Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Depuis 2017, les Rencontres cinématographiques du Sud s’adressent également au jeune public avec le Petit Festival. Cette initiative a pour but de susciter la curiosité des élèves de tout âge avec une programmation adaptée et un accompagnement pour chaque projection, donnant ainsi aux sorties cinéma une visée pédagogique et, pourquoi pas, de révéler des vocations.
Journée ‘Collèges et lycées’ A l’occasion de cette édition 2025, la journée ‘Collèges et lycées’ s’est déroulée ce jeudi 13 mars au Capitole my Cinewest, sur la thématique du son, de l’audition et de la surdité. « De 9h30 à 15h30, nous avons proposé aux élèves et aux professeurs de participer à trois séances associant projections (courts métrages puis long métrage sur le thème choisi), découverte des métiers du cinéma (un spécialiste du son dans le cinéma), des formations liées à l’audiovisuel du territoire et enfin, des intervenants pour échanger avec le public sur la surdité », expliquent les organisateurs. Au total, 187 élèves de la 4° à la première année de BTS et 20 professeurs ont assisté à cette journée. Il s’agissait d’élèves venant des collèges Saint Jean-Baptiste de la Salle d’Avignon et Lou Vignarès de Vedène ainsi que du lycée Philippe de Girard à Avignon.
Crédit Photos : Guillaume Samama
A la rencontre des métiers du cinéma Durant cette journée, les jeunes participants ont pu visionner 5 courts-métrages sur le thème du son. Ils ont pu également assister à un Workshop dédié aux métiers du cinéma. Au programme : présentation des métiers du cinéma avec Géraldine Rauzada de la Commission du Film Lubéron Vaucluse, focus sur un métier avec Jean Luc Laborde, Chef Opérateur du Son, présentation de 2 formations et échanges avec Nicolas Dion, professeur à la section SN AVP du Campus des Sciences et techniques d’Avignon, qui a pour rôle de former des techniciens (vidéo, son et lumière) du spectacle vivant ainsi que Maud Dufour et Xavier Le Dantec de l’École des Nouvelles Images (ENI), formations supérieures d’excellence aux métiers du cinéma d’animation 3D et du jeu vidéo.
Sensibilisation réussie Enfin, la rencontre a été aussi marquée par la projection de Sound of Metal (voir vidéoi ci-dessous) réalisé par Darius Marder. Un film sorti en 2021 avec 6 nominations aux Oscars dont meilleur film et meilleur acteur. Une séance suivie d’échanges avec Magali Blazin, psychologue et cheffe de service SSEFS PEP ADVS et de Valérie Vitalbo, enseignante spécialisée CAPEJS qui suivent des enfants de 3 à 20 ans atteints de surdité dans leur scolarité, leur vie familiale pour favoriser leur inclusion dans la société.
Crédit Photos : Guillaume Samama
Le film a été acclamé par les élèves qui ont été bouleversés par l’histoire de ce jeune musicien qui peu à peu a perdu totalement l’audition. Très sensibilisés par cette fiction, ils ont été très réactifs avec les intervenantes qui ont été répondu à leurs très nombreuses questions autour de la perte de l’audition, de la vie et de la scolarité des jeunes malentendants.
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Après avoir été la première région à expérimenter la tenue unique dans deux de ses lycées, la Région Sud vient de suspendre l’initiative. Une décision prise à regret en raison de son coût et du manque de lisibilité des financements de l’Etat.
Face à l’incertitude budgétaire et à l’absence de garantie de cofinancement avec l’Etat, la Région Sud a décidé d’arrêter l’expérimentation de la tenue unique afin de ne pas faire peser son coût sur le pouvoir d’achat des familles. Cette démarche visant à renforcer l’égalité, la cohésion et le respect dans les établissements scolaires avait été mise en place à la rentrée 2024 dans deux lycées, au Lycée Jean d’Ormesson à Châteaurenard et au Lycée Les Palmiers à Nice. Une mesure représentant un investissement régional de 500 000€.
Economiser le prix d’un lycée neuf « Nous avons été les premiers à dire oui, nous avons financé, nous avons expérimenté dans deux de nos lycées avec des tenues Made in France, explique Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mais sans visibilité sur un éventuel soutien de l’État, il aurait été irresponsable d’engager 44M€, soit le prix d’un lycée neuf, pour une généralisation dans tous nos lycées régionaux. » La Région rappelle qu’elle reste toutefois pleinement mobilisée « pour accompagner les lycées dans l’application du règlement intérieur et l’exigence d’une tenue correcte imposée par les établissements. »
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Suite à l’agression survenue devant le lycée Montesquieu de Sorgues, la gendarmerie et la Police Municipale ont décidé d’unir leurs forces pour sécuriser les abords de l’établissement et rassurer élèves, parents et riverains. « La présence renforcée des patrouilles vise à prévenir tout nouvel incident et à garantir un environnement serein pour tous », explique la gendarmerie de Vaucluse. Cette mesure fait suite à l’agression au couteau d’un jeune de 17 ans, ce lundi matin 24 février, devant l’établissement scolaire. Les jours de la victime ne sont plus en danger alors que l’agresseur, né en 2008, a été interpellé par les gendarmes quelques heures plus tard. Une enquête pour tentative de meurtre a été ouverte à l’encontre de ce dernier, lui aussi élève dans le même lycée.
« Dans nos lycées, on doit apprendre, s’épanouir, préparer son avenir. Pas craindre la violence. »
Renaud Muselier, président de la Région Sud
La Région va renforcer les contrôles dans les lycées « Je veux, au nom de la Région Sud, dire toute ma solidarité à la victime, à sa famille et à la communauté éducative, dénonce Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Je tiens à remercier les secours, les forces de l’ordre dont l’intervention rapide a permis d’interpeller l’agresseur, ainsi que l’agent d’accueil du lycée, dont le sang-froid et la réactivité ont permis de porter immédiatement assistance à la victime. Rien ne justifie, jamais, une telle violence, cet acte est inacceptable ! Dans nos lycées, on doit apprendre, s’épanouir, préparer son avenir. Pas craindre la violence. »
« Après l’annonce la semaine dernière d’Elisabeth Borne, Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, une multiplication des contrôles réguliers de sacs seront organisés devant certains lycées dès le printemps par les forces de l’ordre, en lien avec le préfet, le procureur et le représentant de l’Education nationale, poursuit le président de la Région Sud dont les lycées sont une de ses compétences. La Région est et restera pleinement mobilisée pour garantir la sécurité et la tranquillité de nos jeunes. »
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
« Nous avons conscience de la situation actuelle au lycée Philippe de Girard et nous agissons, assure Renaud Muselier, président de la Région Sud. Une réunion aura lieu dans les prochains jours, en présence de la communauté éducative de l’établissement, afin de détailler les étapes de la rénovation complète. Dès le deuxième semestre 2025, nous engagerons un plan de réhabilitation total pour offrir aux 1 300 lycéens et à leurs enseignants des conditions d’étude et de travail exemplaires. La Région est et restera mobilisée pour ses lycéens. »
Cette annonce fait suite à plusieurs mouvements de mécontentement des enseignants et des équipes pédagogiques pour dénoncer ces dernières semaines l’état de vétusté de l’établissement scolaire de la cité des papes situé route de Tarascon.
Dans le cadre de son Plan Lycées, la Région va donc engager, dès le deuxième semestre 2025, une enveloppe exceptionnelle de plus de 33M€ pour la restructuration et la modernisation du lycée. A ce titre, 20M€ seront consacrés à la rénovation globale et énergétique. Dans le même temps, afin d’atténuer les difficultés durant la période des travaux, une enveloppe spécifique de 1,3M€ sera allouée à l’amélioration immédiate des conditions de chauffage et à l’accompagnement des équipes pédagogiques dans la gestion de la précarité énergétique.
Par ailleurs 11,7M€ seront dédiés à la reconstruction des 2 ateliers d’électrotechnique & réhabilitation des locaux d’accompagnement du pôle électrotechnique et construction des locaux EMAT. Dess ateliers provisoires seront installés durant l’été 2025, permettant la restructuration et l’extension de ce secteur. Enfin, 1,5M€ financeront la mise en sûreté et rénovation du SSI en SSI/SSS (système de sécurité incendie/système de sonorisation de sécurité).
Le lycée Philippe de Girard à Avignon. Crédit : DR/Aréa Région Sud
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Près de 2 250 jeunes ont repris le chemin de l’école, du collège, du lycée et du campus d’enseignement supérieur de l’ensemble scolaire La Salle à l’occasion de cette rentrée 2024. L’institution avignonnaise située dans l’intra-muros de la cité des papes a notamment vu ses effectifs augmenter de 150 élèves ces cinq dernières années.
« Cela place l’établissement au cœur de l’offre d’éducation du territoire », se félicite la direction de l’ensemble scolaire. Le lycée La Salle a largement bénéficié de l’arrivée de jeunes de toute la région, notamment des familles qui ont favorisé l’accueil en internat. L’offre de formation est en adéquation avec les besoins, le tissu économique local et le marché de l’emploi. Le réseau d’entreprises, les nouveaux partenariats, la mise en place de l’apprentissage avec Formation et métiers, les liens avec l’Université d’Avignon et le CNAM Paca renforcent la dynamique collective tient à souligner, Monsieur Picard J., le chef d’établissement Coordinateur. La carte des formations est complète au lycée La Salle, avec des formations professionnelles, technologiques et générales. »
« Les jeunes ont besoin de l’entreprise. »
« Les jeunes ont besoin de l’entreprise, pour leur période de formation, pour leur stage en seconde, L’entreprise a besoin de former les collaborateurs de demain », insiste l’équipe de La Salle qui rappelle aussi « que le lycée perçoit également la taxe d’apprentissage, c’est une ressource pour le développement des plateaux techniques et des projets innovants. Nos élèves ont le choix souligne un membre de l’équipe de direction. Ils peuvent rentrer en maternelle et terminer leur cursus chez nous à Bac +3. La Licence SNDOC (systèmes numériques des objets connectés) et la licence MEE (métiers de l’électricité et de l’énergie) sont venues compléter le cursus BTS à Bac +3. »
Un système éducatif en mouvement « Notre système éducatif est en mouvement, il doit s’adapter et se renouveler », tel est le leitmotiv de l’équipe de direction. « Les très bons taux de réussite aux examens, les retours positifs des journées d’intégration, la confiance des familles, l’ouverture internationale de l’établissement avec le Label école ambassadrice au parlement européen, les projets HERMES et ECHE dans le cadre d’ERAMUS permettent à l’Ensemble Scolaire d’appréhender sereinement cette nouvelle année scolaire. » « Nous allons intensifier nos relations avec le monde de l’entreprise, c’est une exigence essentielle pour nous, pour nos jeunes et nos équipes » conclue Jérôme Picard, le chef d’établissement.
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Suite à la proposition du gouvernement français d’introduire des tenues communes dans les établissements scolaires du territoire, la Région Sud a proposé aux lycées de son territoire d’essayer cette expérience dès la rentrée 2024. Deux lycées ont répondu favorablement dont le lycée Jean d’Ormesson à Châteaurenard qui ont distribué les tenues communes dès le mercredi 28 août 2024.
En janvier 2024, le gouvernement français a proposé d’intégrer une tenue vestimentaire commune dans certains établissements du territoire national qui se porteraient volontaires. Sensible au sujet, la Région Sud a répondu à l’appel de l’Élysée et a proposé à deux lycées de son territoire de tenter l’expérience dès la rentrée 2024.
Après consultation de toutes les parties concernées : parents, professeurs et élèves, deux lycées pacaïens ont pris la décision de répondre favorablement à cette offre. C’est le cas notamment du lycée Jean d’Ormesson qui se trouve dans la commune de Châteaurenard.
Crédit Photo : Pierre-Emmanuel Trigo et Sylabfilms
Lutter contre l’harcèlement scolaire
L’introduction de ces tenus communes est une réponse apportée par le gouvernement et plus particulièrement Gabriel Attal (ministre de l’Éducation au moment de la proposition du gouvernement) afin de lutter contre un problème majeur qui sévit dans les établissements : l’harcèlement scolaire. Les tenues ont été conçues pour atténuer la différenciation sociale entre les élèves et favoriser une équité dans les relations nouées.
Ce mercredi 28 août, Solange Ponchon, conseillère régionale et Cyril Juglaret, conseiller régional et président de la Commission d’appel d’offres de la Région PACA, ont représenté Renaud Muselier, président de la Région Sud et se sont rendus au lycée Jean d’Ormesson pour remettre les tenues et assister au lancement de cette expérimentation. Ainsi, un trousseau de vêtements a été remis à chaque élève : 2 sweatshirts et 5 polos (2 manches longues et 3 manches courtes). D’une valeur de 250 €, il est financé à hauteur de 150 € par la Région Sud et de 100 € par l’Etat afin que les familles ne soient pas impactées financièrement.
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
A l’occasion de la vingtième édition de La Nuit Européenne des Musées qui se déroulera ce samedi 18 mai un peu partout sur le territoire français, de nombreux musées ouvriront leurs portes gratuitement durant toute la soirée. Ça sera notamment le cas à Vaison-la-Romaine où Le musée archéologique Théo Desplans accueillera un programme inédit en cette nocturne exceptionnelle.
Les visiteurs auront l’occasion de venir découvrir ou redécouvrir les collections dans une atmosphère culturelle et conviviale à la tombée de la nuit. Pour cette nouvelle édition, la programmation mettra l’accent sur la sculpture monumentale avec des interventions proposées par une classe de première du lycée Stéphane Hessel dans le cadre du dispositif «La classe, l’œuvre !».
Le musée accueillera également Cyril Bienfait, tailleur de pierre spécialisé en restauration des monuments historiques et Elsa Roux, archéologue spécialiste des revêtements en pierre décorative d’époque romaine. L’entrée au musée sera gratuite toute la soirée.
Programme complet « De la pierre à l’œuvre » à Vaison-la-Romaine 2024 :
À partir de 19h : – Rencontre avec Cyril Bienfait, tailleur de pierre, spécialisé dans la restauration des monuments historiques.
– « La classe, l’œuvre ! » : Présentation d’œuvres choisies du musée par les élèves de première du lycée Stéphane Hessel.
20h30 : « Le coup de cœur de l’archéologue », présentation d’un objet par Elsa Roux, docteure en archéologie, spécialiste des revêtements en pierre décorative d’époque romaine
21h : Déambulation muséale à 3 voix par les guides-conférenciers du musée Théo Desplans.
Infos pratiques : Nuit européenne des Musées « De la pierre à l’œuvre ». Samedi 18 mai 2024 à partir de 19h. Musée archéologique Théo Desplans, site Antique de Puymin, 14 rue Burrus, 84110 Vaison-la-Romaine. Entrée gratuite.
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Santé publique France a publié, mardi 9 avril, les résultats d’une enquête nationale menée auprès d’élèves de collèges et lycées, sur la santé mentale chez les adolescents. L’étude, menée par l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), en partenariat avec l’Education nationale, met en lumière d’importantes différences entre les collégiens et les lycéens, et entre les filles et les garçons, en matière de santé mentale. Plus d’un quart des lycéens (27 %) disaient avoir éprouvé un sentiment de solitude au cours des douze derniers mois, contre 21 % de collégiens. Et seulement 51 % des lycéens présentaient un bon niveau de bien-être mental, contre 59 % des collégiens.
Comme le montre notre infographie, les lycéennes présentent également un risque plus élevé de dépression que les lycéens. Les filles sont en effet bien plus nombreuses à présenter des symptômes de l’échelle ADRS (Adolescent Depression Ratins Scale), qui est utilisée pour déceler le risque de dépression chez les adolescents. Cette échelle comprend dix symptômes, dont l’échec scolaire, le manque d’intérêt pour tout, ou encore un sentiment insurmontable de tristesse ; un adolescent présentant sept symptômes ou plus est considéré comme étant à risque important de dépression. Plus de 60 % des lycéennes disaient ainsi manquer régulièrement d’énergie, contre environ 45 % des lycéens. Les filles étaient également plus nombreuses à se sentir découragées, à mal dormir, ou encore à se sentir inutiles. De façon très inquiétante, près d’un quart des lycéennes interrogées dans le cadre de l’enquête (23,1 %) disaient avoir parfois envie de mourir. Au total, un quart des lycéens (24%) déclaraient avoir eu des pensées suicidaires au cours des 12 derniers mois, et les filles étaient nettement plus concernées que les garçons (31% contre 17%) ; environ un lycéen sur dix disait également avoir fait une tentative de suicide au cours de sa vie.
De Valentine Fourreau pour Statista
Le ‘Petit festival’ : une journée cinématographique pleine d’émotions
Selon une nouvelle étude de l’Insee, si actuellement le nombre des lycéens continue à augmenter dans le Vaucluse, les effectifs devraient commencer à diminuer à l’horizon 2030 pour être inférieur à ceux d’aujourd’hui en 2042.
« En 2022, 164 500 lycéens de 14 à 18 ans (hors apprentissage) étudient en Provence-Alpes-Côte d’Azur, explique une nouvelle étude de l’Insee réalisée en partenariat avec la région académique Provence-Alpes-Côte d’Azur et la région Sud. Leur nombre a fortement augmenté depuis 2013. En poursuivant les tendances démographiques et de scolarisation récentes, il continuerait de progresser à un rythme soutenu jusqu’en 2028. Il diminuerait ensuite progressivement au cours de la décennie suivante. Ces dynamiques haussières puis baissières se constateraient dans tous les départements. Les effectifs passeraient en dessous de leur niveau de 2022, dans tous les départements, entre 2030 et 2035. » En 2042, le nombre de lycéens serait inférieur à celui de 2022 presque partout dans la région y compris en Vaucluse.
Moins 170 lycéens vauclusiens à partir d’ici 2028 « En faisant l’hypothèse, sur la période 2018-2042, d’une poursuite des tendances récentes de natalité et de migration et d’un maintien du taux de scolarisation à son niveau de 2018, le nombre de lycéens de Provence-Alpes-Côte d’Azur devrait continuer à croître jusqu’en 2028, poursuit l’Insee Paca. Il augmenterait d’environ 1% par an, soit en moyenne 1 600 lycéens supplémentaires chaque année entre 2022 et 2028. Cette progression serait supérieure à celle observée entre 2013 et 2022 (+0,6% par an) en raison notamment des dynamiques passées de natalité. »
Pour le Vaucluse, cette augmentation s’élèverait à +0,9% sur la période 2022-2028. Les effectifs diminueraient ensuite de -1% entre 2028 et 2042. Au final, en moyenne l’évolution de la population lycéen en Vaucluse s’établirait à -0,5% entre 2022 et 2042.
En nombre de lycéens, le Vaucluse va donc continuer à augmenter en moyenne de 150 élèves par an jusqu’en 2028. A partir de cette date, on devrait assister à une inversion de tendance (-170 lycéens par an) pour atteindre un déficit cumulé de -1 530 lycéens en Vaucluse en 2042 (voir tableau ‘Evolution du nombre de lycéen par an’ ci-dessous).
A l’échelle régionale, à partir de 2028, quel que soit le scénario de projection démographique retenu, la population lycéenne diminuerait jusqu’à l’orée des années 2040 en raison de la baisse de la natalité observée depuis 2013. En dehors de chocs ponctuels liés à un contexte international particulier, comme l’arrivée d’enfants ukrainiens en 2022, les flux migratoires influeraient peu sur cette tendance.
« Les scénarios de projection divergent à compter de 2038 en fonction des hypothèses de fécondité retenues, explique l’Insee. Dans le scénario où la fécondité serait plus forte que celle observée actuellement, le nombre de lycéens pourrait repartir à la hausse. En effet, les naissances supplémentaires à partir de 2022 se traduiraient une quinzaine d’années plus tard par des lycéens supplémentaires. A l’inverse, le scénario dit de fécondité basse prolongerait la baisse du nombre de lycéens au-delà de 2038. Selon le scénario central et en considérant le lieu de résidence des lycéens (et non plus celui de leur établissement de formation), tous les départements de la région suivraient la même tendance, de manière plus ou moins marquée. Ils connaîtraient leur pic de lycéens résidents autour de 2028. »
Evolution du nombre de lycéens entre 2022 et 2028, évolution du nombre de lycéens, par zones vauclusiennes
Ainsi, entre 2022 et 2028, la croissance serait modérée dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence et plus forte dans le Vaucluse et les Alpes-Maritimes et plus encore dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Sur la période 2028-2042, la tendance s’inverserait partout. La diminution serait la plus forte dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence notamment (voir tableau ‘Taux d’évolution annuel moyen en %’ ci-dessous). Tous les départements retrouveraient leur niveau de lycéens de 2022, entre 2030 et 2035.
Forte hausse à Carpentras et Cavaillon En Vaucluse, sur la période 2022-2028 c’est à Carpentras que les effectifs lycéens connaitront les plus fortes hausses (+1,8%). Arrivent ensuite Cavaillon (+1,3%) Orange (+0,9%) et Avignon (+0,8%). A l’image des effectifs des zones de Digne-les-Bains et Gap ceux de Pertuis afficheront une grande stabilité (+/-0%).
« Dans chacune des zones de Nice et de Toulon, la hausse serait d’un peu plus de 850 lycéens sur la période. Celles d’Avignon, Aix-en-Provence, Vitrolles et Antibes en gagneraient plus de 400 chacune », annonce l’Insee. Ce nombre s’élèverait à 370 sur Carpentras, 260 à Cavaillon et 190 pour Orange.
Evolution du nombre de lycéens dans les zones de Vaucluse entre 2022 et 2028
Chute des effectifs à partir de 2028 Selon l’Insee, entre 2028 et 2042, toutes les zones de la région perdraient des lycéens. L’analyse régionale de l’Insee fait apparaître que « La zone de Briançon connaîtrait la plus forte rupture de tendance. Après une hausse importante jusqu’en 2028, sa population lycéenne diminuerait de 2,8 % en moyenne par an, soit une perte de 500 lycéens entre 2028 et 2042. Ce retournement proviendrait principalement de la baisse des naissances qui ne serait plus compensée par l’excédent migratoire des 14 à 18 ans. La zone de Menton aurait une trajectoire comparable avec une baisse annuelle moyenne de 1,8 % de ses effectifs de lycéens sur la période 2028-2042 (soit 500 lycéens de moins au total), après une hausse de 2,3 % par an entre 2022 et 2028. »
« Huit autres zones, dont cinq dans les Bouches-du-Rhône, connaîtraient également des baisses notables (entre 1,5% et 2,0% par an). Les zones les plus peuplées perdraient le plus grand nombre de lycéens. L’ensemble des trois zones de Marseille perdrait 4 000 lycéens sur la période et celles de Nice, Avignon et Toulon en perdraient respectivement 1 800, 1 500 et 1 200. Le nombre de lycéens diminuerait de respectivement 1 200 et 1 000 dans les zones de Vitrolles et de Salon-de-Provence, où la baisse serait plus intense (-1,7% par an). » A l’inverse, cinq zones perdraient moins d’une centaine de lycéens : celles de Marseille Centre, Draguignan, Brignoles, Carpentras et Aubagne. Seule la zone d’Antibes gagnerait des lycéens entre 2022 et 2042 (+150).
Évolution annuelle moyenne du nombre de lycéens entre 2028 et 2042, par zone
Dans le détail, sur cette période les effectifs sont donc orientés à la baisse sur Avignon (-1,4%), Cavaillon (-1,1%) Pertuis (-0,9%), Orange (-0,8%) et Carpentras (-0,8%). Une diminution encore plus importante pour nos voisins de Salon-de-Provence (-1,6%) et, dans une moindre mesure, Arles (-1,2%).
En nombre de lycéens, d’ici 20 ans, l’Insee évaluent la baisse du nombre d’élèves entre 2028 et 2042 à -1 500 lycéens pour la zone de la cité des papes, -500 pour la zone de Cavaillon, -400 pour celles de Carpentras et Orange, -200 pour celle de Pertuis. Une prévision estimée à -1 000 pour le secteur de Salon et -600 pour celui d’Arles.
Évolution annuelle moyenne du nombre de lycéens entre 2028 et 2042, par zone en Vaucluse
*Le nombre de naissances au début des années 2000 est le principal moteur de la croissance du nombre de lycéens observée ces dernières années. Cette dynamique devrait se poursuivre jusqu’en 2028. Entre 1999 et 2013, la hausse de la fécondité a plus que compensé la baisse du nombre de femmes en âge de procréer (14 à 49 ans). Cette hausse a été beaucoup plus forte dans la région qu’en France métropolitaine.
L’arrivée de familles, en particulier celles ayant des enfants âgés de 14 à 18 ans, contribue également à la hausse du nombre de lycéens. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le solde migratoire (la différence entre les arrivées et les départs, depuis et vers les autres régions françaises) pour cette tranche d’âge est de +0,3 % en 2019.