3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

Cécile Helle, maire d’Avignon, ne briguera pas de 3e mandat. Elle l’avait fait savoir aux élus de sa majorité au dernier moment, juste avant d’en informer les avignonnais lundi 3 février par une lettre ouverte parue dans les média. A priori personne n’aurait dû douter de ce moment puisque la plus jeune députée de France devenue Conseillère régionale puis maire avait bien précisé, dès son élection de 2014, qu’elle ne ferait pas de 3e mandat. L’élue socialiste a également mentionné qu’elle ne ferait pas partie de la prochaine équipe mais qu’elle pourrait conseiller celle-ci au regard de son expérience de maire.

«Je savais que ce choix allait surprendre, parce que je suis une femme d’engagement, que je me suis consacrée à mon mandat de maire et que j’ai démissionné du Conseil régional alors que je n’y étais pas obligée. J’ai dit que je diminuerai les indemnités des élus y compris celle du maire de 20% et je l’ai fait. J’ai assaini les finances de la Ville sans augmenter les impôts, et transformé celle-ci. J’ai dit que je ferai 2 mandats et je m’y tiens parce que je pense que la politique a besoin de renouvellement. J’ai des fonctions électives sans interruption depuis 1997 et en 2026 j’affleurerai les presque 30 ans en mars 2026.»

«J’ai côtoyé de loin ou de près des personnalités politiques, des maires qui ont assumé un 3e mandat et je considère que ce n’était pas le plus réussi pour plusieurs raisons. Je ne suis pas la seule à avoir pris cette décision également partagée par Bertrand Delanoë qui a estimé avoir fait un parcours au sein de la ville de Paris et qui avait envie de passer la main, Eric Piolle, maire de Grenoble, défend cette même position. Evidemment, je mettrai toute mon énergie pour que la continuité municipale soit assurée. Et celle-ci passera par un projet.»

«J’ai dit que je ferai 2 mandats et je m’y tiens.»

«Ce que je retiens de 2014 et de 2020 ? C’est qu’il faut avancer avec des propositions, les expliquer et les partager avec la avignonnais pour que le choix démocratique soit porté collectivement. Pour cela, il faudra être rassemblés. Aujourd’hui, nous sommes une majorité avec une diversité politique puisqu’il y a à la fois des membres du Parti communiste mais aussi des élus qui se revendiquent plus en proximité avec le président de la République. Ce rassemblement se construira sur un projet, des valeurs et des conditions.»

Cécile Helle, maire d’Avignon Copyright MMH

«J’assumerai mon mandat de maire jusqu’en mars 2026.»

Le choix ?
« Il se portera sur un talent et des ambitions, la capacité à porter un projet, à faire avancer Avignon, à se projeter vers l’avenir, notamment par rapport aux défis climatiques, en termes démocratiques, de citoyenneté et de solidarité. Il faudra aussi être en capacité de rassembler la diversité politique. Je sais ce qu’être maire veut dire donc oui, je dirai mon choix, cependant ce choix devra rester collectif. J’assumerai mon mandat de maire jusqu’en mars 2026 car il y a beaucoup de projets à porter en y mettant toute mon énergie, mon engagement, la sincérité dans la relation que je tisse avec les avignonnais. J’essaie de démontrer par la preuve et les actes.»

«Ce que je porte»
«Je porte une très belle proposition culturelle avec Curiosités qui reçoit visiblement un écho très positif au sein de la population, c’est une belle motivation pour une fin de mandat. Nous allons inaugurer les Bains Pommer, renforcer l’offre muséale et donc l’offre touristique et l’attractivité de la Ville. Nous allons livrer la 1re tranche du Jardin des Doms dont les sols vont être rendus perméables. Nous allons lancer un réseau de chaleur urbain pour un accès à une énergie vertueuse et peu coûteuse, dans les quartiers populaires. La rénovation du groupe scolaire Saint-Roch est entamée et celle des Grands Cyprés aura lieu entre 2027 et 2029. Tous ces travaux seront réalisés après 2026 et c’est le propre d’un maire de préparer sa ville à l’avenir.»
«La transformation des quartiers populaires a été un point fort de mes mandats. Il fallait enclencher une dynamique ambitieuse qui se traduit par 150M€ de solidarité de l’Etat des quartiers d’Avignon pendant 10 ans, via le NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain) , l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine). Nous rentrons dans cette phase de transformation dès cette année : réhabilitations d’immeubles, démolitions et reconstructions.»

Le commerce
«Nous avons contribué à l’économie locale pour le commerce de proximité, avec la requalification urbaine des rues des Trois faucons, de la place Saint-Didier, de la rue de la Bonneterie, du parvis Sud des Halles, des rues Carreterie, Carnot et maintenant Thiers. Je constate aujourd’hui qu’il y a plus de devantures de commerce ouvertes. Cette économie locale s’appuie aussi sur le l’Ecomin (Marché d’intérêt national) qui accueille 120 entreprises et 1 400 emplois en lien avec le centre-ville d’Avignon et fait partie de notre écosystème local. Nous étudions la possibilité d’une foncière du commerce. Egalement, Le printemps d’Avignon (Terre de culture) va mettre en valeur tout l’écosystème de la culture -dont une quinzaine de structures- pour former les futurs comédiens, techniciens du spectacle, spécialistes du jeu vidéo, la Villa créative…»

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Les fondamentaux
«J’aimerais que cette dynamique perdure : l’éducation aux enfants et à la jeunesse, la transformation de la ville pour la qualité de vie, notamment dans le cadre du changement climatique, et la situation financière très saine de la Ville, dont je vous rappelle que ça n’était pas le cas à notre arrivée. La solidarité est aussi ma façon de lutter contre le fascisme. Pour moi, ça a été de baisser deux fois les tarifs de la restauration scolaire, alors que nous étions dans une situation inflationniste- car nous nous sommes vite aperçus que des enfants pouvaient enfin y accéder pour y déjeuner, ce qui ne se faisait pas avant ces deux baisse successives.»

Les mobilités
«J’ai fait deux mandats de maire sans être présidente du Grand Avignon. Ça n’a pas forcément bridé ma capacité d’actions mais ca ne l’a pas forcément facilité, notamment sur certains enjeux. Puisque le tramway est là, il faut lui donner plus de sens. Nous aurions besoin d’une mobilité plus ambitieuse à l’échelle de l’agglo, car le problème de circulation qui se pose à Avignon ne relève pas de ses habitants, mais de ceux qui travaillent hors d’Avignon. Le parking des Angles n’a pas été réalisé pour l’instant. Il nous faut réfléchir aux flux de voitures qui viennent du Gard et d’Avignon Nord ; proposer le développement de transports en commun ; travailler sur l’étoile ferroviaire qui est un vrai atout puisque les rails et les gares existent via des TER en partance d’Orange, de Carpentras, de Tarascon, de Beaucaire, de Cavaillon et Bagnols-sur-Cèze. Enfin, il nous manque 800 mètres pour faire la jonction entre la Léo (Liaison Est Ouest) et le rond-point de Châteaurenard. Les maires de Rognonas, Barbentane et le président du Grand Avignon sont d’accord avec moi pour aller voir, ensemble, le préfet de Région et lui dire à quel point ces quelques mètres de jonction sont importants pour le trafic routier. Il y a urgence à trouver la solution la moins écologiquement et financièrement impactante, dans l’intérêt général du bassin de vie d’Avignon. Cela permettra enfin de diminuer significativement le trafic sur la Rocade.»

MMH

Cécile Helle
Cécile Helle a été députée de Vaucluse de 1997 à 2002 et Conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur de 2004 à 2014. Elle est élue maire d’Avignon et est entrée en fonction en avril 2014 et réélue en juillet 2020. En février 2025, elle annonce qu’elle ne briguera pas de 3e mandat ni aucune autre fonction politique. Elle a succédé à Marie-Josée Roig. Elle a été première vice-présidente du Grand Avignon lors de son premier mandat. Elle a refusé le fauteuil de Ministre de la Ville et du Logement sous le gouvernement de Michel Barnier.


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

Suite de la démission de cinq conseillers municipaux, l’organisation d’une élection partielle complémentaire a été rendue nécessaire. En effet, avec ces départs, le conseil municipal de la commune de Puget-sur-Durance, composé de 15 sièges, a perdu le tiers de ses membres.

Aussi, Christine Hacques, la sous-préfète d’Apt va convoquer les électeurs de la commune afin de pourvoir les sièges vacants. Le premier tour du scrutin aura lieu le dimanche 26 novembre 2023. Le scrutin sera ouvert à 8 h et clos à 18 h. Le second tour de scrutin, s’il est nécessaire d’y procéder, aura lieu le dimanche 3 décembre 2023.

Les déclarations de candidature sont obligatoires pour le 1er tour de scrutin. Elles seront reçues en sous-préfecture d’Apt :

Pour le 1er tour :
• du lundi 6 novembre 2023 au mercredi 8 novembre 2023 de 9h à 11h30 et de 14h à 16h
• le jeudi 9 novembre 2023 de 9h à 11 h 30 et de 14h à 18h

Pour le second tour :
• du lundi 27 novembre 2023 de 9h à 11h30 et de 14h à 16h
• le mardi 28 novembre 2023 de 9h à 11h30 et de 14h à 18h

Les déclarations de candidature seront effectuées sur un imprimé cerfa n°14996*03 téléchargeable sur le site service-public.fr/démarches.

Pour tout renseignement complémentaire, les candidats sont invités à contacter la sous-préfecture d’Apt au 04 90 04 38 11.

L.G.


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

‘Démissionné’ suite au rejet de son pourvoi en cassation, Jacques Bompard, maire d’Orange depuis 1995, a été officiellement obligé d’abandonner tous ses mandats le 17 novembre dernier suite à une condamnation à 5 ans d’inéligibilité. De fait, le Conseil municipal d’Orange a du procéder à l’élection d’un nouveau maire pour la cité des princes. C’est chose faite aujourd’hui avec la désignation de Yann Bompard, 36 ans, élu à la majorité absolue (28 voix contre 7*) lors d’une séance extraordinaire. Fils de son prédécesseur, le nouveau maire était premier adjoint depuis les dernières élections municipales.
Cette élection a été également l’occasion de désigner les adjoints de Yann Bompard : Marie-Thérèse Galmard, Marcelle Arsac, Joëlle Eickmayer, Catherine Gaspa, Muriel Boudier, Denis Sabon, Claude Bourgeois, Jean-Pierre Pasero et Jonathan Argenson.
Par ailleurs, Yann Bompard devrait aussi tenter de briguer la présidence de la Communauté de Communes du Pays Réuni d’Orange (CCPRO) jusqu’alors présidée par Jacques Bompard.

*4 voix à Carole Normani (Printemps pour Orange-LREM), 2 à Patrick Savignan (Décidons Orange écologique et solidaire) et 1 pour Yannick Cuer (Orange avenir).


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

Avec 995 bulletins exprimés en sa faveur, la liste ‘La voix des artisans’ de l’U2P vient d’arriver en tête dans le Vaucluse à l’occasion des élections des Chambres de métiers et de l’artisanat qui viennent de se tenir du 1er au 14 octobre 2021. Dans le département, la liste conduite par Yannick Mazette devance celle de ‘Fier d’être artisans’ de Philippe Catinaud (771 voix) portée par la CPME et la Fédération du BTP notamment. Lors de ce scrutin, où le taux de participation départemental s’est élevé à 5%, 22 983 électeurs vauclusiens étaient appelés à s’exprimer.
Dans le même temps, au niveau régional ‘La voix des artisans’ totalise 6 613 bulletins contre 5 851 pour sa rivale qui arrive toutefois en tête dans les Bouches-du-Rhône ainsi que les Hautes-Alpes (voir détail des résultats dans le tableau ci-dessous).

Les résultats du scrutin dans le Vaucluse

Un Vauclusien à la tête de la Chambre régionale
Fort de sa majorité, Yannick Mazette, tête de liste de ‘La voix des artisans’ et artisan boulanger et pâtissier à l’Isle-sur-la-Sorgue devrait donc être élu président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur lors de l’assemblée générale d’installation qui se déroulera le lundi 8 novembre prochain (retrouvez ci-dessous le détail des élus vauclusiens).
En Vaucluse, le département accueille plus de 34 210 entreprises artisanales sur les 333 640 présentes en Paca, soit 65% des entreprises du secteur marchand. 24% sont des professions libérales techniques et du cadre de vie ; 23% sont des artisans du BTP ; 17% sont des professionnels libéraux de la santé ; 15% œuvrent dans les services ; 8% en hôtellerie restauration ; 6% en artisanat et commerce d’alimentation et 5% dans la fabrication.

La liste des élus vauclusiens


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

Suite de l’annulation des élections municipales d’Oppède par décision du Conseil d’Etat du 19 mai 2021, les électeurs de la commune du Luberon ont de nouveau été appelés à voter dimanche dernier. C’est la liste ‘Construisons l’avenir d’Oppède’ menée par Jean-Pierre Gérault qui a obtenu la majorité des voix (54,51% des suffrages exprimés). Elle devance ‘Oppède, notre village’, la liste de Jean Grégoire (45,48%).

Le Conseil d’Etat avait annulé cette élection en raison de l’utilisation par Jean-Pierre Gérault, déjà vainqueur le 15 mars 2020 avec 4 voix d’avance, d’un logo tricolore. « L’utilisation des trois couleurs nationales sur ces documents de propagande électorale a été de nature à créer une confusion dans l’esprit des électeurs », avait alors justifié la haute juridiction.

Cette fois-ci, le scrutin qui a mobilisé davantage qu’en mai dernier, donne un résultat plus net : 386 suffrages contre 322 alors que ce score était auparavant de 320 voix contre 316.


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

A la suite de l’annulation des élections municipales d’Oppède par décision du Conseil d’État du 19 mai 2021, les électeurs de la commune sont convoqués le dimanche 18 juillet 2021 en vue d’élire leurs conseillers municipaux. Dans l’hypothèse d’un second tour, celui-ci aura lieu le dimanche 25 juillet 2021.

Les listes de candidats seront déposées en sous-préfecture d’Apt :

Pour le 1er tour : du lundi 21 juin 2021 au mardi 23 juin 2021 de 9h à 11h30 et de 14h à 16h et le jeudi 24 juin 2021 de 9h à 11h30 et de 14h à 18h.

Pour le second tour éventuel : du lundi 19 juillet de 9h à 11h30 et de 14h à 16h et le mardi 20 juillet de 9h30 à 11h et de 14h à 18h.

Le Conseil d’État a annulé cette élection en raison de l’utilisation par Jean-Pierre Gérault, élu maire le 15 mars 2020, d’un logo tricolore. « L’utilisation des trois couleurs nationales sur ces documents de propagande électorale a été de nature à créer une confusion dans l’esprit des électeurs », a justifié la haute juridiction.
Lors du précédent scrutin, la liste de Jean-Pierre Gérault l’avait emporté avec 4 voix d’avance sur celle de son opposant Jean Grégoire (320 contre 316).
Par ailleurs, c’est une délégation spéciale mise en place par arrêté du préfet de Vaucluse qui assure les affaires courante de la commune depuis le 27 mai dernier.


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

Une femme à la tête de l’agglo, une première dans l’histoire de la Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin (Cove). Succédant à Guy Rey l’ancien maire d’Aubignan, Jacqueline Bouyac a été élue présidente de l’intercommunalité par les 60 élus communautaires des 25 communes du territoire. Elue sur la liste de Serge Andrieu le maire divers gauche de Carpentras, conseillère régionale LR déléguée aux Parcs naturels régionaux, Jacqueline Bouyac a ainsi obtenu 44 voix contre 8 pour le candidat RN Bertrand de la Chesnais et 6 pour François Ille, l’actuel maire du Beaucet.

Lors de sa prise de fonction, Jacqueline Bouyac a émis le souhait d’une Cove « où toutes les communes seront sur un pied d’égalité. » Dévoilant les grands axes de sa mandature, la nouvelle présidente a annoncé « vouloir faire du développement économique une priorité, notamment en ces temps difficiles de crise sanitaire », mettre l’accent sur la transition écologique « par le biais d’actions concrètes adaptées au territoire comme la rénovation énergétique des centres-bourgs, le développement du co-voiturage et des pistes cyclables », et faire de la Cove « une agglo de proximité qui doit renforcer le pouvoir des maires à l’échelle communale. » Le 21 juillet, un deuxième conseil communautaire sera dédié à l’élection les conseillers qui siègeront aux côtés de la présidente.


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

A 70 ans, celui qui a passé sa vie comme directeur de centre de réinsertion sociale et qui a été réélu dès le 1er tour des municipales maire sans étiquette de Vedène s’est donc installé dans le fauteuil de président de l’agglomération du Grand Avignon, ce jeudi soir.

Avec 10 voix d’avance (39 voix) contre 29 pour la socialiste Cécile Helle, 3 pour l’écologiste Jean-Pierre Cervantès, un bulletin blanc, un autre nul, Joël Guin s’est dit « Emu par la confiance que lui ont accordée les élus communautaires et le poids des responsabilités. Seul on va plus vite, mais ensemble on est plus fort. Le temps des joutes politiques est passé, il est désormais venu le moment de travailler main dans la main ».

« Transcender les différences. »

La séance avait débuté par la prise de parole des 3 candidats, à commencer par Jean-Pierre Cervantès qui, comme lors du Conseil Municipal d’Avignon samedi matin, a égrené ses sujets favoris : urgence climatique ou fermeture de l’aéroport de Montfavet-Caumont et a réaffirmé son esprit humaniste et républicain sans complaisance à l’égard de l’extrême droite.

Lui a succédé Joël Guin, qui depuis le 15 mars, a pris son bâton de pèlerin pour parler à chacun des 15 autres maires du Grand Avignon et expliquer sa vision. « En janvier prochain, l’agglo aura 20 ans. L’égalité doit être la même pour toutes les communes qui la composent quelle que soit leur taille. Nous devons avoir une communauté de projets pour une communauté de destin. Nous devons transcender nos différences dans l’intérêt général. »

« Entité de gestion ou un outil de développement. »

Cécile Helle, la maire d’Avignon posera d’entrée de jeu la question : « Que voulons-nous ? Une entité de gestion ou un outil de développement avec une réelle ambition politique? Evidemment, c’est la seconde option qui prévalu. Elle a suggéré quelques axes, si elle était élue : redressement économique, mobilités douces, rénovation urbaine, ambition culturelle. Regard rencontre avec les élus du nord des Bouches du Rhône qui partagent notre territoire. Elle aussi a évoqué une « gouvernance républicaine », sans vice-présidence pour les maires RN du Pontet et de Morières.

Battue par Joël Guin, elle lui souhaite bonne chance. Mais commente : « La ville-centre fait toujours peur. En plus, j’ai eu très peu de temps pour faire campagne pour cette présidence puisque je n’ai été élue maire que samedi. Et comme je prends un peu de recul, je propose la 1ère vice-présidence à Joël Peyre, mais je serai toujours à ses côtés. ».

Deux décennies après sa création, le Grand Avignon n’a été présidé qu’une seule fois par la maire d’Avignon, c’était la RPR Marie-Josée Roig de 2001 à avril 2014. Lui a succédé le maire UMP de Villeneuve-lès-Avignon, Jean-Marc Roubaud, puis un autre gardois, le LR Patrick Vacaris en avril 2019.

 
Ont été élus lors de ce  conseil communautaire :
 
Président du Grand Avignon, Joël Guin, Vedène
 
1er vice-président, Joël Peyre, Avignon
2e vice-président, Joris Hebrard Le Pontet
3e vice-président, Xavier Belleville Villeneuve
4e vice-président, Guy Moureau Entraigues
5e vice-président, Jean-Louis Banino Les Angles
6e vice-président, Annick Dubois, Morieres
7e vice-président, Patrick Sandevoir Rochefort-du-Gard
8e vice-président, Philippe Inderbitzin Roquemaure
9e vice-président, Claude Morel Caumont
10e vice-président, Serge Malen St Saturnin
11e vice-président, Guy David Pujaut
12e vice-président, Philippe Armengol Velleron
13e vice-président, Yvan Bourelly Saze
14e vice-président, Jacques De manse Sauveterre
15e vice-président, Daniel Bellegarde Jonquerettes

 

 


Cécile Helle : ‘Il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet’

Deux mois et demi après le premier tour, Covid-19 oblige, sans campagne électorale sur le terrain, sans meetings, le second tour a vu une abstention record de près de 60 % et la plupart des maires sortants réélus.

C’est le cas de la socialiste Cécile Helle à Avignon, avec 45,62% des suffrages, suivie d’Anne-Sophie Rigault (30,06 %) du RN (Rassemblement national), 3ème l’écologiste Jean-Pierre Cervantès (15,29%) et dernier le LR Michel Bissière (9%). Autre victoire, malgré une quadrangulaire, celle d’une autre femme, LR, cette fois, Dominique Santoni à Apt (54,32% des exprimés).

Prime aux sortant(e)s

Ont également retrouvé leur fauteuil de maire, Serge Andrieu à Carpentras (45,82%), quand Bertrand de la Chesnais soutenu par le RN arrive derrière (39,18%). Gérard Daudet à Cavaillon (65,19%), devant la RN Bénédicte Auzanot (34,81%). A Entraigues, l’inoxydable Guy Moureau, toujours communiste, entame son 7e mandat (57,08%). Réélu également à Jonquières, le conseiller régional Louis Biscarrat, au Thor, le divers droite, Yves Bayon de Noyer (48,14%). Sans oublier à Orange, la réélection de Jacques Bompard pour la Ligue du Sud. Il a totalisé 56,34% au second tour, alors qu’il avait toujours été élu dès le 1er tour pour ses 4 mandats antérieurs.

Il n’en va pas de même pour Marie-Claude Bompard, son épouse, battue de 204 voix par le socialiste Anthony Zilio, président de la Communauté de communes Rhône-Lez-Ouvèze. En revanche, le RN enlève Morières-lès-Avignon grâce à Grégoire Souque (55,42%) qui devance la socialiste Annick Dubois (44,58%), alors que la maire sortant, Joël Granier s’était retiré après avoir fini 3e le 15 mars. Le parti lepéniste accède à la mairie de Mazan grâce à Louis Bonnet (37,99%). Mais la RN Marie Thomas de Maleville s’incline (38,18%) derrière le DVG Siegfried Bielle (61,82%) à Aubignan. Autre défaite, à Bédoin, celle de Luc Reynard qui briguait un 4e mandat et qui n’a totalisé que 39% des voix, face à son adversaire Alain Constant (50%).

La République en marche arrière

Déconvenue pour le parti présidentiel, La REM (République en marche) qui, sur 78 753 votants n’a obtenu que 815 voix en tout dans le département, soit un pourcentage de 1,19% des exprimés… Enfin, dans le Vaucluse, 124 communes avaient élu leur maire dès le 15 mars, 27 ont fait de même hier. Viendra ensuite l’élection au sein des conseils municipaux, puis des intercommunalités. On verra alors, si la maire de la ville centre, Cécile Helle réussira à rassembler les élus du Grand Avignon sur son nom ou si, comme cela s’est produit en 2014 avec Jean-Marc Roubaud, c’est le Gard Rhodanien qui imposera son ou sa présidente à moins que ne surgisse un front des ‘petits maires’…

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