Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
Demain, vendredi 13 décembre, les agriculteurs de Vaucluse, mais aussi du Gard et de la Drôme, se mobilisent à nouveau. Cependant cette fois-ci, après les deux premières manifestations qui se sont déroulées à Avignon le lundi 18 et le mercredi 27 novembre derniers, les Jeunes agriculteurs de Vaucluse et la FDSEA 84 (Fédération départementale des syndicats d’exploitants Agricole), se sont donnés rendez-vous sur la RN7 entre Piolenc et Orange à partir de 13h30. C’est donc dans ce secteur que la circulation devrait être perturbée.
« Nous voulons vivre de notre travail. »
Pour l’occasion, le mouvement de contestation mettra plutôt en avant la filière viticole qui « traverse une période de crise, où les négociations sont en cours et où le négoce doit maintenir les prix face à la grande distribution, au risque de voir la filière disparaître dans la région », explique les organisateurs de la manifestation qui ont aussi reçu du Syndicat des Côtes-du-Rhône. « Nous voulons vivre de notre travail, insistent les agriculteurs locaux. Nous voulons vivre de nos revenus et pas des aides. »
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
Suite à la mobilisation du Collectif vauclusien de Protection Animale et de l’association PAZ (Projet Animaux Zoopolis), le magasin Décathlon Avignon Sud – Mistral 7 a cessé la vente de poissons pour la pêche au vif.
En décembre 2023, le Collectif vauclusien de Protection Animale et l’association PAZ ont créé une pétition pour demander aux 2 magasins de l’enseigne Décathlon de la région d’Avignon de cesser de vendre des poissons pour la pêche au vif. Cette pétition a obtenu plus de 20 000 signatures. Si le magasin d’Avignon Sud a cessé les ventes, celui du Pontet continue pour le moment ce que l’association PAZ qualifie de « commerce cruel. »
« Nous félicitons le magasin Decathlon Avignon Sud – Mistral 7 d’avoir arrêté de vendre des poissons pour qu’ils soient torturés, a déclaré Amandine Sanvisens, co-fondatrice de PAZ. Les animaux ne sont pas de vulgaires articles de sport. La torture ne devrait pas être considérée comme un sport ou un loisir. Nous demandons à l’enseigne Decathlon de ne plus vendre de poissons dans tous ses magasins. »
En Europe, plusieurs pays ont interdit cette pratique considérée comme de la torture animale, tels que l’Allemagne, l’Autriche (Haute-Autriche et Carinthie), l’Ecosse, l’Irlande (en eau douce) et la Suisse. L’association PAZ rappelle que Décathlon est partenaire des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et que cela donne une « mauvaise image de la France. »
Récemment, l’association PAZ a lancé une nouvelle pétition qui s’adresse à l’enseigne, et pas seulement aux magasins de la région d’Avignon, qui a déjà atteint près de 13 000 signatures. L’association soutient la proposition de loi visant à interdire la pêche au vif émise par le député Gabriel Amard (LFI – NUPES – Rhône). Les défenseurs de la protection animale continuent leur mobilisation à travers différentes actions pour que le magasin du Pontet cesse ce type de vente, mais aussi plus largement tous les magasins de l’enseigne de sport.
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
La rédaction du quotidien Vaucluse Matin s’oppose au plan de restructuration de la direction du Dauphiné libéré auquel le titre fondé en 1946 appartient. Après six jours de grève, une mobilisation rassemblant une centaine de soutiens, les salariés placent une banderole sur le pont d’Avignon.
« Crédit mutuel : la banque qui veut liquider la presse #sauvonsvauclusematin. » C’est ce qu’on a pu lire ce vendredi 9 février sur une banderole déployée par les salariés du quotidien sur le Pont Saint-Bénézet à Avignon, la banque étant l’unique actionnaire du groupe Ebra qui possède Le Dauphiné Libéré et Vaucluse Matin. Cette action s’ajoute à six jours de grève, à une mobilisation, et à une pétition, qui compte désormais plus de 4 000 signatures.
Ce message vient en réaction à l’annonce d’un plan d’austérité visant à réduire de 40 % l’effectif, soit neuf postes sur 24 salariés. Une mesure qui entraîne la suppression des pages sports, un désengagement d’Avignon avec la fermeture du centre départemental historique, ainsi qu’un repli sur le Nord du Vaucluse, abandonnant le Sud. Alors que les négociations avec la direction entrent dans leur dernière ligne droite, l’équipe du journal réaffirme son opposition à ce plan, qui annonce la mort du titre, présent dans le Vaucluse depuis 1946.
Dans le même temps, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale a indiqué avoir achevé l’année 2023 « sur une performance historique », avec un résultat net qui a atteint 4,1 milliards d’euros (+18,1 %).
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
La mobilisation des agriculteurs continue dans toute la France. Selon les renseignements territoriaux, près de 800 tracteurs se trouveraient dans le bassin parisien, et aucune région du pays ne serait épargnée par les blocages des agriculteurs.
Leurs revendications sont multiples. Ils demandent que les lois EGalim, censées permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail en rééquilibrant les relations commerciales entre les producteurs agricoles et les entreprises agroalimentaires, soient mieux appliquées et renforcées afin que les agriculteurs n’aient pas à vendre leur production à perte. De nombreux syndicats demandent également la fin de l’obligation par l’Union européenne de consacrer 4 % des terres arables à de la jachère ou à des infrastructures agroécologiques. Ils demandent aussi que les produits d’importation soient soumis aux mêmes normes que les produits français, afin d’éviter une concurrence jugée déloyale.
Comme le montre notre infographie, basée sur les données du plus récent recensement agricole du Ministère de l’Agriculture, la France a perdu plus de 100 000 exploitations entre 2010 et 2020. Ce sont les exploitations spécialisées dans l’élevage qui ont été les plus touchées : plus de 63 000 ont disparu en dix ans, soit près de deux tiers de la diminution totale. Les exploitations de petite taille ont particulièrement souffert. Le nombre de micro-exploitations a ainsi baissé de 31 %, tandis que celui des petites et moyennes exploitations a diminué de 21 %.
La surface agricole utile est par ailleurs restée stable, ce qui s’explique par l’agrandissement de la taille moyenne des exploitations agricoles : de 55 hectares en 2010 à 69 hectares en 2020, soit une augmentation d’environ 25 %. Les grandes exploitations (136 hectares en moyenne) sont les seules à avoir vu leur nombre augmenter : elles étaient 2 000 de plus en 2020 que dix ans auparavant.
Agriculteur : un métier en péril ?
Alors que la grogne des agriculteurs se poursuit, le Premier ministre Gabriel Attal a reçu ce lundi 29 janvier soir les patrons des syndicats agricoles pour discuter de leurs revendications. Selon le ministère de l’Agriculture, de nouvelles mesures de soutien à la filière devraient prochainement être annoncées par le gouvernement. Dans le contexte de crise démographique inédite qui touche la profession, l’un des sujets les plus attendus est la réforme destinée à faciliter la transmission des exploitations agricoles. En effet, selon le dernier recensement publié par l’Insee, plus de la moitié des agriculteurs exploitants (55 %) sont aujourd’hui âgés de cinquante ans et plus. Ainsi, d’ici dix ans, on estime que la moitié des agriculteurs du pays auront cessé leur activité.
Depuis le début des années 1980, le nombre d’agriculteurs exploitants a déjà été divisé par quatre en France, selon les données de la dernière étude de l’Insee sur le sujet. Alors que la taille moyenne des exploitations agricoles a plus que doublé en quarante ans, la part des agriculteurs dans l’emploi a fortement chuté, passant de plus de 7 % en 1982 à seulement 1,5 % en 2019. Dans le même temps, l’âge moyen des agriculteurs exploitants a également beaucoup évolué. Alors que la profession comptait plus de 7 % de jeunes (15-24 ans) au début des années 1980, cette part est aujourd’hui tombée à 1 %, un chiffre nettement insuffisant pour assurer le renouvellement des générations dans le secteur agricole.
De Valentine Fourreau et Tristan Gaudiaut pour Statista
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
Le Maroc a été touché par un violent séisme d’une magnitude de 6,8 dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 septembre. Plus de 2 000 personne seraient décédées selon le dernier bilan qui annonce également plus de 2 400 blessés. Touchés par ce drame, le Vaucluse, mais aussi la Région Sud, commencent à se mobiliser pour apporter leur aide.
En réponse à cette situation alarmante, et la communauté marocaine d’Avignon étant l’une des plus importantes de France, Cécile Helle, maire d’Avignon, a tenu à exprimer son émotion et sa solidarité au peuple marocain ainsi qu’aux autorités du pays. « Je pense tout particulièrement à celles et ceux qui ont été touchés dans leur chair par ce terrible séisme, évoque-t-elle dans un communiqué. Je pense également à l’ensemble de la communauté marocaine d’Avignon dont les attaches familiales et amicales avec leur pays d’origine restent importantes. » La maire a également souligné que la Ville d’Avignon se mobiliserait d’avantage dans les prochains jours pour manifester plus concrètement son soutien et son aide aux villes et villages marocains, ainsi qu’à leurs populations.
Plusieurs collectes s’organisent déjà pour venir en aide aux sinistrés. L’association d’amitié franco-marocaine d’Avignon recherche en priorité du matériel médical (contact : 06 10 30 63 85). L’association Djelia Internationale organise également une collecte de fonds en Vaucluse. Si vous souhaitez donner, il faut contacter Latif Dehy par mail à l’adresse dehy.latif@gmail.com
La Région Sud, de son côté, s’est associée à la Région Occitanie et à la Corse, pour offrir son soutien au Maroc. Ensemble, ils débloquent en urgence 1 million d’euros pour venir en aide au peuple marocain et s’engagent pour aider les blessés et sinistrés, tout en se rendant disponibles pour déployer une aide humanitaire d’urgence.
V.A.
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
De la colère à l’Assemblée nationale, de la violence dans les rues et la capitale parsemée de déchets. La réforme des retraites de Macron a certes été votée à l’Assemblée nationale suite à l’utilisation par le gouvernement Borne de l’article 49-3 de la constitution, mais une grande partie de la population reste en désaccord avec les changements prévus, en particulier la hausse de l’âge légal de départ à la retraite. Alors que des manifestations sont organisées depuis des semaines dans plusieurs villes françaises, des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi soir, après l’échec des deux motions de censure déposées contre le gouvernement. Lors d’affrontements parfois violents, la police fait usage de gaz lacrymogènes et de nombreuses arrestations ont eu lieu. De nouvelles grèves et manifestations sont prévues jeudi.
Ce graphique basé sur les données du ministère de l’Intérieur compare l’évolution des manifestations contre les différentes réformes des retraites en France entre 1995 et 2023, selon le nombre de manifestants par journée de mobilisation.
Il y a eu plusieurs cycles de manifestations contre des réformes liées aux retraites en France ces dernières décennies : en 1995, en 2003, en 2010, en 2019-2020 et en 2023. C’est en 2010 que les manifestations s’étaient déroulées sur le nombre de journées de mobilisation le plus important, avec 12 jours de manifestations à l’appel des syndicats. En 2023, les manifestations contre la réforme des retraites portée par le gouvernement Borne ont rassemblé jusqu’à 1,28 millions de manifestants, d’après le ministère de l’Intérieur.
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
Les Parcs naturels régionaux des Baronnies Provençales et du Mont-Ventoux, le syndicat mixte de l’Ouvèze provençale ainsi que les maires des communes qui bordent la rivière viennent de tirer un premier bilan des mobilisations citoyennes qui se sont opérées depuis la mi-décembre, date de la découverte de la pollution aux plastiques dans le lit du Toulourenc.
Pour rappel, deux opérations de nettoyage ont été menées, les dimanches 22 janvier et 5 février. Au total, ce sont plus de 100 personnes qui se sont mobilisées lors de chaque opération, soit plus de 200 personnes. 6 km de rivière ont pu être traités, dont 1,6 km le dimanche 22 janvier et 2,7 km le dimanche 5 février. S’ajoute à cela, 1,7 km nettoyé par la mobilisation spontanée. Lors des deux opérations officielles, ce sont plus de 20m3 de déchets qui ont été ramassés et évacués à la déchetterie de Mollans-sur-Ouvèze.
Cette mobilisation témoigne de la forte sensibilité et de l’attachement des riverains et des visiteurs à la protection de ce milieu naturel. Du club de canoé-kayak à l’armurier de Vaison, de l’habitant au représentant associatif, de nombreux acteurs ont répondu présent.
Parallèlement, une première mise en protection de la source de pollution a été opérée par le SMOP afin d’éviter toute nouvelle dispersion des déchets en cas de crue. Quant au 1er magistrat de Mollans-sur-Ouvèze, en vertu de ses pouvoirs de police, il va faire réaliser des sondages sur la parcelle drômoise concernée, afin de vérifier que d’autres plastiques « dormants » n’aient pas la capacité de venir polluer à nouveau le site.
J.R.
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
Le Parc naturel régional de Baronnies Provençales, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, le syndicat mixte Ouvèze Provençale, la communauté de commune Vaison Ventoux, associés aux communes de Mollans-sur-Ouvèze, Malaucène, Faucon et Entrechaux organisent ce dimanche 22 janvier une mobilisation citoyenne pour nettoyer le Toulourenc et lui rendre son équilibre biologique.
Le rendez-vous est donné ce dimanche 22 janvier à 8h30 à la salle du bicentenaire de Mollans-sur-Ouvèze. L’objectif : unir les forces lors d’une matinée de ramassage pour nettoyer le Toulourenc et lui rendre son équilibre biologique.
Les personnes intéressées sont invitées à s’équiper de gants épais, de bottes hautes et de vêtements chauds. Des vêtements de rechange sont également conseillés pour profiter pleinement du moment de convivialité, prévu à l’issue de la matinée, dans de meilleures conditions.
Pour participer à cette mobilisation citoyenne, l’inscription, obligatoire, est ouverte aux personnes majeures et aux mineurs à partir de 15 ans accompagnés. L’intervention étant prévue en secteur accidenté, les participants seront engagés sous leur seule responsabilité.
Dimanche 22 janvier à 8h30 à la salle du bicentenaire, Mollans-sur-Ouvèze. Inscription préalable au 04 75 26 79 05.
J.R.
Manifestation des agriculteurs : acte III en Vaucluse ce vendredi 13 décembre
À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Établissement français du sang (EFS) a plus que jamais besoin de la mobilisation de la population face aux stocks des différents groupes de sang qui sont insuffisants. Ce lundi 12 décembre, une collecte de sang va être organisée à Agroparc.
À la semaine 48, c’est-à-dire du 28 novembre au 4 décembre, seuls les stocks du groupe AB+ étaient suffisants. Les réserves des groupes A+, B- et AB- étaient, quant à elles, en baisse. Celles des autres groupes étaient insuffisantes, voire critiques. Plus de 1000 poches de sang sont nécessaires quotidiennement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse, alors que seulement 800 sont récoltées.
Pour en savoir plus sur qui peut donner et comment se passe un don, cliquez ici.
Pour prendre rendez-vous à Agroparc le lundi 12 décembre, cliquez-ici.
Lundi 12 décembre. De 12h à 17h30. Salle polyvalente. Avenue Félicien Florent. Montfavet.