3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Où les dépenses militaires ont le plus augmenté ?

Après une légère baisse suite à la crise économique de 2008, les dépenses militaires mondiales sont reparties à la hausse depuis l’année 2015. Comme le révèlent les données de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), ce sont les pays qui se sentent géographiquement et historiquement menacés par la Russie qui ont le plus augmenté leurs budgets militaires au cours de la dernière décennie. Certaines des plus fortes hausses ont ainsi été observées en Lituanie (+157 %) et en Lettonie (+127 %), alors que l’Ukraine (+76 %), la Moldavie (+44 %) et l’Estonie (+37 %) ont également considérablement boosté leurs dépenses.

Dans les pays baltes, la hausse du budget a notamment permis d’atteindre l’objectif de l’OTAN, qui recommande de consacrer 2 % du produit intérieur à la défense. De son côté, l’Ukraine y consacrait plus de 4 % de son PIB en 2020, soit à peu près autant que la Russie. Alors que les dépenses russes ont fluctué entre 3 % et 5 % du PIB au cours de la dernière décennie, celles de l’Ukraine ont dû considérablement augmenter pour atteindre la barre des 4 %, alors qu’elles n’étaient que de 1,5 % en 2011.

Certains pays asiatiques comme l’Inde et la Chine, mais aussi le Pakistan et l’Indonésie, ont aussi nettement rehaussé le budget de leurs armées au cours des dix dernières années. Si l’on compare ces dépenses aux PIB des pays respectifs, elles ont toutefois augmenté en phase avec la production économique depuis 2011. Ces dernières s’établissent à environ 3 % du produit intérieur en Inde et à moins de 2 % en Chine. Quant à la Turquie, elle a gonflé son budget d’environ 50 % sur la période, le faisant passer de 2 % du PIB en 2011 à près de 3 % en 2020.

Dans le cadre de la loi de programmation militaire, la France a augmenté ses dépenses de défense de 7 % au cours de la décennie passée, atteignant 2,1 % du PIB en 2020. Seule une dizaine de membres européens de l’OTAN ont atteint l’objectif des 2 % du PIB. Outre la France, il s’agit des pays baltes, de la Pologne, de la Roumanie, du Royaume-Uni, du Portugal, de la Croatie et de la Grèce. Les pays qui ont consacré moins d’argent à la défense au cours de la dernière décennie sont généralement ceux dont les dépenses étaient déjà particulièrement élevées par rapport au PIB, comme les États-Unis et l’Arabie saoudite.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Où les dépenses militaires ont le plus augmenté ?

En matière d’effectifs militaires, aucune armée au monde ne peut rivaliser avec celle de la Chine. Selon les estimations de Global Firepower, la République populaire compte environ 2 millions de soldats actifs. En comparaison, les forces américaines et russes emploient respectivement autour de 1,4 et 0,85 millions de personnels actifs. Mais si on évalue la puissance globale des forces armées de la planète – en tenant compte, entre autres, du matériel, des armes déployées et de l’industrie disponible – les États-Unis conservent la tête du classement, devant la Russie et la Chine, respectivement deuxième et troisième.

Comme le montre notre graphique, quatre des huit plus grandes puissances militaires mondiales sont aujourd’hui localisées en Asie. Le Japon, qui ne cesse d’accroître ses capacités militaires face aux tensions géopolitiques régionales, et la Corée du Sud, qui entretient une armée relativement massive (plus de 600 000 soldats), sont classés respectivement cinquième et sixième (derrière l’Inde et ses 1,5 millions de soldats). Avec des troupes régulières beaucoup plus modestes en nombre (un peu plus de 200 000), la France figure quant à elle au septième rang mondial.

Pour déterminer la puissance militaire d’une nation donnée, l’indice calculé par Global Firepower se base sur plus de 50 indicateurs, allant des capacités militaires et logistiques à la stabilité économique, en passant par la main-d’œuvre, les industries et les ressources naturelles à disposition.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Où les dépenses militaires ont le plus augmenté ?

Les dirigeants du monde entier se retrouvent cette semaine à Bruxelles pour le premier sommet de l’Otan en « présentiel » depuis le début de la pandémie. De nombreux sujets seront à l’ordre du jour dans la capitale belge et l’attention médiatique sera portée sur Joe Biden, qui effectue là sa première tournée internationale depuis son élection. Le chef d’État américain tentera de rassurer ses alliés de l’Otan après quatre années de présidence Trump, qui avaient vu le refroidissement des relations entre l’Europe et les Etats-Unis.

En 2018, Donald Trump avait reproché à plusieurs membres de ne pas payer leur juste part en matière de défense à l’Otan et de ne pas avoir respecté le seuil de dépenses fixé à 2 % du PIB en 2014. Trump avait notamment concentré une grande partie de ses critiques sur l’Allemagne et avait ordonné le retrait de 12 000 soldats américains du pays, une décision sur laquelle Biden est ensuite revenue. Néanmoins, ses menaces, couplées à la hausse des dépenses militaires russes et chinoises, ont vu un certain nombre d’États augmenter leurs dépenses pour atteindre ou dépasser ce seuil de 2 %. Selon les données de l’alliance publiées la semaine dernière, 10 membres de l’Otan ont atteint ou dépassé ce niveau. Une liste qui comprend les États-Unis, le Royaume-Uni, la Grèce, la Croatie, l’Estonie, la Lettonie, la Pologne, la Lituanie, la Roumanie et la France.

Bien que l’Allemagne n’a toujours pas atteint le seuil de 2 %, elle a également significativement augmenté ses dépenses. Berlin consacrait 1,2 % de son PIB à la défense en 2018 et ce chiffre s’élève désormais à 1,5 %, soit 65 milliards de dollars en 2021, ce qui représente le troisième budget le plus élevé de l’alliance. La France se classe quant à elle au quatrième rang avec près de 59 milliards de dollars de dépenses militaires cette année, alors que les États-Unis sont toujours (et de très loin) les plus gros contributeurs avec des dépenses estimées à 811 milliards de dollars, soit 3,5 % du PIB.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Où les dépenses militaires ont le plus augmenté ?

Le 17 février dernier, un avion Rafale B a sectionné trois câbles d’une ligne à moyenne tension lors de son passage durant un vol d’entrainement à très basse altitude (entre 80 et 150 mètres du sol) dans les environs du village du Castellet, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Endommagé lors de l’incident, l’appareil de la 4e Escadre de chasse de Saint-Dizier, qui volait en patrouille avec un autre Rafale, a été contraint de se poser en urgence, une dizaine de minutes plus tard, sur la Base aérienne (BA) 115 d’Orange-Caritat.
La chute des câbles a par ailleurs, provoqué un début d’incendie, rapidement maîtrisé par les sapeurs-pompiers locaux, ainsi qu’une coupure de courant de quelques heures pour les 400 habitants du secteur.
L’enquête sur cet incident, qualifié de « rarissime » par l’Armée de l’air & de l’espace, a été confiée à la gendarmerie de l’Air alors que le Bureau enquêtes accidents (BEA) pour la sécurité de l’aéronautique d’Etat devrait aussi certainement se pencher sur cet accident.

Une ligne n’apparaissant pas sur les cartes aéronautiques
Selon la carte aéronautique OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) éditée par l’IGN à l’échelle 1/500 000 pour les vols en VFR (Visual flight rules), la ligne de 20 000 volts coupée ne figurait pas sur le document d’information aérienne. En effet, ce sont les lignes à haute tension de plus de 63 000 volts qui apparaissent dans ce type de document.
Un incident sur lequel revient le youtubeur ‘Até’. Cet ancien pilote de chasse Franco-Canadien de l’Aéronavale, de son vrai nom Pierre-Henri Chuet, propose régulièrement sur le monde de l’aviation et revient parfois sur des incidents aéronautiques.
Dans cette vidéo, il évoque les premières constations suite à cet incident et dévoile des images des dégâts subis par l’avion multi-rôle conçu par le groupe Dassault.
En Vaucluse en 2014, un Mirage 2000-B de la BA 115 s’était écrasé le 4 août entre Viens et les gorges d’Oppedette lors d’un vol d’entrainement. Le crash n’avait fait aucune victime, les deux pilotes – un élève et son instructeur – ayant fort heureusement réussi à s’éjecter avant que l’appareil ne percute une colline et ne s’écrase un peu plus loin.

https://echodumardi.com/tag/defense/page/3/   1/1