Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
Après l’annulation de la journée d’ouverture du Festival pour cause météorologique, le fête continue cependant autour du spectacle vivant pour publics jeunes. Une programmation de qualité variée — concerts, théâtre, danse — pensée par chaque lieu pour satisfaire tous les publics déployée dans 13 communes.
À Avignon, le Théâtre des Halles, le club de jazz AJMI, le Théâtre des Carmes, l’Isle 80 et l’Opéra Grand Avignon, vous attendent pour cette dernière semaine du Festival Festo Picho
Au théâtre des Halles, ‘Noircisse’ de Claudine Galléa aborde le passage à l’adolescence, ‘Le Poids des fourmis’ celui de la résistance citoyenne sur le plateau de l’Autre Scène à Vedène. Théâtre d’objets et musique font bon ménage dès 10 mois à l’Isle 80 avec ‘Deux, trois notes sur un fil’. La danse contemporaine basque trouve sa place également dans la programmation du théâtre Golovine avec ‘Mamuka’. Le crin de violon mais aussi le flon flon d’accordéon partent à ‘La poursuite du crin’ à l’Ajmi. L’amour aura le dernier mot avec le spectacle ‘Les séparables’ qui clôturera au Théâtre des Carmes cette 19e édition de Festo Pitcho.
Dans les communes et lieux partenaires
Le Pôle Culturel de Sauveterre reçoit un théâtre de musique et de papier accessible dès 18 mois ‘Le ciel est par-dessus le toit’. La salle de Châteaurenard programme le spectacle musical ‘La guitare à remonter le temps’, une guitare qui n’en fait qu’à sa tête. La salle de la Garance de Cavaillon a choisi d’aborder le thème de la mort, pendant une « journée mortelle » avec le spectacle ‘Oiseau’ qui invite à danser parmi les tombes et des ateliers divers.
Le Naturoptère de Sérignan propose à Visan et Sérignan-du-Comtat ‘Sur les pas d’Oodaaq’ l’aventure d’un oisillon qui découvre le monde d’en bas , faute de pouvoir s’envoler. ‘Le petit prince m’a dit’ à l’Isle-sur-Sorgue redonne l’espoir d’un monde meilleur malgré son chaos annoncé.
En pratique
Retrouvez la programmation complète à partir de février sur festopitcho.com
Chaque théâtre décide de ses tarifs avec le souhait commun de rester attractif et accessible au plus grand nombre. Les réservations sont à faire directement auprès de chaque théâtre. Les modalités de réservations sont indiquées dans la page de présentation du spectacle.
Festo Pitcho du 29 mars au 6 avril. Coordination Le Totem. Scène conventionnée d’intérêt national Art, enfance, jeunesse. 04 90 85 59 55.
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
L’été dernier, le Théâtre Antique avait accueilli 34 000 spectateurs pour Les Chorégies, soit 6 000 de plus qu’en 2023. Cette année, la progression devrait se poursuivre grâce au programme des 13 soirées concocté par Jean-Louis Grinda entre le 13 juin et le 25 juillet.
A commencer par ‘Le Trouvère’ de Verdi et des stars comme Anna Nebretko et Yusif Eyvanov en haut de l’affiche le 6 juillet. Le 12, ‘Le lac des cygnes’ de Tchaikovsky revu par le chorégraphe Angelin Preljocaj installé depuis des décennies dans son Pavillon Noir d’Aix-en-Provence. Créé en 2020, ce ballet considéré comme ‘L’Everest de la danse’ met en scène 26 danseurs entre préoccupations affairistes et environnementales.
Autre opéra verdien ‘La Force du Destin’ le 20 juillet, mais aussi Mozart et son ‘Requiem’ le 28 juin, le violoniste Renaud Capuçon en duo avec le pianiste Guillaume Bellon le 9 juillet et des sonates de Beethoven et Brahms, le 17 juillet, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée en coproduction avec le Festival d’Aix-en-Provence. Le 5 juillet, Michele Spotti dirigera ‘La symphonie fantastique’ de Berlioz avec, notamment le harpiste Xavier de Maistre.
Une date à retenir également, le 22 juillet pour le ciné-concert ‘Fantasia’ de Walt Disney avec des tubes comme la ‘5ème symphonie’ de Beethoven, ‘Casse-Noisette’ de Tchaikowsky, ‘Le Clair de lune’ de Debussy, la ‘Danse des heures’ de Ponchielli, ‘L’Apprenti sorcier’ de Paul Dukas et le fameux ‘Carnaval des animaux’ de Saint-Saëns qui émerveilleraont petits et grands.
A noter que la soirée ‘Johnny symphonique’ n’aura pas lieu, mais un ‘Lavilliers symphonique’ a été programmé le 25 juin à Orange. Le chanteur stéphanois, éternel bourlingueur, qui a métissé salsa, reggae, bossa, rock, qui a écumé la Jamaïque, le Brésil, le Nordeste, l’Amazonie, qui a mis en musique Ferré, Verlaine, Baudelaire et Apollinaire. Lui le ‘Gringo’ qui a chanté ‘La Fensch Vallée’, l’enfer de la Lorraine coeur d’acier désindustrialisé sous Mitterrand et dont le cortège de milliers de salariés s’est retrouvé sur le carreau et à l’ANPE. Il leur a rendu hommage, quelques années plus tard dans ‘Les mains d’or’ (« Je voudrais travailler encore »…).
Enfin une date à retenir sur votre agenda, le 25 juillet pour le ‘Liverpool Oratorio’ composé par le Beatle Paul Mac Cartney et créé dans la Cathédrale de sa ville natale en 1991 avec notamment la soprano Kiri Te Kanawa. Une oeuvre-somme grandiose en 8 actes qui retrace la vie du chanteur-auteur-compositeur. Au pied du Mur d’Auguste d’Orange,il y aura un monde fou : l’Orchestre Symphonique de Monte-Carlo, le Chorus of Birmingham et le Choeur d’enfants de l’Académie Rainier III de Monaco. Un moment unique à partager!
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
À l’occasion de la 13e édition du festival cinématographique Les Rencontres du Sud, Avignon est devenue la capitale du 7e art du 12 au 21 mars. Le public a pu découvrir une dizaine de films en avant-première dans les cinémas du centre-ville le Vox et Utopia, ainsi qu’au Capitole MyCinewest au Pontet, les plus petits ont pu voir six films qui leur était réservé avec le ciné-pitchoun le 16 mars, et les professionnels du cinéma ont pu assister à des projections, des débats, et des moments de convivialité du 17 au 21 mars.
Les Musiciens
Le 19 mars le réalisateur Grégory Magne était présent aux Rencontres du Sud à Avignon pour présenter en avant-première aux professionnels son film Les Musiciens. Il était accompagné du comédien Frédéric Pierrot (qui joue le personnage de Charlie, le compositeur).
Le film, dont la sortie nationale est prévue le 7 mai 2025, raconte l’histoire d’Astrid Thompson. Pour réaliser enfin le rêve de son père décédé avant d’avoir pu l’accomplir, elle réunit quatre Stradivarius pour un concert unique attendu par les mélomanes du monde entier. Mais elle se rend compte que les quatre virtuoses recrutés pour l’occasion, deux femmes et deux hommes, sont incapables de jouer ensemble. Les crises d’égo et les incidents se succèdent au rythme des répétitions. Sans solution, Astrid se résout à aller chercher le seul qui peut-être pourra sauver l’événement : Charlie Beaumont, le compositeur de la partition…
« C’est un film sur les musiciens et l’harmonie, explique Grégory Magne. Il va falloir le regarder avec les oreilles. Pour moi la musique n’a pas besoin de mots. » Le réalisateur s’est imprégné de ce milieu spécifique du classique et de celui des instruments anciens. « J’ai rencontré des dizaines de virtuoses et quantité de luthiers. J’ai découvert des gens totalement habités, obsessionnels. Dans ce milieu, chacun a souvent une idée très arrêtée sur la manière dont il convient de jouer ceci ou cela. Ce qui est propice à faire jaillir du conflit. L’un des défis était de rendre compréhensible et explicite que de tels musiciens puissent ne pas forcément jouer parfaitement lorsqu’il s’agit de jouer ensemble. Chacun a sa certitude. Je ne suis pas musicien, j’ai même un complexe par rapport à la musique classique, mais pour sentir l’harmonie il n’y a pas besoin d’être musicien. » Frédéric Pierrot poursuit : « Il est intéressant de confronter des musiciens avec toute leur rigueur à d’autres musiciens classiques qui ne sont pas passés par le conservatoire mais qui ont acquis une légitimité. »
Ce film a reçu le prix des lycéens du Campus d’Avignon lors de la cérémonie des Victoires des Rencontres du Sud 2025.
Des jours meilleurs, film d’Elsa Bennett et Hippolyte Dard avec Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani et Clovis Cornillac, a été présenté en avant-première aux Rencontres du Sud à Avignon, rendez-vous incontournable des professionnels du cinéma dans le Sud de la France. La réalisatrice Elsa Bennett est venue présenter cette comédie dont la sortie nationale est programmée pour le 23 avril 2025.
C’est l’histoire de trois femmes qui se battent contre leur dépendance à l’alcool. À la suite d’un accident de voiture, Suzanne (Valérie Bonneton) perd la garde de ses trois enfants. Elle n’a plus le choix et doit se soigner dans un centre pour alcooliques. À peine arrivée, elle y rencontre Alice (Sabrina Ouazani) et Diane (Michèle Laroque), deux femmes au caractère bien trempé. Denis (Clovis Cornillac), éducateur sportif, va tenter de les réunir autour du même objectif : participer au rallye des Dunes dans le désert marocain…
« C’est un sujet sur les femmes pratiquement jamais abordé au cinéma. Un film militant. Après ‘Me Too’, il y a une certaine nécessité. L’alcoolisme touche aussi les femmes. Il y a eu une augmentation de la consommation chez ces dernières. Et cela touche divers milieux. L’alcoolisme est une maladie. Ces femmes sont en souffrance. Il faut leur tendre la main. Les écouter et les aider », indique Elsa Bennett. « Encore trop de femmes ne parviennent pas à se faire aider car la pression sociale, professionnelle et familiale est trop forte. Ainsi, le sujet reste très sensible, en particulier pour les mères de famille », poursuit la réalisatrice qui a recueilli de nombreux témoignages et a consulté avec Hippolyte Dard, Laurence Cottet ancienne alcoolique qui donne aujourd’hui des conférences sur la manière dont elle s’en est sortie. « Elle nous a permis d’accéder aux centres d’addictologie, de voir des médecins. Nous avons rencontré plein de femmes qui ont perdu la garde de leurs enfants. C’est un film qui s’adresse aussi à l’entourage. »
Une comédie dramatique et sociale bourrée d’humanité, de tendresse et d’émotion.
Le Mélange des genres de Michel Leclerc avec un beau casting regroupant Léa Drucker, Benjamin Lavernhe (de la Comédie Française), Judith Chemla, Julia Piaton, Vincent Elbaz, Melha Bedia, a été présenté en avant première aux 13e Rencontres du Sud à Avignon. La date de sortie nationale de cette comédie dramatique sur un sujet brûlant (le mouvement #MeToo) sujet de société qui concerne les femmes comme les hommes, est fixée au 16 avril 2025.
Une policière aux idées conservatrices est infiltrée dans un collectif féministe. Elle enquête sur les militantes qu’elle soupçonne de complicité dans le meurtre d’un mari violent. A leur contact, Simone s’ouvre progressivement aux idées féministes. Sa couverture est mince et les « Hardies » devinant qu’il y a une taupe parmi elles, se mettent à la soupçonner. Pour se sortir de ce mauvais pas la policière ne trouve rien de mieux que d’accuser au hasard un homme de l’avoir agressée sexuellement. L’accusation devient publique et l’homme est la cible du collectif.
« Le mouvement #MeToo concerne tout le monde et chacun est légitime pour en parler. Mes films racontent les gens qui se mélangent », lance Michel Leclerc qui était à Avignon pour l’avant première en compagnie de la comédienne Julia Piaton. « Je n’ai pas fait un film qui délivre un message, mais un ressenti. J’ai essayé d’être dans les nuances. A travers la fiction on peut exprimer des avis différents. Après c’est aux spectateurs de ressentir ce dont ils sont le plus proche. Les masculinistes ne sont pas épargnés et mon film amène plus de questions que de réponses », poursuit le réalisateur qui questionne : Que va être la réaction des hommes et des femmes après le mouvement #MeToo ?
Julia Piaton joue le rôle de la femme de l’homme accusé de viol (Benjamin Lavernhe). « C’est un couple moderne ce qui se répand de plus en plus. La personne que je joue est très humaine. Il y a une lueur de doute mais elle l’aime et décide de le croire… J’ai eu beaucoup de plaisir avec ces acteurs. Michel plus Benjamin c’est un collectif de rire. »
Ce film a valu à Benjamin Lavernhe le prix d’interprétation masculine dans le festival international de comédie de l’Alpe d’Huez 2025.
Différente, comédie romantique de Lola Doillon avec Jehnny Beth et Thibaud Evrard, sortira le 11 juin 2025. C’est une magnifique histoire d’amour qui questionne aussi sur la différence et l’autisme.
Écrit par Lola Doillon, le scénario est centré sur Katia une brillante documentaliste de 35 ans qui fait preuve de singularité dans sa manière de vivre ses relations, toutes plus ou moins chaotiques. Sa participation à un nouveau reportage l’amène enfin à mettre un mot sur sa différence. Cette révélation va chambouler une vie déjà bien compliquée…
La réalisatrice est venue présenter son quatrième long métrage aux professionnels des Rencontres du Sud : « Ce qui m’importait dans ma démarche, c’est la justesse. Je ne suis pas spécialiste de l’autisme, c’est un sujet qui est venu à moi. J’ai pris conscience que je n’y connaissais pas grand-chose, donc je me suis lancée dans de longues recherches. J’ai ainsi découvert les spécificités de certaines femmes autistes sans déficience intellectuelle ce qui est le cas de Katia. Jehnny la comédienne a également rencontré beaucoup de femmes autistes et s’est accrochée à ça pour le rôle. Elle m’a bluffée. Ce qui m’a troublée dans mes recherches c’est que beaucoup de ces femmes ont été diagnostiquées tardivement, ce qui questionne. Comment peut-on passer à côté de son autisme ou de celui de ses proches ? Mais chacun peut se sentir pas totalement normé sans penser à l’autisme » ,explique la réalisatrice qui analyse le déni de la mère de Katia quand cette dernière lui apprend qu’elle a été diagnostiquée autiste. « Quand on ne connaît pas on a des préjugés. C’est une personne qui n’a pas les codes et qui ne veut pas que sa fille soit différente. Elle ne veut pas passer pour une mauvaise mère. Il pourrait y avoir une hérédité. L’acceptation de soit va aussi avec l’acceptation des autres. »
L’amour c’est surcoté, film de Mourad Winter qui fait suite à son roman du même nom paru aux éditions Robert Laffon, est une comédie romantique qui sortira au cinéma le 23 avril 2025.
Diagnostiqué “nul avec les meufs” depuis son plus jeune âge Anis mène une existence charnelle inexistante. Trois ans jour pour jour après la perte d’Isma, son meilleur ami, il se décide enfin à sortir faire de nouvelles rencontres. Alors qu’il n’a jamais pu se relever du drame qu’il a vécu, son histoire avec la jeune femme va tout changer pour lui dans sa tête et son cœur et il se libère. Avec Madeleine, Anis ignore que débute une grande aventure qui s’appelle “l’amour”.
Après avoir été auteur pour le cinéma, le stand-up et la télévision, Mourad Winter a sorti son premier roman en 2021. « L’écriture a été le fil conducteur de ma vie et le cinéma est arrivé un peu par hasard. À la sortie de mon premier roman, on m’a proposé de réaliser l’adaptation et je me suis dit pourquoi pas ? J’ai toujours travaillé dans le stand up. J’aime bien mélanger les genres, bosser avec des potes et raconter des histoires du quotidien. Akim Jemili (Anis) et Laura Felpin (Madeleine) sont bien rentrés dans les personnages. Là l’histoire d’amour est centrale Anis se recroqueville derrière l’humour pour ne pas assumer ses blessures. Débuter avec la mort de son ami d’enfance permet aussi d’accepter plus facilement l’humour incisif qui anime le film. Ce début change tout. On a de l’empathie pour lui », explique le jeune réalisateur dont le film a reçu le mention spéciale du jury au festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez 2025.
Le répondeur, film de Fabienne Godet avec Denis Podalydès (de la Comédie Française), Salif Cissé, Aure Atika, Clara Bretheau, dont la sortie nationale est fixée au 4 juin 2025 est une comédie très originale et à l’écriture ciselée qui a reçu le prix du public au festival international de l’Alpe d’Huez avant d’être présentée en avant première aux professionnels des Rencontres du Sud majoritairement séduits par l’originalité de l’intrigue et la qualité de jeu des interprètes.
Baptiste (Salif Cissé) imitateur de talent, ne parvient pas à vivre de son art. Un jour, il est approché par Pierre Chozène (Denis Podalydès) romancier célèbre constamment dérangé par les appels téléphoniques incessants… Ce dernier qui a besoin de calme pour écrire une nouvelle oeuvre, propose alors à Baptiste de devenir son ‘répondeur’ en se faisant passer pour lui au téléphone… Peu à peu, celui-ci ne se contente pas d’imiter l’écrivain : il rentre dans la vie de Pierre et développe son personnage.
« Ce film questionne notre dépendance au téléphone portable. Nous sommes toujours connectés au monde sauf à nous-mêmes… », lance la réalisatrice Fabienne Godet qui a lu le livre Le Répondeur de l’écrivain Luc Blanvillain qu’elle a trouvé génial. Ce qui l’a intéressé d’abord c’est l’argument du romancier. « Invraisemblable mais jouissif, cela donne lieu à des quiproquos et rebondissements multiples. L’objectif de Chozène est d’écrire un livre sur son père. Pour cela il a besoin de calme et de solitude. Mais s’il choisit de se mettre à l’écart d’une vie sociale en confiant son portable, c’est aussi parce que ce qu’il vit lui pèse. D’obligations en compromis, sa vie s’est sclérosée, sa liberté s’est restreinte. Jusqu’à ce qu’il en prenne conscience et ait le courage de dire non. Mais il ne se doute pas des conséquences que cela va avoir. »
Salif Cissé présent avec Fabienne Godet à l’avant première à Avignon, a montré dans son premier grand rôle au cinéma tout son talent. Baptiste qu’il incarne ne va pas se contenter de répondre, il va prendre des initiatives et quelques libertés au point d’inventer et de réorienter complètement la vie de l’écrivain faisant bouger des lignes sans le vouloir… « J’ai pris conscience que j’avais une responsabilité artistique. Savoir mon texte, bien jouer n’allait pas suffire. Il fallait que je propose un apport personnel important. Baptiste est un imitateur original, il fallait que je le serve dans ce sens. Il a une forme de légèreté et d’intégrité mais aussi une capacité à s’intégrer dans n’importe quel milieu. J’ai aussi cette capacité donc je me sens cousin de Baptiste », conclut l’artiste qui a mis beaucoup de lui, travaillant la voix et le corps sans effacer sa propre nature.
Oxana de Charlène Favier sortira dans les salles le 16 avril 2025. Pour les professionnels des Rencontres du Sud, la réalisatrice et Diane Brasseur, co-scénariste sont venues présenter leur film à Avignon. Un long métrage (1h43) avec notamment Albina Korzh, Maryna Koshkina, Lada Korovai, sur la naissance du mouvement féministe des Femen en Ukraine et son développement à l’international notamment en France.
Oksana Chatchko fonde le mouvement Femen en 2008, en Ukraine, avec Anna Hutsol et Aleksandra Shevchenko. Dès leurs débuts, le mouvement se revendique féministe, politique et artistique. Leurs premières actions dénoncent la corruption qui règne dans le pays ainsi que le harcèlement et les inégalités dans les universités. En 2009 apparaît pour la première fois le geste qui deviendra l’identité du mouvement agissant contre un gouvernement arbitraire et corrompu. Lors d’une manifestation à Kiev, Oksana Chatchko n’hésite pas à montrer sa poitrine. C’est à elle qu’on doit l’esthétique de chaque action, le symbole des seins nus, les couronnes de fleurs dans les cheveux et les dessins sur le corps. Oksana Chatchko née en1987 en Ukraine s’est suicidée le 23 juillet 2018 à Montrouge en France.
« La personnalité d’Oxana qui était aussi une artiste dont les œuvres se sont perdues, m’a interpellée. J’ai fait des recherches et découvert sa vie et les traumatismes qu’elle a subis. Elle était visionnaire, artistiquement mais aussi politiquement. Faire ce film, c’était aussi une manière pour moi de lui rendre hommage et justice. C’était important de montrer Oxana, Anna et Sacha tenir tête à Poutine et Loukachenko qui sont toujours en place aujourd’hui. En militant contre eux, elles voulaient dénoncer les régimes autoritaires, la collusion entre l’État et l’Église, les fraudes aux élections… », explique Charlène Favier. « Nous avons la chance de vivre en France et de faire notre métier. Si on arrive à faire comprendre ce qu’est ce mouvement et que l’histoire devient accessible à tout le monde cela sera une satisfaction », conclut Diane Brasseur.
Marco, l’énigme d’une vie, de Aitor Arregi et Jon Garaño, sortira dans les salles en France le 7 mai 2025. Ce long métrage de 1h41 avec Eduard Fernández, Nathalie Poza, Chani Martin est inspiré de faits réels.
Enric Marco est le fondateur et le président de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste. À l’approche d’une commémoration, un historien conteste son passé d’ancien déporté. Marco se bat alors pour maintenir sa version alors que les preuves contre lui s’accumulent…
Jon Garaño co-réalisateur était à Avignon pour présenter le film aux professionnels à l’occasion des Rencontres du Sud 2025 : « La majorité des Espagnols qui se sont retrouvés dans les camps de concentration nazis venaient de France où ils se sont exilés après avoir perdu la guerre civile en 1939. Ils étaient les vaincus, ceux qui ont dû fuir le régime de Franco. Plus de 9 000 Espagnols sont passés par les camps et les deux tiers n’ont pas survécu. Les autres n’ont pas pu rentrer en Espagne car le régime franquiste les considérait comme des ennemis. Pendant des décennies ils ont été ignorés. Longtemps la mémoire des déportés espagnols a été reléguée dans l’ignorance générale. En 2010 nous avons invité Enric Marco à San Sébastien en Espagne. Il avait 90 ans. Nous l’avons interrogé pendant trois jours. De cet entretien nous avons tiré 15 heures de tournage pour en nourrir l’acteur. La première chose qui nous a fasciné chez Enric Marco, c’est sa personnalité. Lorsque le scandale de son mensonge a éclaté et qu’il est devenu un ennemi public, au lieu de se cacher, il s’est montré dans tous les médias pour justifier son histoire et raconter ce qu’il appelle « sa vérité ». Il ne s’est jamais excusé de s’être approprié les récits des déportés, et il a défendu que d’une certaine manière son mensonge avait été utile, tant pour la société que pour les déportés eux-mêmes ». Finalement, nous avons décidé de transformer l’histoire en film de fiction pour réfléchir sur la vérité et ses limites. La vie d’Enric Marco est devenue le véhicule idéal pour illustrer la manière dont les récits façonnent notre perception », a expliqué Jon Garaño pour qui Eduard est un acteur intuitif doté de nombreuses compétences.
Jeudi 20 mars au cinéma Le Vox à Avignon la cérémonie des Victoires a fait salle comble de professionnels venus de toute la France. Le jury des « Montreurs d’Images » présidé par Marie-Christine Désandré, exploitante dirigeante des cinémas Loft de Châtellerault et Amboise, et présidente du groupement Cinéo et de la commission écologie de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) a décerné le prix à Familiar touch, un film dramatique américain de 2024 écrit, réalisé et produit par Sarah Friedland dans son premier long métrage. Un drame poignant sur la maladie d’Alzheimer et la perte progressive de contact avec la réalité.
Le prix des lycéens du Campus d’Avignon décerné par un jury d’élèves du lycée polyvalent Philippe de Girard à Avignon a été attribué au film Les Musiciens.
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
Théâtre, danse, ciné-concert, contes, opéra, marionnettes pour publics jeunes
Créé il y a bientôt vingt ans à l’initiative de quelques théâtres et associations d’éducation populaire, sous la coordination de l’association Eveil Artistique – Le Totem, Festo Pitcho est un festival pour publics jeunes, c’est-à-dire pour tous !
Car la qualité, la diversité, l’émerveillement et le rêve procurés s’adressent à tous et participent à un partage d’émotions intergénérationnelles : du théâtre, mais aussi de la danse, des contes, de la musique, de l’opéra, des marionnettes, un ciné-concert et bien plus encore !
Une grande fête populaire d’ouverture le samedi 29 mars
Il n’y aura pas la traditionnelle parade, le jardin des Doms étant en rénovation. Mais le square Perdiguier recevra en continu et en accès libre de 14h30 à 17h30 des ateliers créatifs, une exposition, des ateliers de dessin pour s’initier aux détournement d’objets, des numéros de cirque , la fanfare Haut les Mains. Dès 17h30 , le groupe Kompost animera un bal familial. (durée 1h). Samedi 29 mars. 14h30. Square Perdiguier. Avignon.
La Bibliothé-Claire, un spectacle en tournée nomade
Les représentations sont présentées dans le cadre d’une tournée dans l’agglomération du Grand Avignon coordonnée par Le Totem : 2 représentations publiques ppuis une tournée scolaire.
Ce spectacle invite le public dans le microcosme d’une petite bibliothèque itinérante, à la rencontre de sa bibliothécaire Claire, surnommée Bibliothé-Claire. Claire aime les livres. Elle aime les regarder, les ouvrir, les sentir, les lire et les relire, les ranger et les consulter. Un jour survient un événement inattendu qui va bouleverser la Bibliothé-Claire. Elle découvre un livre minuscule et terriblement mignon : Un bébé-livre !Tout en blanc !
Caromb. Bibliothèque. Samedi 5 avril à 9h30 et 11h. Réservation : 04 90 62 60 60
En pratique
Retrouvez la programmation complète à partir de février sur festopitcho.com
Chaque théâtre décide de ses tarifs avec le souhait commun de rester attractif et accessible au plus grand nombre. Les réservations sont à faire directement auprès de chaque théâtre. Les modalités de réservations sont indiquées dans la page de présentation du spectacle.
Festo Pitcho du 29 mars au 6 avril 2025. Coordination Le Totem. Scène conventionnée d’intérêt national Art, enfance, jeunesse. 04 90 85 59 55.
Festo Pitcho 2025 en quelques chiffres : • 15 spectacles de 1 an à 16 ans • 27 représentations tout public • 15 représentations scolaires • 22 partenaires • 13 communes accueillent au moins un spectacle • 1 Grande Fête d’ouverture en accès libre
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
Derniers jours pour découvrir la culture arabo-andalouse dans tous ses états
Musique, stage, chants, cuisine, exposition, cinéma, danses, déambulation.. Enrichi depuis deux ans par la Semaine Espagnole initiée par la Mairie d’Avignon, le festival Andalou qui en est à sa 24e édition rayonne toujours avec autant de générosité et de partage.
Improvisation, rythme, émotion, partage
« Pour moi, le Festival Andalou n’est pas seulement une démonstration de la culture andalouse. Il s’agit surtout de partager des moments présents et de profiter de chaque rencontre entre le public et les artistes pour laisser les émotions circuler librement », déclare l’artiste andalou Luis de la Carrasca, pivot artistique et fondateur de ce festival au sein de l’Association Andalouse Alhambra.
Les soirées à venir
Le Théâtre Golovine accueille le spectacle ‘¿ Te vienes ?’ d’Antonio Perujo
Accompagné par trois merveilleux musiciens : Yolanda Almodovar au chant, Miguel Calatayud à la guitare et Marc Crofts au violon, ‘¿ Te vienes ?’ est un voyage intense à travers un Flamenco audacieux. Mardi 25 mars. 20h. 8 à 15€. Théâtre Golovine. 1 bis Rue Sainte. Avignon. 04 90 86 01 27.
Projection du film Paco de Lucia, légende du Flamenco au Cinéma Le Vox
Ce documentaire réalisé par le fils de Paco de Lucia retrace l’incroyable destin d’un guitariste et compositeur hors-norme, qui a fait du Flamenco une musique universelle. La projection sera suivie d’un débat avec Juan Carmona. Mercredi 26 mars. 20h. 4,5 à 9€. Cinéma Le Vox. Place de l’Horloge. Avignon.
Le Rouge Gorge accueille la Compagnie Rassegna avec son spectacle ‘Luna llena’
Sur scène, cinq artistes, compagnons de longue route, concentrent aujourd’hui leur répertoire autour de chants populaires venus de Sicile, d’Espagne, de l’ouest Algérien ou d’Occitanie. Bruno Allary (direction artistique, guitares flamenca, mandole, voix), Sylvie Paz (voix, percussions), Fouad Didi (violon, oud, voix), Carine Lotta (voix), Julian Babou (basse) et Nadia Tighidet (voix, percussions). Vendredi 28 mars. 20h30. 12 et 18€. Le Rouge Gorge. 10 bis Place de l’Amirande. Avignon. 06 81 25 19 73 — rougegorgeavignon@aol.com
Une Nuit du Flamenco à l’Auditorium du Thor
La Nuit de l’art Flamenco mettra en lumière lors de la première partie les fondamentaux du Flamenco avec Luis de la Carrasca, José Luis Dominguez et Céline Daussan ‘La Rosa Negra’, et sera suivie en seconde partie par ‘La Santa Misa Romani’ qui fusionne musique sacrée et Flamenco dans une œuvre inédite de Yardani Torres Maiani, magnifiée par l’Ensemble Musicatreize et des artistes Flamencos. Samedi 29 mars. 20h30. 10 à 25€. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 — www.vaucluse.fr
Soirée de clôture festive au Sonograf
Dia De Fiesta,, repas espagnol et après-midi dansant de clôture avec le DJ Juan Cortés. Venez danser au rythme de la Rumba, Sévillanes et de la musique espagnole et franco-espagnole. Dimanche 30 mars. 12h.12 et 18€. Le Sonograf. ZA La Cigaliere. Le Thor. Entre le Thor et l’Isle/Sorgue. 04 90 03 13 30.
Festival Andalou. Jusqu’au 30 mars. Association Andalouse Alhambra. 9 rue Vincent Auriol. Avignon. 06 08 16 87 62.
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
‘Girl, girl, girl !’ Et de 3 !
3 comme troisième édition, 3 comme les trois lieux – Théâtre de l’Oulle, Rouge-Gorge et L’Offset – qui accueilleront la nouvelle scène féminine. 3 comme Alice Dubois, Laurent Rochut et Lynda Mihoub qui ont oeuvré pour nous présenter du vendredi 7 au samedi 29 mars une programmation variée. À noter cependant que le théâtre de L’Arrache-Coeur est un partenaire important sur la programmation musicale, notamment de la chanson francophone qu’il défend tout au long de l’année à Avignon.
Girl, Girl, Girl ? Plutôt trois fois qu’une
Plutôt trois fois qu’une car comme le souligne le directeur de La Factory Laurent Rochut dans son édito : « Je n’aime pas la discrimination positive qui peut être condescendante. J’assume plutôt une discrimination superlative. » En mettant à l’honneur les femme créatives, dans des esthétiques variées, La Factory — Fabrique permanente d’Art vivant – remplit complètement la mission qu’elle poursuit tout au long de l’année : transdisciplinarité , visibilité et incubateur de talents.
Les femmes et le rire
On parlera ainsi des femmes et le rire avec les clownes Patricia Buffet dans Ingrid Sans Frontière (I.S.F), Charlotte Saliou dans Jackie Star ou l’Impératrice Gaya, sorte de superwoman ratée. Les quatre femmes d’Acid Cyprine achèveront de nous convaincre de l’utilité de pratiquer l’auto dérision pour mieux rire de notre quotidien. Une table ronde ‘Chérie fais moi rire’ aura lieu le jeudi 27 mars pour s’interroger sur l’histoire du rire au féminin et le rapport des femmes à l’humour.
Mime ,théâtre et danse
Le solo d’Elena Serra dans ‘À trop parler personne n’écoute’ nous laissera peut-être sans voix tandis que ‘Diderot en plein coeur’ touchera plutôt à la comédie philosophique. ‘Mademoiselle’ réunira sur le plateau quatre danseuses dressées contre le sexisme dans une demande urgente de solidarité.
Des concerts de sons, de mots et de poésie
Les rappeuses et la DJ Hotkut ouvrent les festivités, on retrouvera ensuite Agnès Bihl dans un piano-voix plus intimiste précédée par l’accordéoniste Yoanna. Deux auteure-compositrices, Marin le samedi 22 mars et Mymychelle le dimanche 23 mars assureront un projet solo, guitare/voix. La berbère Karimouche aura le dernier mot pour le samedi 29 mars de clôture avec un concert résolument oriental, précédée par les mélodies pop-anglo-saxonnes de Zikahi.
Girl, girl, girl du 7 au 29 mars 2025. Programme complet : www.la-factory.org / 09 74 74 64 90
La Factory/Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance Le Rouge-gorge.Place de l’Amirande. Avignon. 06 81 25 19 73. L’arrache-coeur. 13-15 rue du 58° Régiment d’infanterie. 06 63 03 26 48.
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
La 3e session du Festival de la chanson Française a eu lieu à l’Atelier Florentin à Avignon le dimanche 23 février. Trois artistes/groupes ont remporté leur ticket pour la finale, et deux artistes s’affronteront lors de la prochaine session qui sera la demi-finale et qui aura lieu le dimanche 27 avril.
C’est devant une salle comble que les artistes ont délivré de belles prestations lors de la dernière session du Festival de la chanson Française. Le jury, lui aussi, a été charmé par les différents univers qui ont été présenté. « Le niveau ne cesse d’augmenter, nous avons pu constater la créativité des talents dans l’écriture des textes de chansons », indique Planète bleue, l’association qui organise le concours.
Depuis le mois d’octobre, une dizaine de candidats, qu’ils soient en solo, en duo, ou en groupe, défendent leur place sur la scène de l’Atelier Florentin à Avignon. À la clef, les lauréats pourront obtenir une programmation d’une semaine au Festival d’Avignon 2025, l’enregistrement d’un CD 2 titres en studio, une résidence artistique, une programmation de concerts, mais aussi la réalisation d’un clip vidéo.
Lors de cette 3e session, cinq artistes/groupes, se sont démarqués. Jonas Bassi et Jonathan Goyvertz iront en demi-finale le 27 avril. Le trio Minuscule, Mathilde Kaori, et le duo Madame et Monsieur, qui ont respectivement remporté le Prix Talent d’or, le Prix Coup de coeur, et le Prix de la Chanson originale, iront directement en finale. Celle-ci aura lieu en mai prochain.
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
Malgré les annonces de restrictions budgétaires à venir pour le spectacle vivant, malgré les incertitudes pour soi ou les autres compagnies, le sourire, les émotions et les regards reconnaissants étaient intacts lors des représentations de ce début d’Hivernales.
On retiendra de ce début de programmation beaucoup de mots , de couleurs, de sons, avec des musiciens au plateau, des effets lumineux, des proximités narratives. Dès la première soirée, avec « The way Things Go », le chorégraphe autrichien Christian Ubl a su modéliser sur scène ce lien tenu qui nous unit le temps d’un spectacle , la façon dont les choses se passent, ce fluide qui circule ou rebondit à travers les sons — incroyable Romain Constant en magicien des sons en live — les corps, les voix et les lumières.
Quand le corps et la voix tracent le récit
L’univers des récits intimes a rejoint la grande Histoire : celle de l’exil et des origines avec la très attendue belgo-malgache Soa Ratsifandrihana, qui a su nous émouvoir avec un propos énergique et engagé, celle des Femmes avec la performeuse italienne Ambra Senatore, qui excelle dans une danse expressive, celle de la réappropriation culturelle du Fado avec « Bate Fado » si l’on accepte la proposition d’un spectacle hybride, entre danse et concert, qui se veut populaire à la limite du cabaret kitch mais qui fut un grand moment de partage à l’Opéra Grand Avignon.
Durant tout le festival, deux propositions de Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot de la Compagnie Ex Nihilo :
‘Apparemment ce qui ne se voit pas’ (Triptyque vidéo) : programme de courts solos tournés dans 11 villes d’Europe, d’Asie, d’Afrique du nord et du Moyen Orient. Jusqu’au 15 février, 14h à 18h. Le Grenier à Sel. ‘Arpentages # 11_Vitry-sur-Seine’ : photographies issues d’un projet mené à Vitry en 2019 et 2020. A la recherche de portraits d’habitants sur un territoire, dans l’espace public avec la danse comme prétexte. Jusqu’au 28 février. Le Grenier à Sel. Rue des Remparts Saint-Lazare. Avignon.
Que le(s) spectacle(s) continue(nt) !
‘Prendre l’Air’ de Bruno Benne Mardi 11 février. 20h. 8 à 23€. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr
‘Étrangler le temps’ de Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh Mercredi 12 février. 20h. 8 à 23€. La FabricA. 11 Rue Paul Achard. Avignon.
‘Jimmy+ Kernel-matière’ Jeudi 13 février 20h. 8 à 23€. La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-les-Avignon.
‘Bâtisseurs de rêves ATHOMiques’ d’Antoine Le Menestrel (projection, signature et rencontre) Vendredi 14 février. 18h. Entrée libre. Réservation indispensable.Maison Jean Vilar.
‘La Margherite’, sortie de résidence, d’Erika Zueneli Vendredi 14 février. 20h. Entrée libre. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99.
‘La Cuenta [Medellín-Marseille]’ de Marina Gomes Samedi 15 février.16h. 8 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.
‘Sous le volcan’ de Leslie Mannès Samedi 15 février. 18h. 8 à 23€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12.
‘Bal Magnétique’, sortie de résidence, de Massimo Fusco Samedi 15 février. 20h. Entrée libre. La Scierie. 15 boulevard du quai Saint Lazare. Avignon. 04 84 51 09 11.
Jusqu’au samedi 15 février. 47ième édition des Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 11 46 45. Billeterie : 3-5 rue Portail Matheron. Avignon.
Festo Pitcho, le festival pour publics jeunes continue jusqu’au 6 avril
Le théâtre à Avignon, c’est toute l’année, avec tous et pour tous
Créé en 2006 à l’initiative de quelques théâtres permanents d’Avignon, ce festival au cœur de l’hiver est porté par les six théâtres des Scènes d’Avignon rejoints cette année par le Festival d’Avignon. Loin de la foule du mois de juillet, de la chaleur et de la précipitation, c’est un moment privilégié pour redécouvrir les Scènes d’Avignon et leurs propositions.
Mettre en avant la création régionale, offrir les plateaux, soutenir les compagnies émergentes
Jusqu’au dimanche 2 février, le Théâtre des Carmes, du Balcon, du Chêne Noir, du Chien qui Fume, des Halles ainsi que le Transversal et L’Entrepôt ouvrent leurs plateaux à des compagnies régionales qui n’ont pas forcément de lieux dédiés, à des compagnies émergentes, ou offrent des avant-premières suite à des fins de résidence.
Une exception comme un cadeau, en ouverture de Fest’hiver
L’édition 2025 s’est ouverte sur deux temps forts : la pièce ‘Catarina et la beauté de tuer des fascistes’ de Tiago Rodrigues, présentée à La FabricA du Festival d’Avignon, et ‘Au pas de course’, une création de Serge Barbuscia du Théâtre du Balcon. Une exception, car les auteurs sont loin d’être des novices ! Mais ces deux spectacles ont fédéré un public qui a répondu présent, prêt à découvrir les 10 spectacles et les 3 événements prévus pendant ces prochains jours. Le souffle chaud des Festivals d’Avignon était présent ce week-end pour des premières retrouvailles et ça a fait du bien !
À venir pour ce week-end
Une Table ronde / Débat proposée par la Compagnie Fraction La discussion sera consacrée à la direction d’acteur. En quoi consiste-t-elle ? Existe-t-elle vraiment ? Quelles en sont les différentes pratiques ? Ce sera également l’occasion de rendre hommage à Patrice Chéreau, dix ans après sa disparition. Il fut l’un des directeurs d’acteurs majeurs, toute son œuvre théâtrale et cinématographique en témoigne. Lecture de ses écrits et extraits de documentaires consacrés à son travail. Préparation et discussion menées par Jean-François Matignon. Vendredi 24 janvier.12h. Entrée libre. Théâtre Transversal. 10 rue d’Amphoux. Avignon. 04 90 86 17 12.
Petit traité de toutes les vérités sur l’existence Un seul en scène qui se propose de livrer au monde un petit tuto pour se débrouiller dans l’existence. D’après le texte éponyme de Fred Vargas, philosophique et drôle. Vendredi 24 janvier.19h. Mardi 28 janvier.19h. Jeudi 30. 5 à 23€. Théâtre Transversal. 10 rue d’Amphoux. Avignon. 04 90 86 17 12 / theatretransversal.com
L’aire Poids-Lourds Élaborée à partir de dix mois d’entretiens avec des lycéens, des assistantes sociales, psychologies, chauffeurs routiers, ‘L’Aire poids-lourds’ braque les projecteurs sur la quête d’identité de la jeunesse d’aujourd’hui marquée par les réseaux sociaux, le regard des autres, le rapport à la norme. Samedi 25 janvier. 17h. 5 à 25€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine.Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr
Jeune fille cherche maison douce pour pratiquer son piano Framboise et Myrtille nous embarquent avec humour et tendresse dans une ode à l’amitié féminine et transgénérationnelle. Un spectacle musical avec Claire Mazard au chant et contrebasse et Susanna Tiertant au chant et piano. Samedi 25 janvier. 19h. Dimanche 26 janvier.15h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org
La Lionne ‘La Lionne’ est un autoportrait théâtral de Gisèle Halimi, immense figure féministe du XXᵉ siècle. Un parcours d’une densité exceptionnelle caractérisé par une constante : le refus absolu de la résignation. Dimanche 26 janvier. 17h. 5 à 18€. Théâtre des Carmes. 6 place des Carmes. Avignon. 04 90 82 20 47 / theatredescarmes.fr