Forum : la Mission locale jeunes Grand Avignon en mode solution
La Mission locale jeunes Grand Avignon invite les demandeurs d’emploi de 16 à 25 ans à une matinée d’informations pour leurs projets d’avenir ce mardi 25 mars à la CCI de Vaucluse.
La 3e édition de ce forum des solutions proposera les perspectives d’évolution et pistes d’accession à des opportunités diverses. Il s’agit aussi bien de la mobilité internationale que d’un parrainage ou d’un accompagnement à la création d’entreprise, entre autres solutions structurantes.
Les jeunes demandeurs peuvent ainsi rencontrer des professionnels et institutions qui les orienteront vers les dispositifs les plus en phase avec leurs aspirations. L’enjeu est de pouvoir développer des compétences et d’expérimenter des défis nouveaux, en bénéficiant des conseils des 9 partenaires de l’emploi*, de la formation et de la professionnalisation présents à ce forum.
Forum des solutions structurantes. Mardi 25 mars. De 9h à 12h. CCI de Vaucluse. 46, bis Cours Jean Jaurès. Avignon. Entrée gratuite (sans inscription).07 48 94 31 53
*France travail, Ecole de la 2e chance, Epide, Unis-Cité, Afpa, Ecole numérique des apprentissages, Ligue de l’enseignement, Service civique solidarité senior et la Mission locale jeunes Grand Avignon.
DR
Forum : la Mission locale jeunes Grand Avignon en mode solution
L’association carpentrassienne ‘Un par Un’ propose l’insertion de jeunes de 26 à 30 ans en entreprise par la voie de l’alternance. Leur public ? Les laissés pour compte qui, grâce à leurs mentors, s’épanouissent en entreprise comme en société. Un enjeu colossal selon Henri Lachmann, ancien PDG de Schneider Electric Monde qui a initié une chaîne de mentorat pour une insertion des jeunes efficace et pérenne. Aujourd’hui ‘Un par Un’ recherche des entreprises partenaires pour continuer à jouer collectif.
Ils sont trois à être venus à l’Echo du mardi pour expliquer ce qu’ils font et les résultats déjà obtenus. Pierrot Lauret, directeur de l’association Un par Un –jeu de mot pour signifier parrain- ; Alix Crichton, en charge des relations avec les tiers de confiance –les parrains- ; et Patrick Mentrel ancien DRH de Sonelog devenu ambassadeur de l’association auprès des entreprises. Mission ? Répondre aux besoins spécifiques des entreprises en talents d’hommes qualifiés. Du recrutement sur mesure et de l’emploi pérenne capable de faire progresser trois entités : l’entreprise, les hommes et la société. Bref, des colibris de l’insertion pour l’emploi et la société inspirés et inspirants.
Pierrot Lauret, directeur de l’association Un par un «L’association pour l’insertion des jeunes en entreprise ‘Un par un’ a été créée à l’initiative d’Henri Lachmann, ancien PDG de Schneider Electric monde, en octobre 2019, présente Pierre Lauret, directeur de l’association ‘Un par un’. En s’installant en Vaucluse lors de sa retraite, l’homme qui, tout au long de sa carrière a reçu de nombreux jeunes en alternance, s’est très vite inquiété des chiffres exorbitants de tous ces jeunes ‘un peu en perdition’ dans le département. Son crédo : ‘Tout jeune peut trouver sa place pour peu qu’il soit accompagné’. En février 2020, j’attaque ce projet en m’interrogeant : que peut-on faire pour ces jeunes des quartiers, sans diplômes et laissés pour compte ? Ma mission ? Aller à leur rencontre et vers les entreprises pour tisser du lien et trouver une solution qui favorise leur accueil, et, ensemble, entamer un travail de préparation pour leur donner une nouvelle chance de pouvoir s’insérer professionnellement.»
‘Tout jeune peut trouver sa place pour peu qu’il soit accompagné’
Henri Lachmann, président de Un par Un et ancien PDG de Schneider Electric Monde
L’objet de l’association ? «Créer un écosystème favorable, où le jeune peut s’insérer pour créer toutes les conditions à une insertion professionnelle. Nous avons volontairement ciblé des jeunes entre 16 et 26 ans, voire 30 ans, car nous accordons beaucoup d’importance à la découverte de qui ils sont, à la compréhension de leur construction personnelle, et à leur donner une nouvelle dimension. Le projet est de rencontrer le jeune, de créer un lien de confiance, de repérer l’écosystème le plus adapté à sa personnalité dans une entreprise où l’environnement lui sera favorable avec des personnes, au départ appelées parrains, d’où l’allusion au nom de l’association ‘Un par un’»
Mentorat «Le process ? Inclure dans le dispositif une personne de l’entreprise, avec une vraie sensibilité, –le parrain- qui accordera du temps et une appétence à comprendre le jeune. L’objectif est de donner au futur professionnel toutes les chances de se découvrir, et de se laisser découvrir par les autres, pour ainsi réaliser son projet professionnel. Par contre, le parrain ne sera pas le supérieur hiérarchique du jeune.»
Copyright Un par Un
Rencontre avec les partenaires sociaux «Dans un premier temps j’ai rencontré les partenaires sociaux, les jeunes, puis Alix Crichton nous a rejoints, ainsi que Patrick Mentrel, ancien directeur des ressources humaines, qui vient nous épauler sur le volet découverte des entreprises. Patrick a découvert notre entreprise lorsqu’il était en place avant de passer de l’autre côté de la barrière, détaille Pierrot Lauret.»
100 jeunes rencontrés par an, 60 accompagnés et plus d’une quarantaine en parcours d’insertion «Globalement, par an, nous entrons en contact avec entre 80 et 100 jeunes dont 60 seront accompagnés et entre 40 et 45 auront intégré un parcours d’intégration via l’alternance en CAP (Certificat d’aptitude professionnelle), en CDD, CDI (Contrat à durée indéterminée). L’objectif est d’intégrer ses jeunes en formation professionnelle. C’est la raison pour laquelle nous sommes partenaires de centres de formation, de la Chambre des métiers, de la Fédération du bâtiment et des travaux publics, du Geiq (Groupement d’employeurs d’insertion et de qualification)…
‘100 jeunes rencontrés par an avec plus de 40 en parcours d’insertion’
Pierrot Lauret, directeur de l’association d’insertion Un par Un
Une association d’intermédiation «Nous sommes repérés comme association d’intermédiation, par les structures d’accueil de jeunes, les centres sociaux –comme celui de Villemarie à Carpentras-, les associations départementales : le CDef 84 (Centre départemental enfance et famille), l’Arpe, l’Entraide Pierre Valdo, avec lesquelles nous avons tissé des liens pour favoriser les stages d’immersion, et surtout permette aux jeunes de rentrer dans une dynamique de parcours. Pour cela, nous avons créé une ‘Commission Insertion Jeunes’ mensuelle qui permet de placer, autour de la table, les personnes ressources de ces structures, ce qui nous permet de faire du suivi de parcours des jeunes, dans leur projet professionnel et dans leur rencontre avec les entreprises.»
Tisser des liens de confiance pour aller plus loin, ensemble
Alix Crichton et les ateliers d’intelligence émotionnelle Alix Crichton travaille sur le volet entreprises. Pour cela, Alix a mis en place des ateliers d’intelligence émotionnelle autour du lien entre un parrain et un jeune filleul, afin de structurer la préparation et l’accompagnement. «J’accompagne l’association sur le développement et la consolidation du réseau entreprise, relate Alix Crichton. Nous avons mis en place des ateliers mensuels pour engager les marraines et parrains des entreprises autour de l’accompagnement des jeunes. La mission ? Consolider le réseau, engager les marraines et parrains et échanger autour des problématiques des jeunes pour pouvoir y répondre et tisser un accompagnement pertinent et surtout durable pour le jeune.»
‘Les bienfaits de l’intelligence émotionnelle s’exercent au travail comme en dehors, à l’extérieur.’
Patrick Mentrel, ancien DRH en charge des relations avec les entreprises Ancien Directeur des ressources humaines d’une plateforme de logistique Sonelog (commerce de gros de matériel électrique au Pontet), Patrick Mentrel est en charge des relations avec les entreprises. «J’étais aux côtés des membres de direction, lorsque j’ai rencontré ‘Un par Un’ et nous avons tous été convaincus par la démarche, autant pour les jeunes que pour l’entreprise. Ensemble, nous avons signé une convention et accueilli un jeune pour un premier stage d’immersion de 15 jours en entreprise. Nous avons sélectionné un chef d’équipe qui possédait déjà cette fibre sociale et qui a accompagné le jeune dans plusieurs services, afin que celui-ci puisse repérer, durant ces deux semaines, le service qui pourrait l’intéresser.»
Guider et motiver «Cela a très bien fonctionné car il était hyper motivé et, de ce fait, est passé en apprentissage puis en formation interne pour, ensuite, signer, cinq mois plus tard, son contrat à durée indéterminée, devenant un salarié très efficace, opérationnel et très intégré de Sonelog où il pourra évoluer au sein de l’entreprise. ‘Un par un’ apporte un recrutement sur-mesure à l’entreprise et met en valeur le tiers de confiance : le parrain, qui se fait le porte-parole du jeune, par rapport aux autres services de l’entreprise.»
Copyright Un par Un
Intelligence émotionnelle en situation Alix Crichton met en avant l’utilisation de l’intelligence émotionnelle. Mais que signifie ce terme ? « C’est comment être intelligent avec ses émotions, explique la jeune-femme. L’intelligence est la capacité à s’adapter à des situations. C’est gérer ses émotions pour s’adapter aux situations qui se présentent. L’émotion est commune à tous les mammifères. C’est même le premier langage de l’homme, ce qui lui a permis de vivre en société, de créer du lien, pour travailler ensemble, répondre à des menaces et survivre. Ce qui interpelle ? La raison pour laquelle dès tout petit, l’on détache l’homme de ses émotions, alors que c’est ce qui fait de nous des êtres humains et non pas des machines. Se reconnecter à soi, à ses émotions permet de savoir pourquoi l’on fonctionne ou non ensemble. Cloisonner et diviser ne permet plus à une société de fonctionner. Dans ce cadre, ‘Un par un’ ajoute de l’humain et de l’intelligence dans les relations et dans l’entreprise.»
Intelligence émotionnelle, pleine conscience, lien intergénérationnel, implication… «J’abonde dans le sens d’Alix, apprécie Patrick Mentrel, à l’heure où l’on parle de risque psycho-sociaux et surtout de conflits, l’intelligence émotionnelle intervient, elle est également au centre, désormais, du recrutement. En intervenant au cœur du programme ‘Un par Un’, ce dispositif créé aussi un lien intergénérationnel, le parrain ayant souvent dans les 50 ans. Cela permet de se parler, de s’entendre, de se comprendre. Je pense que l’intelligence émotionnelle fera évoluer les politiques des ressources humaines des entreprises. Cela a aussi un impact dans les relations entre les salariés, c’est un élément clef du management. Les ateliers d’intelligence émotionnelle peuvent renforcer le partenariat entre notre association et les entreprises.»
Le désengagement salarial «Le problème qui se pose, au sein de l’entreprise, est également un très prégnant désengagement salarial, relève Alix Crichton. Le lien que le parrain va réussir à créer permet au jeune de rester actif longtemps. J’ai en tête le retour d’expérience d’un manager de l’opérateur Orange qui m’a confié ‘avoir trouvé un autre sens à sa profession depuis qu’il fait de l’accompagnement, parce qu’il est sorti de cette dimension du chiffre de l’entreprise, actuellement, très imposée.»
‘Les entreprises ont un devoir d’inclusion dans la société’
Henri Lachmann, président de Un par Un
Interview de Henri Lachmann, fondateur de ‘Un par Un’ «Je constate que la famille, l’école, l’église foutent le camp et que les entreprises ont un rôle d’inclusion des jeunes à jouer, d’autant plus qu’elles ont les moyens pédagogiques d’accueillir et de former. Les entreprises ont un devoir d’inclusion dans la société.»
L’association ‘Un par Un’ «L’association Un par Un, privilégie l’apprentissage qui doit devenir un mode de formation à part entière, alors que nous nous plaçons en parents pauvres par rapport aux pays nordiques comme l’Allemagne et la Suisse. Et puis, l’entreprise possède la capacité d’enseigner le savoir être et le savoir vivre, notamment en collectivité, ce que le reste des acteurs sociaux peinent à remplir aussi bien. Le savoir être fait partie du savoir. Chez Schneider, en France, nous avons plus de 1 000 apprentis, dont la plupart restera dans l’entreprise en tant que salarié ou placé dans notre écosystème, devenant de véritable ambassadeurs de la marque et de l’entreprise en général.» Avez-vous des problèmes de recrutement dans les entreprises ? «Oui, car elles n’ont pas encore compris qu’elles avaient la responsabilité de l’inclusion dans la société et que ce rôle doit être pris à bras le corps. Attendre tout de cellules qui dysfonctionnent, comme la famille et l’école, n’est pas la solution. Si les entreprises ont des difficultés à recruter, c’est que les jeunes sont mal formés. Ils ne peuvent posséder le savoir être que l’école ne leur donne pas.»
A quoi ressemblera l’entreprise de demain ? «Elle sera l’image de la vie en société, du travail en collectif et dans ce collectif de la diversité. C’est là toute notre richesse. Quand deux hommes sont ensemble et sont d’accord, alors il y en a un de trop. Il y a plusieurs savoirs : le savoir, le savoir être, le savoir-vivre, le savoir-faire. L’entreprise est tout à fait à même d’enseigner cela.»
Les partenaires de Un par Un Missions Locales (Avignon & Carpentras) – L’entraide Pierre Valdo – GEIQ BTP 84 –MFR – BTP84 – Lou Tricadou – CFA du Bâtiment Avignon Florentin Mouret – Association du Pôle d’activités de Fontcouverte – MNA Vaucluse – CDEF 84 – Eureka Insertion – CMAR- La Varappe – Fondation Henri Lachmann – Fondation Institut de France – Ressources – Fondation Schneider Electric – Direction départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités – Fiducial – CCI Vaucluse – Le Département du Vaucluse – Face Vaucluse – Vaucluse entreprise – Politiques de la ville (Quartiers d’Eté) – Evolio PAE – Made In Marseille- Sonepar – Leroy Marlin – McCormick – Fuchs – Carrelage au Carré – Cooprovence – Carrefour – Norauto – Groupe Orange – WATTS Industries – Ibis Groupe – Dalkia – Auto-Pièces Service – Brasserie Foncouverte – Boulanger – Bien Perché – Altera Rocca…
Alix Crichton, Pierrot Lauret et Patrick Mentrel Copyright MMH
Un par Un, Association Loi de 1901 pour l’insertion des jeunes. Domiciliée au Campus Louis Giraud, 310 Chemin de l’Hermitage à Carpentras. Pierrot Lauret, directeur de l’association Un par un 06 58 78 38 70. structureunparun@gmail.com
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La biscuiterie solidaire Le Beau geste au Thor remporte le prix de la jeune entreprise d’insertion (Jeni) 2024 . Décerné par la Fédération des entreprises d’insertion, en partenariat avec la Chaire Innovation Sociale de l’ESSEC et avec le soutien du Crédit Coopératif, le prix ’Jeni Christian Valadou’ récompense chaque année de jeunes dirigeants d’entreprises d’insertion nouvellement créées ou reprises et porteuses d’un projet social innovant. « Donner du sens, créer du lien social, contribuer au développement de leur territoire, c’est la mission des quelques 2 200 entreprises d’insertion », expliquent les organisateurs de la 6e édition de ce concours qui, après des sélections régionales, réunissait 5 finalistes.
Déjà récompensée par le prix du meilleur produit bio Implantée dans la zone d’activité de la Cigalière, la société Le Beau Geste a été fondée en 2022 par Fleur Masson. Spécialisée dans la confection de biscuits à base de légumineuse, l’entreprise propose ses recettes sucrées et salées tout en formant des personnes en parcours d’insertion via une distribution déjà étendue à toute la Région Sud. Le tout en défendant un savoir-faire artisanal et un engagement solidaire. Depuis son lancement, ses produits sont distribués dans plus de cent points de vente, principalement dans des magasins bio et des épiceries fines du Sud de la France.
Après avoir reçu la médaille d’or aux Epicures de l’épicerie fine en avril dernier dans la catégorie ‘Biscuits et recette sucrées’ pour son sablé à la fleur d’oranger, le Beau Geste vient aussi d’obtenir, il y a tout juste un mois, le titre de meilleur produit bio pour ses cookies aux pépites de chocolat noir et aux graines de tournesol. Une distinction décernée par un jury de consommateurs. « Quel honneur de nous voir ainsi mis en lumière par les consommateurs eux-mêmes ! s’est félicitée pour l’occasion Fleur Masson. On prouve ici que les fondements de notre entreprise – solidaire et inclusive par essence – sont un terreau fertile pour des produits d’excellence qui plaisent aux plus gourmands. »
Le Beau Geste vient aussi d’obtenir, il y a tout juste un mois, le titre de meilleur produit bio pour ses cookies aux pépites de chocolat noir et aux graines de tournesol. DR
Un projet d’usine incluant un parcours de visite sur l’insertion Accompagnant aujourd’hui deux personnes en parcours d’insertion, la jeune entreprise vauclusiennes a pour ambition de construire une usine dédiée à la production de biscuits, avec un parcours de visite pour partager son savoir-faire et mettre en lumière le travail des salariés en parcours d’insertion. Le jury du prix a salué l’originalité du projet et a tenu à soutenir son développement pour les prochaines années. « Chaque année, le jury s’attache à distinguer les jeunes entreprises qui placent l’inclusion des publics les plus vulnérables au cœur de leur projet entrepreneurial, explique Philippe Lerouvillois, président du jury et président de la Fédération des entreprises d’insertion. Le Beau Geste et sa dirigeante ont su nous convaincre par leur ambition de développer une activité artisanale originale dans une zone rurale fortement touchée par le chômage. »
Une aide de 3 000€ pour le développement de la société thoroise Pour accompagner son développement, le Beau Geste bénéficie d’une dotation financière de 3 000 € avec le soutien du Crédit Coopératif ; de l’accompagnement de la Chaire sociale de l’ESSEC via une mission étudiante et un voyage apprenant et d’un mentorat de la part d’un chef d’entreprise d’insertion. Le jury des prix Jeni a également attribué une mention spéciale ‘Coup de cœur’ à Solenciel, une entreprise grenobloise dirigée par Rodolphe Baron, qui accompagne et forme aux métiers de la propreté des femmes victimes de réseaux de prostitution.
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Lors d’un Delt’apéro,réunion d’information ponctuelle conviant ses partenaires sur un sujet choisi, Grand Delta Habitat a présenté son nouveau livret social et solidaire. Celui-ci aborde les divers programmes de la coopérative tels que l’accès sécurisé à la propriété, l’accompagnement social et l’insertion des jeunes par le logement, la lutte contre l’isolement des séniors et les familles en difficulté. Créé en 1966, Grand Delta Habitat a constitué un patrimoine de 39 375 logements accueillant 94 000 personnes.
«C’est vrai, nous faisons partie du monde économique dans lequel, bien entendu, nous devons réaliser des résultats, d’abord pour les gens que nous accueillons et ensuite parce que nous nous impliquons dans le pacte social et le contrat de solidarité, » a rappelé Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat.
157 ménages devenus propriétaires Dans le détail, on y trouve le parcours résidentiel sécurisé qui permet, chaque année, à 120 locataires d’accéder à la propriété, grâce à un programme d’accession sociale sécurisé pour prévenir les accidents de la vie. Cette année, 157 ménages sont devenus propriétaires. Actuellement plus de 1 500 logements sont proposés à la vente aux locataires occupants –notamment avec les dispositifs en Prêt social location-accession (PSLA) et du bail réel solidaire (BRS)- grâce à un suivi personnalisé et à la sécurisation des conditions d’achat pour les acquéreurs. La coopérative a aussi pour objectif de développer son portefeuille de lots en gestion de syndic.
Au chapitre de l’aide aux jeunes la coopérative a conçu un dispositif d’insertion qui se concrétise par des partenariats avec des associations en direction de jeunes fragiles en direction de logements relais et à des baux glissants. Il s’agit, plus précisément, de personnes en rupture de logement, ou victimes de violences, ou souffrant de troubles de la santé mentale, ou demandeurs d’asile, ou de mineurs non-accompagnés. Près de 417 logements leur sont ainsi dévolus.
1 491 familles accompagnées Ces familles sont accompagnées en cas de vulnérabilité économique et/ou sociale par 15 chargées de développement social via un process de diagnostic, d’utilisation des dispositifs d’aide et de demandes de mutation. 52 ménages vulnérables ont ainsi été pris en charge en 2023.
Faire face aux ruptures de la vie Qu’il s’agisse d’un départ rapide du foyer ou de précarité, la Ressourcerie Delta Collect’, lieu de récupération et de stockage de mobilier et d’électroménager d’occasion, a permis d’équiper 50 familles et de redistribuer 650 éléments mobiliers en parfait état de fonctionnement. Delta Collect a ainsi réalisé, en 2023, le déménagement de 51 logements -dont les mobiliers et objets ont été laissés sur place puis déménagés et stockés dans un hangar de GDH de 1 290m2.
Les différents outils d’aide de Grand Delta Habitat totalisent 790 000€ Pour faire face à la hausse du prix de l’énergie, Delta énergie soutient 1 813 locataires pour un montant de 280 000€ via également les Chèques énergie. Soli’aide est un dispositif d’aides à la quittance co-financé par Soli Al et GDH. En 2023, 319 locataires ont ainsi été aidés à hauteur de 257 000€.
Le fonds social & solidaire prend en charge jusqu’à 30% d’un impayé au départ du locataire qui respecte son échéancier. Le Siil, Secours interne aux impayés de loyer traite, lui, des dettes élevées et permet un montage financier global avec d’autres partenaires financiers. Egalement, GDH étudie avec la Caf (Caisse d’allocations familiales), des solutions pour éviter les suspensions d’APL (Aide personnalisée au logement).
Plus de 11 900 locataires GDH ont plus de 65 ans GDH dédie, chaque année, 300 logements aux seniors. Dans ceux-ci, les baignoires y sont remplacées par des douches, les volets y sont motorisés, et des systèmes de domotiques installés afin de préserver, le plus longtemps possible, l’autonomie des locataires. Ces logements sont placés, de préférence, en rez-de-chaussée et à proximité des commerces, transports, services de santé, et des dispositifs de lien social. Ces habitats sont désormais programmés dans toutes les opérations de réhabilitation et programmes neufs. Un animateur Alter senior a été embauché pour animer deux résidences Alter senior. Il travaille, d’une part, à être en lien avec les seniors et ainsi les aider à lutter contre l’isolement social et favorise, d’autre part, le lien entre les locataires.
Végétalisation, jardins partagés, vergers La coopérative travaille à un environnement embelli et apaisé des bas d’immeubles avec le développement de forêts comestibles –plantations d’arbres fruitiers- dans des espaces urbains végétalisés et à la création de jardins partagés qui permettent aux habitants de se rencontrer. Près de 300 personnels ont ainsi été déployés sur le terrain pour maintenir le dialogue des locataires avec GDH et les territoires partenaires. Depuis 2022, les équipes de proximité proposent également des visites de courtoisie à domicile pour créer du lien, anticiper les dysfonctionnements techniques et les conflits, les mutations, identifier les publics vulnérables, encourager le maintien à domicile.
Insécurité et incivilités, 523 caméras de surveillance GDH a augmenté son arsenal lié à la sécurité via des interphones, des accès contrôlés et des caméras de surveillance. La coopérative a signé des conventions avec la Préfecture du Var, les Tribunaux judiciaires de Toulon et Draguignan, la Direction départementale de la sécurité publique du Var et entre bailleurs sociaux. Objectif ? Prévenir les atteintes aux personnes et aux biens, tout en responsabilisant les locataires.
19 associations subventionnées La Fondation GDH est dotée de 150 000€ pour soutenir ses partenaires associatifs. Près de 13 des 19 projets subventionnés en 2023 concernent les Quartiers prioritaires de la Ville (QPV) pour intervenir sur l’Amélioration de la qualité de la vie ; la Culture et l’éducation ; la Convivialité et le sport et l’Insertion sociale et économique.
Les 14 agences GDH se situent à Bollène, Orange, Carpentras, Sorgues, Avignon-Saint-Jean, Avignon-les-Sources, Le Pontet, L’Isle-sur-la-Sorgue, Apt, Cavaillon, Nîmes, Salon-de-Provence, Marseille et Nice. Le livret social et solidaire ici.
Rémi Marti, directeur de la proximité et Michel Gontard, président de GDH, Copyright GDH
Forum : la Mission locale jeunes Grand Avignon en mode solution
Face, la Fondation agir contre l’exclusion, de Vaucluse met les bouchées doubles pour une société encore plus inclusive et solidaire. Bilan de l’activité de la structure suite à son AG annuelle.
L’Assemblée générale de l’association Face Vaucluse (Fondation agir contre l’exclusion) de Vaucluse vient de se tenir dans les locaux du Rouge-Gorge à Avignon où le président, Pierre-Hubert Martin (Délégué Territorial du Groupe la Poste 84) et la directrice, Carol Isouard-Pauleau ont accueilli les adhérents (qui ont doublé en un an). Ils font tous partie de grandes entités (Enedis, Engie, GRDF, Veolia, GSE, AFPA, Suez, la Chambre de Commerce et d’Industrie, la CAF, la MSA, la Préfecture, le Trésor Public, McCormick, Manpower).
Un engagement vers les autres Mécènes, bénévoles, ils et elles sont des acteurs incontournables du département (Grand Deltat Habitat, Eiffage, Colas, Saint-Gobain, ASF Vinci, Carrefour, Auchan, Moscatelli, Chocolaterie Castelain, Agis, Chabas, Ecomin d’Avignon…) engagés vers les autres, les chômeurs, les étudiants précaires, les retraités, les habitants des quartiers éloignés de l’emploi ou de la vie sociale et ils font tout pour qu’ils se rapprochent du monde de l’entreprise ou qu’ils ne restent pas seuls dans leur bulle.
Les entreprises partenaires de Face Vaucluse
Près de 2 000 collégiens à la rencontre des entrepreneurs locaux Régulièrement, ils organisent des visites de leur société, parlent des filières, de la formation, des métiers qu’elle propose, de leurs besoins en main d’œuvre. Par exemple lors du dernier « Forum de l’Emploi par l’Alternance » au MIN de Saint-Chamand, 12 entreprises et 95 candidats étaient présents. En 2023, 1 869 collégiens et lycéens ont pu avoir une rencontre avec des chefs d’entreprises mais aussi avec l’Armée de l’Air et de l’Espace. En tout, les 52 actions menées par Face Vaucluse, en partenariat avec 72 entreprises, ont concerné 12 111 bénéficiaires en 2023.
Eviter aussi la fracture numérique Avec la dématérialisation des démarches (Impôts, Caisse d’Allocations Familiales, paiement en ligne des factures d’électricité, du gaz, de la téléphonie), nombre de particuliers, victimes d’une fracture numérique, démunis face à internet, sont guidés par Face 84. Ils sont aidés dans leurs accès aux droits à la santé, au logement, à l’énergie et peuvent ainsi sortir de leur isolement social. Deux écrivains publics apportent leur aide dans la rédaction de lettres aux services publics. Par exemple, l’an dernier, chaque semaine, 4 permanences étaient dédiées (2 à Avignon, 2 à l’AFPA du Pontet) et 600 personnes, dont 43% de femmes ont été reçues par les médiateurs de la Face pour remplir leur dossier de désendettement ou une démarche de santé, car tout le monde ne connait pas forcément ses droits en matière de santé.
Pierre-Hubert Martin, président de Face 84, et, Carol Isouard-Pauleau, directrice de structure.
Comme Pierre-Hubert Martin est ‘patron’ de La Poste en Vaucluse, 51 310 personnes ont reçu un coup de pouce, tout au long de l’année, dans 9 bureaux d’Avignon (République – Place Pie -Olivades, Pont-des-2-Eaux, Saint-Jean), Le Pontet, Cavaillon, Carpentras et Orange face aux automates qui délivrent un timbre ou un accusé de réception pour une lettre envoyée en recommandé.
« Œuvrer en faveur d’une société responsable, inclusive et solidaire. »
Pierre-Hubert Martin, président de Face 84
Lors de l’Assemblée Générale, il a d’ailleurs évoqué les ‘30 ans de la Face’ au plan national, que préside l’ancien premier ministre Jean Castex, célébrés à Marseille au cours desquels a été signée une convention avec le Président de la Région Sud, Renaud Muselier. Il a aussi parlé d’un partenariat avec l’Université d’Avignon pour se rapprocher des étudiants qui, depuis le Covid et l’inflation traversent des moments de plus en plus difficiles pour se nourrir, se chauffer ou pour les aider à combattre discrimination, exclusion et inégalités.
« Les financement publics et privés ont nettement diminué en 2023. explique le président de Face 84. Nous devons donc mener des actions d’urgence, dans la recherche d’un emploi pour les uns, ou pour sortir les autres de la précarité financière, numérique, énergétique ou sociale. Nous espérons pouvoir compter sur votre présence, votre soutien et votre détermination inextinguibles pour œuvrer en faveur d’une société responsable, inclusive et solidaire » a-t-il conclu.
Forum : la Mission locale jeunes Grand Avignon en mode solution
Insercall, La Cité de l’emploi et Avignon Musées proposent ce vendredi 19 avril, au Palais du Roure, une rencontre professionnelle ludique et culturelle qui s’intitule « le CV des légendes. » Avec ce format qui est réédité pour la seconde fois, les deux entités qui sont également rejointes par l’association Passerelle sur ce projet, souhaitent optimiser les candidatures des participants, élargir leur réseau professionnel tout en favorisant un accès libre à la culture.
Un « serious game » pour mieux appréhender les démarches liées à l’emploi
L’exercice de l’entretien d’embauche est redouté par l’ensemble des chercheurs d’emplois. Le stress lié à l’envie d’obtenir un « job » tétanise souvent les candidats. La présentation d’un CV clair, concis et percutant est tout aussi important et cela nécessite un travail en amont qui est capital.
C’est dans cette optique de préparation que le « CV des légendes » a mis en place une expérience très innovante sous la forme d’un jeu grandeur nature. Ce format consiste à enlever toute forme de pression au candidat en le plaçant en acteur, et non en sujet. Une manière plus éducative et divertissante d’appréhender les étapes de la création du C.V et de l’entretien d’embauche.
Un bon moyen également de gagner en performance et en confiance en soi sans contourner la recherche d’excellence, car en déplaçant l’enjeu, on ne le dissout pas, mais on apprend à le contrôler. Ce jeu se déroulera en plusieurs étapes avec une épreuve finale qui permettra aux candidats de se confronter avec des entreprises et des partenaires. Un test en grandeur nature qui offrira aussi aux candidats la possibilité de renforcer leur réseau professionnel.
La possibilité d’incarner Frédéric Mistral
Toujours dans l’optique d’apprendre et de s’améliorer de manière ludique, « le CV des légendes » a mis en place un dispositif tout aussi ludique qu’éducatif. Les candidats auront l’opportunité, après une visite d’un musée créée pour l’occasion de se replonger dans l’époque du XIXᵉ siècle et de Frédéric Mistral. L’idée sera pour les participants de se poser les interrogations : « Et si Frédéric Mistral s’était téléporté en 2024 ? Quels postes pourrait-il viser ? Comment l’aider à préparer sa candidature ? ».
Un rôle de conseiller envers le prix Nobel provençal qui se fera par deux afin de renforcer la cohésion et l’esprit d’équipe. Les candidats auront le loisir de choisir parmi un éventail de noms célèbres qu’ils devront aider dans leurs étapes de recherche d’emploi en 2024. On retrouve par exemple Jeanne de Flandresy, John Stuart Mill, etc. Trois niveaux seront nécessaires pour compléter cette étape du jeu et à l’issue de celle-ci, chaque équipe se verra attribuée une mention spéciale par le jury.
Mélanger insertion et culture sur le long terme
Adeptes des « pas de côtés », insercall,pilote du projet, et la Cité de l’emploi sont aussi friandes de projets collaboratifs et de mises en synergies. La première édition qui s’était déroulée au printemps 2023 au Palais du Roure, avec un accueil au musée Calvet dès l’automne suivant, avec les rencontres professionnelles poétiques et ludiques « Ces mots qui me dessinent ».
En 2024, Avignon Musées réaffirme son engagement pour l’accès à la culture pour tous, sa sensibilité sur le sujet de l’insertion professionnelle, et sa capacité à inventer de nouvelles formes de médiation culturelle.
Pour cette nouvelle édition, l’association Passerelle rejoint l’aventure avec quelques salariés participants. Elle se tiendra aux côtés de Face Vaucluse et le club vauclusien « les entreprises s’engagent » qui seront aussi de la partie aux côtés d’entreprises partenaires et d’acteurs locaux.
Un concept né à Lens
C’est en 2022 que Gwenaël Bourboulon, directrice d’insercall, tombe par hasard sur une émission de radio qui relate l’expérience originale menée, trois ans plus tôt, par Pôle Emploi Hauts-de-France et le musée du Louvre-Lens.
Le déplacement opéré pour les chercheurs d’emploi grâce à la rencontre des mondes de l’insertion et de la culture avait donné des résultats très positifs en termes d’engagement, d’outillage et de capacité à se recentrer ensuite sur son propre projet.
Emballée par ce concept, la directrice contacte le chargé de projets de médiation du musée : Ludovic Demathieu. Ravi d’imaginer que le projet pourrait « s’exporter », il accepte de partager son expérience. C’est ainsi que naîtra quelques mois plus tard la première édition du CV des légendes, une version remaniée du projet lensois, librement adaptée pour le territoire avignonnais.
Infos pratiques : « CV des légendes. » Samedi 18 mai à 18h. Exposition des CV des légendes lors de la nuit européenne des musées, Palais du Roure, 3 rue du collège du Roure, Avignon. Vendredi 19 avril de 10h à 13h. Candidatures des personnages historiques devant des entreprises et partenaires et remise spéciale aux joueurs, Palais du Roure, 3 rue du collège du Roure, Avignon.
Forum : la Mission locale jeunes Grand Avignon en mode solution
Le club de BMX de Sarrians vient de signer une convention avec le Ministère de la Justice afin d’accueillir des jeunes condamnés à des Travaux d’intérêts généraux (TIG). Si une centaine de structures vauclusiennes ont déjà mis en place ce type de partenariat, il s’agit seulement du second club sportif à faire de même dans le département.
« Nous avons eu la chance de recevoir beaucoup pour faire grandir ce club afin qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui. En retour, il nous a semblé normal de redonner à ce territoire », insiste Stéphane Garcia, le président du club de BMX de Sarrians pour expliquer la convention qu’il vient de signer avec le Ministère de la Justice afin d’accueillir des jeunes condamnés à des Travaux d’intérêt généraux (TIG).
Après l’Orange football club, il s’agit seulement du second club du département à signer ce type de partenariat dans lequel une centaine de structures se sont déjà engagées en Vaucluse.
Dans ce cadre de cette convention, 3 jeunes du Comtat Venaissin accompagnés par le SPIP 84 (Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Vaucluse) vont être accueillis simultanément dès cette semaine au sein du club sarriannais. Pris en charge par 3 parrains, ils participeront à l’entretien, au nettoyage et au fonctionnement du site sportif figurant parmi les 4 CPJ (Centres de préparation aux jeux) de Vaucluse désigné dans le cadre des ultimes préparatifs des JO Paris 2024. Deux jeunes aideront des entraineurs, notamment dans la mise en place des ateliers de travail, et un autre jeune sera sous les ordres du responsable logistique du site.
Bien évidemment, ces jeunes, dont la sanction la plus lourde s’élève pour l’un à 210 heures de TIG, ont été seulement condamnés pour de petits délits (circulation sans permis, conduite sous l’empire de l’alcool ou de stupéfiants, outrages et rébellion…). Cette alternative à l’incarcération a donc pour objectif de donner une seconde chance à ces jeunes Vauclusiens.
« Notre but est d’essayer d’accompagner avec bienveillance ces jeunes vers la réussite. »
Stéphane Garcia, président du club de BMX de Sarrians
« Notre but est d’essayer d’accompagner avec bienveillance ces jeunes vers la réussite, d’offrir des perspectives, espère le président du club de BMX. Et si on arrive à ce qu’un seul d’entre eux devienne bénévole ou s’investisse dans une association alors nous aurons gagné. »
Comme à l’accoutumé, si l’annonce de ce type de démarche a généré une série de commentaires désobligeant sur les réseaux sociaux, « l’ensemble des membres du club est ravi de cette initiative » se félicite Stéphane Garcia.
L’actuelle convention, signée notamment en présence de Bernard Roudil, sous-préfet de Carpentras, et Annie Perez, référente territoriale du travail d’intérêt général Vaucluse pour le SPIP est valable pour une durée de 5 ans, renouvelable.
« De quoi atteindre les JO de Los Angeles », annonce Stéphane Garcia, heureux d’offrir cette nouvelle chance dans le cadre d’un club accueillant l’équipe de France de BMX ainsi qu’un champion du monde de la discipline qui a tout pour devenir un modèle référence.
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Face, c’est l’acronyme de la Fondation agir contre l’exclusion. La semaine dernière, au siège de McCormick France (herbes aromatiques et poivres Ducros ainsi que les aides à la pâtisserie Vahiné), sur le Pôle d’Agroparc à Avignon, Violaine Démaret, la préfète de Vaucluse est venue signer le Paqte (Pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises).
Ce dispositif, qui date des années 2010, avait été lancé par l’ancien patron d’Enedis dans le département, Patrice Perrot. Il s’agissait d’une charte entre les entreprises, les quartiers difficiles d’Avignon (Saint-Chamand et Monclar) les écoles et l’Etat, pour « Réaffirmer des valeurs de solidarité, de cohésion sociale, d’égalité des chances et de traitement ». Une façon d’aider les personnes en difficulté à se réintégrer dans le monde du travail.
Une passerelle entre le monde de l’école et celui des entreprises Petit à petit, plusieurs entreprises ont adhéré : La Poste, GRDF, Veolia, Suez, Colas, Chabas, Mc Cormick, BNP Paribas, le groupe Berto. Un suivi individuel auprès des jeunes en difficulté a été mis en œuvre pour les former puis leur proposer un emploi durable, même s’ils n’avaient ni qualification ni diplôme. Une sorte de passerelle entre le monde de l’école et celui de l’entreprise, entre l’offre et la demande. Une façon de favoriser l’ancrage de l’entreprise dans son environnement social local et pas seulement économique.
Cette signature, c’était donc le moment de renouveler cet engagement pour 4 ans et d’accueillir de nouvelles entreprises impliquées dans cet acte de solidarité sociale pour retisser des liens de proximité et de confiance. Par exemple, pour les adultes, faciliter le règlement de contraventions ou de factures impayées, mieux identifier les carences dans les quartiers. Pour les jeunes, leur faire découvrir le monde de l’entreprise et ses métiers et enfin pour les filles leur montrer qu’elles peuvent être actrices de leur vie professionnelle. Un cursus global pour lutter contre l’exclusion, la discrimination et la pauvreté.
« Nos entreprises s’engagent. »
Arnaud Ronssin, nouveau directeur général de Mc Cormick France
« Nos entreprises s’engagent, » martèle le nouveau directeur général de Mc Cormick France, Arnaud Ronssin*, lui qui est à la tête de 600 salariés en Vaucluse sur les plateformes d’Avignon, Monteux et Carpentras. « Elles sont inclusives, elles permettent l’émancipation par le travail et la dignité retrouvée » ajoute la Préfète. La directrice de Face, Carol Pauleau insiste sur la montée en puissance de l’association : «A ce jour, nous recensons 4 617 bénéficiaires de ce pacte, dont 906 jeunes, même si tout n’a pas été comptabilisé. Grâce aux interventions dans les écoles et les collèges pour faire connaître les métiers, grâce aux stages en entreprises pour les élèves de 3e, grâce à l’apprentissage, un bon nombre ont été recrutés et ont signé un CDI. »
Témoignages et soutiens des entreprises de Vaucluse Robert Bonnefoy, le patron de la scierie ouverte par son grand-père en 1932 témoigne : « Nous faisons de la RSE – Responsabilité sociétale de l’entreprise – sans le savoir depuis des années ». Le président du directoire du Groupe Berto (spécialisé dans la location de camions), Norbert Zoppi insiste : « Nous avons 5 000 salariés, dont 400 en Vaucluse, nous avons besoin de mécaniciens ou de directeurs d’exploitations, nous proposons une progression de carrière, nous sommes tous convaincus que nous devons donner une 2e chance aux jeunes. »
« Nous sommes tous convaincus que nous devons donner une 2e chance aux jeunes. »
Norbert Zoppi, président du directoire du groupe Berto
Le directeur territoire Avignon de la BNP, Nicolas Tournois ajoute : « Quand un réfugié trouve un emploi, nous lui ouvrons immédiatement un compte pour qu’il puisse voir son salaire versé en toute sécurité ». Pierre Chabas pour la société éponyme précise : « Nous existons depuis 120 ans, nous travaillons dans un milieu sale, bruyant et polluant avec des camions utilitaires et industriels, mais je vous assure qu’on peut s’y épanouir ! ». Même son de cloche pour François-Xavier Deshorgue chef d’agence de l’entreprise de travaux publics et de génie civil Colas: « Nous sommes une filiale de Bouygues, nous sommes leader de la construction de routes. En ce moment, nous avons 40 chantiers dans le département, c’est une palette de vrais métiers, une aventure humaine quand on travaille par – 5° en hiver et + 40° l’été. Nous prenons environ 30 stagiaires par an et la plupart du temps, on les embauche à la fin. » La préfète, Violaine Démaret conclura à l’adresse des entrepreneurs engagés et de la Mission locale : « Vous êtes au service du pays, vous valorisez cette action de politique publique envers les plus éloignés du monde du travail pour leur remettre le pied à l’étrier ». Contact : Face Vaucluse – 1, Rue Mozart – Avignon. 04 90 87 77 50. www.facevaucluse.com
*Arnaud Ronssin, 44 ans, diplômé de l’ESC Rennes et d’un MBA de l’université de Texas A&M, a fait toute sa carrière dans le secteur de l’agroalimentaire. Il débute, en 2002, chez Danone en tant que commercial pour accompagner le développement de la marque Lu pendant 7 ans. Après le rachat par Mondelez International de la branche biscuits de Danone, il est responsable pendant 7 ans du développement commercial de la catégorie café, chocolat et confiserie en France et au Benelux. En 2017, il rejoint le groupe MOM (Materne et Mont-Blanc) en tant que directeur des clients nationaux, avant de prendre, en 2021, le poste de directeur des ventes McCormick France.
Forum : la Mission locale jeunes Grand Avignon en mode solution
A l’occasion de la 26e édition de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap « SEEPH », qui s’est déroulée du 14 au 18 novembre, les équipes Orano Tricastin se sont engagées pour promouvoir les initiatives permettant d’avoir un autre regard sur le handicap et l’accueil à la différence au sein de l’entreprise.
« Valoriser l’insertion professionnelle, l’inclusion et l’égalité des chances font parties des engagements d’Orano. Au sein du groupe se sont près de 700 personnes qui bénéficient de la reconnaissance de qualité de travailleur en situation de handicap. A l’échelle de la plateforme industrielle Orano Chimie-Enrichissement, le taux d’emploi de salariés en situation de handicap est de 6,01% » explique Christine Koutcherawy, référence handicap du site.
Au cours de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap (SEEPH 2022), qui s’est déroulée du 14 au 18 novembre, différentes actions ont été organisées à l’attention des salariés sur le site Orano Tricastin, comme par exemple, une collecte de matériaux recyclables au profit de l’association « Les Ailes de mon cœur » à Pierrelatte dont les fonds issus du recyclage sont reversés à des associations de soutien aux personnes en situation de handicap et pour la lutte contre le cancer.
Des témoignages de salariés en situation de handicap ont également été partagés auprès des équipes pour leur permettre de mieux découvrir les dispositifs d’aménagement réalisés au poste de travail grâce à l’accompagnement d’une équipe sur site multidisciplinaire composée d’une référente handicap, d’une ergonome et du Fablab (laboratoire innovant d’impression 3D).
Autre temps fort de cette semaine, les DuoDays : trois salariés ont accompagné trois personnes en situation de handicap pour leur faire découvrir leur métier durant une journée en immersion.