Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Ce vendredi 9 février, l’Orchestre National Avignon Provence invite le public à venir entendre les Chants Bibliques de Dvořák interprétés par la mezzo-soprano Eugénie Joneau, triplement primée lors du 30ᵉ Concours Operalia du Cap en novembre dernier. Incanto du compositeur Éric Tanguy et la célébrissime Symphonie n°7 de Beethoven compléteront ce programme lyrique et symphonique dirigé par Jean-François Verdier.
Incanto d’Eric Tanguy
Courte pièce composée en 2001 pour l’Orchestre National de Bretagne, Incanto d’Éric Tanguy dévoile la grande aisance du compositeur dans cette pièce écrite pour un effectif relativement restreint. Il s’agit en quelque sorte d’une ouverture de concert, à l’image des modèles classiques.
Chants bibliques d’Antonín Dvořák
Œuvre de la maturité composée lors du séjour américain de Dvořák, le cycle des Chants bibliques consiste en l’adaptation musicale de fragments de dix psaumes. L’atmosphère s’y révèle contrastée, tour à tour dramatique ou consolatrice. Une introspection qui renvoie à une période troublée, le compositeur ayant enregistré la disparition de plusieurs de ses proches.
Symphonie n°7 de Ludwig van Beethoven
Contrastant avec la sereine Symphonie Pastorale qui la précède, la Septième Symphonie de Beethoven étreint l’auditeur par sa puissante énergie rythmique et sa théâtralité débordante. Dans l’obsédant Allegretto – qui fut bissé lors de la création – c’est le tableau lancinant d’une procession qui se développe peu à peu. Mais à l’image de ses mouvements extrêmes, la symphonie se caractérise surtout par une abondance d’accents dionysiaques qui soulevèrent l’enthousiasme de Wagner.
Direction musicale : Jean-François Verdier Mezzo-soprano : Eugénie Joneau
Promenade Orchestrale – Atelier d’écriture
Atelier d’écriture autour du concert Incantations animé par Isabelle Ronzier, médiatrice culturelle. Cet atelier est ouvert à toutes les plumes, toutes les expressions, sans niveau ni pré-requis. La participation à cette Promenade Orchestrale permet de bénéficier d’un tarif C sur le concert Incantations. Gratuit sur inscription au 07 88 36 02 61 ou sur communication@orchestre-avignon.com Mercredi 7 février. 14h30. Bibliothèque Ceccano. Avignon.
Répétition générale
Répétition ouverte aux groupes (jeunes, associations…) Vendredi 9 février. 9h30. Opéra Grand Avignon.
Avant concert
L’Orchestre national Avignon-Provence propose au public une rencontres en amont du concert. Vendredi 9 février 2024.De 19h15 à 19h35. Salle des Préludes, Opéra Grand Avignon.
Concert Incantations. Vendredi 9 février 2024. 20h. 5 à 30€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Les Chorégies d’Orange, le plus vieux festival d’art lyrique au monde, risquent-elles de se fracasser sur le Mur d’Auguste à cause de leur fragilité financière ? C’est la question que l’on se pose quand on lit les 55 pages du rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur lequel nous allons y revenir en détails.
Et pourtant, depuis 2 000 ans, ce Théâtre Antique Romain de 8 313 places s’impose avec majesté au coeur de la Cité des Princes. Classé au Patrimoine de l’Unesco, il abrite les Chorégies, le plus ancien festival lyrique du monde puisqu’il date de 1869, quand Bayreuth est né en Allemagne sept ans plus tard, en 1876, Vérone en 1913, Salzbourg en 1920 et Aix-en- Provence 1948.
Que d’émotions avec Verdi, Puccini, Donizetti, Bizet, Rachmaninov, Chopin ou Paganini. Que de divas nous ont enchantés : Montserrat Caballé, Teresa Berganza, Barbara Hendricks, Béatrice Uria-Monzon, Angela Gheorghiu, Viorica Cortes, Inva Mula, Patrizia Ciofi, Renée Fleming, Hasmik Papian, Norah Amsellem, Leonie Rysanek, Cecilia Bartoli ou Anna Netrebko.
Que de tenors et baryton ont mis le feu aux gradins : Luciano Pavarotti, Placido Domingo, José Carreras, Leo Nucci, José Van Dam, Ruggero Raimondi, Roberto Alagna, Rolando Villazon, Alain Fondary, Gabriel Bacquier, Vittorio Grigolo, Juan-Diego Flores, Giaccomo Aragall, Jonas Kaufmann.
Que de musiciens magnifiques, pianistes et violonistes ont fait vibrer les spectateurs : Martha Argerich, Lang Lang, François-René Duchâble, Evgeny Kissin, Nicolas Lugansky ou encore Vadim Repin, Maxim Vengerov et Nemanja Radulovic.
Que de chefs d’orchestres prestigieux sont venus du monde entier : Karl Böhm, Lorin Maazel, Daniel Barenboim, John-Eliot Gardiner, Jean-Claude Casadesus, Michelangelo Veltri, Pinchas Steinberg, Georges Prêtre, Michel Plasson Tugan Sokhiev, Riccardo Chailly, Myung Whun Chung, Jesus Lopez-Coboz.
Voilà pour toutes les émotions que nous ont offertes les Chorégies. Mais quand on lit le Rapport d’observations (à consulter en fin d’article) de la Chambre régionale des comptes (CRC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur sur les exercices comptables de 2013 à 2021 on ne peut que s’inquiéter. 9 ans passés au crible et « Un modèle économique fragile identifié de longue date qui remonte à 2013 ».
« A Orange, la structure est dépendante de la réussite commerciale de sa programmation artistique. »
« Comme pour chaque contrôle, nous avons travaillé en binôme, explique Didier Gory, vice-président de la CRC et co-auteur du rapport avec un magistrat. Nous avons d’abord remarqué que ces Chorégies ont un taux d’autofinancement de près de 80%, fondé sur la billetterie. Dans les autres festivals, c’est le contraire, elle ne représente que 20% du budget ». Du coup, à Orange, la structure est dépendante de la réussite commerciale de sa programmation artistique. Et le déséquilibre majeur débute en 2013 avec l’annonce de deux représentations du ‘Vaisseau Fantôme’ de Wagner et d’un concert du chanteur-fétiche des Chorégies, Roberto Alagna. Pas de chance, faute de fréquentation, le Vaisseau Fantôme torpille le budget puisque la seconde représentation est retirée et l’annulation du récital du ténor pour raison de santé aggrave la situation (500 000€), le déficit s’élève alors à 1,6M€.
En 2016, après 35 ans de direction générale des Chorégies, Raymond Duffaut démissionne et le nouveau directeur, Jean-Louis Grinda, venu de l’opéra de Monte-Carlo annonce « Tourner la page » en élargissant la programmation à la danse, au ciné-concert, à des musiques actuelles pour attirer les jeunes générations. « Stop aux tubes. Sortons des sentiers battus, de Carmen, Tosca, Turandot, Traviata, Lucia du Lammermoor qu’on voit de longue. Innovons, surprenons le public, faisons venir des artistes qu’on n’a jamais vus ici ».
Un premier coup de semonce en 2017 En 2017, stupeur et tremblements. On apprend que « Les Chorégies pourraient mettre la clé sous la porte, la Société Générale refuse un prêt à court terme et les autres banques mettent leur veto pour faire face au déficit cumulé de 1,5M€ » explique Jean-Louis Grinda. Et il s’étonne que « Le Festival d’Aix-en-Provence reçoive 8,5M€ de subventions quand nous n’en avons que 900 000€ ». Autre constat, dans la série deux poids deux mesures, Aix touche 16% de ses recettes sous forme de mécénat quand à Orange elles n’ont droit qu’à 5,3%.
« Le Festival d’Aix-en-Provence reçoit 8,5M€ de subventions quand nous n’en avons que 900 000€ ».
Jean-Louis Grinda, directeur général des Chorégies
Les collectivités à la rescousse Branle-bas de combat : à la veille du 150e anniversaire des Chorégies et d’un risque imminent de cessation de paiement, une réunion de crise est organisée au Conseil Départemental de Vaucluse à Avignon avec le président Maurice Chabert, le président de la Région Sud, Renaud Muselier venu ‘fissa’ de Marseille, des représentants du préfet, de la Direction des affaires culturelles et de la ministre de la culture qui n’est autre que Françoise Nyssen, la patronne des Editions Actes-Sud à Arles qui se ‘décarcasse’ pour sauver ce festival hors norme.
« On passe de la gestion associative à la gestion par une SPL (société publique locale) est-il écrit dans le rapport de la CRC »Mais le choix de ce statut présente des limites puisque, notamment, l’Etat est exclu de facto de la gouvernance ». Et face au risque imminent de liquidation, la collectivité régionale s’engage dans un plan de sauvetage-express : il apporte une enveloppe de 2,6M€ et triple son financement annuel. Sauf que, de fait la Région paraît porter seule les Chorégies » alors que Renaud Muselier, lors de la réunion de crise avait vigoureusement martelé « Il n’est pas question que les collectivités locales soient le tiroir-caisse des Chorégies ».
« Il n’est pas question que les collectivités locales soient le tiroir-caisse des Chorégies ».
Renaud Muselier, président de la Région Sud
La CRC ajoute « Ce changement de mode de gestion n’a pas éloigné définitivement le spectre des difficultés financières. Il s’est opéré de façon précipitée et sans réflexion préalable. Du coup la SPL se retrouve avec une légitimité particulière, au détriment d’une logique plus collective avec davantage de financeurs publics ». Ce que le rapporteur traduit verbalement en disant « La faiblesse de cette solution, c’est qu’il est difficile de bâtir un projet artistique partagé, de convaincre et de trouver des mécènes et donc d’optimiser les retombées économiques ».
Accalmie en 2019, puis une rechute à partir de 2020 à cause du Covid Pour l’anniversaire des 150 ans (1869-2019), un ange passe, on respire avec Don Giovanni, Guillaume Tell, Roméo & Juliette, Jeff Mills et la Symphonie n°8 de Mahler. Plus de 40 000 fans ravis. En 2020, rechute. Covid oblige, l’édition est annulée, en 2021, la fréquentation est divisée par deux (pass sanitaires, masques, éloignement des spectateurs). Et c’est dommage puisque sont à l’affiche la vibrante mezzo-soprano Cecilia Bartoli, le flamboyant violoniste Nemanja Radulovic et le duo Marie-Nicole Lemieux – Roberto Alagna dans un éblouissant « Samson et Dalila » de Saint-Saëns dans des gradins à moitié vides et des recettes forcément en chute libre. « Un équilibre économique pulvérisé » commente avec tristesse Jean-Louis Grinda.
Parmi les constats de la CRC : « Une fréquentation atone et sans aucune mesure avec la capacité d’accueil du Théâtre Antique, une absence de projet stratégique partagé, une surestimation chronique et systématique des recettes, des procédures de passation des marchés entachées d’importantes irrégularités puis’aucune dépense n’a fait l’objet d’une procédure de marché public ».
Un site presque trop grand ? D’autres réalités locales sautent aux yeux : au pied du Mur d’Auguste la scène mesure 61m, alors qu’à Paris, celle de l’opéra Garnier est de 51m, ce qui implique des décors plus grands, davantage de figurants, des masses de choristes supplémentaires, donc des productions plus chères. L’âge moyen des spectateurs 64 ans, avec une majorité de retraités, donc pour élargir la fréquentation, il faut attirer des jeunes, l’hôtellerie propose seulement 837 chambres à Orange, l’Office de Tourisme ne renseigne pas sur le programme mis à part quelques flyers.
Solutions en vue ? Heureusement, des solutions sont préconisées, des recommandations mises en avant pour pérenniser les Chorégies. Notamment le passage du statut de SPL en EPCC (Etablissement public de coopération culturelle, comme Le Pont du Gard), qui associera plusieurs partenaires dont l’Etat, mobilisera des fonds, proposera une offre culturelle plus large. Elles ont fait leurs preuves depuis 1869, l’excellence est leur ADN. « Fini le chacun pour soi, il faut absolument jouer collectif » insiste le rapporteur. « Elles doivent absolument garder leur place parmi les plus grands festivals de la planète avec un projet stratégique, une traçabilité des opérations comptables et des procédures de mises en concurrence des achats ».
Rappelons que seulement 7 salariés portent ce festival sur leurs épaules, ils travaillent d’arrache-pied à l’année au Théâtre Antique, aidés pendant la saison haute des décorateurs, costumiers, maquilleurs, ingénieurs du son, électriciens… pour des fréquentations qui font du yoyo, 38 900 spectateurs en 2010, 35 000 en 2011, 59 000 en 2015, 54 000 en 2017 (quand elles ont failli mettre la clé sous la porte…) et 34 000 cet été. C’est dire si l’épée de Damoclès est toujours là…
Cliquez sur les 3 visuels ci-dessus pour consulter le rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur et également les réponses de messieurs Renaud Muselier et Christian Estrosi.
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Le metteur en scène Frédéric Roels s’empare de Carmen dans une adaptation intime à quatre voix et un violoncelle.
Carmen est un opéra complexe. « On y lit un drame passionnel fort, qui a bouleversé des générations d’auditeurs et de spectateurs, avec une musique d’une puissance irrationnelle et irréductible à toute analyse modérée. Un soldat aime une jeune femme à la réputation douteuse, une bohémienne, une hors-classe, hors-la-loi, séductrice de grand chemin. Il est jalousé par un torero, un homme d’apparat, de prestige, sans commune mesure avec son statut de brigadier, d’une part ; et d’autre part, tiraillé par l’amour sincère d’une jeune fille sans histoire, sa presque sœur, qui ne se voit pas continuer sa vie avec un autre homme que lui. Quatuor ambigu, constitué de personnages dont la rencontre, a priori, est peu plausible. Et pour corser le tout, il y a des soldats, des enfants, du folklore espagnol, du peuple, de la danse, de la corrida… Une série d’éléments qui étoffent l’histoire et lui donnent son panache, peut-être au risque de l’étouffer. » Ainsi résume malicieusement le metteur en scène Frédéric Roels qui préfère privilégier un Carmen plus intime.
Carmen, une histoire de fragilités cumulées
« Je ressens le besoin de me concentrer auparavant sur cette notion de fragilité au travers des quatre personnages principaux, d’évacuer pour un moment tout le contexte hispanisant et populaire, de rechercher l’essence de l’œuvre en la réduisant au strict minimum… le tout sur une péniche et accessible à un public dès 11ans », ajoute Frédéric Roels qui signe aussi les décors, les costumes et la lumière.
Distribution Carmen : Axelle Saint-Cirel Micaëla : Lyriel Benameur Don José : Etienne de Bénazé Escamillo : Aimery Lefèvre Violoncelle : Florent Audibert
Samedi 3 février. 20h. 6 à 12€. Dimanche 4 février. 16h. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40. Mardi 6 février. 20h. 6 à 12€. Salle Roger Orlando. Caumont-sur-Durance. Mercredi 7 février. 20h30. 6 à 12€. Salle Jean Galia. Rochefort-du-Gard. Jeudi 8 février. 20h30. 6 à 12€. Pôle Culturel Jean Ferrat. 157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12. Vendredi 9 février. 20h. 6 à 12€. La Pastourelle. Saint-Saturnin-lès-Avignon. www.operagrandavignon.fr
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Les mardi 16 et jeudi 25 janvier, la Ville de Sorgues projettera l’opéra italien Così fan tutte depuis le Festival d’Aix-en-Provence au pôle culturel Camille Claudel.
Créé en 1790 par Mozart sur un livret en italien de Lorenzo da Ponte, cet opéra, ici mis en scène par Dmitri Tcherniakov suit deux couples en villégiature avec deux de leurs amis qui vont tenter un jeu de rôles censé les mener vers une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Le cadre idyllique dans lequel ils évoluent se referme comme un piège, et ce qu’ils découvrent va les bouleverser à jamais.
Réservations conseillées au 04 86 19 90 90. Mardi 16 janvier à 15h et jeudi 25 janvier à 18h. Pôle culturel Camille Claudel. 285 Avenue d’Avignon. Sorgues.
V.A.
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Il y a tout juste un siècle, le 2 décembre 1923, naissait à New-York Sophia Cecilia Kalogeropoulos, dite Maria Callas. Un nom qui claque dans l’histoire de l’opéra, un mythe, une icône, une voix qu’on reconnaît entre toutes, à la fois forte et fragile, un phrasé, une fêlure, une tessiture, une virtuosité à nul autre pareils.
46 ans après sa mort, à Paris dans son appartement du XVIᵉ arrondissement, le monde entier, radios, TV, presse écrite se souvient et rend un hommage appuyé à la diva. Celle qui a incarné à La Scala, aux Arènes de Vérone, à Londres et à Paris Norma (avec le tube Casta Diva), Violetta (dans La Traviata), Lucia de Lamermoor, Rosina (dans Le Barbier de Seville), la Gioconda et Leonora (dans Le Trouvère). Qui a aussi tourné Médée en 1969 avec Laurent Terzieff, sous la direction de Pier-Paolo Pasolini.
Statufiée vivante, elle continue à fasciner et nombre d’entretiens, interviews, reportages sont rediffusés cette semaine, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Comme Maria by Callas (2017) de Tom Volf. Un film réalisé à partir d’archives rares, de bobines de 16mm, méticuleusement restaurées et colorisées en 4K. La quintessence de l’opéra, un concert unique, donné le 19 décembre 1958 à Paris, en présence du Président de la République, René Coty, de Brigitte Bardot, de Jean Cocteau, de Charlie Chaplin, de Gérard Philipe. Elle y apparaît notamment drapée dans un velours rouge avec une rivière de diamants.
Et c’est une voix off au timbre unique elle aussi qui commente, celle de Fanny Ardant, parfois en colère, parfois au bord des larmes quand elle lit les lettres de Maria Callas sur sa vie tumultueuse, volcanique, souvent tragique. Fanny Ardant qui a aussi tourné avec Jeremy Irons Callas for ever de Franco Zefirelli.
2 émissions-hommages lui seront consacrées la semaine prochaine : Vissi d’Arte sur Arte ce vendredi 8 décembre à 21h05 et Fauteuils d’Orchestre, le même soir à 21h 45.
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Ce dimanche 3 décembre, le cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, diffusera Callas – Paris, 1958 dans une séance unique. Maria Callas, le visage de l’opéra du XXᵉ siècle, est le sujet central de cette projection, qui entre dans le cadre du 100ᵉ anniversaire de la diva.
Callas – Paris, 1958 est le documentaire de la soirée légendaire qui marque les débuts de Maria Callas à Paris, avec cette représentation iconique à l’Opéra de Paris le 19 décembre 1958, à laquelle le ‘Tout-Paris’ à assisté, incluant notamment le président Coty, Jean Cocteau, le duc et la duchesse de Windsor, Charlie Chaplin, ou encore Brigitte Bardot.
Diffusées pour la première fois entièrement en couleurs et en 4K, ces images ont été méticuleusement restaurées à partir des bobines 16 mm originales récemment découvertes et d’une source sonore nouvellement découverte.
Réservation en ligne ou sur place. 10€ (8€ tarif réduit). Dimanche 3 décembre. 16h30. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.
V.A.
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
121 levers de rideau, dont 22 séances scolaires, 10 productions lyriques et 2 nouvelles créations chorégraphiques du Ballet. Tous les indicateurs sont au vert pour amorcer cette nouvelle saison de l’Opéra Grand Avignon qui s’annonce « Magique ! »
La reprise de fréquentation – après Covid, après travaux — s’est définitivement sentie à partir de janvier. L’Autre Scène de Vedène commence à être repérée avec une programmation ciblée et particulière. Le système de navette gratuite vers Vedène mis en place et l’offre de petite restauration, avant et après les spectacles — avancés à 20h — a bien fonctionné.
Les productions du Ballet dirigé par Emilio Calcagno démarrent une vraie reconnaissance internationale et tournent en France et à l’étranger. Tout est en place pour aborder une saison qui sera éclectique grâce à la complicité de nombreux partenaires culturels — et d’une équipe de près de 130 agents permanents à l’Opéra — mais surtout magique car elle nous transportera dans d’autres univers.
La magie ? C’est l’art de la transformation mais aussi celui de la séduction
« Le spectacle vivant a la capacité de transformer le monde, transformer les gens, faire appel à des forces qui nous dépassent, nous émerveillent, qu’on ne comprend pas toujours », s’explique Frédéric Roels, directeur de l’Opéra Grand Avignon. Mais il y a aussi de nombreux récits qui mettent en scène sorcières, sortilèges, esprits malins, etc. La magie sera une sorte de fil conducteur de la saison 2023-2024.
Le merveilleux sera dans les récits tels les opéras Rusalka (La petite sirène), la Flûte en chantée ou l’Enfant et les Sortilèges mais également l’accès à des spectacles en famille (Oper’animaux, Petite Touche), à des concerts de grands noms (Grupo Compay Secundo, Pierre de Maere), à des chorégraphies incroyables de Preljocaj (Mythologies) ou de Christophe Garcia (Nuit d’été), à des acteurs prestigieux (Laura Smet et Jean -Pierre Daroussin dans ‘Le principe d’incertitude’) sans oublier toutes les prestations de l’Orchestre National Avignon Provence qui va nous faire encore vibrer sous la magistrale baguette de sa directrice musicale Debora Waldman.
L’Opéra Grand Avignon, point de référence culturelle mais aussi point de convergence
Beaucoup de partenaires, beaucoup de projets en auto construction car « on est plus fort à plusieurs pour finaliser un projet mais aussi pour toucher un plus large public. Pour les Opéras tous sont pratiquement en co-production », ajoute Frédéric Roels avant de nous présenter le premier opéra de la saison, Rusalka, témoin d’un fort partenariat.
Rusalka d’Antonin Dvořák, un conte lyrique en trois actes
Grand opéra romantique adapté du conte de La Petite Sirène d’Andersen, c’est une grosse co-production ambitieuse, avec les quatre opéras de la Région Sud impliqués – Nice, Marseille, Toulon, Avignon – et la Région. Il est créé à Avignon les costumes dans l’atelier de l’Opéra Grand Avignon, les décors à Nice, avec le concours du Cercle des Nageurs d’Avignon.
En effet, les metteurs en scène Jean-Philippe Clarac et Olivier Deloeuil ont transposé la tragédie de la jeune ondine/Rusalka (perdre sa voix pour être aimée) dans un centre nautique. « Dans un dialogue constant entre l’action scénique et les vidéos, le monde des ondines passera du majestueux Stade Nautique d’Avignon aux berges boueuses d’un étang du Médoc. » Une ondine moderne donc qui portera la parole de toutes les femmes qui refusent l’injonction encore exercée sur leurs corps.
Exposition photo ‘Divinités des eaux’
Une exposition photos de Lucille Boudoux. Du 16 septembre au lundi 16 octobre, coursives du Grand Foyer de l’Opéra. Entrée libre lors des spectacles et concerts.
Immersion dans les coulisses de l’Opéra
Réservé aux détenteurs de billets pour la représentation du 13 octobre 2023. À l’occasion de la première représentation de Rusalka le vendredi 13 octobre, nous proposons à 7 spectateurs de vivre en direct dans les coulisses une partie de la préparation des artistes de la production, solistes, chœurs, musiciens, technique. Vendredi 13 octobre. 18h45. Informations et inscriptions aurore.marchand@grandavignon.fr ou au 06 78 82 79 92.
Prologue
45 minutes avant chaque représentation, l’Opéra Grand Avignon propose un éclairage sur le spectacle auquel vous assistez. Vendredi 13 octobre. 19h15. Dimanche 15 octobre. 13h15. Salle des Préludes. Opéra.
Vendredi 13 octobre. 20h. Dimanche 15 octobre. 20h. 10 à 75€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Le Capitole Studios diffusera le ballet « la belle au bois dormant » par le Royal Opera House, ce jeudi 15 juin à 19h30.
Synopsis : « Le roi Florestan XXIV et sa reine ont invité toutes les fées au baptême de leur fille, la princesse Aurore. La fête est interrompue par l’arrivée de Carabosse, la méchante fée. Furieuse de ne pas avoir été invitée, elle donne un fuseau à Aurore en disant qu’un jour la princesse s’y piquera le doigt et mourra. La fée des Lilas promet qu’Aurore ne mourra pas, mais qu’elle tombera dans un profond sommeil, dont elle sera réveillée par le baiser d’un prince ».
Chorégraphie Marius Petipa. Musique Piotr Ilitch Tchaïkovski. 3h25 avec entracte.
Réservation disponible en caisse ou en cliquant sur ce lien.
Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon
Cet opéra vous sera proposé le samedi 20 mai et le mardi 23 mai dans la salle de spectacle du pôle culturel de Sorgues.
Le sujet Résurrection s’empare de manière spectaculaire de la question de l’après et d’un possible renouveau. Au cœur du Stadium de Vitrolles, conservé dans son état de beauté ravagée par 25 ans d’abandon et d’occupations clandestines, Roméo Castellucci se confronte à l’énigme d’une mystérieuse renaissance.
De toutes les symphonies de Gustav Mahler, la Résurrection est la plus populaire : le compositeur met en scène une victoire progressive sur ses doutes et affirme sa vocation créatrice ; vous pourriez être saisi dès le chaos d’ouverture orchestrant de grandioses funérailles. Le chœur final célèbre le jugement dernier et l’amour divin partout répandu.
Les intervenants Vous y retrouverez Esa-Pekka Salonen à la direction musicale, l’orchestre de Paris et son chœur ainsi que Golda Schultz et Marianne Crebassa qui feront leurs débuts au Festival. Roméo Castellucci dirige la mise en scène, la scénographie, les costumes et les lumières.
À savoir Symphonie n°2 Résurrection en ut mineur pour soprano, alto, chœur mixte et orchestre, en cinq mouvements de Gustav Mahler. Spectacle déconseillé au public jeune ou sensible. Samedi 20 mai et mardi 23 mai. Spectacle en allemand. 1h20 – sans entracte. Pôle culturel – Salle de spectacle. Sorgues.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservations conseillées au 04 86 19 90 90.