3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Faire de la réouverture de Notre-Dame de Paris un événement politique et diplomatique est très contestable. En fin politique, le pape François, qui a flairé « la récup » a préféré décliner l’invitation à venir assister à l’inauguration, le 8 décembre dernier. Il ne pouvait servir de caution à celui qui se rêve au plus haut des cieux…

La cathédrale Notre-Dame de Paris est un symbole, c’est l’édifice religieux français sans doute le plus connu et son incendie le 15 avril 2019 a braqué sur lui les projecteurs du monde entier. Son actuelle restauration (toujours en cours pour la partie extérieure) est une vraie réussite. Jamais cette cathédrale n’a été aussi belle. Il faut bien reconnaître que sans cet incendie elle n’aurait jamais eu l’éclat qu’elle a aujourd’hui. Un comble.

« Nous l’avons fait pour la cathédrale nous pouvons le faire pour la France »

Emmanuel Macron

La tentation de faire alors l’analogie avec le nécessaire redressement de la France était tentant. De l’incendie au renouveau il n’y avait qu’un pas, tel le phénix… « Nous l’avons fait pour la cathédrale nous pouvons le faire pour la France » disait le Président de la République dans son allocution télévisée après le reversement du gouvernement Barnier. On fait dans l’allégorie pure jus. Ce « redressement » pourrait être, dans le meilleur des cas, le symbole, du renouveau de l’église catholique en France, mais guerre plus. C’est d’ailleurs ce qu’a dit le Pape François dans son message lu par Monseigneur Ulrich lors de la messe de réouverture, le 8 décembre. Rappelons à toutes fins utiles que depuis la loi du 9 décembre 1905, l’Église et l’État ont été clairement séparés. Mais au fond dans cette histoire n’est-ce pas le renouveau de la fonction présidentielle et de celui qui l’incarne qui étaient recherchés ? Une fonction bien mise à mal après l’incendie de la dissolution. Ne soyons pas d’innocents agneaux fussent-ils de Dieu.

Cependant, reconnaissons que l’on doit à Notre-Dame de Paris la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelenski. Elle permettra peut-être aux États-Unis de poursuivre leur soutien à l’Ukraine dans l’après Biden. Un miracle, on ne sait jamais…


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Ils sont 5 et ils ont tous voté la motion de censure : un de LFI -NUPES, Raphaël Arnault dans la 1ère circonscription (Avignon) et 4 du Rassemblement National : Bénédicte Auzanot dans la 2ème( Cavaillon), Hervé de Lépineau dans la 3ème (Carpentras), Marie-France Lorho dans la 4ème (Orange) et Catherine Rimbert dans la 5ème (Apt).

Michel Barnier, le plus âgé des Premiers Ministres de la Vème République (74 ans le 9 janvier prochain) aura aussi été le plus éphémère : 90 jours. Celui qui est resté le plus longtemps à Matignon est Edouard Philippe, sous le 1er mandat Macron (1 144 jours) avec Jean Castex (679 jours). Depuis le second mandat du Président de la République, déjà 3 locataires se sont succédés à Matignon : Elisabeth Borne (603 jours), Gabriel Attal (240) et Michel Barnier (90 jours), en attendant le 4ème.

Le plus âgé des Premiers Ministres de la Vème République aura aussi été le plus éphémère.

A contrario, le chef de l’exécutif qui a battu un record de longévité est Georges Pompidou (2 279 jours), viennent ensuite Raymond Barre (1812 jours), Lionel Jospin (1 799 jours), François Fillon (1 787 jours), puis Pierre Mauroy (1 152 jours), Jean-Pierre Raffarin (1 120 jours), Michel Rocard (1 100 jours) et Jacques Chirac (780 jours).

Enfin, parmi ceux qui sont restés moins de 400 jours à Matignon, figurent Pierre Bérégovoy (361 jours), Maurice Couve de Murville (345 jours), Bernard Cazeneuve (155 jours). Quant à Edith Cresson, 1ère femme nommée à ce poste par François Mitterrand en mai 1991, et dont certains ont raillé la brièveté du mandat, en fait elle est restée 323 jours en fonction, soit presque trois fois plus longtemps que Michel Barnier.


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

C’est biblique : les premiers seront les derniers et réciproquement. Depuis hier, on suppose que LR sable le champagne, on sait que la gauche hurle au déni de démocratie. Quant au RN, considéré comme pestiféré entre les deux tours des législatives et évincé grâce à l’arc républicain, il reprend du poil de la bête, puisqu’il a désormais droit de vie et de mort sur la durée du CDD du nouveau 1er Ministre.

81 jours après une dissolution-surprise, voici donc la nomination-surprise du chef. Après 51 jours de gouvernement démissionnaire et d’atermoiements, de tâtonnements, de tergiversations du président, un nom est sorti de son chapeau celui de Michel Barnier ancien ministre, ancien commissaire européen en charge des longues négociations du Brexit, qui a 40 ans de plus que celui à qui il succède. Lui que le quotidien espagnol surnomme déjà « Le Joe Biden français ».

« Le Joe Biden français »

El Mundo

Dans le pays des Droits de l’Homme, c’est donc le représentant du parti “Les Républicains“ qui est arrivé en 4e position et qui totalise 47 députés sur 577 qui est donc sur la plus haute marche du podium. Pendant que le Nouveau Front Populaire en compte 193, la coalition présidentielle 188 et le RN avec les ciottistes 142. Donc loin de la majorité absolue à 289.



Un coup de barre à droite avec un LR alors que c'est la gauche qui, selon les résultats des législatives, est arrivée en tête du second tour. Et finalement, c'est Marine Le Pen, en juge de paix qui décidera de l'avenir de ce gouvernement puisqu'elle a déclaré qu'en fonction du Discours de Politique Générale du nouveau locataire de Matignon, elle dégainera ou pas la motion de censure pour le faire sauter. Il est vrai qu'elle a été portée par 10, 7 millions d'électeurs au 1er tour. Et que "Si Michel Barnier accepte la règle de la proportionnelle en matière de scrutin et axe sa poltique sur la lutte contre l'immigration, pour renforcer la sécurité et le pouvoir d'achat, sa durée de vie à Matignon serait prolongée" précise le député vauclusien RN Hervé de Lépineau. Le journal italien "Le Corriere della Serra" parle d'ailleurs de "Profil Le Pen-compatible". Puisque, lors de la primaire LR en 2021, il prônait la lutte contre l'assistanat, proposait un moratoire de 5 ans sur l'immigration et la réduction de délivrance de visas long séjour.

"Profil Le Pen-compatible ?"

Le Corriere della Serra

Et maintenant, le pouvoir pour quoi faire? Avec quel gouvernement? Quelle dose de LR, de macronistes, de lepénistes, de centristes? Mais aussi de républicains écologistes et socialistes attachés à ce que la France au point mort depuis trois mois, sorte de sa léthargie et prenne les vrais problèmes à bras le corps.



A commencer par le bouclage du budget 2025 avant le 1er octobre même si le gouvernement Attal en avait dessiné les grandes lignes dans une enveloppe identique à celle de l'an dernier, c'est à dire 492Mds€, soit 5,5% du PIB. Qu'en sera-t-il de la part accordée à la santé, au logement, à l'éducation, à la sécurité, l'environnement, l'agriculture restée en plan depuis 3 mois alors que les tracteurs avaient bloqué toute la France en mars et que "le feu couve dans nos campagnes" prévient le patron de la FNSEA. Quid de la loi sur la fin de vie? Quid de la culture? Quid de la Nouvelle Calédonie et de l'état d'urgence?

"Le feu couve dans nos campagnes"

Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA

"Il faut davantage agir que parler" a précisé hier soir le nouveau 1er Ministre et "répondre aux défis, aux colères, aux souffrances comme au sentiment d'abandon et d'injustice". Des millions de Français se sentent méprisés, ils ont l'impression qu'on leur a volé leur élection. L'ambiance est explosive. Bon courage, Docteur Barnier pour faire retomber la fièvre.

Andrée Brunetti


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Ce vendredi 1er septembre, Emmanuel Macron était aux côtés des enseignants et du personnel du lycée professionnel de l’Argensol à Orange, réunis pour une journée de pré-rentrée. Le Président de la République est venu évoquer la réforme de la voie professionnelle. En six ans de mandat, il s’agit du premier déplacement officiel du Chef de l’Etat en Vaucluse.

Emmanuel Macron a choisi Orange pour effectuer sa rentrée scolaire, ce vendredi 1er septembre. Accompagné du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal et de Carole Grandjean, ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels, le Président de la République s’est rendu au lycée professionnel de l’Argensol pour évoquer la réforme de la voie professionnelle, qu’il qualifie de « cause nationale ».

Pour rappel, après la réforme de l’apprentissage réalisée lors de son premier quinquennat, le Chef de l’Etat a fixé, le 4 mai dernier à Saintes (Charente-Maritime), un cap pour transformer les lycées professionnels. Objectif : 0 décrochage et 100% d’insertion professionnelle. Pour ce faire, un milliard d’euros supplémentaire seront investis chaque année, 150 filières seront créées dès ce mois de septembre, les stages des lycéens seront rémunérés de 50 à 100 euros par semaine et les professeurs verront leurs salaires augmenter notamment en cas de missions supplémentaires.

La réforme prévoit aussi l’instauration d’un « bureau des entreprises » dans tous les lycées professionnels afin d’accompagner les élèves dans leurs recherches de stage et de faire le lien avec les employeurs. Un tiers des lycéens français, soit environ 621 000 élèves, sont scolarisés en filière professionnelle.

Emmanuel Macron arrive au lycée professionnel de l’Argensol pour aborder la réforme de la voie professionnelle © Jérôme Renaud

A l’aune de la nouvelle année scolaire, Emmanuel Macron a choisi de se rendre au lycée professionnel de l’Argensol à Orange, spécialisé dans les CAP et bac pro automobiles, car l’établissement, qui accueille 350 élèves répartis dans 5 filières, s’est « d’ores et déjà emparé d’un certain nombre d’outils de la réforme », indique l’Elysée. Le lycée, situé dans le 5ème département le plus pauvre de France, est aussi représentatif de la filière avec des élèves souvent en difficulté scolaire et sociale.

Durant sa visite, le Chef de l’Etat a échangé avec le personnel de l’établissement sur la mise en œuvre de la réforme avant de déjeuner avec les enseignants et des chefs d’entreprises locaux, qui embauchent des jeunes issus du lycée de l’Argensol.

L’après-midi a été consacré à un webinaire réunissant l’ensemble des chefs d’établissement de lycée professionnel de l’hexagone. Durant cet échange, le Président de la République a expliqué que la refonte de la carte des formations sera effectuée par les lycées en lien avec les rectorats.

Rénovation complète pour le lycée de l’Argensol

Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, a profité de la visite d’Emmanuel Macron au lycée professionnel de l’Argensol pour annoncer la rénovation complète de l’établissement, financé par la Région Sud à hauteur de 35M€. La fin des travaux est prévue pour 2028.

Renaud Muselier évoque la rénovation du lycée professionnel de l’Argensol à Orange © Jérôme Renaud

1ère visite officielle en six ans de mandat

Depuis son accession à l’Elysée en 2017, Emmanuel Macron n’est venu qu’une seule fois en Vaucluse, lors d’une visite non-officielle. Le 10 septembre 2021, le Chef de l’Etat s’était rendu à l’Isle-sur-la-Sorgue pour élever Marie-Claude Char, éditrice et veuve du poète et résistant René Char, au grade de Grand officier de l’ordre national du Mérite.

Pour sa première visite officielle en Vaucluse, Emmanuel Macron a choisi Orange, terre d’extrême droite tenue par la famille Bompard depuis 1995. Le père Jacques, proche d’Éric Zemmour et fondateur du parti d’extrême-droite de la Ligue du Sud, a passé le relais à son fils Yann fin 2021.

  


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Le Président de la République sera à Orange ce vendredi 1er septembre, au Lycée de l’Argensol pour une journée de pré-rentrée scolaire. Il sera accompagné de Gabriel Attal, Ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse et de Carole Grandjean, Ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la transformation professionnelle, viendra rencontrer les personnels du Lycée professionnel de l’Argensol dès 11h 30.

Après la réforme de l’apprentissage, le Président de la République avait fixé, le 4 mai dernier, un cap pour transformer les pycées professionnels avec un objectif clair et simple : 0 décrochage et 100% d’insertion professionnelle. « Cette transformation permise par un financement de près d’un milliard d’euros supplémentaires par an est nécessaire pour faire réussir la jeunesse et doter notre pays de compétences stratégiques » avait déclaré Emmanuel Macron.

C’est la 1ère fois depuis son élection en 2017
que le Président de la République viendra officiellement dans le Vaucluse, dans une ville dont le maire, Yan Bompard est « Ligue du Sud ». Il est vrai qu’à la dernière présidentielle, Emmanuel Macron avait recueilli 48% des suffrages des Vauclusiens (134 476 voix), face aux 52% de Marine Le Pen (145 707). Mais il avait déjà fait une visite express et privée pour élever Marie-Claude Char (éditrice et veuve du poète et résistant René Char) au grade de Grand Officier de l’Ordre National du Mérite le 10 septembre 2021. Lors de ce déplacement à l’Isle-sur-la-Sorgue étaient notamment présents Bertrand Gaume, préfet en exercice à l’époque ainsi que François Burdeyron ancien préfet de Vaucluse, qui avait été à la manœuvre pour que Marie-Claude Char reçoive cette distinction des mains du Président de la République.


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Ce vendredi 25 août, l’ensemble des massifs forestiers du Vaucluse, à l’exception de celui du Mont Ventoux, est interdit d’accès et de circulation.

En raison des conditions météorologiques prévues aujourd’hui, le niveau de risque d’incendie de forêt est jugé très sévère. Par conséquent, l’accès aux massifs suivants est interdit : Bollène-Uchaux, Dentelles de Montmirail, Rasteau-Cairanne, Collines du Pays Voconces, Plaine du Comtat, Vallée du Rhône, Petit Luberon, Monts de Vaucluse, Vallée d’Apt, Grand Luberon, Collines de Basse Durance, Enclave des Papes.

Seul l’accès au massif forestier du Mont Ventoux reste autorisé.

L’Etat investit plus d’un million d’euros pour lutter contre les feux de forêt en Vaucluse

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé ce jeudi 24 août une enveloppe de plus d’un million d’euros pour lutter contre les feux de forêt en Vaucluse. Cet investissement fait suite aux annonces d’Emmanuel Macron le 28 octobre 2022.

Cette somme de 1,127 million d’euros va notamment permettre l’achat de 5 nouveaux véhicules pour les pompiers de Vaucluse. Au niveau national, 150 millions d’euros ont été investis et 1 100 nouveaux véhicules acquis.

J.R.


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Après plusieurs jours de tractations, l’Elysée a officialisé jeudi 20 juillet le remaniement du gouvernement, confirmant Élisabeth Borne au poste de Première ministre. Au total, on dénombre 8 nouveaux membres et 8 départs, dont ceux de Pap Ndiaye (Éducation) et de François Braun (Santé). Alors que les derniers mois en France ont été marqués par des crises sociales, l’exécutif espère trouver un nouveau souffle avec ce changement d’équipe.

Formé après la réélection d’Emmanuel Macron en mai 2022, le premier gouvernement d’Élisabeth Borne aura tenu 14 mois. Officiellement cependant, « la fin d’un gouvernement est provoquée soit par sa démission, soit par la mise en cause de sa responsabilité par l’Assemblée » rappelle le site vite-publique.fr. Même remanié, il s’agit donc toujours du gouvernement Borne 1 (ou Borne).

Comme le détaille le graphique ci-dessous, la longévité moyenne d’un gouvernement sous la Ve République s’établit à 1 an et demi (18 mois). Ce sont les présidences de De Gaulle, Giscard d’Estaing et Chirac qui ont vu les gouvernements avec les longévités les plus longues, soit en moyenne 20 à 21 mois. À l’inverse, Hollande et Pompidou ont connu les gouvernements les moins stables, avec une durée moyenne inférieure à 15 mois.

Il est important de noter que depuis le second mandat de Chirac (2002), les élections législatives sont organisées 1 mois après la présidentielle, ce qui peut donner lieu à un remaniement ministériel peu de temps après la formation d’un gouvernement (par exemple : les gouvernements Ayrault 1 et Philippe 1). Ce paramètre est susceptible d’influencer à la baisse les moyennes postérieures à 2002.

Pour comparer avec les pays voisins, la durée de vie moyenne d’un gouvernement varie d’environ 1 an en Italie à 3 ans en Allemagne et en Espagne, comme le montre un autre graphique à ce sujet.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Tristan Gaudiaut, Statista.


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

L’Entreprise du patrimoine vivant (EPV) basée à Carpentras va participer l’exposition ‘Fabriqué en France’ qui se tiendra à l’Elysée les 1er et 2 juillet 2023.

Après deux entreprises de Pertuis, Pellenc en 2020, puis Watt & Well en 2021 ce sont les Conserves Guintrand qui ont été sélectionné parmi 2 452 dossiers pour participer à la 3e édition de ‘La grande exposition du fabriqué en France’ qui se déroulera ce week-end au palais de l’Elysée.
A cette occasion, plus d’une centaine d’entreprises verront leurs produits exposés avec, cette année, une attention plus spécifique pour celles « qui s’engagent en faveur d’une production plus vertueuse en matière environnementale et sociale, ainsi que pour le partage de compétence et d’expérience », explique Emmanuel Macron, le président de la République.

« Nous devons chérir l’innovation comme la transmission de nos savoir-faire. »

Emmanuel Macron

Un jury national d’une quinzaine de membres présidé par l’animatrice Sophie Davant où figure notamment les ministres Roland Lescure et Olivia Grégoire, a donc sélectionné la société vauclusienne pour qu’elle présente son ‘Petit épeautre du Mont Ventoux au pistou’.
Conditionné dans des bocaux en verre, ces conserves sont préparées à partir de petit épeautre du Mont Ventoux lavé, trempé puis cuit le plus naturellement possible, à l’eau. La recette est agrémentée d’huile d’olive, de basilic et d’ail. A noter que la conserverie propose deux variantes de cette recette : l’une incorporant de l’huile d’olive et des morceaux d’olives de Nyons et l’autre contenant une sauce à base de tomate de Provence.

« Nous devons chérir l’innovation comme la transmission de nos savoir-faire, insiste le Président de la République qui inaugurera l’exposition ce vendredi. Nous devons faire du ‘Fabriqué en France’ une évidence, une source de fierté et de rayonnement. Vous mettre à l’honneur les 1er et 2 juillet prochain permettra à chacun de constater que ce choix que vous avez fait était et demeure un choix d’avenir. »

Plus de 120 ans de savoir-faire dans le Comtat pour cette entreprise du patrimoine vivant
Créée à Caromb en 1898, la Conserverie Paul Guintrand s’installe à Carpentras en 1910 afin notamment de se rapprocher du chemin de fer et de la fabrique de boîtes métalliques qui s’y trouve. Aujourd’hui, c’est la 4e génération de la famille qui est aux commandes.
La société qui s’est vue attribuée le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV) en 2020 ne travaille que des fruits et légumes frais d’originaire de Provence ou de la Vallée du Rhône. Elle offre une large gamme de conserves en boites métal ou en bocaux verre pour une clientèle allant de l’industriel au grossiste agroalimentaire sans oublier le consommateur final.
Les Conserves Guintrand peuvent donc autant produire des  marques distributeur ou concevoir des recettes spéciales pour ses clients que ce soit en conventionnel ou en BIO. L’entreprise distribue ses produits sous les marques suivantes : ‘P. Guintrand’, ‘Y. Reynier’, ‘Estella’, ‘Les comtadins’.
« Nous transformons les produits suivants pendant les campagnes annuelles qui s’échelonnent de juin à décembre : Bigarreau, cerise noire, abricot, reine Claude, tomate, poire Williams, coing, oignon, cardon », explique l’entreprise vauclusienne qui propose également des recettes de ‘cuisinés du sud’ comprenant de la courgette, des poivrons ou de l’aubergine.


Notre-Dame de Paris n’est pas l’Elysée

Le 27 novembre, Emmanuel Macron annonçait son intention de développer le transport ferroviaire du quotidien, tel que le RER, dans 10 métropoles françaises dans le but de favoriser la transition écologique. Ce mercredi 30 novembre, Cécile Helle, maire d’Avignon, vient d’officialiser la candidature de la ville d’Avignon, dans une lettre adressée au Président de la République.

« Ce projet à forte valeur environnementale s’inscrit dans une volonté commune de développer la fréquentation des transports en commun dans les villes de moindre importance où les mobilités en voiture sont encore largement dominantes », explique Cécile Helle, maire d’Avignon, dans sa lettre adressée au Président de la République, qui officialise la candidature de la ville d’Avignon au programme de déploiement RER France.

Epicentre de la 16e aire urbaine française par sa taille, rassemblant 530 000 habitants, située à la jonction de deux régions et trois départements, Avignon se situe au cœur d’une étoile ferroviaire vers laquelle convergent 6 lignes régionales (TER) directement en lien avec les principales villes moyennes du territoire : Orange, Cavaillon, Carpentras, Arles, Nîmes, Bagnols-sur-Cèze.

« Avignon est l’épicentre de la 16e aire urbaine française par sa taille, rassemblant 530 000 habitant »

Cécile Helle, maire d’Avignon

« Aujourd’hui le gros des infrastructures est déjà en place, et s’est retrouvé renforcé ces dernières années avec la réouverture en 2015 de la ligne Avignon-Carpentras par la Région Sud-PACA et il y a quelques mois, de la ligne Pont-St-Esprit-Avignon sous l’impulsion de la Région Occitanie et sa présidente », poursuit Cécile Helle.

Pour rappel, l’agglomération du Grand Avignon regroupe déjà 6 gares en activité, dont 3 situées sur la seule ville d’Avignon : Avignon Centre, Avignon Montfavet et Avignon TGV. Potentiellement, 4 autres gares pourraient venir compléter ce réseau déjà dense – et ce, à moindres frais puisque les équipements existent déjà – : Le Pontet, Villeneuve-lès-Avignon, Roquemaure et Avignon-St-Chamand.

« La ville d’Avignon et son territoire disposent de nombreux atouts pour s’inscrire dans le déploiement du plan RER France »

Cécile Helle, maire d’Avignon

Un arrêt supplémentaire pourrait être créé, comme évoqué dès les prémices du projet de réouverture de la ligne Avignon-Carpentras, à proximité de l’Université et de son campus centre-ville, qui compte aujourd’hui plus de 4 000 étudiants et près de 200 enseignants-chercheurs et personnels administratifs et techniques.

Cécile Helle conclut sa lettre, « la ville d’Avignon et son territoire disposent de nombreux atouts pour s’inscrire dans le déploiement du plan RER France, devenant ainsi une agglomération pleinement engagée dans la transition écologique et sa planification ».

Peu de territoires de cette taille bénéficient en effet d’une telle densité d’équipements et d’infrastructures ferroviaires. Ce sont toutes ces raisons qui ont conduit Cécile Helle à proposer la candidature de la ville d’Avignon au plan RER France.

J.R.

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