3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Depuis 1808, Brun de Vian-Tiran, cette manufacture des fibres nobles, innove. Mohair, cachemire, laine, soie, angora, alpaga, des mots synonymes de douceur et de chaleur. Qu’elles proviennent des moutons Merinos d’Arles, des babies lamas du Pérou, de chamelons australiens ou de yacks de Mongolie, voire de Nouvelle-Zélande ou d’Afrique du Sud, toutes ces fibres font l’objet de traitements méthodiques à l’Isle-sur-la-Sorgue avant de nous envelopper délicatement.

Une douzaine d’étapes seront nécessaires parmi lesquelles : cardage, filature, bobinage, ourdissage, tissage, épincetage, teinture, foulage, grattage, séchage, découpage, assemblage et confection. Et soudain, les plaids, châles, écharpes, mais aussi les couettes, couvertures, sur-matelas et oreillers sont solides, mais aussi soyeux, moelleux et vaporeux.

Sur les bords de la Sorgue, à l’entrée de l’Isle, Jean-Louis Brun, l’actuel patron qui représente la 8ᵉ génération de cette manufacture familiale le reconnaît : « Oui, la crise existe. Et même si nous luttons contre la surconsommation, l’opération Black Friday’ existe et nos clients y participent. Donc on ne va pas se voiler la face, on fait des promotions. »

« Nous nous devons de garder la mémoire d’un authentique savoir-faire patrimonial qui a plus de 200 ans. »

Jean-Louis Brun

Aujourd’hui, Brun de Vian-Tiran, ce sont 44 salariés, dont certains travaillent dans ces ateliers de grand-père en petits-fils, de mère en fille depuis des lustres. « Il y a de plus en plus de couturières, reconnaît Jean-Louis Brun. Nous formons les nouveaux venus dans l’entreprise et nous avons engagé une jeune femme qui a un master de chimie nucléaire qui nous aide à conforter les bonnes pratiques, contrer les dérives, faire la chasse aux défauts, aux scories. Nous avons aussi embauché une spécialiste du e-market pour être en phase avec les goûts et les attente de nos clients. »

Côté ‘Filaventure’, la boutique s’est agrandie de 80 m² pour totaliser au rez-de-chaussée 240 m² d’exposition de l’excellence à la française pour cette maison classée depuis 2009 ‘Entreprise du Patrimoine Vivant’ avec des accessoires de salon, de chambre, de décoration d’intérieur, des voiles de lit, sacs à mains en fibres naturelles, trousses de voyage estampillées « Camargue », « Kashmir », « Californie », « Calypso », « Touareg » ou « Pendjab », dont les noms font rêver à d’autres horizons. Pendant qu’à l’étage trônent d’anciens outils de tisserands et des collections d’étoffes iconiques qui sont l’âme de la maison au fils des siècles.

« Cette année, nous innovons avec des vêtements tendance, des ponchos, des capes, des vêtements qui nous enveloppent dans leur drapé, qui nous sécurisent comme un cocon. Nous travaillons avec de jeunes stylistes, des designers de l’ENSCI (École Nationale Supérieure de Création Industrielle) qui débordent d’envie, de créativité et qui nous apportent un plus. »

La crise est là : -5% en 2023. « Mais depuis cet été, on est reparti à +8%, ajoute Jean-Louis Brun. Cela nous aide à rembourser les investissements de Filaventure, le prêt garanti par l’État, plus ou moins compensé par les ventes après la crise sanitaire et le confinement qui ont aussi touché les clients aisés. Le luxe ne se porte pas aussi bien que ça. En plus le SMIC a augmenté de +12% en 2 ans, sans parler du coût de l’énergie et des charges. »

Malgré tout, le patron imprime sa marque, il positive, il avance, il fonce. Il vient d’acquérir un nouveau métier à tisser. « La Rolls Royce du genre, high-tech, à commande numérique, avant-gardiste, une vraie fierté créée par le leader mondial belge Picanol sur la base du célèbre système mécanique français ‘Jacquard’. Il produit deux fois plus vite, quelle que soit la complexité du dessin et nous pouvons jongler avec huit couleurs possibles. Nous l’appelons ‘Le Métier 19’  parce qu’il y en a eu 18 avant lui dans cet atelier. Une de nos anciennes machines, totalement mécanique celle-là, a été fabriquée en Italie il y a 70 ans. Elle est régulièrement révisée, huilée et elle fonctionne au top. »

Le nouveau métier à tisser high-tech. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Aujourd’hui, Brun de Vian-Tiran exporte 15% de ses productions dans le monde entier. « Mais désormais, nous allons nous concentrer sur nos voisins européens, les Italiens, Espagnols, Portugais, Belges, Allemands, Suisses. Ils sont de l’autre côté de nos frontières. Cela fera moins de kilomètres, donc moins de taxe carbone pour le transport de nos marchandises. Or, le respect de l’environnement, vous le savez, fait partie de notre éthique », conclut Jean-Louis Brun.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Les Journées mondiales du jeu vidéo reviennent ces samedi 23 et dimanche 24 novembre pour une 7ᵉ édition à L’Isle-sur-la-Sorgue. Au programme : des jeux sur grand écran, des jeux légendaires, des tournois, des objets de décoration geek, et bien d’autres animations.

Tous les amateurs de jeux vidéos vont se réunir ce week-end à l’espace culturel Les Plâtrières pour les Journées mondiales du jeu vidéo. Il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges. Les nouveaux jeux comme les plus anciens se mêleront pour offrir aux visiteurs une expérience inoubliable.

Sur les deux jours de l’événement, les gamers pourront redécouvrir deux jeux de légende : Mario Kart et Tetris. Le jeu Osu, qui consiste à cliquer en rythme sur des bulles, les faire glisser, ou encore de faire tourner une roue le plus vite possible, sera mis en lumière. Il y aura aussi un espace réservé au rétrogaming avec des consoles comme la Mega Drive, la Super Nintendo et bien d’autres. Dans la zone atomic, les amateurs de jeu pourront découvrir une borne rétro d’Arcade d’Atomic Games en libre accès, les jeux musicaux Rock Band et Pop n music, une Gameboy Géante, le Jeu Time crisis. Une borne Tetris géante sera installée pour célébrer les 40 ans du jeu. La ligue PACA de tennis de table proposera une animation en réalité virtuelle de ping-pong. Enfin, les participants pourront découvrir des produits dérivés en provenance du Japon, jeux et consoles rétrogaming, mais aussi objets de décoration geek et des créations réalisées à partir de pièces informatiques recyclées.

Le samedi, un tournoi de FC25 sera organisé le Club Jeunes de 10h à 16h (inscription sur place à partir de 10h). La finale sera diffusée en direct sur grand écran à 16h30. Le public pourra aussi profiter d’une salle avec un simulateur de voiture, une salle avec jeu de basket et tennis, et une salle dédiée au jeu Wii Sport. L’Association isloise des Jeux de Simulation, de son côté, proposera une simulation de sports mécaniques et des jeux sur grand écran comme Street of rage 4, Pico Park, Brawlhalla ou Rocket League.

Le dimanche, l’association Le Coin des Joueurs organisera des tournois et proposera des jeux sur grand écran toute la journée. Les 40 ans de Tetris seront célébrés sur grand écran à 15h. Au même moment, un graff géant sera réalisé sur le thème des jeux vidéos.

Samedi 23 et dimanche 24 novembre. De 10h à 18h. Entrée libre et gratuite. Espace Les Plâtrières. 36 Boulevard Paul Pons. L’Isle-sur-la-Sorgue.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

En septembre 2023, les élus de la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue ont voté en faveur d’une nouvelle politique de stationnement qui a commencé à prendre effet début 2024. Ce nouveau plan, qui vise à dynamiser davantage le centre-ville, améliorer l’accueil des touristes, et optimiser la qualité de vie des L’Islois, continue d’évoluer et de se mettre peu à peu en place.

Dans le but d’adapter au mieux et d’améliorer les services proposés aux usagers, la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue vient de faire évoluer son plan de stationnement qui a commencé à être mis en place au début de l’année. Cette adaptation concerne les zones bleues et les arrêts minute.

Les zones bleues

Les différentes zones de stationnement de la ville sont classées par couleur. La ville comptait déjà plusieurs zones bleues situées en intra-Sorgue, ainsi que sur les Avenues de la Libération et quatre otages, Cours René Char et Chemin des Névons. Elles nécessitent la possession d’un disque bleue dans son véhicule et permettent de limiter le stationnement à 2h, sauf entre 20h et 8h où le stationnement n’est pas limité. .

À ces zones bleues s’ajoutent désormais une nouvelle en ce mois de novembre : l’Avenue du Partage des Eaux dans sa partie située devant l’école de musique municipale. Les conditions de stationnement sont les mêmes que pour les autres zones bleues de la ville. En tout, ces zones bleues comptent près de 300 places de parking.

Les arrêts minute

De nouveaux arrêts minutes viennent d’être créés autour du centre-ville. Ces places de stationnement sont utilisées pour réaliser des courses de proximité ou des démarches rapides en centre-ville.

Désormais, les usagers pourront profiter de quatre nouveaux emplacements de ce type : deux Cours René Char et deux Avenue des quatre otages. Au total, la ville compte 40 arrêts minute.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Alors que l’exposition ‘Faire corps’ s’achève le 3 novembre prochain, la Villa Datris se révèlera différemment, ce samedi 2 novembre, alors que le public sera guidé par les médiateurs à travers une sélection des œuvres et un parcours thématique.

Copyright Villa Datris

Les infos pratiques
Exposition jusqu’au 3 novembre. Entrée libre. Du mercredi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h. Ouvert en continu le dimanche et les jours fériés de 11h à 18h. 7, avenue des quatre otages à l’Isle-sur-la-Sorgue. Réservation pour la visite nocturne guidée ici. Pour les autres horaires ici. 04 90 95 23 70. Fondation Villa Datris ici.
MMH

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Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Plusieurs travaux auront lieu dans différentes zones de la ville de L’Isle-sur-la-Sorgue dès ce lundi 21 octobre.

Des travaux de pose de réseaux haute tension et basse tension débuteront ce lundi 21 octobre sur le Chemin des Dames Roses où il sera interdit de circuler (sauf pour les riverains) tous les jours entre 8h à 18h durant trois semaines. Des déviations seront mises en place.

Des travaux sur le réseau de gaz auront lieu dans la Rue Denfert Rochereau du lundi 21 au vendredi 25 octobre. Il sera interdit de circuler sur la portion située entre la Rue du Docteur Jean Roux et le Quai Clovis Hugues durant toute la durée des travaux. Une circulation en sens inverse sera mise en œuvre entre la rue du Docteur Jean Roux et la Rue Pasteur.

Enfin, des travaux de branchements neufs d’eau potable interviendront du lundi 21 au vendredi 25 octobre au sein du Chemin de Reydet, en vue du futur hypermarché discount. Les travaux auront lieu durant tous les jours de 8h à 18h. Il sera interdit de circuler sur le chemin durant les cinq jours de travaux.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Les collèges Pays de Sault à Sault, Anne Frank à Morières-lès-Avignon et Jean Bouin à L’Isle-sur-la-Sorgue ont reçu le premier niveau du label Ecocert ‘En cuisine’ qui valorise les produits bios et locaux dans les menus de la restauration collective.

Le Département de Vaucluse est engagé depuis plusieurs années dans la promotion des circuits courts et de saison. À l’instar du gouvernement français, qui a adopté la loi EGalim en 2018, qui favorise une alimentation saine, durable et accessible à tous, tout en soutenant un revenu aux producteurs et en améliorant les conditions de production.

Dans ce sens, le Département a également créé, avec la Chambre d’Agriculture de Vaucluse, la plateforme Agrilocal84, qui met en relation, 121 acheteurs, avec 261 fournisseurs dont 70% d’agriculteurs. 32 collèges vauclusiens utilisent déjà les services de cette plateforme afin de proposer une alimentation bio et locale aux élèves. Ce lundi 14 octobre, trois d’entre eux ont été récompensés pour leurs efforts et ont reçu le premier niveau de labellisation Ecocert ‘En cuisine’. « Dans ces trois collèges, il y a une vraie dynamique pour proposer une meilleure alimentation aux élèves entre l’équipe de direction, la restauration et la secrétaire générale chargée des commandes alimentaires, explique Delphine Gautier, directrice adjointe des collèges au Conseil départemental de Vaucluse. À terme, on souhaite accompagner d’autres collèges dans cette démarche-là. »

Cliquez sur les images ci-dessous pour les agrandir

Le label Ecocert ‘En cuisine’

La labellisation Ecocert ‘En cuisine’ valorise les établissements de restauration collective qui introduisent des produits bio, locaux et sains. Ce label se décline en trois niveaux, représentés par trois carottes. Les trois collèges vauclusiens distingués ont obtenu la première carotte de ce label et visent d’ores et déjà les deux autres carottes.

Ainsi, les collèges labellisés doivent respecter un cahier des charges qui requiert 20% des approvisionnements alimentaires bio, l’interdiction des OGM, de 25 additifs et des huiles hydrogénées (huiles végétales transformées), un menu végétarien par semaine et des légumes secs de préférence bio au moins une fois par semaine. Le label demande aussi la mise en place d’actions écoresponsables telles que lutte contre le gaspillage alimentaire, et le diagnostic des produits de nettoyage et des matériaux plastiques utilisés.

Des établissements accompagnés

Afin d’atteindre ce premier niveau du label, les collèges vauclusiens ont été accompagnés par le Département qui forme les chefs et les seconds de cuisine à la valorisation des fruits et légumes, à la diversification des protéines, mais aussi à l’élaboration de menus correspondant aux critères du label.

Une démarche éducative

En plus d’être fédératrice en impliquant le personnel de cuisine, mais également la direction, et les enseignants des établissements, cette démarche vers une alimentation plus saine, bio et locale, a également un côté éducatif, dans le but de sensibiliser les élèves. « Il y a diverses interventions dans les classes au cours de l’année sur des sujets comme la diététique ou les éco-gestes, ajoute Delphine Gautier. Il y a une partie éducative qui est toute aussi importante pour le label. »

Concernant les collèges vauclusiens labellisés, ils comptabilisent à eux trois plus de 1000 élèves qui sont concernés par cette alimentation bio et locale. 1000 demi-pensionnaires sont éduqués quotidiennement au rapport entre l’alimentation et la santé, mais aussi entre l’alimentation et l’environnement.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Le Banquet du Géant, rendez-vous incontournable de l’automne proposé par l’AOC Ventoux, revient pour une cinquième édition le dimanche 20 octobre à L’Isle-sur-la-Sorgue. Il est encore temps de réserver sa place avant que les inscriptions ne soient clôturées le lundi 14 octobre.

Cette année, ce sera la manufacture Brun de Vian-Tiran à L’Isle-sur-la-Sorgue qui accueillera l’événement. Rendez-vous donc le dimanche 20 octobre pour un voyage gustatif en accord avec une sélection des vins de l’appellation. « Installer le Banquet du Géant à l’Isle-sur-la-Sorgue avait une signification particulière pour nous, explique Marie Flassayer, directrice de l’AOC Ventoux. Avec l’intégration de la commune dans l’aire d’appellation en novembre 2023, il nous semblait essentiel de marquer cet événement. »

Une seule et même grande table sera dressée pour accueillir tous les convives, que seront mêlés aux vignerons de l’AOC Ventoux, munis de leurs bouteilles. Ce sera l’occasion parfaite pour échanger avec ces artisans de la vigne sur leur passion, mais aussi sur leurs domaines. Un DJ viendra parfaire ce rendez-vous avec une animation musicale conviviale.

La nourriture sera proposée par le restaurant l’islois Phileas Club avec des produits locaux. Au menu : gravlax de Truite de la Sorgue de la Maison Mayer, ‘acidoux’ avocat kiwi, carré de cochon de Monteux, risotto d’épeautre de Sault, fraîcheur de carotte et jus de cochon à l’amarena, fromage de chèvre de Pernes les Fontaines de la Maison Moga, miel de châtaignier truffé, et pour finir, la Troprovençale de la Maison Gaillardet, vanille et fleur d’oranger, accompagnée par un café rigoureusement sélectionné pour l’occasion par Sarmiento Torréfaction.

Pour réserver votre place (à partir de 16 ans), cliquez ici.
Dimanche 20 octobre. 11h30. 59€. Brun de Vian Tiran. 2 Cour Victor Hugo. Isle-sur-la-Sorgue.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Ridley Scott, réalisateur de Gladiator, Blade Runner, Thelma et Louise ou encore Alien, a choisi sa terre d’adoption, le Vaucluse, pour exposer ses dessins personnels et story-boards. L’exposition est à découvrir avant le 30 novembre à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Avant d’être passionné par le cinéma, Ridley Scott aimait beaucoup dessiner, il a d’ailleurs fait ses études au Royal College of Art de Londres. Le réalisateur britannique, propriétaire du Mas des Infirmières à Oppède, dévoile une nouvelle fois son amour pour le Vaucluse, choisissant la ville de L’Isle-sur-la-Sorgue pour accueillir une exposition inédite de ses dessins et story-boards.

Et quel meilleur lieu que le tout nouveau cinéma de la ville, Ciné sur la Sorgue, pour exposer les dessins de celui qui est à l’origine de plusieurs classiques du 7ᵉ art ? Le public pourra y découvrir des story-boards de plusieurs de ses films comme Une Grande Année, filmé en partie à Bonnieux et Gordes et sorti en 2006, House of Gucci, sorti en 2021 ou un de ses films les plus récents, Napoléon, sorti l’année dernière. Cette exposition dévoile aussi des illustrations des bouteilles de vin de son domaine.

Jusqu’au samedi 30 novembre. Gratuit. Ciné sur la Sorgue. 3 Rue de la République. Isle-sur-la-Sorgue.


Isle-sur-la-Sorgue : Brun de Vian-Tiran étoffe sa collection, une façon d’allier l’art à la matière

Le groupe Veolia et l’AMV (Association des maires de Vaucluse) ont organisé une table-ronde sur le thème : ‘Cybersécurité et eau : collectivités, services publics, entreprises… Tous concernés’. Cette matinale, qui s’est tenue à l’Isle-sur-la-Sorgue, a été notamment l’occasion de rappeler les enjeux majeurs liés à la cybersécurité et de donner les clés pour pouvoir faire face à cette menace qui ciblent de plus en plus des collectivités de plus en plus en première ligne.

« Toutes les organisations, quelles que soient leurs tailles et leurs domaines d’activité sont potentiellement concernées par les menaces de cyberattaques, expliquait Olivier Campos, directeur Veolia eau Provence-Alpes en préambule de cette 4e matinale climat organisé dans la Région Sud. Il est désormais essentiel pour les entreprises et les collectivités, dans le domaine de l’eau notamment, de prendre la pleine mesure cyber et se protéger. Ces rendez-vous, à destination des acteurs de premières lignes ont pour objectifs de favoriser les échanges, les interrogations, les retours d’expériences entre les différents experts qui interviennent sur le sujet mais également avec les élus et les représentants des collectivités présents. »

« Les cyberattaquants s’en prennent à ceux qui sont le moins bien protégés. »

Célia Nowak, déléguée régionale Paca de l’ANSSI

Données compromises pour 1 français sur 2
Après un mot d’accueil de Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’AMV, sur la nécessité pour les collectivités de se prémunir contre les cyberattaques et leurs conséquences, les six intervenants ont dressé un état des lieux complet de la menace.

A une période où selon la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) 1 français sur 2 a vu ses données personnelles compromises à la suite d’attaque et où plus de 2 500 actions de suspension de sites illicites utilisés pour de vastes campagnes d’hameçonnage ont été réalisées contre le cybersquattage de noms de domaines des collectivités, Célia Nowak, déléguée régionale Paca à la sécurité numérique pour l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a rappelé la réglementation actuelle ainsi que les techniques des cyberpirates. Des méthodes que l’on pourrait assimiler à « une logique de la pêche au chalut » afin de ratisser le plus large possible pour s’attaquer aux plus ‘faibles’, c’est-à-dire ceux qui sont le moins bien protégés. Avec un souci de rentabilité, en jouant sur la masse des attaques, qui a pour conséquence qu’il n’est nul besoin d’être une cible directe pour en être la victime.

« On n’est jamais assez préparé »,

Jérôme Poggi, Responsable de la sécurité des systèmes d’information à la ville de Marseille

Epée de Damoclès 2.0 ?
Un risque permanent, sorte de d’épée de Damoclès 2.0, que confirme le commandant Nidhal Ben Aloui, conseiller cyber du commandant de région de gendarmerie Paca, chef de la section cyber et anticipation cyber de la division régionale des réserves : « Au niveau financier le ransomware est le plus rentable. La France a versé 888 M€ de rançon en 2022. »
Dans tous les cas, le commandant de gendarmerie assure qu’il est impératif de prévenir les autorités, que ce soit pour mieux se défendre ou tenter d’identifier les attaquants pour les mettre hors d’état de nuire ou limiter les effets. « Il est très important de réagir vite », explique le militaire.

« Il faut pouvoir continuer à fonctionner en mode dégradé. »

Franck Galland, directeur général d’Environmental Emergency & Security Services

Une rapidité de réaction que confirme Jérôme Poggi, RSSI (responsable de la sécurité des systèmes d’information) à la ville de Marseille dont les services ont été victime d’une cyberattaque le 14 mars 2020 à 7h31.
Après avoir témoigné de la difficulté de se remettre de telles attaques, plusieurs mois, il a insisté sur les conséquences parfois inattendues qu’elles pouvaient avoir sur la bonne marche de la collectivité (gestion des cimetières, Etat-civil, impact humain, sentiment de remise en cause…). « On n’est jamais assez préparé », prévient-il.
« Il faut effectivement prendre en compte le temps long d’une telle crise et donc anticiper pour pouvoir continuer à fonctionner en mode dégradé », estime pour sa part Franck Galland, directeur général d’Environmental Emergency & Security Services et président-fondateur d’Aqua Sûreté, expert en sécurité des infrastructures hydrauliques.
C’est avec cette volonté d’anticipation, qu’en vue des JO de Paris, cet expert de la sûreté dans le domaine de l’eau a participé à un exercice de crise d’une attaque cyber dans une station d’épuration Veolia en Île-de-France.

« Nous proposons des mesures techniques de protection en faisant très attention aux accès à distance demandés par les clients. »

Meriem Riadi, directrice des systèmes d’information Veolia Eau France

Sécuriser l’approvisionnement en eau
Chez Veolia, cette prévention de la menace passe notamment par un accompagnement des collectivités partenaires.
« Tout d’abord, nous mettons en place une forte sensibilisation aux aspects humains, insiste Meriem Riadi, directrice des systèmes d’information Veolia Eau France. Ensuite nous proposons des mesures techniques de protection en faisant très attention aux accès à distance demandés par les clients, car ouvrir des portes et créer des interconnexions a des conséquences. On protège aussi les systèmes informatiques dans l’usine via des antivirus. Il faut aussi détecter les incidents qui peuvent arriver et enfin, se préparer opérationnellement en ayant des sauvegardes, être capable de les restaurer, mener des exercices de crise… »

« Cette connectivité expose ces systèmes à des cyberattaques potentielles. »

Olivier Campos, directeur Veolia eau Provence-Alpes

« Les services d’eau et d’assainissement étant vitaux pour notre société, ils sont également vulnérables aux menaces cybernétiques, ce qui rend la cybersécurité d’une importance capitale pour Veolia, rappelle Olivier Campos, le directeur Provence-Alpes. Les systèmes de contrôle industriel utilisés pour gérer les infrastructures d’eau et d’assainissement sont de plus en plus connectés à internet pour des raisons d’efficacité et de commodité. Cependant, cette connectivité expose ces systèmes à des cyberattaques potentielles. Une attaque réussie pourrait perturber l’approvisionnement en eau ou l’assainissement, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la santé publique et l’environnement. Le sujet est également sensible car Veolia gère une grande quantité de données sensibles sur ses clients. »

« Il ne viendrait jamais à l’idée pour un élu d’ouvrir un établissement qui n’est pas aux normes sans contrôle préalable. »

Léo Gonzales, PDG de Devensys cybersécurité

Quelles sont les solutions et que faire en cas d’attaque ?
« Il faut responsabiliser et sensibiliser les dirigeants ou les élus aux risques cyber pour qu’ils prennent leurs responsabilités, mettent les moyens humains, techniques et financiers en face du risque, précise Léo Gonzales, PDG de Devensys cybersécurité à Montpellier. C’est exactement ce qu’il se passe pour le risque juridique, ou encore avec le risque sûreté (normes ERP pour les bâtiments, sécurité incendie, etc.) Il ne viendrait jamais à l’idée pour un dirigeant ou élu d’ouvrir un établissement qui n’est pas aux normes sans contrôle préalable (consuel, pompiers, etc.). Idem avec le contrôle technique et l’entretien des voitures, ou les équipements de sécurité préventive (airbag, radar avec freinage auto, etc.). Pourtant, c’est comme la cyber… on investit pour ‘rien’ au départ. Mais ne pas prévoir à la conception les buses d’extinction incendie dans un hôtel, ou les portes coupe-feu, cela couterait extrêmement cher de le rajouter après. »
Des diagnostics gratuits existent rappellent Célia Nowak pour l’ANSSI ainsi que le commandant Nidhal Ben Aloui pour la gendarmerie.

Les intervenants (de gauche à droite) : Meriem Riadi, directrice des systèmes d’information Veolia Eau France, Jérôme Poggi, responsable de la sécurité des systèmes d’information à la ville de Marseille, Léo Gonzales, PDG de Devensys cybersécurité, Franck Galland, directeur général d’Environmental Emergency & Security Services et président-fondateur d’Aqua Sûreté, commandant Nidhal Ben Aloui, conseiller cyber du commandant de région de gendarmerie Paca, Célia Nowak, déléguée régionale Paca de l’ANSSI, Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’AMV, ainsi que Olivier Campos, directeur Veolia eau Provence-Alpes.

« Nous disposons de guides et d’outils mis à disposition des collectivités dans les domaines de la prévention, de la détection et de la réaction », complète la déléguée régionale de l’ANSSI qui peut s’appuyer sur le CSIRT (Computer security incident response team) de Paca qui traitent les demandes d’assistance des acteurs de taille intermédiaire (PME, ETI, collectivités territoriales et associations).
Même offre complémentaire pour les gendarmes : « nous proposons des supports d’informations lors des situations de crise ainsi que les listes de contacts en cas d’urgence. Nous avons aussi formé des référents dans les brigades de la Région Sud afin d’apporter des réponses adaptées en fonction des profils des personnes qui nous sollicitent. »

« La question n’est pas de savoir si vous subirez une cyberattaque, mais quand ? »

S’adapter en permanence aux nouveaux défis
S’il est nécessaire de dresser un diagnostic de sa vulnérabilité face aux cyberattaques ainsi que de savoir comment réagir « une poignée d’actions ‘défensives’ constituent déjà la clef pour limiter drastiquement les risques (sauvegardes, cloisonnement, antivirus), résume Léo Gonzales de Devensys cybersécurité. Les attaquants innovent en permanence et il faut s’adapter en face. Il y a forcément une certaine latence dans la réponse, et un coût financier et humain. L’objectif étant de rendre l’attaque plus complexe, plus longue, plus chère. »
De faire en quelques sorte, que le cyberpirate passe son chemin pour, qu’à l’image d’un cambrioleur qui évite une maison avec un chien ou une alarme, il s’oriente vers un ‘voisin’ moins protégé.
« On doit aussi penser à des systèmes de détection, pour le cas où cela devient trop tard, afin que les ‘voleurs’ sachent que la ‘police’ arrive très rapidement, et qu’ils n’aient pas le temps de faire trop de dégâts », poursuit Leo Gonzales.

« Il ne faut pas rester seul. »

Commandant Nidhal Ben Aloui, conseiller cyber du commandant de région de gendarmerie Paca,

Au final, l’ensemble des intervenants s’accordent sur un point : « La question n’est pas de savoir si vous subirez une cyberattaque, mais quand ? »
C’est pour cela qu’à l’image de la Ville de Marseille et de son responsable de la sécurité des systèmes d’information, la collectivité phocéenne est sur le qui-vive.  : « Nous pratiquons des exercices en permanence, confie Jérôme Poggi. On teste les sauvegardes, on teste les procédures, on teste la réactivité des équipes, on teste encore et encore pour faire face à toutes les éventualités. »
Cependant, si les solutions peuvent apparaître uniquement techniques, il ne faut pas négliger l’impact humain. « Il ne faut pas rester seul. Il faut savoir s’entourer, insiste le commandant Nidhal Ben Aloui. Surtout si parfois à tort, on pense être bien préparé à une attaque. »
Et le gendarme, comme plusieurs intervenants, d’évoquer les conséquences humaines (dépression, burnout et même suicide) de certaines de ces attaques pour les dirigeants, élus ou chefs de service qui s’en sentent responsables.

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