4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

Elisabeth Doan fait partie des huit Maîtres-Sommeliers distingués en France en 2024, une reconnaissance pour celle qui a fui la Guerre du Vietnam.

C’est à Collonges-au-Mont-d’Or, dans la tanière étoilée de Paul Bocuse, le pape de la Gastronomie, près de Lyon, qu’a eu lieu la cérémonie. Et c’est le président des Sommeliers de France, Fabrice Sommier, (qu’on a vu cet été pour révéler sa carte des vins au Mercure du Pont d’Avignon), qui a remis le diplôme et la Grappe d’Or à la néo-vauclusienne Elisabeth Doan. Dans cet établissement légendaire de l’excellence française, elle n’était pas peu fière, elle qui officie aujourd’hui à l’Hostellerie du Château des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape. 

Mais avant d’en arriver là, sa vie a été un véritable parcours du combattant. Née à Saïgon, elle fuit les bombes et la Guerre du Vietnam et débarque au Foyer Sonacotra du Pontet, pas loin de Réalpanier, avec sa maman qui, pour survivre, travaille comme gouvernante à Carpentras. Ensuite, elle entre au Collège Alphonse Daudet, mais comme elle ne parle pas un mot de français, elle est la risée de ses camarades. Mais elle serre les poings, relève la tête et se bat. Elle arrive en 3ᵉ et obtient le BEPC d’office.

Ses débuts dans l’hôtellerie-restauration

Comme son beau-père avait plusieurs restaurants vietnamiens dans le centre d’Avignon, dont un Place des Châtaignes à deux pas du Palais des Papes, elle commence dans la restauration alors que son rêve était de devenir avocate. Mais une enseignante lui avait rétorqué sèchement : « Une étrangère ? Vous n’y pensez pas. C’est inadmissible. » Elisabeth Doan change son fusil d’épaule, souhaite intégrer une école hôtelière. Mais celle des Fenaisons n’existe pas encore. Elle part alors deux ans à Gap pour passer son BEP puis son CAP en Restauration-Tourisme et ensuite, elle se retrouve à Thonon-les-Bains pour gérer un restaurant et sa cave alors qu’elle n’a pas encore 20 ans. Un peu après, elle s’envole vers d’autres cieux, sur l’Ile de la Réunion comme réceptionniste dans un hôtel étoilé. 

Elle revient en métropole, travaille chez Hiély au Luculus à Avignon, passe une dizaine d’années à l’Aéroport Roissy-Charles-de Gaulle comme responsable d’exploitation, puis au George V à Paris. Elle suit ensuite les cours de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse et fait valider sa formation de sommelière dans une grande maison de Gigondas, Perrin. Tour à tour, elle sera embauchée au Verger des Papes, au pied du château de Châteauneuf-du-Pape. Le groupe Gevrey-Chambertin fera aussi appel à elle, comme le fera aussi le restaurant du Cloître Saint-Louis à Avignon. Parallèlement, pendant de longues années, elle s’est occupée seule de sa maman malade. Et depuis juillet 2023, elle officie à Châteauneuf-du-Pape.

Vers le titre de Maître-Sommelier

Modeste et peu prolixe, elle rechigne à parler d’elle. « Je suis curieuse de nature, j’aime découvrir des cultures différentes, des épices, des saveurs, des alliances mets-vins, des recettes traditionnelles comme innovantes. Mais aussi partager, m’enrichir des autres, transmettre. J’ai la chance d’être dans un monde de culture, de patrimoine, de savoir faire et j’apprends constamment, je suis une épicurienne ». Elle fait aussi partie de la Confrérie des Côtes-du-Rhône gardoises avec le bouillonnant Pierre Pappalardo, vigneron à Laudun, des Disciples d’Escoffier et des Toques de France.

Elisabeth Doan qui, pour avoir ce titre de Maître-Sommelier, a dû justifier de 20 ans d’exercice professionnel et de 10 ans d’appartenance à l’Association des Sommeliers comme membre actif. Mais aussi de connaissances des vignobles, des cépages, des assemblages, de la règlementation, de la technique de vinification, des secrets d’élaboration des crus. Également, elle doit être capable de deviner à l’aveugle les appellations de vins, mais aussi les autres boissons alcoolisées. Elle voyage dans la France entière et à Monaco pour des évènements œnologiques comme des soirées de prestige.

DR

À Châteauneuf-du-Pape, avec le chef de l’Hostellerie du Château des Fines Roches, elle travaille en binôme pour changer la carte des vins quasiment toutes les semaines, en fonction des produits de saison, des arrivages de millésimes des 300 vignerons de Châteauneuf, des mets proposés et des bouteilles stockées dans la cave. Ce qui fait des centaines de références et de propositions alléchantes pour le palais des fins gourmets.

Elisabeth Doan avait eu la Grappe d’Argent en 2000, elle vient de décrocher celle d’Or, un quart de siècle plus tard. « Je ne m’y attendais pas, je fais mon métier sans rien demander, mais avec passion. Et cette reconnaissance me va droit au cœur. »

La Gappe d’Or épinglée à la boutonnière d’Elisabeth Doan. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

Au cours du mois de novembre, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) a remis ses Lauriers qui mettent en lumière le travail de ceux qui soutiennent les missions de recherche de l’Institut. Pour cette 5ᵉ édition, six prix ont été attribués dont un à une chercheuse de l’INRAE PACA à Avignon.

Pour la 5ᵉ édition des Lauriers INRAE, c’est un jury international qui a attribué chaque prix. Ce jury était composé de Pr Philippe Gillet, président du conseil scientifique d’INRAE (président du Jury des Lauriers d’INRAE), Pr Deirdre Hennessy, de l’Université de Cork en Irlande, Pr Paul Leadley de l’Université Paris-Saclay en France, Pr Alan Matthews de Trinity College en Irlande, Pr Annick Mercenier de NutriLeads en Suisse, Pr Teresa Ferreira de l’Université de Lisbonne au Portugal, et de Pr Annapaola Rizzoli de la Fondation Edmund Mach en Italie.

Les dossiers des lauréats ont été évalués selon plusieurs critères tels que l’impact des travaux menés dans la thématique de recherche, la créativité, la collaboration interdisciplinaire et l’application pratique des résultats. En tout, ce sont six Lauriers qui ont été attribués : le Grand Prix, le Laurier collectif ‘Impact de la recherche’, le Laurier ‘Innovation pour la recherche’, le Laurier ‘Espoir scientifique’, le Laurier ‘Défi scientifique’, et le Laurier ‘Appui à la recherche’.

Les lauréats et les membres du jury. ©INRAE

Une chercheuse d’Avignon parmi les lauréats

Parmi les chercheurs récompensés, il y a Fanny Mondet, de l’Unité de recherche Abeilles et environnement à l’INRAE Provence-Alpes-Côte d’Azur à Avignon, qui est qualifié de ‘Médecin des abeilles’. « Fanny Mondet nous enthousiasme par sa connaissance des soins à apporter aux abeilles pollinisatrices si précieuses pour notre environnement », explique l’Institut.

La chercheuse a découvert une passion pour les abeilles lors d’un stage de master en biosciences en Nouvelle-Zélande. Elle leur a consacré sa thèse et a décidé de poursuivre ses recherches sur ces insectes à l’INRAE. Fanny cherche à comprendre le comportement collectif des abeilles en colonie, notamment face à leur premier ennemi, le Varroa, un petit acarien qui les vampirise et qui entraîne la perte de production et de groupes d’abeilles. Face à ce nusiible, les abeilles adoptent un comportement de défense méthodique, presque hygiénique. « Notre hypothèse est que les abeilles s’assurent en permanence de la bonne santé de la colonie », explique Fanny Mondet. Ainsi, le travail de la chercheuse repose sur une interrogation : pourquoi certaines colonies ont ce comportement et d’autres non ?

Ce travail de recherche fastidieux devrait permettre d’apporter des solutions innovantes pour les apiculteurs qui pourront alors sélectionner les futures colonies, basées sur leur capacité à se défendre. Ces recherches devraient aussi permettre l’élaboration de nouveaux médicaments pour les abeilles


Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Institut des Savoir-Faire Français viennent de décerner le Prix Avenir Métiers d’Art 2024 pour la région Paca.
Seul prix récompensant les jeunes dans les filières de formations aux métiers d’art, il vise notamment à mettre en « valeur de jeunes talents, futurs acteurs de la vie économique dans ces métiers de passion et de création. »

L’objectif est aussi « d’encourager et valoriser les savoir-faire spécifiques aux métiers d’art à travers les œuvres réalisées par les élèves de lycées professionnels, d’écoles techniques et d’écoles d’art, mais aussi les jeunes suivant une formation en alternance ».

19 candidats en lice
Dans ce cadre, un jury vient de se réunir à la Villa Noailles à Hyères. Il était présidé par Corinne Mallet, présidente de la Commission Métiers d’Art de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Paca. Un jury composé également de représentants de la Chambre, de l’Institut pour les Savoir-Faire français, des rectorats des Académies de Nice et d’Aix-Marseille, de la Ville d’Hyères, du Centre d’art contemporain Villa Noailles, des compagnons du Devoir, des campus CMA Formation des Arcs et de la Seyne ainsi que de l’Ecole d’ébénisterie Avignon.
Il a départagé 19 candidats (13 candidats de niveau 3 et 6 candidats de niveau 4) qui ont présenté leurs œuvres dans les domaines de la bijouterie, de la sculpture, de l’ébénisterie, du modéliste, de la ferronnerie d’art, de la verrerie, de la couture ainsi que le secteur des tapissiers d’ameublement.

2 lauréats régionaux
Au final, Dorian Kerivelde l’Ecole Supérieure d’Ebénisterie d’Avignon a été désigné 1er Prix régional Avenir Métiers d’Art 2024 de niveau 4 en ébénisterie. Ce dernier, devrait d’ailleurs poursuivre prochainement sa formation dans le cadre d’un BTMS (Brevets techniques des métiers supérieurs) ébéniste.
Autre gagnante : Fatima Mogni, élève de 17 ans au lycée Denis-Diderot à Marseille. La jeune phocéenne est récompensée, elle aussi, en ébénisterie (niveau 3).
Les deux lauréats iront très prochainement représenter la région lors du prix national qui se tiendra à Paris en décembre.

Les deux œuvres de Fatima Mogni (à gauche) et Dorian Kerivel (à droite) récompensées lors cette édition 2024 du Prix Avenir Métiers d’Art. Crédit : DR/CMAR

Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

Adrien Berto, qui a pris il y a un an la présidence du groupe avignonnais Berto, leader français de la location de véhicules industriels avec conducteurs, prend la tête du Top 100 Choiseul Sud, qui distingue les hommes et les femmes de moins de 40 ans qui contribuent au rayonnement de la région PACA.

Déjà lauréat du prestigieux classement ‘Choiseul Sud’ de l’Institut Choiseul en 2023, Adrien Berto prend cette année la tête du classement des 100 personnalités prometteuses de la région. Pour cette 5e édition, le classement a été réalisé en partenariat avec La Tribune et La Provence, Amazon, la Compagnie Fruitière, KPMG France, NGE – BTP, la Région Sud, SKEMA Business School, Transdev, et le Groupe Upperside.

« Plus qu’une reconnaissance individuelle, cette distinction est pour moi la reconnaissance d’un travail collectif, et je souhaite la partager avec l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs du groupe », déclare Adrien Berto.

D’autres dirigeants vauclusiens font également partie de ce classement. Il s’agit de Jérémie Ginart , président du Groupe Relais Vert à la 7ème place, Guy Deberdt, directeur général de Kaoka à la 60e place, Attilio Fert, président de Fert Recyclage à la 77e place, Elodie Sarfati, fondatrice de People In à la 81e place, ainsi que Matteo Gachon, PDG de EEC Technologies à la 89e place.

Pour découvrir tout le classement, cliquez ici ou ci-dessous.

© www.laprovence.com

Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

Chercheuse postdoctorale en astrochimie, Adeline Garcia a quitté le village de Cucuron, où elle a grandi, pour suivre une carrière scientifique à Marseille. Ce mercredi 9 octobre, elle et 34 autres chercheuses françaises recevront le Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science. Elle succède aux Vauclusiennes Maëlle Bellec, originaire d’Apt et Nour Skaf, originaire de Robion, lauréate en 2021.

Ce mercredi 9 octobre, la Fondation L’Oréal, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’Unesco, va remettre, pour la 18ᵉ année consécutive, le Prix Jeunes Talents France 2024 L’Oréal-Unesco pour les Femmes et la Science à 35 doctorantes et post-doctorantes.

Ces femmes qui œuvrent pour la science sont réparties dans 6 groupes :

  • Analyser, anticiper et prédire
  • Biodiversité, écologie et changement climatique
  • Espace, origines de l’univers et de la vie et physique atomique
  • Intelligence Artificielle et données au service du bien commun
  • Mutations génétiques, cancers et immunité
  • Santé des femmes, pédiatrie et santé des jeunes adultes

Une Vauclusienne parmi les lauréates

Parmi les 35 lauréates, une a grandi à Cucuron en Vaucluse. Il s’agit d’Adeline Garcia, qui est chercheuse postdoctorale en astrochimie à Aix-Marseille Université, et qui ainsi, appartient au groupe sur la thématique de l’espace, qui compte quatre lauréates. « Je suis chimiste et actuellement, je suis en postdoctorat dans un laboratoire PIM (Physique des interactions ioniques et moléculaires), dans l’équipe astro », explique Adeline.

« J’ai découvert ma vocation pour la science au collège, alors que toute ma famille est plutôt littéraire. »

Adeline Garcia

La thématique de son équipe est l’astrochimie et elle questionne l’origine de la vie. « On essaye de comprendre l’origine et l’évolution de la matière lors de la formation de notre système solaire pour comprendre quelle matière était présente sur Terre au début et laquelle aurait pu participer à l’émergence de la vie sur Terre », ajoute la Vauclusienne. Pour avancer dans ses recherches, Adeline va développer de nouvelles méthodes d’analyse ou de préparation d’échantillons, comme des météorites par exemple, pour pouvoir déterminer de la façon la plus complète possible quelle est la matière qui est présente dans ce corps extraterrestre.

Un handicap qui est devenu une force

Lorsqu’elle est née, Adeline était malentendante. Atteinte du Syndrome de Pendred, qui est une maladie génétique caractérisée par une perte d’audition, elle a perdu la totalité de ses facultés auditives à l’âge de 20 ans. Elle est donc aujourd’hui considérée comme sourde profonde. Si son handicap lui a apporté de nombreuses difficultés durant sa scolarité, la chercheuse a su faire preuve de détermination pour en arriver là où elle est aujourd’hui. « Ça a été très compliqué par moment, mais heureusement, ma famille a toujours été derrière moi et m’a toujours poussée », affirme Adeline avec reconnaissance.

« La volonté et la détermination sont vraiment, pour moi, des moteurs de réussite. »

Adeline Garcia

Au fil de ses études, malgré les obstacles que peut entraîner un handicap, la Cucuronnaise a su arriver à ses fins. « Avec l’aide que l’université apporte maintenant, les nouvelles technologies et surtout certains enseignants que j’ai eus qui ont été extraordinaires, je pense que ça m’a beaucoup boosté et j’avais vraiment envie de prouver que je pouvais y arriver comme n’importe qui », ajoute-t-elle.

Une femme dans un milieu masculin

En plus de son handicap, Adeline Garcia, au même titre que les 34 autres lauréates du Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco, a été confrontée à une autre difficulté : le fait d’être une femme dans un milieu majoritairement masculin. Selon l’Unesco, les femmes représentent seulement 29% des chercheurs en France contre 33% au niveau mondial, et moins de 4% des prix Nobel scientifiques ont été décernés à des femmes dans le monde. « En parlant avec les autres lauréates, on s’est rendu compte qu’on a toutes été confrontées au sexisme à un moment de notre scolarité ou de notre carrière », déplore Adeline.

Si les choses semblent aujourd’hui évoluer dans le bon sens, on est encore loin de l’égalité homme-femme dans le milieu scientifique. C’est pour cela qu’Adeline souhaite encourager les jeunes filles qui le souhaitent à prendre cette voie-là, parce que le milieu scientifique a besoin d’un regard féminin, selon elle, qui peut être différent, mais complémentaire à ce qu’il se fait déjà, ne serait-ce que pour apporter une nouvelle perception et approche de la recherche. « Il faut profiter de cette évolution qui est en train de se mettre en place, ajoute-t-elle. J’aimerais motiver les jeunes de manière globale, que ce soit des jeunes filles, des personnes en situation de handicap ou des personnes issues de milieux défavorisés ou de milieux ruraux comme moi, à poursuivre leurs rêves, même si ça peut paraître difficile. »

Le syndrome de l’imposteur

Selon une enquête réalisée par l’association Elles Bougent, 50% des étudiantes en formation scientifique et technique ressentent le sentiment de ne pas être à leur place. Adeline, elle, de par son handicap, mais aussi par le fait d’être une femme, a beaucoup douté d’elle et a aussi été victime du syndrome de l’imposteur.

À l’origine, Adeline avait pour objectif d’arrêter après sa licence, ne se pensant pas capable de faire un master et un doctorat. C’est après avoir assisté à une conférence donnée par la petite-fille de Marie Curie qu’elle a décidé d’aller plus loin. « Avec toutes les difficultés que c’était d’être une femme à l’époque elle a réussi, alors je me suis dit ‘pourquoi moi, je n’y arriverais pas aujourd’hui ?’, ajoute-t-elle.

Le Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco

Après avoir été encouragée par quelques personnes de son entourage, dont son directeur de thèse, et malgré son sentiment d’illégitimité, la scientifique vauclusienne a décidé de candidater pour le Prix Jeunes Talents 2024 L’Oréal-Unesco, un prix créé il y a 18 ans pour valoriser de jeunes chercheuses prometteuses et accélérer leur carrière. Sur près de 800 candidatures, 35 ont été retenues, dont celle d’Adeline Garcia qui représentera et fera rayonner le Vaucluse, mais aussi le village de Cucuron, lors de la cérémonie de remise des prix ce mercredi 9 octobre à Paris.

« Être lauréate de ce prix prestigieux m’a mise en confiance et m’a réconfortée sur le fait que j’ai ma place dans ce milieu. »

Adeline Garcia

Grâce à l’obtention de ce prix, Adeline va pouvoir agrandir son réseau de femmes scientifiques, représenter un exemple pour les jeunes filles qui souhaitent se diriger vers des études scientifiques. Elle va pouvoir également intervenir dans divers établissements scolaires pour partager son parcours et peut-être susciter des vocations. « La suite pour moi, c’est de poursuivre mes recherches, conclut Adeline Garcia. Dans l’idéal, ça serait de pouvoir candidater pour essayer d’avoir un morceau d’astéroïde pour l’analyser, ce qui est très rare et très novateur. Pour le moment il n’y en a eu que deux missions de retour d’échantillon de ce type, une faite par la Nasa (agence spatiale américaine) et une autre par la Jaxa (agence d’exploration aérospatiale japonaise). »


Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

Le salon Gourmet Sélection 2024 a eu lieu ces samedi 15 et dimanche 16 septembre. Chaque année lors de cet événement, les lauréats du concours Quintessences se voient remettre leur prix. Nicolas Avon et son associé Dorian Armand, gérants de l’épicerie bollénoise Révélations, ont récupéré leur médaille de bronze.

Chaque année, le concours Quintessences récompense les épiceries fines, les artisans de bouche, les traiteurs, ou encore les cavistes selon plusieurs critères, notamment leur originalité, leur conviction à promouvoir leur localité et leur terroir ainsi que leur persévérance à créer du lien social, surtout en ruralité.

C’est tout ce que propose l’épicerie Révélations, installée dans le centre-ville de Bollène, qui a obtenu la troisième place du podium. Si les résultats ont été annoncés en juillet dernier, Nicolas Avon et Dorian Armand, deux des trois membres de l’équipe de l’épicerie vauclusienne, n’ont récupéré leur prix que le week-end dernier lors du salon Gourmet Sélection 2024 à Paris Expo Porte de Versailles.

Cette année, la critique gastronomique Emmanuelle Jary était la présidente du jury du concours. Elle était entourée de l’épicier Aurélien Bertrand, coup de cœur du jury des Quintessences en 2023, de la critique et journaliste culinaire Marcelle Ratafia, et du président de la Fédération des Épiciers de France Alexis Roux de Bézieux. Ensemble, ils ont choisi les lauréats et leur ont remis leur prix.

« C’était une expérience folle, avoue Nicolas Avon. Nous avons fait de belles rencontres avec Emmanuelle Jary, le Petit Futé, de grands artisans, de grands chefs. Le tout le temps d’une journée où notre boutique et notre ville ont brillé. »


Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

L’avignonnais Thierry Calderon, 55 ans, vient de remporter le prix de l’opticien de l’année. Il succède à la vendéenne Sylvine Kohler, lauréate 2023. Le Vauclusien, vainqueur en finale parmi les 7 candidats nationaux, a reçu son prix dès main de Jean-Michel Lambert, président du Sidol (Syndicat des importateurs et distributeurs en optique lunetterie), ce vendredi, au Sénat dans le palais du Luxembourg à Paris.
Cette distinction récompense les opticiens les plus engagés parmi les 12 400 que compte la France. C’est la première fois que ce prix est attribué à un opticien du Vaucluse.
Créé en 1989 par le Sidol, ce prix d’opticien de l’année 2024 récompense l’approche professionnelle, le dynamisme, l’éthique ou bien encore la créativité des professionnels du secteur.

« Ce prix revêt une signification particulière, non seulement parce qu’il représente la reconnaissance du travail et des valeurs qui m’animent au quotidien, mais aussi parce qu’il me place aux côtés de personnalités qui ont marqué notre profession par leur excellence, explique Thierry Calderon déjà lauréat du concours du Meilleur Franchisé et Partenaire 2016 décerné par l’IREF (Institut de Recherche et de Formation de la Franchise). Je n’oublie pas à qui je dois ce prix : à ma femme, à mes équipes, à mes partenaires et à ma coopérative. »

Thierry Calderon a débuté son aventure entrepreneuriale en 2000. Aujourd’hui, il est à la tête de 8 magasins Krys et un magasin You do situés dans la cité des papes (Mistral 7 et Avignon centre), le Grand Avignon (Morières et Les Angles), à Apt, à Pertuis et à Arles (centre ville et centre commercial Leclerc). Il y dirige une équipe de plus de soixante salariés.

De gauche à droite : Pierre Fournier, président de Krys group, leader de l’optique en France, Thierry Calderon et Jean-Pierre Champion, directeur général chez Krys group.

« Je sais ce que je dois à mon équipe. »

Thierry Calderon, opticien de l’année 2024

Des collaborateurs à qui il a rendu un vibrant hommage lors de sa remise de prix : « La vie de manager est loin d’être un long fleuve tranquille et j’avoue avoir régulièrement des envies d’île déserte. Mais au fond de moi, je sais ce que je dois à mon équipe, et si je devais demain relever des défis à l’autre bout du monde, ce serait avec eux que voudrais les affronter Je veux bien me reconnaitre une qualité : celle de savoir m’entourer. Par des profils différents, complémentaires au mien. Et par des personnes plus compétentes que moi dans leur domaine. Au fil des années, j’ai pu les faire grandir, j’ai appris à déléguer et à les fédérer autour d’un projet ambitieux. Et mes équipes m’ont constamment challengé, m’obligeant à repousser mes limites à grandir dans mon poste d’opticien et celui de manager. »

« Ce prix récompense son engagement pour le collectif, sa quête d’une expérience client optimale, son implication locale pour instaurer la confiance avec l’ensemble de ses partenaires et sa démarche RSE sincère », complètent de Pierre Fournier, président de Krys group, leader de l’optique en France, et Jean-Pierre Champion, directeur général chez Krys group, présents lors de la remise de prix à Thierry Calderon.


Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

La carpentrassienne Francesca Provenzano a obtenu le prix créadie ‘coup de cœur’ décerné cette année par l’Adie, Association pour le droit à l’initiative économique. La lauréate vauclusienne a été distinguée parmi 47 autres candidats créateurs d’entreprise sélectionnés au niveau de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En tout, 7 projets ont été honorés : 5 dans les Bouches-du-Rhône, un dans les Alpes-Maritimes et un autre dans le Vaucluse.

Du cousus main personnalisable à l’infini
C’est pour son entreprise Rob’Fresh, que Francesca Provenzano a été récompensée par ce prix attribué en partenariat avec La France Mutualiste. Créé l’an passé, alors qu’elle était déjà à la retraite, sa société confectionne des sacs isothermes écoresponsables et durables.
Elle propose deux gammes Rob’Fresh Tchin, un rafraîchisseur à bouteilles permettant de transporter et maintenir les boissons fraîches, et Rob’Fresh Miam, un sac isotherme pour transporter les repas ou autre produit alimentaire. Des sacs cousus main totalement personnalisables et customisables utilisant en grande partie des textiles labellisés OEKO-TEX fabriqués en France et 100% artisanal.

Crédit : DR

A 70 ans, Francesca Provenzano n’en est pas à son coup d’essai dans le monde de l’entrepreneuriat. Cette ‘serial-entrepreneure’ a fondé sa première entreprise en 1986. Puis cette créatrice d’accessoire en tissu depuis de nombreuses années découvre le salariat et multiplie les aventures professionnelles, qu’elles soient dans la restauration, l’immobilier ou encore le tourisme. En 1993, elle lance notamment ‘L’Iroundo’, une enveloppe en tissu qui s’envoie par la Poste.
Cependant, c’est en prenant sa retraite qu’elle décide, après avoir écrit un livre racontant son périple de la Sicile à son arrivée en France à l’âge de 8 ans, de se lancer dans un nouveau défi entrepreneurial. Objectif : conjuguer sa passion pour la création avec son engagement pour la préservation de l’environnement.

Vers une transmission intergénérationnelle ?
« En 2020, j’étais officiellement retraitée, explique-t-elle. Mais comme artisane et artiste, j’ai dû sortir de ma retraite à 70 ans pour avoir une fin de carrière décente. Je suis fidèle à moi-même, et j’ai décidé d’y aller malgré tout. »

Tout juste retraitée, Francesca Provenzano aura le temps d’écrire ‘L’odysée d’une hirondelle’ sur son histoire familiale entre la Sicile et la Provence, avant de se lancer dans le projet Rob’Fresh. Crédit : DR

Pour se lancer,  Francesca bénéficie tout particulièrement de l’accompagnement de l’Adie et de son agence d’Avignon. Un coup de pouce essentiel dans son parcours entrepreneurial en lui fournissant le financement nécessaire pour démarrer son activité ainsi qu’un soutien personnalisé tout au long de son projet. Aujourd’hui, avec un stock conséquent et des commandes régulières, la Vauclusienne envisage même une collaboration avec son petit-fils, ouvrant ainsi la voie à une transmission intergénérationnelle de son savoir-faire.

C’est donc comme cela que l’aventure Rob’Fresh a vu le jour. Un parcours salué par l’Adie qui, en lui décernant ce prix ‘Créadie coup de cœur’, va lui permettre d’investir dans une machine à coudre professionnelle. De seconde main bien évidemment afin de s’inscrire dans le sens de la démarche éco-responsable de Francesca Provenzano.

ADIE : 35 ans au service de l’initiative économique
C’est en 2010 que l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) a lancé les prix Créadie. Une récompense destinée à honorer les entrepreneurs locaux dans toute leur diversité et démontrer que l’entrepreneuriat est et doit être accessible à tous, quels que soient ses moyens, son pays d’origine, son âge, son réseau ou son parcours.
En 2024, l’Adie a fêté ses 35 ans d’existence. Depuis 1996, date de son implantation à Marseille, l’association a financé 12 337 entrepreneurs dans la région et a permis à près de 3 000 personnes de maintenir ou d’accéder à un emploi salarié, par le biais d’un microcrédit.
En 2023 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Adie a financé 1 407 entreprises, 303 microcrédits à la mobilité et a accueilli 7 000 porteurs de projets. Soit un total de 11M€ prêtés par l’Adie dans la région. Dans le Vaucluse, l’Adie a financé en 2023 104 entreprises, 37 microcrédits à la mobilité (soit 8% des projets totaux en Paca) et a accueilli 781 porteurs de projets.


Elisabeth Doan, sommelière à Châteauneuf-du-Pape, vient de recevoir le titre de Maître-Sommelier 2024

Lucienne Claustres-Bonnet, ancienne infirmière libérale à L’Isle-sur-la-Sorgue, vice-présidente de l’Association des infirmières, membre du Conseil National de la profession Infirmière et du Conseil d’administration de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) du Pays des Sorgues et Luberon, et experte auprès de la Haute autorité de santé, vient de se voir remettre la distinction de chevalier de la Légion d’honneur.

Le lundi 10 juin, Renaud Muselier, Président de la Région Sud, a remis la distinction de chevalier de la Légion d’honneur à la L’Isloise Lucienne Claustres-Bonnet. L’ancienne infirmière libérale a été en première ligne durant la crise de Covid-19. Elle s’est engagée quotidiennement pour venir en aide aux patients, notamment aux côtés de la Région Sud, elle s’est mobilisée pour l’ouverture des centres de dépistages et de vaccination, mais elle a aussi apporté du matériel de protection aux personnels de santé exposés au virus sur le terrain.

Lucienne Claustres-Bonnet, a joué un rôle important pour la place des infirmiers dans l’accès aux soins de proximité et d’urgence grâce au développement de la télémédecine. Un projet auquel la Région Sud a participé, et qui a permis de faire naître le statut d’Infirmiers Correspondant Samu en décembre 2023. Accompagnée par la Région Sud, elle a aussi répondu à l’Appel à manifestation d’intérêt du Ministère de la Santé en 2020 sur le vieillissement, avec la création d’un Gérontopôle Sud.

Après avoir été présidente de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) Infirmière PACA de 2016 à 2021, Lucienne Claustres-Bonnet se consacre aujourd’hui au projet ICOPE, un programme développé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour prévenir la dépendance des personnes âgées, qu’elle pilote dans trois CPTS de la région.

https://echodumardi.com/tag/distinction/page/2/   1/1