilité et de gestion des flux pour se conformer aux exigences de la loi « climat et résilience ». Atout France prend en charge la gestion des labels « Destination d’Excellence » et « Tourisme et Handicap », tandis qu’ADN Tourisme continue d’animer ces labels et de les relayer au niveau régional auprès de leurs réseaux.

Pour 2024
Pour cette nouvelle année, la FR.OT Sud a pour objectif : une gouvernance renouvelée et engagée, afin d’élaborer un plan d’actions participatif, ainsi que des partenariats renforcés avec l’enseignement universitaire, l’UTLN et l’ESCAET.
Il y a une réelle volonté de maintenir une proximité avec les acteurs du territoire, pour assurer la continuité de la collaboration fructueuse entre l’Office de Tourisme et sa collectivité de tutelle, permettant ainsi de renforcer l’implication des acteurs locaux et de promouvoir un tourisme durable et responsable.

Elections du conseil d’administration FR.OT Région Sud mandat 2024 – 2027 :
• Président : Christian Mourisard, président délégué ADN Tourisme,
• Président délégué : Victor Berenguel, maire de Savines-Le-Lac, conseiller communautaire élu à l’office de tourisme Serre-Ponçon (Hautes-Alpes)
• Vice-président : Jérôme Busnel, président de l’OT de Roquebrune Sur Argens (Var)
• Vice-président : Eric Bruxelle, président de l’OTC Pays des Sorgues Mont de Vaucluse (Vaucluse)
• Secrétaire général : Maxime Tissot, directeur office de tourisme et des congrès de Marseille (Bouches-Du-Rhône)
• Secrétaire adjointe : Véronique Decombis, Présidente OT Istres (Bouches-du-Rhône)
• Trésorier : Florian Raoux, directeur OT Sainte Maxime (Var)
• Trésorier adjointe : Marie Garcin Zeiter, directrice office de tourisme Communautaire Menton Riviera et Merveilles (Alpes-Maritimes)
• Assesseur : Cécile Wiertwelski, directrice avignon tourisme, (Vaucluse)
• Assesseur : Sébastien Lafon, directeur office de tourisme grimaud (Var)
Ont été renouvelé dans leur mandat Christian Mourisard, Victor Berenguel, Jérôme Busnel, Maxime Tissot, Florian Raoux.

Sarah Ripert & L.G.


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

Un grand événement se prépare ce samedi sur la scène du Palais des Papes. Mais quel donc cet événement qui réussit à rassembler tant de monde sans têtes d’affiche ?

Non, le festival d’Avignon, n’ a pas été avancé, il commencera bien le 29 juin. Cependant la Cour d’Honneur du Palais des Papes recevra 1900 spectateurs ( le spectacle affiche à priori complet mais on peut encore tenter sa chance) et il n’y aura pas moins de 400 intervenants sur le plateau

Mais quel donc cet événement qui réussit à rassembler tant de monde sans têtes d’affiche ? C’est Dempop’s un événement qui réunit les enfants du dispositif Démos et la Maîtrise de l’Opéra d’Avignon.

Démos, un projet de territoire inclusif et émancipateur

Ce dispositif initié depuis 2010 au niveau national est destiné à des enfants habitant des quartiers relevant de la politique de la ville, afin d’aller là où l’accès à l’éducation artistique et culturelle est rendue difficile en raison de facteurs économiques et sociaux. Démos a pour but d’enrichir le parcours éducatif des enfants, de favoriser la transmission du patrimoine et de contribuer à l’insertion sociale. Grâce à une coopération professionnelle forte entre acteurs de la culture, de l’éducation et du champ social, la musique devient ciment social, facteur émancipateur.

Dans le Vaucluse, Démos s’enrichit d’un compagnonnage avec la Maîtrise Populaire de l’Opéra

Ce projet de l’Opéra Grand Avignon à l’initiative de Frédéric Roels, directeur de l’Opéra

Grand Avignon mené en partenariat avec des écoles situées dans des quartiers politique de la ville a pour objectif de créer une maîtrise en milieu scolaire impliquée sur 3 ans dans plusieurs créations artistiques de l’Opéra. Les écoles impliquées dans le projet sont les écoles Massillargues, Jean-Henri Fabre A, Saint-Jean et Amandier. L’enjeu est de faire entrer les enfants dans le spectacle vivant par l’art lyrique et de les accompagner dans une exploration artistique collective et individuelle. C’est tout naturellement que la Maîtrise a été intégrée au projet Démos.

Démos Provence est né en 2021

L’Orchestre national Avignon-Provence dirigé par la cheffe Débora Waldman ( engagée dans le projet dès le début en 2010 à Paris) a rejoint Démos en 2021 dans le cadre et avec le soutien de la Cité de la musique – Philharmonie de Paris, de La Cité éducative d’Avignon, avec le soutien de la Politique de la Ville du Grand Avignon, de la Caisse d’Allocations Familiales de Vaucluse et du Fonds de dotation Mommessin-Berger, en partenariat avec le Conservatoire à rayonnement régional et l’Opéra du Grand Avignon. Ce projet est coordonné par Isabelle Ronzier. artiste et médiatrice culturelle.

Les établissements scolaires concernés

Les établissements scolaires concernés: Écoles primaires Pierre de Coubertin, Jean-Henri Fabre, Grand Cyprès, Les Olivades, Stuart Mill, La Trillade (1ère et 2e année) et les Collèges Jean Brunet, Anselme Mathieu, Gérard Philippe, Joseph Roumanille (3ème année)

Les Centre sociaux d’Avignon: Centre social ASLC/ Grange d’Orel, Centre social La Fenêtre, Espace social et culturel La Croix des Oiseaux, Espace Pluriel

Démos Avignon-Provence , 3 ans d’immersion dans l’orchestre sous la responsabilité artistique de Débora Waldman, de 2021 à 2024

• 95 enfants instrumentistes répartis en 6 groupes 4 groupes cordes, 1 groupe bois, 1 groupe cuivres, parrainés par les musiciens de l’Orchestre national Avignon-Provence

• 3h30 de pratique instrumentale, vocale, et chorégraphique hebdomadaire, en primaire les deux premières années, au collège la troisième année

• Des ateliers menés en trinôme par deux artistes professionnels et 1 référent social

• Des tuttis toutes les 6 semaines et des stages pendant les vacances scolaires

Pour ces enfants qui ont commencé l’apprentissage en CM2 il s’agit de privilégier l’apprentissage collectif qui favorise à la fois le plaisir, le lien social et la musicalité. Tout en ayant un haut niveau d’exigence que nous aurons l’occasion d’apprécier lors de ce concert prestigieux.

Les 80 enfants de Démos Avignon-Provence et les 150 enfants de la Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon termineront leur troisième et dernière année de pratique instrumentale et vocale avec un concert exceptionnel dans la Cour d’honneur du Palais des Papes à Avignon

Sous la direction musicale de Débora Waldman, ils se produiront sur scène aux côtés des musiciens et musiciennes de l’Orchestre national Avignon-Provence, des chanteurs et chanteuses du Choeur et de la Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon ainsi que du baryton Alain Iltis. Ils interpréteront des oeuvres de Mozart, Prokofiev, Britten ainsi que Cantata du compositeur Matteo Franceschini en création mondiale.

A événement exceptionnel, moyens exceptionnels

Claude Morel, vice-président du Grand Avignon délégué aux spectacles vivants,  a  rappelé que le Grand Avignon n’a pas la compétence culture mais la compétence spectacles vivants auxquels ils accordent chaque année 23 millions d’euros  (Opéra, Conservatoire, Orchestre National Avignon Provence entre autres). Dès le début de l’aventure il y a 3 ans ( depuis 12 ans au niveau national) le Grand Avignon a  participé à hauteur de 15000 € chaque année pour le projet Démos. Sur le concert du 15 juin, 50 000€ ont été débloqué afin de bénéficier du prestige et de la technique de la Cour d’Honneur.

Le programme complet

avec Baryton, Alain Iltis

DÉMOS Avignon-Provence coordonné par Isabelle Ronzier sous la direction de Débora Waldman

Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon

Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon : responsable, Florence Goyon-Pogemberg

Choeur de l’Opéra Grand Avignon : direction, Alan Woodbridge

Orchestre national Avignon-Provence : Direction musicale, Débora Waldman

Orchestre national Avignon-Provence

Félix Mendelssohn-Bartholdy, Le songe d’une nuit d’été –Intermezzo

Joseph Haydn, Symphonie Le Matin – 1er mouvement

Choeur de l’Opéra Grand Avignon et Orchestre national Avignon-Provence

A cappella Hildegard Von Bingen, O choruscans lux stellarum

Charles Villiers Stanford, The blue bird

Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon et Orchestre national Avignon-Provence

Wolfgang Amadeus Mozart, Les Noces de Figaro, Ricevete, O padroncina

Camille Saint-Saëns, Samson et Dalila,Voici le printemps nous apportant des fleurs

Démos Avignon-Provence et Orchestre national Avignon-Provence

Baryton, Alain Iltis

Wolfgang Amadeus Mozart, Les Noces de Figaro,Non più andrai,

Sergueï Prokofiev, Roméo et Juliette La danse des chevaliers

Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon et Orchestre national Avignon-Provence

Benjamin Britten, Le Petit Ramoneur, Night song

Orchestre national Avignon-Provence, Choeur de l’Opéra Grand Avignon, Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon, Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon, Démos Avignon-Provence : Cantata

Cantata, une commande de l’Opéra Grand Avignon et de l’Orchestre national Avignon-Provence au compositeur Matteo Franceschini

Le directeur de l’Opéra Grand Avignon , Frédéric Roels a souligné qu’il ne s’agissait pas pour ce jour exceptionnel de jouer seulement des œuvres du répertoire. Il fallait également marquer les esprits par une création. L’Opéra Grand Avignon et  l’Orchestre national Avignon-Provence ont donc passer commande à Matteo Franceschini qui est l’artiste associé en résidence à  l’Opéra Grand Avignon pour les 2 saisons à venir. « Cantata » est une œuvre que nous découvrirons donc en création mondiale, conçue pour mettre en valeur les voix et les instruments : la Maîtrise et l’Orchestre Démos. La démarche de création est tout à fait originale : Les «  mamans » des quartiers ont  participé à des ateliers d’écriture organisés dans les Centres sociaux autour du thème «  Passage de l’ombre à la lumière ». Matteo Franceschini a ensuite puisé dans ces textes. La rencontre entre l’artiste et les enfants a eu lieu le 27 avril à la salle polyvalente de Montfavet pour une première répétition.

Samedi 15 juin 2024, 21h. Concert gratuit sur réservations.  04 90 14 26 40.

https://www.operagrandavignon.fr   Cour d’honneur du Palais des Papes, Avignon.


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

L’association CroissancePlus qui est constitué d’un réseau de plus de 500 entrepreneurs représentant plus de 110 000 emplois cumulés organise du jeudi 4 au samedi 6 avril à Avignon, le spring campus. Cet évènement, sur le thème cette année « j’irai au bout de mes rêves », prend la forme d’un séminaire adapté aux besoins et pratiques des entrepreneurs propose de nombreux débats, ateliers business et networking. L’occasion pour la structure dirigée par Audrey Louail de rappeler sa mission de partage et d’influence et pour les adhérents de débattre autour de leur quotidien avec des intervenants de qualité. Avec en point d’orgue l’intervention de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

C’est au centre des congrès du Palais des Papes à Avignon que l’association CroissancePlus organise la 15e édition de son spring campus qui réunit de nombreux entrepreneurs du territoire et de partout ailleurs. L’évènement, débuté jeudi 4 avril se poursuivra jusqu’à demain, samedi 6 avril. Une édition 2024 qui peut compter sur la présence de nombreux intervenants issus du milieu de l’entreprenariat qui viennent partager leurs expériences et leurs ‘conseils’ pour mieux appréhender cette activité au quotidien.

Parmi ces nombreux intervenants, l’animateur et historien Franck Ferrand, la philosophe Gabrielle Halpern, l’apnéiste Guillaume Néry, le médecin anesthésiste-réanimateur, ancien médecin chef du RAID, Matthieu Langlois, la neuropsychologue, directrice de recherches au CNRS et responsable scientifique de l’association Les yeux dans la tête, Sylvie Chokron, le général Dominique Trinquand, expert en relations internationales, Alain Bécoulet, directeur général adjoint science du projet ITER… Et, en ‘guest-star’ Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique dont l’intervention est visible ci-dessous.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, lors de son intervention au centre des congrès d’Avignon.Un discours précédé par l’intervention d’Audrey Louail, présidente de CroissancePlus.©CroissancePlus

CroissancePlus un ADN de partage et de développement
La thématique de CroissancePlus sur ce spring campus peut se résumer en une phrase en forme de mantra « J’irai au bout de mes rêves ». Une maxime qu’Audrey Louail, la présidente de l’association rattache directement au métier d’entrepreneur « le rêve est un puissant moteur, c’est la première étape du chemin entrepreneuriale. Nous en tant que structure qui réunit ces faiseurs de rêves, notre but est de les aider à prendre des risques et aller au-delà des obstacles ».

Une mission que cette chef d’entreprise bretonne prend à cœur et dont le succès ne peut résider que dans le partage et la réunion « nous sommes tous des entreprises en croissance et nous avons tous choisis de partager le fruit de la croissance avec nos adhérents car nous sommes convaincus que la réussite entrepreneuriale ne peut être que collective et c’est pour ça que l’association de nos collaborateurs au capital de nos entreprises est juste primordiale » déclare-t-elle.

500 adhérents, tous entrepreneurs comptent déjà parmi les fidèles de CroissancePlus, 100 000 emplois cumulés, 11 milliards de chiffre d’affaires cumulés et plus de 50 rencontres par an, l’association se veut déjà particulièrement active et rassembleuse. Son objectif s’articule autour de deux missions : partager et influencer « notre premier travail est de faire connaitre auprès des services publics les besoins et les enjeux de nos entreprises qui évoluent constamment en fonction des changements économiques et notre deuxième tâche consiste à effectuer de la communication interne afin de grandir ensemble et trouver des solutions à chaque problématique entrepreneuriale peu importe la taille de l’entreprise » ajoute Audrey Louail.

Inspirer le business model, le leitmotiv du spring campus 2024
Chaque année CroissancePlus organise de nombreux évènements pour ses adhérents, pour les aider et les accompagner dans leur dynamique de transformation. C’est le but poursuivi pour ce spring campus 2024 à Avignon qui se découpe en trois jours. Au programme ateliers autour des thématiques d’avenir comme « comment déployer facilement des solutions IA dans mon business » ou « Le CSRD (contrat de redynamisation de sites de défense) comment s’y préparer.

La 15e édition du spring campus de CroissancePlus se déroule au centre des congrès du Palais des papes d’Avignon.©CroissancePlus

Des réponses aux problématiques business et des enjeux de demain qui touche toutes les entreprises en particulier les PME et les ETI. De nombreux professionnels qualifiés interviennent également durant ces trois jours pour apporter des éclairages et des précisions sur certains sujets et interrogations qui se posent pour l’avenir de cette activité entrepreneuriale.

Une intervention est particulièrement attendue, c’est évidemment celle de Bruno Le Maire (voir vidéo ci-dessus), ministre de l’économie qui sera présent sur ce Spring Campus ce vendredi après-midi « nous allons évoquer avec lui trois inquiétudes et enjeux pour l’avenir : la fiscalité sur l’emploi, le deuxième c’est le fléchage de la commande publique et des grands groupes vers les ETI/PME, c’est essentiel pour nous et ça ne coute pas d’argent à l’Etat et enfin c’est le sujet des transmissions et des reprises d’entreprises qu’il faut anticiper dès maintenant » souligne Audrey Louail.

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances et Audrey Louail, présidente de CroissancePlus. © Préfecture de Vaucluse-Facebook

Pour donner de nouvelles idées de stratégies et de business model à ses adhérents, CroissancePlus peut compter sur l’appui de son partenaire historique, la BNP Paribas « on est la première banque des entreprises en France et avec ce type d’évènement, on est au cœur de notre clientèle avec la présence accrue de PME et d’ETI, on apporte une vraie valeur avec ce partenariat en participant et en accompagnant les entrepreneurs vers la réussite de leurs projets. BNP Paribas c’est 2400 banquiers dédiés aux entreprises sur le plan national, c’est le dispositif le plus puissant pour accompagner les entreprises, peu importe d’où elles viennent » annonce fièrement Clotilde Quilichini, directrice clientèle entreprise chez la BNP Paribas.

« On doit simplifier ces mesures pour donner envie aux jeunes d’entreprendre sans complexité administrative. »

Audrey Louail, présidente de CroissancePlus

Les mesures de simplification l’enjeu de demain pour les PME ?
C’est une des actualités du moment pour les TPE/PME et c’est donc tout naturellement que la question des mesures de simplification se retrouve au cœur des missions de CroissancePlus sur ce spring campus 2024 « on a besoin de mesures de simplifications et j’ai dans l’espoir que le gouvernement nous entende sur ce sujet car c’est un enjeu essentiel pour l’avenir entrepreneuriale si on veut apporter une croissance sur cette activité » souligne la présidente de CroissancePlus.

« La simplification de la fiche de paye évoqué dans le nouveau projet de loi avait été déjà simplifié lors de la précédente loi donc on attend plus de changements sur d’autres volets et l’objectif c’est de discuter entre nous pour préciser nos attentes. En revanche la mesure qui vise à tester chaque loi sur les PME est une bonne action que nous avions soumise il y a déjà plusieurs années. On doit simplifier ces mesures pour donner envie aux jeunes d’entreprendre sans complexité administrative » ajoute-t-elle.


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

C’est quoi, la naturalité ? Un concept qui signifie mettre en valeur des solutions innovantes pour des produits plus sûrs, des procédés de production plus vertueux et des technologies plus propres. Avec un mix entre innovation technologique et sociétale, transition écologique et environnementale. Dans trois secteurs : l’alimentation, la cosmétique et la santé. Le Palais des papes a accueilli la 2ᵉ édition des Journées de la naturalité ces mercredi 3 et jeudi 4 avril.

Une manifestation organisée par Innov’Alliance qui a successivement succédé au ‘Pôle Compétitivité Fruits & légumes’, créé par Yves Bayon de Noyer, le fondateur d’Agis en Zone de Courtine, aujourd’hui maire du Thor, qui ensuite est devenu ‘Terralia’ (Pôle européen alimentation, bien-être et naturalité), puis ‘Pôle Pass’ (Parfums, Arômes, Senteurs, Saveurs). « Nous avons deux marqueurs, le végétal et la naturalité pour bâtir l’avenir de notre écosystème, la durabilité des ressources et leur production éco-performante », explique Jean-François Gonidec, le président d’Innov’Alliance.

Avec l’INRAE, ses laboratoires, son Centre de Recherches au Domaine Saint-Paul à Montfavet, son bâtiment « Abeilles » dédié à la santé des pollinisateurs, son ‘Cœur de Centre‘ mais aussi ses centaines de scientifiques et chercheurs qui travaillent sur l’agroécologie, l’adaptation aux changements climatiques, les ressources en eau, les risques naturels et la nutrition humaine. Avec les écoles ISEMA et ISARA pour les ingénieurs agronomes et experts en naturalité, ses lycées agricoles, Avignon est forcément le cœur battant d’un immense écosystème innovant basé sur la nature.

C’est ainsi qu’ont été lancées ces Journées de la Naturalité il y a deux ans. Pour le grand public, le concept de « naturalité » signifie à 86% qu’un produit est constitué d’ingrédients qui ne sont pas nocifs, à 78% qu’ils sont efficaces et à 66% éthiques. « En 4 ans, la préoccupation d’éthique environnementale a grimpé de 40%, c’est dire l’attente des consom’acteurs avec un trio de tête, pour l’alimentation, la cosmétique et les produits ménagers », explique Jean-François Gonidec.

Il est vrai que des produits comme L’arbre vert aux Taillades, entre Cavaillon et Robion sont plébiscités par les défenseurs des normes environnementales. Le public ne veut plus d’additifs, de conservateurs, de colorants artificiels, de pesticides, de produits qui viennent de l’autre bout de la planète avec le bilan carbone négatif que cela induit. D’après une enquête, 89% des consommateurs font confiance aux produits de beauté naturels, qui n’irritent pas la peau, qui sont sourcés dans des pays où les travailleurs bénéficient de normes sociales. Bref, ils préconisent un cercle vertueux, une économie circulaire avec des entreprises labellisées « RSE », moins de gaspillage d’eau et d’électricité, où on recycle et on réutilise en toute transparence sans gaspiller les ressources.

Une table ronde a ensuite réuni plusieurs partenaires dont Jean-Charles Lhommet pour le Groupe L’Occitane. Basée à Manosque (04) avec un autre site à Lagorce (07), cette entreprise a été créée en 1976 par Olivier Baussan. Passionné de botanique, il commence par distiller de l’huile de romarin avec son vieil alambic, puis passe à la lavande. La marque a de nombreux produits phares comme la crème pour les mains au karité du Burkina-Faso, l’huile de douche aux amandes ou la crème à l’immortelle de Corse. Aujourd’hui, on dénombre environ 10 000 salariés dans le monde entier. « Nous apportons des solutions de bien-être » explique Jean-Charles Lhommet, ancien ingénieur agronome qui a aussi bourlingué au Tchad et à Madagascar avec des ONG (organisations non gouvernementales) avant de se retrouver dans les Alpes-de-Haute-Provence.

« Nous avons besoin, pour être crédibles et légitimes, de raconter une histoire authentique, donc être ancrés dans un territoire, au milieu des plantes qui ont une traçabilité. Nous devons avoir des relations écoresponsables et éthiques avec les agriculteurs qui nous approvisionnent. Ce sont eux qui prennent tous les risques, donc nous devons leur assurer des débouchés, des revenus décents dans un environnement non pollué. Nos lavandes sont 100% ‘Made in Provence’, elles sont reconnues par l’UNESCO comme un Patrimoine Immatériel, elles font partie de notre vie, de nos paysages, de notre territoire, de nos parfums, elles ne sont absolument pas délocalisables. »

Autre intervenante dans le débat, ce mercredi 3 avril, au Centre des Congrès du Palais des Papes : Isabelle Socquet, docteur en pharmacie et responsable de la communication scientifique et médicale d’Arkopharma à Carros, dans les Alpes-Maritimes. « Nous sommes environ 700 sur ce site, près du fleuve Var avec la production, les services de recherche et développement et d’expédition. Nous avons une expertise pharmaceutique depuis plus de 40 ans et nous utilisons environ 300 tonnes de plantes sèches de 120 espèces différentes par an. 40% sont bio et viennent de France, 50% d’Europe. » Parmi les produits les plus connus de la marque : ‘Forcapil’ contre la chute des cheveux, des gélules pour la souplesse articulaire, ‘Arkorelax Sommeil fort 8h’ avec de la mélatonine, pour faciliter l’endormissement et la relaxation, ‘Arkorelax’ à base de dopamine et sérotonine, pour le moral, l’équilibre mental et la réduction de la fatigue. « Aujourd’hui, avec la crise et l’inflation, les consommateurs sont prêts à payer plus cher pour des produits français, mais, en contrepartie, ils nous demandent qu’ils soient réellement efficaces, qu’ils agissent vite et intensément. Nous avons aussi un label ‘Green impact label’ une sorte de nutriscore qui prouve notre engagement en faveur du sociétal et de l’environnemental. » Chiffre d’affaires d’Arkopharma : 250M€.


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

La ville d’Avignon et le plus grand musée du monde relancent un partenariat initié depuis près de 50 ans. Car qui le sait ? Le musée du Petit Palais abrite depuis 1976 le plus important dépôt de peinture du Louvre sur l’ensemble du territoire français. Un modèle de décentralisation que les deux partenaires entendent redynamiser dans la perspective d’Avignon Terre de culture 2025 ainsi que du cinquantenaire du musée avignonnais consacré à la peinture et à la sculpture médiévales.

En chantier depuis le début du mois de mars, le musée du Petit Palais fait actuellement l’objet de travaux de modernisation et de sécurisation des œuvres, soutenus financièrement par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un montant total de 500 000€. Le site, qui abrite l’une des plus importantes collections de primitifs italiens (période allant du monde Moyen-Âge à la première Renaissance) devrait rouvrir le 2 mai prochain.
En attendant, Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre, et Cécile Helle, maire d’Avignon, viennent de signer une convention de partenariat visant à renforcer la collaboration entre le musée du Louvre et la Ville.
En chantier depuis le début du mois de mars, le musée du Petit Palais fait actuellement l’objet de travaux de modernisation et de sécurisation des œuvres, soutenus financièrement par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un montant total de 500 000€. Le site, qui abrite l’une des plus importantes collections de primitifs italiens (période allant du monde Moyen-Âge à la première Renaissance) devrait rouvrir le 2 mai prochain.

Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre (à gauche), et Cécile Helle, maire d’Avignon.

En attendant, Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre, et Cécile Helle, maire d’Avignon, viennent de signer une convention de partenariat visant à renforcer la collaboration entre le musée du Louvre et la Ville.
Cet accord vise notamment à œuvrer à la restauration du parcours muséographique de l’ancien palais des archevêques situé à quelques encablures du Palais des Papes, à l’accessibilité du musée et à la visibilité de ce dépôt exceptionnel constituant un ensemble unique, sans équivalent en France.

Une collaboration oubliée ?
Avant le Louvre 2 ou le Louvre Abu Dhabi, c’est bien à Avignon que le plus grand musée du monde a essaimé une partie de ses collections. En effet, c’est depuis 1976 que le Petit Palais accueille plus de 300 œuvres réunies par le marquis Campana au XIXe siècle.
Ce dernier, collectionneur passionné d’art italien, va constituer cette collection unique avant sa faillite en 1857 et la dispersion de ses biens. Si une grande partie des œuvres sont acquises par Napoléon III, une réflexion est engagée dès cette époque sur la manière de réunir ces chefs-d’œuvre disséminés.
Il faudra cependant attendre les années 1950 pour que, sous l’impulsion de Jean Vergnet Ruiz, inspecteur général des musées de province et de Michel Laclotte, l’un des plus éminents spécialistes des primitifs italiens et futur directeur du département des peintures du Louvre, pour que se mette en place un projet de rassemblement de ces œuvres.

Bien avant de devenir président-directeur du musée du Louvre, Michel Laclotte va organiser en 1956 l’exposition ‘De Giotto à Bellini’ au musée de l’Orangerie. C’est là que celui qui est alors l’un des plus éminents spécialistes des primitifs italiens, futur directeur du département des peintures du Louvre, met en lumière la riche collection des musées de province et amorce le projet de rassembler la collection Campana en un seul lieu. Ce projet se concrétise en 1976 par l’inauguration de la collection Campana au Petit Palais d’Avignon. ©Le Louvre-Gérard Rondeau-Agence Vu

Avignon comme une évidence
Si ce principe de regroupement est alors d’ores et déjà acquis, le choix du musée reste ouvert. La ville d’Avignon, ancienne cité des papes et foyer artistique majeur au XIVe siècle, s’impose rapidement mais il faudra tout de même 20 ans pour que le projet aboutisse sous l’impulsion d’Henri Duffaut, maire d’Avignon de 1958 à 1987, et Michel Laclotte, qui deviendra ensuite président-directeur du musée du Louvre.
C’est d’ailleurs à ce dernier, ainsi que l’architecte-muséographe André Hermant et le décorateur Alain Richard, que l’on doit la présentation de la collection selon un parcours chronologique séquencé en fonction des différentes écoles régionales proposé depuis l’inauguration du musée du Petit Palais il y a presque 50 ans maintenant.

Le site avignonnais, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco accueille ainsi plus de 300 tableaux italiens provenant majoritairement de la collection Campana mais aussi plusieurs œuvres importantes acquises sous l’Empire. On y retrouve des grands noms de l’art, tels que Lorenzo Monaco, Bartolomeo della Gatta, Carlo Crivelli, Sandro Botticelli ou encore Vittore Carpaccio. Il s’agit du dépôt de peintures le plus exceptionnel du Louvre, par sa nature et son volume, sur le territoire français.

Depuis 1976, le musée du Petit Palais à Avignon abrite le plus important dépôt de peintures du Louvre, par sa nature et son volume, sur le territoire français. © Musée du Petit Palais-Empreintes d’Ailleurs-Frédéric Dahm

Cet ensemble, sous la responsabilité du Louvre et géré au quotidien par l’équipe du Petit Palais dirigée depuis février dernier par une nouvelle conservatrice, Fiona Lüddecke, dont le recrutement a été adoubé par le Louvre. La collection est complétée par le dépôt d’une partie des collections médiévales du musée Calvet.

« C’est une histoire que peu d’Avignonnaises et d’Avignonnais connaissent. »

Cécile Helle, maire d’Avignon

Une nouvelle marque pour renforcer l’attractivité du Petit palais
« C’est une histoire que peu d’Avignonnaises et d’Avignonnais connaissent, rappelle Cécile Helle, maire d’Avignon. Associer le musée du Petit Palais et Avignon au Louvre devrait susciter en nous de la fierté. Et notamment la fierté d’avoir été les premiers d’une expérience de décentralisation culturelle réussie au milieu des années 1970. Notre volonté aujourd’hui, c’est de redonner de la visibilité à cette histoire qui est exceptionnelle. De redonner une impulsion à notre partenariat. »
Pour cela, les deux partenaires ont décidé de créer un nouveau label ‘Musée du Petit Palais – Louvre en Avignon’. Cette nouvelle identité visuelle, qui devrait voir le jour d’ici le 1er semestre 2025, entend s’attacher à valoriser les liens historiques entre le musée de Louvre et celui du Petit Palais.

Le Petit Palais abrite l’une des plus importantes collections de primitifs italiens (période allant du monde Moyen-Âge à la première Renaissance), positionnant Avignon au cœur d’un chapitre fondamental de la naissance de la peinture occidentale. © DR-Mairie d’Avignon

L’objectif de capitaliser sur l’attractivité de la ‘marque’ du plus grand musée du monde est de clairement permettre à un maximum des 770 000 visiteurs du Palais des Papes en 2023 de rejoindre les 45 000 qui ont découvert le Petit Palais à seulement 300 mètres de là.
« Ce lien naturel entre le Palais des Papes et le musée du Petit Palais doit être une évidence pour tous les visiteurs du Palais mais aussi pour les Avignonnais, insiste Cécile Helle. On veut vraiment faire comprendre, notamment aux visiteurs du Palais des Papes, qu’ils loupent quelque chose à ne pas prolonger la visite jusqu’au Petit Palais, dont l’accès est gratuit je le rappelle. »
« Il y a une dynamique à trouver avec le palais des Papes, confirme pour sa part la présidente-directrice du musée du Louvre. Il faut rendre ce lien plus évident. »

« Il s’agit de donner un élan donner un élan moderne à un lieu qui rassemble des collections anciennes. »

Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre

Bénéficier de l’expérience du Louvre
Par ailleurs, toujours dans le cadre de cette convention, le musée du Louvre met à disposition du Petit Palais son expertise scientifique afin de définir de nouvelles orientations et repenser le parcours permanent. Outre l’élaboration d’expositions communes et la conduite d’une politique de prêts et de dépôts, le Louvre poursuivra ses missions de conseil en matière de restauration, d’acquisition et s’efforcera d’accompagner l’insertion du musée du Petit Palais dans un réseau densifié de partenaires à l’échelle nationale et internationale.
Des expositions temporaires devraient être aussi proposées, mais il ne faut pas espérer la Joconde ou la Victoire de Samothrace. Le but étant de respecter la philosophie de l’endroit.
Les équipes du Louvre et celles du Petit Palais entendent aussi respecter l’ADN du lieu en restant fidèle à la scénographie épurée du musée avignonnais.
L’initiative devrait bénéficier d’un accompagnement fort de l’Etat, tant technique que financier, afin de redessiner le parcours des collections. Une mission, conduite par la Drac Paca, sera lancée dans les prochaines semaines afin de mettre à l’étude la réorganisation des espaces, la refonte du parcours muséographique, ainsi que les possibilités de rénovation du bâtiment, classé Monument Historique.
« Il s’agit de donner un élan donner un élan moderne à un lieu qui rassemble des collections anciennes », poursuit Laurence des Cars.

Le groupe mk2 qui organise un festival de cinéma en plein air dans carrée du Louvre, étudie actuellement une déclinaison de ce programme à Avignon.

Dans ce cadre, le groupe mk2, partenaire fidèle du Louvre autour du festival de cinéma en plein air Cinéma Paradiso qui se tient chaque été dans la cour carrée du Louvre (voir vidéo ci-dessus), étudie actuellement une déclinaison de ce programme en Avignon.
Au final, la relance de ce partenariat s’inscrit dans la perspective des célébrations d’Avignon Terre de culture 2025 et des 50 ans du musée du Petit Palais en 2026.

« A travers ce partenariat, le Petit Palais prend pleinement place au sein de la ‘famille Louvre’. »

Laurence des Cars, présidente-directrice du musée du Louvre

Un exemple de décentralisation culturelle
« Le Louvre est profondément attaché au musée du Petit Palais, a insisté Laurence des Cars lors de la signature de la convention. Par son engagement fondateur en faveur de la création du musée du Petit Palais il y a près de 50 ans, le musée du Louvre affirmait avec force sa mission au service de tous les Français : il posait une première de la décentralisation culturelle avec ce projet pilote, explique Laurence des Cars. A travers ce partenariat, le Petit Palais prend pleinement place au sein de la ‘famille Louvre’, pour faire découvrir ou redécouvrir au plus grand nombre ce musée unique en son genre et son exemplaire et extraordinaire collection. »
« C’est une grande aventure dans laquelle le Louvre est particulièrement impliqué par le l’importance des dépôts permanents, poursuit la directrice. Avignon est là au cœur d’un chapitre fondamental de la naissance de la peinture occidentale. Au Louvre, nous croyons au Petit Palais, nous sommes sûrs que ce musée va retrouver un public plus nombreux grâce à cette nouvelle dynamique. »


Palais des papes, 7 siècles d’histoires

Seule vigne intra-muros de France, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, elle suplombe le Rhône depuis 1997  quand ont été plantées les premières souches de Syrah, Grenache noir, Carignon, Cinsault, Mourvèdre, Counoise, Marselan pour les rouges. Grenache blanc, Marsanne, Roussanne, Clairette, Viognier pour les blancs. 12 cépages en tout pour 540 pieds.

Ce jeudi 21 mars, sécateur électrique en main, le président des Compagnons des Côtes du Rhône, David Bérard a remercié les 73 membres de l’association, ceux qui appartiennent à la filière viti-vinicole et ceux qui l’encouragent passionnément.

Cette vigne est devenue « Oeuvre d’art » en 2000, quand Avignon, Capitale des Côtes du Rhône, avait été élevée au rang de « Capitale Européenne de la Culture » sous la mandature de Jacques Chirac. Les élèves du Lycée viticole d’Orange ont participé à cette taille et les serments seront réduits en sciure et utilisés comme couvre-sol entre les rangs des 1 500m2 de ce mini-vignoble, pour éviter l’évapo-transpiration, cet été quand les températures grimperont sur les Doms.

Chaque année, 150 bouteilles proviennent de cette vigne des Papes et sont vendues aux enchères au bénéfice d’associations caritatives.  Prochains évènements des Compagnons des Côtes du Rhône, les Estivales en juin-juillet et le 28ème Ban des Vendanges fin août.

Contact : www.compagnonscotesdurhone.com

Les représentants de la Vigne de Montmartre invités par les Compagnons des Côtes du Rhône
Le Président des Compagnosn des Côtes du Rhône, David Bérard, lors de son discours
Les élèves du lycée viticole d’Orange
Le cep de vIgne (grenache) n°84 nommé Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse

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