20 mai 2026 |

Ecrit par le 20 mai 2026

Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

Ancien commandant de bord chez Air France, Anthony Viaux a choisi de démissionner après des années de carrière dans l’aviation commerciale. En cause : une prise de conscience écologique qui l’a conduit à remettre en question l’impact climatique du transport aérien et à interroger la cohérence entre ses convictions et son métier. Dans son livre comme lors de ces rencontres publiques, il raconte ce parcours singulier et invite à ouvrir un débat de fond sur l’avenir du secteur aérien. Alors que le trafic aérien mondial pourrait doubler d’ici 2043, ces rencontres proposent d’éclairer les enjeux climatiques liés à l’aviation et de réfléchir collectivement aux trajectoires possibles.

Un livre pour ouvrir le débat sur la nécessité de réduire le trafic aérien afin de préserver le climat

À l’occasion de la parution de son essai Voyage interrompu – Confidences d’un pilote de ligne éco-anxieux, Anthony Viaux revient sur son parcours de pilote de ligne et sur la décision radicale de quitter l’aviation. Entre témoignage intime et réflexion sur l’avenir du transport aérien, il interroge notre rapport au voyage, à la mobilité et aux limites écologiques. Éditions de l’Aube, 2025.

Des questions clés abordées

Quels sont les impacts écologiques réels de l’aviation ? Peut-on continuer à prendre l’avion sans se poser de questions ? Pourquoi certains professionnels de l’aérien choisissent-ils aujourd’hui de changer de trajectoire ? Quels leviers existent pour réduire l’empreinte climatique du secteur ? Quels pourraient être les co-bénéfices d’une réduction du trafic aérien ?

Une rencontre pour comprendre et débattre aussi sur les enjeux locaux

Cette rencontre s’inscrit dans une tournée d’une vingtaine de conférences-débats de l’ex-pilote de ligne en partenariat avec le réseau Rester sur Terre, et se fera sur Avignon en partenariat avec l’Un-Adrac Provence (Union des Associations de Défense des Riverains de l’Aéroport de Châteaublanc Avignon-Provence). Cette association – comme cela a été rappelé dans le 20h de France 2, sur France Info ou encore sur Reporterre – souligne que « l’aéroport d’Avignon est une aberration écologique, économique et sociale : plus la moindre ligne commerciale depuis des années, des millions en subventions qui ne financent que les vols de jets privés. »

Jeudi 21 mai. 19h30. Entrée libre et gratuite sans réservation. Café-librairie Youpi !. 26 Avenue Saint-Ruf. Avignon. 04 90 82 07 49 / 06 22 99 16 63


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

L’Insane Festival s’est installé près du plan d’eau d’Apt du 14 au 16 mai pour sa 10e édition. Depuis 2022, Enedis accompagne l’événement dans sa décarbonation.

Enedis et l’Insane Festival ont renouvelé leur partenariat une nouvelle fois cette année en raccordant l’événement au réseau public de distribution d’électricité, lui évitant d’être dépendant des groupes électrogènes fonctionnant aux énergies fossiles.

Cet accompagnement par le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité s’inscrit dans la dynamique de transformation du secteur de l’événementiel vers un modèle plus durable. L’Insane Festival fait d’ailleurs partie des premiers festivals du Vaucluse à s’être engagés dans cet objectif de décarbonation.

Réduire drastiquement les émissions de CO₂

De nombreux festivals de musique utilisent encore des groupes électrogènes, alimentés au diesel. En raccordant les installations directement au réseau public de distribution d’électricité, Enedis permet de réduire jusqu’à 92% les émissions de CO₂.

« À chaque fois que nous raccordons au réseau électrique des festivals, des infrastructures de transport, des logements, des usines ou des exploitations agricoles, nous faisons un pas de plus vers notre souveraineté énergétique. »

Jean-Baptiste Baldi, directeur territorial Vaucluse d’Enedis

Pour ce faire, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité a procédé à l’électrification des trois scènes du festival Insane et des installations administratives et techniques via des branchements provisoires, permettant la suppression de quatre équipements diesel, tout en sécurisant l’alimentation électrique du site et en réduisant les nuisances pour les festivaliers et les riverains.


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

Avec le retour des beaux jours, les serpents réapparaissent dans les jardins ou dans la nature. Souvent redoutés à tort, ils jouent pourtant un rôle essentiel dans les écosystèmes, explique le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui rappelle les bons réflexes à adopter afin de préserver cet espèce protégée. Attention : s’en prendre à ces reptiles protégés peut vous coûter jusqu’à 150 000€ d’amende et 3 ans d’emprisonnement.

« Au printemps, il est tout à fait normal d’observer des serpents, notamment en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, explique le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Contrairement aux idées reçues, la majorité des espèces présentes en France ne sont pas dangereuses. En cas de présence d’un serpent chez vous, il n’y a pas lieu de paniquer. Ces animaux sont discrets, craintifs et préfèrent fuir. »

‘SOS Serpents’ assure une permanence téléphonique
Afin d’accompagner les particuliers qui peuvent se trouver dans cette situation, plusieurs associations du réseau SOS Serpents, dont le Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur, assurent une permanence téléphonique.
Si vous ne parvenez pas à joindre un opérateur, laissez un message avec la mention ‘SOS Serpents’ et votre commune : vous serez recontacté rapidement. Dans la majorité des situations, une solution peut être trouvée à distance. Si nécessaire, un intervenant peut se déplacer.
L’envoi d’une photo est fortement recommandé pour faciliter l’identification. Pour plus d’informations et l’accès aux numéros correspondant à votre département, consultez ici la page dédiée.

Les serpents victimes de ‘fake news’
« Depuis plusieurs années, de multiples articles de presse aux titres sensationnels, mettant en scène des serpents sauvages dans des contextes alimentant la peur, sont publiés, regrette pour sa part Claude Miaud, président de la Société herpétologique de France (SHF). Dans la majeure partie des cas, ces publications relaient des informations erronées ou incomplètes qui participent à entretenir une image négative de ces animaux et alimentent une peur irrationnelle. »

« Les serpents jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes. »

Claude Miaud, président de la Société herpétologique de France

« Pourtant, les serpents jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes et leur présence permet notamment de réguler les populations de rongeurs responsables de dégâts dans les cultures et les jardins De plus, sur les treize espèces de serpent présentes en France hexagonale, la majorité est non venimeuse (neuf espèces) et l’ensemble des serpents – dont les vipères – sont des animaux discrets et craintifs qui préféreront fuir plutôt que mordre, ce qui explique que les accidents impliquant des serpents venimeux sont extrêmement rares sur notre territoire. En outre, les conséquences de ces accidents sont souvent de gravité modérée à faible. »

15 fois plus de ‘chance’ de mourir suite à la morsure d’un chien
En effet, parmi les 300 morsures de vipères recensées chaque année, à peine la moitié sont suivies d’une envenimation de gravité moyenne à sévère.
Ainsi, depuis le début du millénaire il y a 15 fois plus de probabilité de mourir en France suite à une morsure de chien (1,5 décès par an) qu’à celle d’un serpent (0,1 décès par an).

Jusqu’à 150 000€ d’amendes
Victime à tort d’une image menaçante nuisant à la cohabitation pacifique entre l’humain et la faune sauvage, la majeure partie des populations de serpents de France hexagonale subissent de nombreuses menaces (destruction et fragmentation des habitats, changements climatiques, destruction volontaire…) et de nombreuses espèces sont considérées comme menacées. De ce fait, la totalité des serpents habitant sur le territoire de l’Hexagone et de Corse est intégralement protégée (arrêté du 8 janvier 2021). Il est par conséquent, interdit de les capturer, de les déranger, de détruire leurs habitats et de les tuer, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 150 000€ et 3 ans d’emprisonnement.

L.G.

À retenir
• La présence de serpents, en ville comme à la campagne, est naturelle.
• Tous les reptiles en France sont protégés par la loi (arrêté du 8 janvier 2021).
• Une espèce sur cinq est aujourd’hui menacée de disparition.


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

La Communauté d’agglomération du Grand Avignon informe qu’il n’y aura pas de collecte des déchets à l’occasion du vendredi 1er mai pour certaines zones habituellement collectées (voir sur le site du Grand Avignon). 

Cependant, une collecte de rattrapage est prévue le 2 mai pour plusieurs zones figurant dans la liste ci-dessous :

  • Avignon (hors centre-ville) : Ordures ménagères : samedi 2 mai selon les zones
  • Avignon (centre-ville) : Ordures ménagères : vendredi 1er mai – Tri : vendredi 1er mai
  • Caumont-sur-Durance (zones concernées) : Ordures ménagères : pas de collecte le vendredi 1er mai pour les zones concernées, mais une collecte est prévue le jeudi 30 avril 
  • Morières-lès-Avignon : Ordures ménagères : pas de collecte ce jour-là pour les zones concernées par le ramassage des déchets le vendredi. La prochaine collecte aura lieu le mardi 5 mai.
  • Entraigues-sur-la-Sorgue : Commune non concernée par une collecte le vendredi.
  • Jonquerettes, Le Pontet, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sauveterre, Vedène et Velleron : Les communes dont la collecte est assurée par le prestataire Nicollin seront collectées le samedi 2 mai.

Dans le même temps, le Grand Avignon précise que les déchèteries de Caumont, Courtine, Entraigues, Montfavet, Vedène et Velleron seront fermées le vendredi 1er Mai.

L.G.


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

La Ville de Carpentras va procéder à l’abattage de 10 platanes répartis sur cinq sites du domaine public de la commune.

« Cette décision a été prise par mesure de sécurité publique et de protection environnementale, explique la municipalité. Les platanes identifiés sont, en effet, touchés par la maladie du chancre coloré. Cette maladie incurable est provoquée par un champignon qui s’attaque exclusivement aux platanes. Ce parasite pénètre à l’intérieur du tronc, bloque les canaux de sève, provoque le dessèchement de l’arbre et la chute de branches.

« La contagiosité de cette maladie est extrême. »

Un mal incurable pour les platanes de Provence
« La contagiosité de cette maladie est extrême, poursuit la Ville. En effet, elle se transmet par contact racinaire ou par le biais de blessures sur l’écorce. Laisser un arbre contaminé en place compromettrait l’avenir des autres sur la commune. L’abattage est donc l’unique solution à cette problématique. »
Auparavant, la commune a fait constater le dessèchement avancé et la grande fragilité des branches des arbres touchés par la maladie.
« Très lourdes, ces branches représentent un risque de chute élevé dans des zones à forte fréquentation de nos concitoyens, ce qui peut provoquer des dégâts corporels et matériels importants pour les usagers des parkings et des piétons qui circulent sur la voie publique », prévient la commune de Carpentras.

Cette opération a donc été autorisée et coordonnée avec l’aide d’écologues référent de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et du responsable du pôle de mutualisation des inspections phytosanitaires de la DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt).

Où se trouve les arbres condamnés ?
Dans ce cadre, la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (FREDON Paca) a identifié les arbres condamnés à abattre. Un se situe au parking des Platanes, un autre place d’Inguimbert, deux Boulevard du Nord, cinq boulevard Albin Durand et un dernier se trouve avenue Pierre Semard.

« Sur les 10 platanes concernés, seul un platane contient des nids d’oiseaux. »

Des mesures adaptées à la protection des oiseaux
« Sur les 10 platanes concernés, seul un platane contient des nids d’oiseaux : celui du parking des Platanes aux allées Jean-Jaurès, précise par ailleurs la municipalité. La Ville de Carpentras retient votre attention sur le platane situé au Parking des Platanes. Bien que cet arbre soit contaminé, il abrite actuellement deux nids de corneilles corvidés. Donc, en concertation avec l’association de protection LADeL, la collectivité a pris la décision d’adapter son intervention. En effet, celui-ci ne sera abattu qu’à la fin de la période de nidification. Dans l’immédiat, l’arbre est taillé pour enlever uniquement les branches contaminées afin de conserver les branches porteuses des nids de corneilles corbeaux freux. »

De nouveaux arbres dans un an
« Bien que ces platanes doivent être abattus, la commune est consciente de la valeur écologique, esthétique et utile de ces arbres, poursuit la Ville. C’est donc avec un profond regret et à contre-cœur, que cette décision a été prise. Notre engagement pour les enjeux environnementaux reste au cœur de nos priorités, cela dit les impératifs de sécurité nous imposent cette action. Pour finir, un carottage va être effectué à chaque emplacement d’arbres abattus pour faire place nette. Suite à cela, la ville attendra une année pour replanter une autre espèce à chacun des emplacements : des micocouliers de Provence. Une essence plus adaptée au climat du territoire. »


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

La Région Sud vient d’acter la création de la Réserve naturelle régionale Ermitage-Escampeaux. Elle est située à Villes-sur-Auzon, au sein du Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Il s’agit de la première en Vaucluse.

D’une superficie de près de 253 hectares, cette réserve abrite une très grande biodiversité exceptionnelle, avec près de 400 espèces végétales et plus de 300 espèces animales recensées, dont de nombreuses espèces protégées et emblématiques comme le Grand-Duc d’Europe.

« Avec la création de cette nouvelle Réserve naturelle régionale Ermitage-Escampeaux, nous agissons concrètement pour préserver nos paysages et transmettre un patrimoine naturel vivant aux générations futures », se félicite Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Grâce à ce classement cette réserve va pouvoir renforcer la protection de son site naturel remarquable, de préserver les habitats sensibles et les espèces rares, de concilier les activités humaines pratiquées sur ce territoire (pastoralisme, sylviculture, cynégétique, activités touristiques et sportives) et la préservation de sa biodiversité, de structurer une gestion durable du site avec des moyens humains et financiers dédiés, ainsi que de contribuer à l’objectif national de 10% du territoire en protection forte d’ici 2030.


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

Un rapport récent de Santé publique France met en lumière des zones de sur-incidence de la maladie de Charcot en France. Parmi elles, un axe préoccupant reliant Nîmes, Avignon et Alès, où la surmortalité dépasse de 24% la moyenne nationale avec 557 cas observés et 449 cas attendus statistiquement, soit +108 cas. Entre hypothèses environnementales, inégalités territoriales et espoirs thérapeutiques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) révèle une géographie de plus en plus troublante.

Longtemps considérée comme une maladie rare et uniformément répartie, la sclérose latérale amyotrophique, dite maladie de Charcot, dessine désormais une cartographie plus contrastée. Le rapport publié le 17 mars 2026 par Santé publique France, confirme ce basculement : certaines régions présentent des niveaux d’incidence nettement supérieurs à la moyenne nationale, estimée autour de 2,7 cas pour 100 000 habitants.

Un signal faible devenu alerte sanitaire
Si la Bretagne demeure la région la plus exposée, le Sud-Est attire désormais l’attention des épidémiologistes. Un corridor allant de Nîmes à Avignon jusqu’à Alès présente une surmortalité de 24%. Une anomalie statistique suffisamment marquée pour susciter des investigations ciblées. Dans ces territoires, ni l’urbanisation, ni la démographie ne suffisent à expliquer cet état de fait. Ce sont des signaux faibles, agrégés sur plusieurs années, qui composent aujourd’hui une alerte sanitaire à bas bruit.

Des ‘clusters’ qui interrogent la science
Derrière les moyennes régionales se cachent des réalités locales plus troublantes encore : des ‘clusters’, ces foyers où le nombre de cas dépasse largement les prévisions. En France, plusieurs zones sont désormais sous observation rapprochée. Dans le Massif central, autour de Clermont-Ferrand, 315 cas ont été recensés contre 241 attendus. Sur le littoral breton, l’axe Guingamp-Lorient enregistre une hausse de 25% des diagnostics. Et dans le Sud-Est, la concentration autour du triangle gardo-vauclusien intrigue d’autant plus qu’elle touche des zones à la fois rurales et périurbaines. Ces regroupements géographiques remettent en cause l’idée d’une maladie purement sporadique. Ils suggèrent au contraire l’existence de facteurs communs, possiblement environnementaux, qui agiraient sur des populations exposées.

L’environnement, suspect principal
Car les causes génétiques ne représentent qu’environ 10% des cas de SLA. Le reste demeure inexpliqué, un angle mort que la recherche tente désormais d’éclairer par l’étude des expositions environnementales. Plusieurs pistes émergent. En Savoie, la consommation de ‘fausses morilles’, riches en gyromitrine, a été associée à un cluster local, dont l’incidence a chuté après l’arrêt de cette pratique. Dans l’Hérault, autour de l’étang de Thau, la présence de cyanobactéries produisant la toxine BMAA constitue une autre hypothèse sérieusement étudiée.

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Dans le Sud Est
Dans le Sud-Est, les chercheurs examinent également l’impact cumulé de plusieurs facteurs : pollution atmosphérique, exposition aux pesticides, métaux lourds, ou encore particules fines issues des activités industrielles et agricoles. Des éléments susceptibles d’altérer la barrière hémato-encéphalique et d’accélérer la dégénérescence neuronale. La configuration géographique du couloir Nîmes-Avignon-Alès, entre vallée du Rhône, zones agricoles intensives et axes de circulation majeurs, en fait un terrain d’étude particulièrement sensible.

Un profil de patients désormais mieux identifié
Les données consolidées permettent également de dresser un portrait plus précis des personnes touchées. L’âge constitue le facteur de risque principal, avec un pic entre 70 et 79 ans. Les hommes sont davantage concernés, avec un taux d’incidence significativement supérieur à celui des femmes. En France, près de 8 000 personnes vivent actuellement avec la maladie, et environ 2 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Malgré le vieillissement de la population, la fréquence globale reste relativement stable depuis 2010,  ce qui renforce le caractère anormal des sur-incidences localisées. La maladie, elle, demeure implacable : une paralysie progressive des muscles, jusqu’aux fonctions vitales. L’espérance de vie dépasse rarement cinq ans après le diagnostic.

Une lueur venue des laboratoires
Dans ce paysage sombre, la recherche offre toutefois un début de perspective. À Lyon et Clermont-Ferrand, un essai clinique attire l’attention : celui du NX210c, développé par la biotech Axoltis Pharma.Testé sur 80 patients dans plusieurs centres hospitaliers, ce peptide vise à restaurer la barrière protectrice du cerveau et à limiter l’inflammation neuronale. Une approche innovante qui s’attaque non pas aux symptômes, mais aux mécanismes mêmes de la dégénérescence. Soutenu par le programme France 2030 et des partenaires publics et privés, le projet associe recherche clinique, biomarqueurs et médecine personnalisée. Les premiers résultats sont attendus pour ce printemps 2026. Ils seront scrutés avec attention dans les territoires les plus touchés, dont le Sud-Est.

Les chiffres
Près de 557 cas ont été observés sur le cluster Nîmes-Avignon-Alès. 449 cas sont attendus statistiquement, soit +108 cas, équivalents à +24%. C’est l’un des trois principaux clusters identifiés en France, au même niveau que Clermont-Ferrand ou la Bretagne intérieure. En France, la moyenne des cas est de 3 à 3,5 cas pour 100 000 habitants. Dans les régions les plus touchées les cas sont de 3,7 à 3,8 pour 100 000 habitâtes comme c’est le cas en Bretagne. Le cluster du Sud-Est ne se traduit pas seulement par un taux régional élevé,vmais par un excès de cas localisé, ce qui est plus inquiétant d’un point de vue épidémiologique. L’Occitanie fait partie des 4 régions les plus touchées. Son incidence est supérieure à la moyenne nationale autour de  » cas pour 100 000 habitants.

Le Sud-Est en première ligne silencieuse
Entre Avignon, Nîmes et Alès, la maladie de Charcot ne fait pas encore la une des débats publics. Mais les données s’accumulent, les signaux convergent, et la vigilance monte. Ce territoire, à la croisée de dynamiques environnementales, pourrait bien devenir un laboratoire pour comprendre une maladie qui, aujourd’hui encore, échappe largement à la médecine. La question qui se pose en toile de fond ?  L’impact silencieux de nos environnements sur la santé humaine. 
Mireille Hurlin


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

Le Grand Avignon, en partenariat avec l’établissement d’enseignement Académie Vaucluse Provence, organise, du lundi 16 au samedi 21 mars, une semaine de sensibilisation à des usages du numérique plus responsables. Un vaste programme (au propre comme au figuré) avec des collectes, des ateliers, des conférences, des tables rondes…

Véritable révolution industrielle et sociétale, le numérique est aujourd’hui présent partout dans notre vie. Si son développement crée de nouvelles opportunités sa généralisation n’est pas sans impact sur notre environnement. On estime ainsi qu’en 2026, le numérique sera responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une part qui va grandissante avec le développement de l’IA, la multiplication des data center et  le renouvellement constant de nos équipements numériques. Ainsi, en France, un smartphone est remplacé tous les 2,5 ans en moyenne. Face à ce constat à l’initiative du Grand Avignon, avec le soutien actif de nombreux partenaires privés et publics, une série d’actions et d’événements de sensibilisation sont organisés pendant la semaine mondiale du « Digital Clean ». Un moyen d’aller plus loin. 

Parmi les différents événements proposés (voir encadré) deux manifestations sont à noter :

Lundi 16 mars – 18h30 | Ciné-Conférence « Cohabiter avec l’IA de façon éclairée » au Cinéma Pathé Cap Sud, Avignon
Projection du film Her, film d’anticipation de Spike Jonze (2013) sur la relation entre un écrivain public et une IA, suivie d’une conférence de Laurence Vanin, Philosophe de l’Ethique au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN).
Gratuit, ouvert à tous, places limitées, inscription obligatoire : Ciné-Conférence Pathé Cap Sud

Jeudi 19 mars – 18h | Table ronde organisations : « Numérique Responsable : le territoire se mobilise »
État des lieux sur le Numérique et son impact, retours d’expérience concrets d’organisations engagées dans une Transition.Avec les interventions de Sébastien Touquet, fondateur Shakpa, animateur de Fresques, ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4, de Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la région Sud Paca, de Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil, agence Canopée, expert Accompagnateur Cèdre et Praticien FSSD  et de Rafael Torres, ingénieur & ambassadeur IA du plan national « Osez l’IA », Cogérant et pilote des activités IA au LICA – Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle.  Places limitées, inscription obligatoire : Table-Ronde Agroparc.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des collectes :
– Téléphones portables et chargeurs dans les GSM Box installées sur plusieurs sites : campus CCI, l’Éveilleur, établissement du Grand Avignon (siège, Opéra, conservatoire, pépinière Créativa), Insercall, université d’Avignon.
– Matériel informatiques d’entreprises , EVA : village des métiers, 25 rue des joncs des bois, cellule 35 à Avignon. Dépôt volontaire sur RDV 09 70 66 94 38

Des ateliers :
– Nettoyage de ses données numériques. Pour les acteurs de l’économie sociale, le lundi 16 mars de 8h45 à 12h15 à Insercall, 10 rue Léon Honoré à Avignon. Pour les entreprises et acteurs publics, le mercredi 18 mars, de 8h45 à 12h15, à l’espace Créativa, 81-85 rue du traité de Rome à Avignon
– Atelier éco-geste à destination des adolescents le samedi 21 mars de 15 à 16h00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Inscription equipe@leveilleur-scop.fr ou 06 31 80 80 70 

Des conférences / tables rondes : 
– « Numérique responsable, mobilisons-nous », le jeudi 19 mars, à partir de 18h00 amphithéâtre de la CCI, allée des fenaisons à Avignon. Réservé aux entreprises et acteurs publics
– « Dépollution et souveraineté numérique : nettoyer vos données et passez à l’Open Source », le samedi 21 mars de 14 à 19H00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Ouvert à tous


Anthony Viaux, ex-pilote de ligne devenu lanceur d’alerte sur l’aviation, sera au Café-librairie Youpi

Dans un monde où tout semble aller de mal en pis, les citoyens qui s’investissent dans des démarches de solidarité sont de plus en plus nombreux, qu’il s’agisse de projets individuels ou dans des organisations plus structurées. En Provence, l’entreprise EVA (Entreprise de Valorisation Adaptée) qui agit à la fois dans la réinsertion sociale et la défense de l’environnement en est un bel exemple. De plus, elle bénéficie du soutien d’un financeur solidaire, en l’occurrence le réseau France Active. De bonnes raisons d’espérer en fait…

Olivier Espagnac, DG d’Eva et Marie-Christine Peyrol, responsable antenne Vaucluse de France Active ©Didier Bailleux/L’Echo du Mardi

Crée par Olivier Espagnac, il y a 8 ans à Vitrolles, l’entreprise EVA vient de s’implanter à Avignon, dans la zone d’activités de Courtine. Bénéficiant du statut d’entreprise adaptée elle se doit d’employer au moins 55 % de travailleurs handicapés et est soumise aux mêmes impératifs économiques qu’une entreprise traditionnelle. Le projet s’est fixé pour mission de récupérer du matériel informatique, essentiellement provenant d’entreprises, en vue de leur réemploi ou leur recyclage. Partout dans le monde les quantités « d’e-déchet » produites atteignent des niveaux records. Elles augmentent 5 fois plus vite que leur recyclage (rapport ONU 2022). En France, moins d’un quart des déchets (environ 1000 tonnes) est traité correctement. La tâche est immense. Au-delà de cette démarche citoyenne, l’entreprise EVA va plus loin. En effet, en proposant ses ordinateurs ou tablettes reconditionnés à prix cassé elle permet aussi aux personnes les plus éloignées du numérique de s’équiper. C’est coup double !

La formation des employés y est assurée aucune compétence initiale est demandée

Donner du travail aux personnes souffrant de handicaps reste cependant une des vocations premières de l’entreprise EVA. A Vitrolles, c’est une douzaine d’employés qui y travaillent, à Avignon l’établissement va démarrer avec 4 personnes. A la différence des Structures d’Insertion par l’Activité Économique (SIAE), les entreprises adaptées comme EVA s’inscrivent dans des parcours longs en proposant des CDI. La formation des employés y est assurée, aucune compétence initiale est demandée.

Sans cet accompagnement et ce soutien le projet EVA n’aurait sans doute pas vu le jour

L’entreprise EVA bénéficie du soutien du réseau de financeur solidaire France Active. Crée il y a maintenant 40 ans par le banquier et résistant Claude Alphandéry, cette association apporte du conseil et des financements à des associations ou des entreprises solidaires, des structures qui n’ont généralement pas accès aux banques. En région PACA, le réseau France Active compte 32 salariés et une centaine d’experts bénévoles. En 2024, il a accompagné ou réorienté 1 600 structures et apporté un soutien financier à 315 structures pour un montant total de 16 M€. Au niveau national, c’est chaque année près de 500 M€ qui sont mobilisés par France Active en faveur de l’économie solidaire. EVA a bénéficié de l’intervention d’un consultant pour son établissement d’Avignon et l’aider dans ses réflexions sur l’évolution de son modèle économique. Un prêt a également été consenti à l’entreprise, ce qui a également permis d’avoir au soutien bancaire traditionnel. Sans cet accompagnement et ce soutien le projet EVA n’aurait sans doute pas vu le jour.

Pour en savoir sur EVA et accéder à son market place : evad3e.fr

https://echodumardi.com/tag/environnement/   1/1