4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Après la nomination de Michel Barnier au poste de Premier ministre le 5 septembre, deux mois après les législatives anticipées déclenchées par la dissolution de l’Assemblée nationale demandée par Emmanuel Macron, son gouvernement a été annoncé samedi 21 septembre. Le nouvel exécutif, qui s’appuie principalement sur la droite (Les Républicains) et le parti présidentiel (Renaissance), est minoritaire à l’Assemblée nationale et semble s’inscrire dans la continuité de la précédente législature. La coalition de gauche du Nouveau Front populaire (NFP), arrivée en tête des législatives cet été, mais sans obtenir de majorité absolue, a déjà prévu de déposer une motion de censure. Alors que le gouvernement Barnier se réunit ce lundi pour la première fois, sa durée de vie reste la grande inconnue.

Quelle est la longévité moyenne des gouvernements sous la Vᵉ République ? Comme le détaille notre graphique, depuis 1959, la durée de vie moyenne d’un gouvernement s’établit à environ un an et demi (17,8 mois). Pour le moment, de mai 2017 à la fin du gouvernement Attal (87 mois au total), la présidence de Macron a connu cinq gouvernements, soit une longévité moyenne d’un peu plus de 17 mois, proche de la moyenne sous la Vᵉ République. Ce sont les présidences de De Gaulle, Giscard d’Estaing et Chirac qui ont connu les gouvernements les plus durables, avec une longévité d’un peu plus de 20 mois en moyenne. À l’inverse, Hollande et Pompidou ont connu les gouvernements les plus éphémères, avec une durée de vie moyenne respective d’environ 12 mois et 15 mois.

Il est important de noter que depuis le second mandat de Chirac (2002), les élections législatives sont organisées un mois après la présidentielle, ce qui peut donner lieu à un remaniement ministériel peu de temps après la formation d’un gouvernement (par exemple : les gouvernements Ayrault 1 et Philippe 1). Ce paramètre est susceptible d’influencer à la baisse les moyennes postérieures à 2002.

Pour comparer avec les pays voisins, la durée de vie moyenne d’un gouvernement varie d’environ un an en Italie à trois ans en Allemagne et en Espagne, comme le montre un autre graphique à ce sujet.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Le sans-abrisme décrit une multitude de situations : il englobe les personnes à la rue, mais également celles hébergées en refuges, de façon temporaire ou durable, ou encore celles vivant dans des tentes ou des campements, comme ceux qui existent dans les bois aux alentours de Paris. En janvier dernier, lors de la 7e édition de la Nuit de la Solidarité, 3 492 personnes en situation de sans-abrisme avaient été recensées dans la capitale, soit une augmentation de 16 % (ou 477 personnes) par rapport à l’année précédente.

Comme le montre notre infographie, basée sur des données de l’OCDE, le sans-abrisme affecte certains pays bien plus fortement que d’autres. La France fait ainsi figure de mauvaise élève : l’OCDE y a recensé 307 personnes en situation de sans-abrisme pour 100 000 habitants. C’est plus que dans tous les autres pays étudiés par l’OCDE, à l’exception de l’Angleterre, où l’OCDE recensait 426 ménages en situation d’exclusion liée au logement pour 100 000 ménages. Le sans-abrisme touche environ trois fois plus de personnes en France qu’au Portugal, et six fois plus qu’en Espagne. C’est au Japon que la part des personnes sans-abri pour 100 000 personnes est la plus faible des pays étudiés : 2 seulement. Il est important de noter que ces données sont collectées par décompte ponctuel, effectué en une journée/nuit ; elles présentent ainsi un « instantané » de la situation à un moment précis pour chaque pays, plutôt qu’un nombre définitif de personnes affectées par le sans-abrisme.

Les SDF, une population qui a plus que doublé en dix ans

Le nombre de personnes sans-domicile fixe (SDF) en France est passé du simple au double en l’espace de dix ans, selon les plus récentes estimations publiées cette année par la Fondation Abbé Pierre, qui souligne que « les phénomènes de grande exclusion se sont amplifiés ». Parmi les facteurs à l’origine de cette crise, on peut citer la baisse du pouvoir d’achat ces dernières années, combinée à la hausse des prix de l’immobilier, qui rend le logement de plus en plus inaccessible.

Entre 2012 et 2023, le nombre de SDF en France a ainsi augmenté d’environ 130 %. La dernière enquête « sans-domicile » de l’Insee en 2012 estimait à 143 000 le nombre de personnes privées de domicile. Aujourd’hui, on peut estimer que ce chiffre s’élève au moins à 330 000. Ce dernier inclut les personnes sans abri, en habitation de fortune, en hébergement collectif, à l’hôtel, en centre d’accueil de demandeurs d’asile ou hébergés dans un logement associatif.

De Valentine Fourreau et Tristan Gaudiaut pour Statista


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

C’est biblique : les premiers seront les derniers et réciproquement. Depuis hier, on suppose que LR sable le champagne, on sait que la gauche hurle au déni de démocratie. Quant au RN, considéré comme pestiféré entre les deux tours des législatives et évincé grâce à l’arc républicain, il reprend du poil de la bête, puisqu’il a désormais droit de vie et de mort sur la durée du CDD du nouveau 1er Ministre.

81 jours après une dissolution-surprise, voici donc la nomination-surprise du chef. Après 51 jours de gouvernement démissionnaire et d’atermoiements, de tâtonnements, de tergiversations du président, un nom est sorti de son chapeau celui de Michel Barnier ancien ministre, ancien commissaire européen en charge des longues négociations du Brexit, qui a 40 ans de plus que celui à qui il succède. Lui que le quotidien espagnol surnomme déjà « Le Joe Biden français ».

« Le Joe Biden français »

El Mundo

Dans le pays des Droits de l’Homme, c’est donc le représentant du parti “Les Républicains“ qui est arrivé en 4e position et qui totalise 47 députés sur 577 qui est donc sur la plus haute marche du podium. Pendant que le Nouveau Front Populaire en compte 193, la coalition présidentielle 188 et le RN avec les ciottistes 142. Donc loin de la majorité absolue à 289.



Un coup de barre à droite avec un LR alors que c'est la gauche qui, selon les résultats des législatives, est arrivée en tête du second tour. Et finalement, c'est Marine Le Pen, en juge de paix qui décidera de l'avenir de ce gouvernement puisqu'elle a déclaré qu'en fonction du Discours de Politique Générale du nouveau locataire de Matignon, elle dégainera ou pas la motion de censure pour le faire sauter. Il est vrai qu'elle a été portée par 10, 7 millions d'électeurs au 1er tour. Et que "Si Michel Barnier accepte la règle de la proportionnelle en matière de scrutin et axe sa poltique sur la lutte contre l'immigration, pour renforcer la sécurité et le pouvoir d'achat, sa durée de vie à Matignon serait prolongée" précise le député vauclusien RN Hervé de Lépineau. Le journal italien "Le Corriere della Serra" parle d'ailleurs de "Profil Le Pen-compatible". Puisque, lors de la primaire LR en 2021, il prônait la lutte contre l'assistanat, proposait un moratoire de 5 ans sur l'immigration et la réduction de délivrance de visas long séjour.

"Profil Le Pen-compatible ?"

Le Corriere della Serra

Et maintenant, le pouvoir pour quoi faire? Avec quel gouvernement? Quelle dose de LR, de macronistes, de lepénistes, de centristes? Mais aussi de républicains écologistes et socialistes attachés à ce que la France au point mort depuis trois mois, sorte de sa léthargie et prenne les vrais problèmes à bras le corps.



A commencer par le bouclage du budget 2025 avant le 1er octobre même si le gouvernement Attal en avait dessiné les grandes lignes dans une enveloppe identique à celle de l'an dernier, c'est à dire 492Mds€, soit 5,5% du PIB. Qu'en sera-t-il de la part accordée à la santé, au logement, à l'éducation, à la sécurité, l'environnement, l'agriculture restée en plan depuis 3 mois alors que les tracteurs avaient bloqué toute la France en mars et que "le feu couve dans nos campagnes" prévient le patron de la FNSEA. Quid de la loi sur la fin de vie? Quid de la culture? Quid de la Nouvelle Calédonie et de l'état d'urgence?

"Le feu couve dans nos campagnes"

Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA

"Il faut davantage agir que parler" a précisé hier soir le nouveau 1er Ministre et "répondre aux défis, aux colères, aux souffrances comme au sentiment d'abandon et d'injustice". Des millions de Français se sentent méprisés, ils ont l'impression qu'on leur a volé leur élection. L'ambiance est explosive. Bon courage, Docteur Barnier pour faire retomber la fièvre.

Andrée Brunetti


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Une météo exécrable (en tout cas pour le nord du pays), un climat politique lui aussi orageux, une France sans gouvernement, un euro de foot très décevant (pour les français), comme le Tour de France d’ailleurs, un festival d’Avignon amputé… l’été 2024 marquera les esprits par cette kyrielle de déconvenues. A moins que les JO viennent comme un mistral salvateur dégager l’horizon ?

L’alignement des planètes n’aura cette année pas été au rendez-vous. Comme si les astres et les dieux s’étaient entendus pour faire tourner les horloges dans le mauvais sens. L’été, qui est « normalement » un moment de pause où le calme se mêle à une certaine forme de quiétude voire d’insouciance, aura été, cette année, presque totalement pourri (au propre comme au figuré). Peut-être que ce que nous vivons depuis quelques années (l’après Covid dirons-nous) nous fait voir systématiquement le verre à moitié vide. Mais, il faut bien reconnaître qu’avec la meilleure volonté du monde il est, aujourd’hui, difficile de garder un large sourire et d’être totalement serein.

“Une fois les exploits réalisés et les médailles distribuées, les lampions de la fête ne pourraient bien ne plus éclairer grand-chose.“

Au-delà des petites déconvenues liée à l’actualité sportive ou culturelle citées plus haut, la situation économique (dont l’état de nos finances nationales), l’urgence climatique ou l’enlisement des conflits et guerres ont de quoi inquiéter. Sauf que peut-être les Jeux Olympiques pourraient redonner un peu d’espoir et impulser un nouvel élan à ce qui semble aujourd’hui bloqué. On a le pain, on aura bientôt les jeux. Ces JO pourraient être ceux de l’espoir, d’un nouveau départ. C’est en tout cas le pari formulé par beaucoup d’entre nous, et le bénéfice attendu par nos dirigeants…

Mais ne nous faisons pas trop d’illusions quand même. Une fois les exploits réalisés et les médailles distribuées, les lampions de la fête ne pourraient bien ne plus éclairer grand-chose. Mais gardons espoir et savourons ces moments à venir. Ils deviennent rares.

Les Jeux Olympiques en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur,
– Le stade vélodrome (Marseille) accueillera une dizaine de matchs de Football (une poule opposant la France, les USA, l’Australie et l’Allemagne)
– La Marina olympique (toujours Marseille) recevra les épreuves de Planche à voile, de kite, de skiff, de dériveur et de multicoques

Pour en savoir plus
www.prefectures-regions.gouv.fr/provence-alpes-cote-dazur/Region-et-institutions/Actualites/Tout-ce-qu-il-faut-savoir-sur-les-JO-2024-dans-la-region


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Le front républicain, dont on doutait de son existence il y a peu de temps encore, est Le grand vainqueur de ces élections législatives. Sa première victoire a été d’empêcher le RN d’accéder au pouvoir et sa seconde sera peut-être de faire travailler ensemble tous les partis de cet arc républicain pour redonner à la représentation nationale toute la place qu’elle devrait avoir dans notre démocratie. Une page qui peut-être se tourne enfin ?

On va de surprises en bouleversements. Après des élections européennes qui ont placé le RN en tête des suffrages, après le coup de poker de la dissolution, après un premier tour des législatives qui laissait supposer que le RN sortirait gagnant au second, c’est la surprise générale avec le Nouveau Front Populaire qui l’emporte. Et contre toute attente, la majorité présidentielle sauve les meubles et se trouve dans la possibilité de faire jeu égal avec la gauche si elle pactise avec les Divers Droite et les Républicains. Ainsi, aucune majorité absolue se dégage, une situation totalement inédite qui nous plonge dans l’inconnu.

On ne devrait plus pouvoir prétendre gouverner sans les autres

Si la décision de dissoudre l’Assemblée nationale répondait à un besoin de clarifier les choses, et bien nous sommes servis ! La situation est encore plus trouble et incertaine que la législature qui vient de s’achever. Chapeau l’artiste !
A moins que… Aucun parti ne disposant d’une majorité absolue, des coalitions seront nécessaires. Mais pas les tambouilles politiciennes habituelles, un vrai travail parlementaire qui tient compte des avis et des positions des différents partis en présence. Et cela dans l’intérêt général. C’est comme cela que fonctionne l’Union Européenne et de nombreux pays.
Le vote des français du dimanche 7 juillet oblige les politiques à suivre cette voie. Les élus de l’arc républicain doivent travailler ensemble et arrêter d’être par nature dans la posture politicienne. Le message est on ne peut plus clair.
Même le premier ministre sortant l’a reconnu dimanche soir lors de son allocation officielle : « le centre de gravité sera plus que jamais entre les mains du parlement ». On ne devrait plus pouvoir prétendre gouverner sans les autres. Une vraie révolution pour nos politiques. Ce changement de paradigme c’est aussi un moyen de réconcilier les français entre eux et de panser les fractures de notre société.

Et enfin, c’est une occasion inespérée de mettre fin à cette monarchie présidentielle insupportable, indécente et totalement hors-sol. Gagné lui aussi par l’ivresse du pouvoir, notre Président ne l’a certainement pas souhaité. Mais c’est peut-être seulement cela que l’histoire retiendra…


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Après ce 1er tour des législatives, aux résultats attendus et aux conséquences encore incertaines, les commentaires abondent. Dans ce flot continu d’exposés et d’analyses, il en est un qui tranche singulièrement sur tous les autres. Ce point de vue n’est pas celui d’un politologue ou de l’un de ces nombreux observateurs patentés de notre vie politique. C’est celui d’une française, comme vous comme moi. Une française qui laisse parler son cœur. Un moment fort à voir et à partager.

Il est parfois des instants qui marquent les mémoires. Celui de l’intervention de Joëlle Dago-Serry qui interpelle Yaël Braun-Pivet, Présidente sortante de l’Assemblée Nationale, dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, le vendredi 28 juin, en est assurément un. Dans cette émission, animée et présentée par Alain Marschall et Olivier Truchot, ce sont des français issus de la société civile, qui expriment leurs opinions et donnent leurs avis. Écoutez d’avantage ceux qui travaillent, qui vivent un quotidien pas toujours facile, fait parfois le plus grand bien. On est loin de ces quarterons de vieux observateurs de la politique et des « sachants » qui, depuis leurs palais, savent tout sur tout. Avec cette émission c’est tout autre chose c’est le bon sens qui parle, sans arrière-pensées ou calcul politique. Là il n’y a pas de soupe à servir.

Donc vendredi 28 juin, deux jours avant le premier tour des élections, « Les Grandes Gueules » reçoivent Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée Nationale. Au début de l’émission, le ton est aimable, le sourire de rigueur et le discours toujours fait du même bois. La Présidente sortante marque cependant ses distances avec la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée Nationale. Mais rapidement une première salve est envoyé par Jérôme Ferry, médecin dans la vie civile. « Un président qui joue l’avenir de mes enfants aux dés, je ne peux l’accepter » clame-y-t-il. Voir l’extrait.

« Un président qui joue l’avenir de mes enfants aux dés, je ne peux l’accepter » Jérôme Ferry, médecin. Voir l’extrait.

C’est ensuite l’intervention de Joëlle Dago-Serry, qui laisse sans voix la Présidente de l’Assemblée nationale. « Mais qu’est-ce que vous avez fait de la France ? » lui lance-t-elle avec une voix pleine d’émotions et de tristesse. « Aujourd’hui, je me sens apatride » poursuit-elle. Un cri du cœur bien au-delà de la colère. Voir l’extrait.

« Mais qu’est-ce que vous avez fait de la France ? » Joëlle Dago-Serry. Voir l’extrait.

Yaël Braun-Pivet reste sans voix quelques longues secondes. Elles  résonnent comme une impuissance et un aveu. Un grand moment qui vaut mieux que bien des analyses politiques, fussent-elles les plus brillantes. Un instant de vérité comme la télévision peut parfois en donner. On se plait à penser que c’était au Président de la République de répondre… Il aurait sans doute fait preuve d’une immense compassion et décidé sur le champ d’organiser des états généraux de la citoyenneté ou une vaste consultation sur la refondation de notre république, avec à la clé un referendum… Bon là faut pas rêver quand même, n’est pas le Général de Gaulle qui veut !*

*Référence au référendum du 27 avril 1969 sur la régionalisation où les français ont voté contre à 52,4 %? Résultat qui a conduit à la démission du Général de Gaule initiateur de ce référendum.

Pour voir l’intégralité de l’émission


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Il y a 50 ans disparaissait Marcel Pagnol, sans doute l’un des meilleurs attaché de presse de la Provence, de ses hommes, de ses paysages et de son art de vivre. Mais que reste-t-il aujourd’hui de son œuvre ? Des clichés surannés empreints de nostalgie ? L’image d’une certaine France, dont les valeurs semblent s’être évanouies ? Peut-être pas tant que cela…

Marcel Pagnol aura été pour des générations d’écoliers, auxquels j’appartiens, un premier pas dans le monde de la littérature et ensuite, d’une certaine manière, dans celui du cinéma. Mais Pagnol était plus, bien plus que cela. C’était la mise en scène d’un modèle, de ce que pouvait être au fond la vie, avec ses valeurs et son organisation sociale. Je m’y retrouvais, je m’y projetais. J’étais le petit Marcel qui partait chasser la perdrix avec son copain Lili dans les collines d’Aubagne.

Le monde de Pagnol était et reste encore comme une bulle, un lieu refuge. Son œuvre est avant tout un éloge des choses simples et authentiques, au-delà de la peinture sociale, parfois sarcastique mais toujours bienveillante. Un univers où la nature à la fois dure et généreuse, rythme la vie de ceux qu’elle accueille. En résumé, ce qui nous manque aujourd’hui !

« Il est universel, sauf peut-être en Chine »

Fernandel

Ensuite, j’ai compris que Pagnol était plus qu’un écrivain régionaliste. Après avoir été un auteur succès pour le théâtre, il a été un grand cinéaste et grand un producteur. Il aimait à dire que le cinéma était née le même jour et au même endroit que lui. Il a été de ceux qui ont beaucoup contribué à populariser le cinéma parlant, qualifié à l’époque par certains esprits chagrins de « théâtre en conserve ». Aujourd’hui, Marcel Pagnol fait partie de ces permanences comparables aux traces laissées par des Dumas, Cocteau, Prévert ou Brassens. « Il est universel, sauf peut-être en Chine » disait Fernandel, qui joua dans 6 de ses films. Jean-Luc Godard prétendait que son cinéma avait influencé le néo-réalisme italien et l’école du cinéma vérité. Il a été, en France, le premier à avoir utilisé des décors naturels. « Du cinéma qui tient le coup » disait le réalisateur et co-fondateur de la nouvelle vague. Le cinéma de Pagnol a trouvé aujourd’hui dans les films de Robert Guédiguian un digne héritier : mêmes sujets, même sensibilité, mêmes unités de lieu, et même mode de fonctionnement …. des bandes de copains qui font du cinéma et prennent du plaisir.

« Il a même donné naissance au qualificatif de « pagnolesque »

On ne saurait rendre hommage à cet ambassadeur de la Provence sans se remémorer quelques dialogues savoureux. Dans la scène de la partie de carte du film Marius, où César (joué par Raimu), après le très fameux : « tu me fends le cœur », lâche au comble de sa mauvaise foi « si on ne peut pas tricher entre amis ce n’est pas la peine de jouer aux cartes » ! Ou encore Fernand Charpin dans le Schpountz  qui s’adresse à Fernandel : « tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais à tout ! ». Avec ses personnages hauts en couleur, ses dialogues grandiloquents et truculents le petit monde de Pagnol est unique. Il a même donné naissance au qualificatif de « pagnolesque ». Le plus bel hommage que notre langue pouvait lui rendre à part peut-être de le rebaptiser « Marseille Pagnol » !


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

Pour la première fois depuis dix ans, le nombre de journalistes professionnels actifs augmente : nous sommes 34 051 titulaires de la carte de presse 2023, une hausse de 1,56 %. À ce titre, l’année qui vient de s’écouler est une bonne année pour la profession. D’autant que cette progression du nombre de cartes est portée en grande partie par les premières demandes.

Avec une hausse de 1,26 % en un an, c’est la première fois depuis 10 ans que le nombre de journalistes professionnels augmente. Mais comment comprendre cette tendance ?
Depuis trois millésimes, le nombre de premières demandes de carte est à la hausse, pour s’établir à 2 156 demandes en 2023, contre 1 353 en 2020.
Mais c’est la première fois depuis 2012 que le nombre total de journalistes professionnels augmente en France. 34 051 cartes ont été attribuées pendant cet exercice (hors honoraires), contre 33 626 en 2022. On reste cependant en dessous des 34 075 de 2021, et très loin des 37 390 cartes de 2009, année record.

Une tendance tirée par les nouvelles demandes
La tendance est tirée par le nombre de premières demandes, pour la première fois au-dessus des 2 000 dossiers depuis 2009 (2 024 cartes). Pour mémoire, en 2001, 2 781 premières cartes avaient été attribuées, plus haut total du XXIe siècle. Cette envolée de 2023 peut être liée à la politique gouvernementale très favorable actuellement à l’apprentissage. En 2023 (du 1er novembre 2022 au 31 octobre 2023), 35 388 demandes de carte ont été étudiées par la commission. Le nombre de refus s’établit à 711, soit 2 % des demandes.
MH


Quelle est la longévité des gouvernements sous la Ve République ?

En 2022, les commandes à l’exportation des entreprises françaises de défense ont atteint un niveau historique, soit environ 27 milliards d’euros, selon le rapport annuel du ministère des Armées. La France a ainsi conservé son rang de troisième plus gros exportateur d’armes au monde, derrière les États-Unis et la Russie. Les auteurs du rapport notent que ces chiffres s’inscrivent dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, qui a poussé de nombreux pays à augmenter leurs dépenses de défense.

Mais à qui la France vend-elle principalement des armes ? Comme le montre notre graphique, dix clients ont représenté 72 % des 113,9 milliards d’euros d’équipements militaires exportés au cours de la décennie écoulée (2013-2022). Les pays qui ont commandé le plus d’armes auprès de l’industrie française sur cette période sont les Émirats arabes unis (21,5 milliards d’euros), l’Égypte (12,3 milliards), le Qatar (11 milliards), l’Inde (10,9 milliards) et l’Arabie saoudite (9,5 milliards). Ensemble, ces cinq pays ont représenté 57 % de la valeur de l’armement français expédié à l’étranger ces dix dernières années.

Une grande partie de la valeur exportée par la France provient des avions de combat Rafale vendus par Dassault et des ventes de sous-marins et frégates construits par Naval Group.

Tristan Gaudiaut pour Statista

https://echodumardi.com/tag/france/page/2/   1/1