3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Sentenza : « Ce film est un miracle »

Le long métrage raconte les péripéties d’une bande d’amis pour sauver leur club de foot, suite à l’emprisonnement de son président. Sur un ton d’humour influencé par le cinéma marseillais, les deux jeunes réalisateurs d’Avignon Karim Belaïdi et Omar Dahmane ont relevé un défi fou. Ils ont produit à deux un film amateur le plus convaincant possible avec un budget à moins de 10 000€.

« Ce film est un miracle » souffle Karim Belaïdi, éducateur trentenaire à la carrure sportive, soulagé par le guichet fermé de son avant-première ce 3 avril au Pathé Cap Sud. Avec son premier long-métrage, le jeune réalisateur a créé la suite de sa web série ‘Sentenza’ sur le club de football fictif du même nom.

Tourné sur deux années, le film part d’une intention bien particulière. « Je voulais mettre en lumière ma ville, mise en avant pour son festival, son patrimoine, mais moins pour ses quartiers » résume Karim Belaïdi qui a pu compter sur des jeunes en réinsertion pour donner vie au projet. Dans cette perspective, l’idée était également de « regrouper tout ce qu’il y a de néfaste dans le football du sud de la France » pour mieux le dénoncer sous le trait de l’humour. Et de rappeler que « l’objectif commun de tout footballeur, c’est de s’amuser : on oublie l’essence même de ce sport ».

L’affiche du film et les 2 réalisateurs : Karim Belaïdi (à gauche) et Omar Dahmane. Crédit : DR

Un projet social
Karim, éducateur depuis ses 20 ans, est issu d’une famille d’artistes. Après avoir écrit la moitié du scénario, il a rencontré le professionnel de cinéma Omar Dahmane en automne 2022. De là, la collaboration entre la vision artistique de Karim et la compétence technique d’Omar (incarnant également un personnage dans l’histoire) a donné naissance au film.

Porteur d’un projet social, Sentenza montre comment une bande d’amis aux caractères décalés et attachants tentent de se défaire de leurs mauvaises habitudes pour s’unir dans un objectif commun. Omar a formé à la technique les jeunes ayant participé ou accompagné le tournage qui se déroulait toujours après le travail de Karim, à 16h30. « Ce sont des amateurs qui n’ont jamais fait de film de leur vie. Mais il n’y avait pas besoin de répéter les scènes, parce qu’ils sont vraiment comme ça, avec des traits de caractère que je leur ai demandé d’accentuer » confie Karim, époustouflé par le potentiel de chacun.

Il a par ailleurs lui-même dû s’adapter à maintes reprises, reprendre son scénario en fonction des disponibilités des acteurs bénévoles. Il a également intégré un rôle pour un acteur amateur l’ayant sollicité, tout à fait adapté à sa situation de handicap. « Dans le film, nous avons essayé de  montrer un maximum le vivre ensemble avec tout le monde » avance le cinéaste amateur.

Une partie de l’équipe du film. Crédit : DR

Des conditions de tournage sous contraintes
Hormis le ‘road trip’ filmé à Barcelone pour les besoins de l’intrigue, toutes les séquences sont locales. La plupart ont été tournées à Avignon même : place de l’horloge, quartier de la Rocade, au stade de la Barthelasse et celui de Montfavet. À cela s’ajoutent des scènes tournées dans la salle du conseil de la mairie de Carpentras.

Il a fallu aux réalisateurs concentrer tous leurs efforts sur ces divers lieux de tournage et se plier aux conditions du moment. D’abord en raison d’un budget insuffisant « pour offrir les repas aux acteurs bénévoles”, des tournages ont été annulés. Et quand tous ceux-ci étaient réunis, il suffisait de peu pour altérer la production : un mistral trop présent, des cigales imposantes, mais aussi le manque de professionnalisme et la réduction des moyens humains pour concevoir le film de A à Z.

Crédit : DR

Mais un soutien local fort
Pourtant, le projet est arrivé à terme ! D’abord avec l’aide de l’association  de Carpentras Égal Accès, qui a contribué au tiers du budget. « À la fin des tournages, quand cela commençait à être raide, ils nous ont rajouté des financements » dit Karim, plein de reconnaissance. Par ailleurs, le tournage en mairie a été facilité par la procédure d’autorisation rapide de la municipalité de Carpentras.

Pour la séquence avec les gens du voyage, les réalisateurs ont été appréciés par la communauté gitane. « Au complexe de la Souvine (Montfavet) où ils étaient installés, j’ai pu les rencontrer pour filmer le décor avec les caravanes, ils nous ont accueillis avec plaisir » se souvient le cinéaste. Ce dernier a même tenté sa chance en contactant l’influenceur gitan de Pernes les fontaines Niglo, qui a accepté de jouer le capitaine du FC Gens du voyage (club fictif). « Il est très influent avec sa communauté, tous les gens du voyage le connaissent, il y a donc eu un énorme engouement pour le tournage ».

Les séances
– Avignon : 3 avril à 19h au Pathé Cap Sud (séance complète), 12 avril à 10h45 au Pathé Cap Sud
– Valréas : 5 avril à 18h, au Rex
– Le Pontet, : 23; 24 28 et 29 avril à 21h au Capitole My Cinewest
– Avignon : le 5 mai à 20h au Vox

Le synopsis du film
Cinq ans après la fermeture du club, Malik,  éducateur, tente l’impossible : convaincre la maire de la ville de rouvrir le club historique. Mais un obstacle de taille se dresse sur sa route : une dette colossale de 20 000 euros, héritée de l’ancien président, Luigi Sentenza, aujourd’hui derrière les barreaux. Alors qu’il se bat pour redonner vie à ce projet social, un adversaire redoutable entre en scène : Nicolas Le Flop, un millionnaire parisien prêt à investir massivement pour créer un club d’élite, le FC Galaxy. Face à cet homme d’affaires influent, Malik semble condamné à l’échec… jusqu’à ce qu’un événement inattendu vienne bouleverser la donne. Un tournoi de sixte atypique, le Tournoi de la Tolérance, promet 50 000€ aux vainqueurs. Une somme qui pourrait tout changer. D’un côté, une équipe hétéroclite portée par les valeurs du club Sentenza, de l’autre, une formation de mercenaires forgée à coups de millions. Entre engagement social et ambitions financières, la maire devra faire un choix : l’argent du FC Galaxy ou l’âme du club Sentenza.

Son collaborateur Omar Dahmane a quant à lui passé des heures à travailler sur la synchronisation des sons et des images, jusqu’à ce qu’ils trouvent du soutien auprès de KMR studio au Pontet, par le biais du groupe de rap avignonnais 100-16 L’équipe. « Ils nous ont ouvert leurs portes pour enregistrer certaines voix. Nous avons même un rappeur dans notre film, ainsi qu’une bande originale grâce à eux » s’enthousiasme Karim.

Enfin, dernier renfort et pas des moindres, celui des cinémas. « Le directeur du Pathé Cap Sud a vu le film et l’a trouvé impressionnant au vu du budget, mais aussi plus drôle que certaines comédies françaises » annonce le jeune réalisateur. Depuis la programmation de l’avant-première pour le 3 avril au Pathé Cap Sud, d’autres séances et d’autres cinémas ont suivi pour ce printemps (voir ci-dessous.

Des anecdotes farfelues
Les acteurs amateurs deviennent des personnages, mais parfois les personnages deviennent aussi des personnes. La frontière s’est amenuisée à plusieurs reprises lors du tournage. Comme pour cet acteur principal qui, prétendant être malade un jour où il était indispensable à une scène, a finalement été démasqué grâce à sa publication sur un média social. « J’ai vu sur sa story qu’il était finalement parti à la plage alors que nous l’attendions tous » partage Karim d’un ton exaspéré.
Ou bien comme ce jeune acteur qui joue un personnage sortant de prison dans le film. Mais entre-temps, pour des activités antérieures au tournage, il a dû être véritablement incarcéré au Pontet. « Nous étions en pleine période de tournage, nous avons dû faire les scènes avec lui quatre mois après. J’ai donc modifié certaines choses par rapport au scénario pour que cela reste cohérent » souffle le réalisateur sur cette énième anecdote.

Mais il y a aussi cet acteur qui avait été choisi pour sa morphologie et qui entre temps a perdu du poids, révélant sa métamorphose dans une scène de match réalisée en 11 tournages. « Je ne croyais pas à son régime, car cela faisait trop longtemps qu’il en parlait. Et puis nous avons dû faire en sorte que cela ne se voie pas, mais il a quand même perdu 18 kilos en l’espace de 5 minutes ! » sourit Karim.
De quoi nourrir une vidéo sur les coulisses du tournage, d’autant que les réalisateurs ont « prévu de faire un documentaire, pour cela il (leur) faut un budget ». Le tournage “folklorique” pourrait donc avoir un écho supplémentaire.

Amy Rouméjon Cros

Sentenza en chiffres
– 4 cinémas vauclusiens diffusant le film (en date du 31 mars 2025)
– 8 700€ de budget investi par les partenaires, dont 3 000€ par l’association carpentrassienne Égal Accès
– 3 000 heures de rushs vidéo
– 2 800 heures de montage vidéo
– 4 disques durs, dont 2 pour servir de copie de secours
– 2h03 de montage final contre 2h30 initialement
– 3 professionnels du spectacle vivant : Malik Farés (l’entraîneur du Sentenza), Karine Kossu (Mme le Maire), Sébastien Bugeja (Beber)
– 20 acteurs impliqués dans le jeu et la technique
– 100 participants au long métrage (réalisateurs, figurants, techniciens amateurs formés par Omar Dahmane)
– 30 maillots de foot offerts par la discothèque châteaurenardaise Le Stax. 15 ont servi au tournage, les 15 autres ont été revendus pour réinvestir dans la production
– 2 bandes sons originales créées par 100-16 L’équipe et produites par KMR studio au Pontet

Chronologie
– 2019 : production et diffusion de la web série Sentenza sur Youtube
– Juillet 2022 : début de l’écriture du scénario qui donnera suite à la web série
– Septembre 2022 : rencontre entre les deux co-réalisateurs Karim Belaïdi et Omar Dahmane
– Mai-Octobre 2023 : première période de tournage Mai-Octobre 2024 : seconde période de tournage


Sentenza : « Ce film est un miracle »

Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse, vient de prendre un arrêté afin de retirer l’agrément délivré au Orange football club (OFC) au titre de son affiliation à la Fédération française de football (FFF).

Multiplication des violences
« Depuis la saison sportive 2022-2023 et de manière répétée, de nombreuses rencontres impliquant le Orange football club, ses supporters, ou encore ses encadrants, ont conduit à des actes de violences à l’encontre des équipes adverses ou des officiels, expliquent les services de la préfecture de Vaucluse pour justifier cette décision. Ces violences, physiques ou verbales, se sont déroulées aussi bien pendant les matches qu’en dehors des matches, liées ou non aux rencontres. »

Le District Grand Vaucluse impuissant
Constatant que le pouvoir disciplinaire exercé par le District Grand Vaucluse et les sanctions prises « n’ont pas permis d’endiguer ces faits de violences, générant des troubles à l’ordre public et une mise en danger des pratiquants, notamment mineurs », la préfecture estime que « la gravité de ces faits de violence et leur récurrence présente des risques avérés pour la santé et la sécurité physique ou morale des pratiquants et crée des troubles à l’ordre public et à la moralité publique. »
C’est donc pour l’ensemble de ces manquements constatés et contraires à l’éthique du sport et en application de l’article R.121-5 du Code du Sport, que l’agrément délivré à l’OFC Club a été retiré.

« Nous demandons solennellement à la préfecture de reconsidérer cette décision. »

Les éducateurs de l’Orange football club

Les dirigeants de l’OFC dans l’incompréhension
Bien évidemment du côté de l’Orange football club, les dirigeants de la structure sportive présidée par Abdelhak Tarik depuis juillet dernier affichent une profonde incompréhension.
« Cette fermeture brutale, qui nous semble disproportionnée, va priver 400 jeunes de la pratique sportive essentielle à leur équilibre physique et mental, regrettent-ils dans un communiqué publié dans le cadre d’une pétition demandant la levée de cette sanction qui a déjà reçu près de 200 signatures 1 heure après son lancement sur chance.org. Elle va également anéantir les efforts de nos éducateurs, bénévoles et parents qui se sont dévoués sans compter pour faire vivre notre club et porter haut les valeurs du sport. »

« Nous demandons solennellement à la préfecture de reconsidérer cette décision et appelons l’ensemble des acteurs locaux, élus, associations et citoyens à nous soutenir dans cette épreuve. Ensemble, nous devons trouver une solution pour que nos jeunes ne soient pas les victimes de cette décision », réclament les responsables de l’OFC.


Sentenza : « Ce film est un miracle »

Romain Gardi, doctorant en Histoire contemporaine au Centre Norbert Elias d’Avignon Université, spécialiste de l’histoire sociale et culturelle du football, a remporté le prestigieux prix Pierre Arnaud 2024 de la Société Française d’Histoire du Sport (SFHS).

Le prix Pierre Arnaud, créé en 2008, est remis en la mémoire de Pierre Arnaud, historien ayant créé les Carrefours d’histoire du sport, un événement organisé tous les deux ans dans une ville universitaire différente dans le but de provoquer une accélération des recherches dans un domaine et de permettre à de jeunes chercheurs et étudiants de présenter leurs travaux devant leurs pairs.

La 21ᵉ édition, organisée cette année autour du thème ‘Vivre le sport’, a distingué l’article Le football des paysans. L’apprentissage d’un sport au village (années 1920-1950) de Romain Gardi, doctorant de l’Université d’Avignon, pour son originalité et sa rigueur scientifique. L’article explore l’appropriation du football dans les villages français entre les années 1920 et 1950, offrant un regard inédit sur les interactions entre sport et société dans les milieux ruraux. Cette distinction reflète l’importance de ses recherches pour mieux comprendre l’impact du sport sur les dynamiques sociales et culturelles.

Le texte, qui devait faire maximum 45 000 signes et devait s’inscrire obligatoirement dans le domaine de l’histoire, a été évalué par les membres du conseil d’administration de la SFHS selon plusieurs critères comme la méthodologie utilisée, le corpus d’étude, la rigeur du travail, ou encore la nouveauté. Romain Gardi s’est vu attribuer un prix de 300€ et son article sera publié dans la revue Sciences Sociales et Sport.


Sentenza : « Ce film est un miracle »

L’Équipe de France de football a obtenu la médaille d’argent après sa défaite (5-3) contre l’Espagne ce vendredi 9 août 2024 au Parc des Princes. Titulaire, l’orangeois Joris Chotard ajoute une médaille au tableau des médailles obtenues par les vauclusiens. 

Une défaite au goût amer. Ce vendredi 9 août 2024, l’Équipe de France de football emmené par son sélectionneur Thierry Henry s’est incliné face à la « Roja » de Santiago Daena au Parc des Princes en finale de la compétition de football des Jeux Olympiques 2024 qui se déroulent à Paris. Titulaire, le milieu de terrain du MHSC (Montpellier Hérault Sport Club), Joris Chotard, natif de la ville d’Orange a donc obtenu une médaille d’argent qui aura du mal à contenter le vauclusien qui visait l’or sur cette compétition. 

Tout avait pourtant bien commencé pour les « bleus » qui avait ouvert le score à la 11ème minute par l’intermédiaire d’Enzo Millot qui a célébré son but dans un stade (48.000 spectateurs) en fusion acquis bien évidemment à la cause des français. Idéalement lancés, les bleus se sont ensuite totalement effondrés en 10 min en encaissant deux buts du barcelonais Fermin Lopez (18 et 25ème minute) avant de voir Baena, le milieu offensif de Villareal, aggravait la marque sur coup-franc. 

La seconde mi-temps a vu les hommes de Thierry Henry poussaient jusqu’au bout avec plusieurs grosses occasions. Ils seront récompensés en revenant au score grâce à un but du monégasque Akliouche sur un coup franc de Michael Olise à la 80ème minute. 3-2, les bleus continuent de pousser plus que jamais dans les 10 dernières minutes et finissent par obtenir un penalty sur une faute commise sur Arnaud Kalimuendo et transformé par l’attaquant de Crystal Palace, Jean-Philippe Mateta (89ème minute).

 L’Équipe de France finit donc par obtenir les prolongations mais encaisse un but cruel de la part des Espagnols par l’intermédiaire de Camello à la 100ème minute qui vient tromper Guillaume Restes d’un lob subtil. Les hommes de Thierry Henry ont ensuite tout donné pour égaliser et aller arracher les tirs aux buts mais c’est finalement les ibériques qui ont sanctionné les Français au bout de l’effort en aggravant le score à la 118ème par l’intermédiaire encore une fois de Camello qui signe donc un doublé. Médaille d’argent pour la France et pour notre vauclusien Joris Chotard. 


Sentenza : « Ce film est un miracle »

À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, le Département de Vaucluse a décidé de faire plaisir aux jeunes du territoire en offrant des places pour le quart de finale de football qui aura lieu le vendredi 2 aout à Marseille. Une initiative à l’attention des jeunes sportifs issus de clubs de football vauclusiens.

La France continue de vivre au rythme des Jeux Olympiques qui se déroulent actuellement à Paris. Très actif pour proposer des actions en faveur de promotion du sport et permettre aux vauclusiens de vivre cet évènement au mieux et au plus près, le Département de Vaucluse lance une nouvelle initiative à l’attention des jeunes sportifs du territoire et amateurs du ballon rond. 

Des places pour les jeunes vauclusiens 

L’institution dirigée par Dominique Santoni offrira des places pour assister au quart de finale du tournoi de football olympique qui aura lieu ce vendredi 2 aout au stade Vélodrome, à Marseille. Cette initiative a été mise à place en faveur des jeunes vauclusiens, filles et garçons, licenciés dans les clubs de foot du département, elle permettra aux « chanceux » de pouvoir assister à un match de niveau international et de faire la promotion des valeurs de l’olympisme telles que l’excellence, le respect et l’amitié. 

Après la Ville d’Avignon qui a offert 1.000 places il y a quelques semaines pour des matchs de football féminins, c’est une nouvelle offrande qui est faite aux vauclusiens. Le quart de finale en question opposera le premier du groupe C face au deuxième du groupe D. Les places ont d’ores et déjà été remises aux clubs, sélectionnés par le district Grand Vaucluse de football. 


Sentenza : « Ce film est un miracle »

Les Jeux Olympiques 2024 qui se dérouleront à Paris débuteront officiellement ce vendredi 26 juillet. Avec 63 athlètes issus de la région PACA dont 7 vauclusien (es), les provençaux seront en force pour cet évènement majeur. Gros plan sur nos champions vauclusiens et leurs chances de médailles pour ces JO. 

La flamme va s’embraser pour de bon. Ce vendredi 26 juillet, les Jeux Olympiques de Paris 2024 débuteront officiellement avec une cérémonie qui se tiendra sur la Seine à 19h30. Parmi les 7000 athlètes qui défileront, on compte 7 vauclusiens qui défendront les couleurs de la France mais aussi qui représenteront leur département dans leurs disciplines. 

Les meilleures chances de médailles en BMX 

Le Vaucluse est définitivement une terre de vélos et de BMX. Avec plusieurs clubs de haut niveau à Pernes-les-Fontaines, à Cavaillon et surtout à Sarrians (là où l’équipe de France de la discipline a installé son camp d’entrainement une semaine avant les jeux) et surtout deux coureurs reconnus en la personne de Sylvain André (licencié à Cavaillon) et de Romain Mahieu (licencié à Sarrians), le département vauclusien sera bien représenté. 

Sylvain André, natif de la ville où il s’entraine, a déjà remporté de nombreux titres européens et mondiaux avec notamment un triplé de champion du monde, d’Europe et de France en juniors avant de décrocher plusieurs médailles de bronze entre 2012 et 2016 aux championnats d’Europe. Un titre de champion du monde vient récompenser son talent et ses efforts le 9 juin 2018. Quatre fois vainqueur des championnats de France entre 2019 et 2022, le vauclusien tentera d’aller chercher une médaille dans la seule compétition qui se refuse à lui : les Jeux Olympiques. 

Il est le grand favori côté français. Et à juste titre, en 2023, Romain Mahieu est devenu champion du monde de BMX devant deux compatriotes, Arthur Pilard et Joris Daudet, marquant ainsi de son empreinte son sport. Celui qui s’entraine au BMX llub de Sarrians s’avance avec une confiance maximale et des rêves de médailles plein la tête. À 29 ans, au zénith de sa carrière, en pleine possession de ses moyens et avec une préparation intense débutée depuis plusieurs mois, l’athlète français ne visera pas moins que l’or. 

De l’haltérophilie et du football 

Un autre espoir de médaille vauclusienne se présentera sur ces jeux en la personne de Marie-Joséphe Fègue. La native de Yaoundé, naturalisée française fin 2021, visera elle aussi la plus haute distinction dans sa discipline. Pour aller chercher l’or, la sextuple championne d’Europe de 33 ans, devra se surpasser et battre de solides concurrentes comme l’américaine Olivia Lynn ou Reeves ou l’équatorienne Angie Paola Palacios. Une épreuve pas insurmontable pour celle qui vit à Avignon avec sa famille depuis 2016 et qui disputera les premiers jeux de sa carrière. 

Le sport le plus populaire en France, à savoir le football offrira la chance à deux vauclusiens d’aller chercher la plus belle des médailles. Joris Chotard, milieu du MHSC, né à Orange fait partie de l’équipe française olympique emmené par le sélectionneur Thierry Henry. Avec un onze titulaire compétitif et un banc de touche bourré de talent, la médaille d’or semble à la portée de la sélection qui devra se méfier néanmoins de l’Espagne et de l’Argentine. Une quête qui a bien commencé avec une victoire 3-0 contre les USA à l’Orange Vélodrome pour le premier match de la compétition. Chez les femmes, Maëlle Lakrar, elle aussi. Native de la ville d’Orange, la défenseur centrale du Real Madrid et des Bleues tentera de ramener une médaille en Vaucluse. Emmené par Hervé Renard, la sélection française débutera sa compétition contre la Colombie ce jeudi 25 juillet. 

Pentathlon et Break 

Originaire de Pertuis, Jean-Baptiste Mourcia disputera également ses premiers jeux comme pentathlonien français. Champion d’Europe cadets en 2017 en individuel et par équipe, champion du monde junior en juillet 2019, le vauclusien tentera de défier les meilleurs athlètes de cette discipline et d’aller chercher une médaille historique. Pour cela, il devra exceller dans les 5 épreuves qui constituent son sport : l’escrime, la natation, l’équitation, le tir au pistolet et la course à pied. Début des épreuves le 8 aout. 

On reste à Pertuis avec Carlota Dudek qui pratique la danse accrobatique dans la commune depuis de nombreuses années. Elle va donc inaugurer la nouvelle discipline acceptée aux JO pour la première fois : le breaking. Le sépreuves auront lieux le 9 et le 10 aout à Paris. 

Tessa Martinez, pilote BMX vauclusienne sera elle remplaçante lors de ces Jeux Olympiques. La licenciée de Mormoiron sera appelée en cas de blessure d’une compatriote en équipe de France. 


Sentenza : « Ce film est un miracle »

Mohamed El Khatib envahit la Scène de La Garance avec 53 supporters du RC Club de Lens
Reconnus comme « meilleur public de France » pour leur fair-play, l’ambiance, la solidarité et l’amour inconditionnel qu’ils et elles vouent à leur club… Avec une lucide tendresse, le metteur en scène leur donne la parole, en live et en vidéo. Bière et frites sont acceptées en salle !

Et si on donnait la parole aux supporters de Foot ?
« Après une immersion d’un an aux côtés des clubs de supporters du RC Lens, nous réunissons 53 membres de ces associations pour créer une performance documentaire singulière. En s’appuyant sur des témoignages individuels et des trajectoires personnelles, cette création donne à voir et entendre des personnes qui consacrent une part importante de leur vie au supporterisme. » Ainsi a été conçu «  Stadium » création du metteur en scène et réalisateur Mohamed El Khatib avec le Collectif Zirlib.
Représentations le mercredi 8 novembre à 19h et le jeudi 9 novembre à 20h. Billetterie en ligne.

Atelier maquillage de supporter et paillettes !
Animé par Sylvette Ardoino, pendant l’heure qui précède chaque représentation.
Stadium. Mercredi 8 novembre. 19h. Jeudi 9 novembre. 20h. 3 à 20€.

Autour du spectacle
Ciné-débat autour de série documentaire Tribunes libres – la culture ultra (2020), en présence de Mohamed El Khatib et des supporters du RC Lens.
Jeudi 9 novembre. 17h30. Gratuit. Médiathèque La Durance. Cavaillon.

Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64.


Sentenza : « Ce film est un miracle »

La neuvième édition de la Coupe du monde féminine de football se déroule du 20 juillet au 20 août 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande. L’entrée en lice de l’Équipe de France est programmée ce dimanche contre la Jamaïque. Demi-finaliste à l’Euro l’an dernier, les Bleues font partie des favorites de la compétition, aux côtés des Anglaises et des Allemandes (finalistes de l’Euro), ainsi que des Américaines, qui ont remporté le Mondial précédent.

Comme le met en avant le graphique ci-dessous, le ballon rond est un sport particulièrement populaire auprès des femmes outre-Atlantique. Selon les données de la FIFA, il y aurait 1,6 million de joueuses pratiquant le « soccer » à l’école, à l’université ou en club aux États-Unis. Dans le détail, 90 % des footballeuses américaines licenciées ont moins de 18 ans. Quant à la fédération canadienne, elle dénombrait un peu plus de 260 000 joueuses (dont 80 % en catégories jeunes) dans son dernier rapport annuel, soit un nombre plutôt important au regard de la population du pays.

En Europe, c’est en Suède et en Allemagne que l’on trouve le plus de footballeuses, avec autour de 190 000 licences recensées dans chacun des deux pays. Suivent ensuite la France et les Pays-Bas (un peu plus de 160 000 joueuses). Le foot féminin a connu une belle progression dans l’Hexagone : au cours des dix dernières années, le nombre de licences féminines enregistrées à la FFF a ainsi presque triplé. En comparaison avec l’Amérique du Nord, la pratique du football féminin en Europe est plus répandue chez les adultes (entre 30 % et 50 % des joueuses licenciées en Europe sont majeures).

Si l’on rapporte le nombre de joueuses à la taille de la population féminine, les nations scandinaves sortent du lot. En effet, on estime qu’environ 4 % des femmes pratiquent le football sous licence en Suède et en Norvège – contre environ 1 % aux États-Unis et au Canada, et 0,5 % en France.

Tristan Gaudiaut, Statista.


Sentenza : « Ce film est un miracle »

Quelles sont les activités sportives préférées des Français ? La dernière enquête du Consumer Insights de Statista donne un aperçu des sports les plus pratiqués dans le pays. En tête de liste, on trouve la randonnée, pratiquée au moins occasionnellement par 42 % des Français interrogés au cours de l’année écoulée, suivie par la course à pied (28 %), le vélo (26 %) et la gymnastique de forme : fitness, aérobic, cardio, etc. (25 %).

Sport professionnel le plus suivi dans l’Hexagone, le football complète le top 5 avec 21 % de pratiquants occasionnels, juste devant la natation et la plongée (19 %). Parmi les autres activités physiques les plus appréciées des Français, on peut également citer le tennis, le basketball, la danse et le yoga.

Sports professionnels :Quels sports sont les plus suivis par les Français ?
Si la popularité du tennis est en perte de vitesse dans certains pays (comme aux États-Unis par exemple), ce sport reste toujours très populaire en France. Selon les enquêtes du Consumer Insights de Statista, le tennis est le deuxième sport professionnel le plus suivi par les Français, assez loin derrière le football et juste devant le rugby.

Sur les quelque 3 900 amateurs de sport interrogés dans l’Hexagone, 36 % ont déclaré suivre des compétitions de tennis professionnel, contre 33 % pour le rugby. Le ballon rond trône largement en tête, étant suivi de près ou de loin par 72 % des répondants. Derrière ce trio de tête, deux sports sont au coude-à-coude : le basketball (29 %) et le cyclisme (28 %), le dernier cité devant notamment une bonne partie de sa popularité au Tour de France.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

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