4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

« Mon physique est la pièce maîtresse de mon parcours » 

Ainsi parle le danseur et chorégraphe Sofiane Chalal. Sur scène, son corps hors norme défie les codes de la danse et les lois de la physique. Et il l’assume sans ambages : « On me rencontre deux fois, comme si mon corps prenait toute la place, même la mienne. » Cette dualité presque schizophrène entre sa vie sur scène et sa vie à la ville est le sujet de Ma part d’ombre, son premier spectacle en tant que chorégraphe et son premier solo.

Des sujets très personnels, donc universels 

Le corps comme allié et ennemi, et le paradoxe, parfois stimulant, parfois douloureux, entre ce que nous percevons de nous-mêmes et ce que voient les autres.

Vendredi 12 janvier. 20h. 6 à 12€. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr
Navette gratuite depuis Avignon. Plus d’informations sur orizo.fr


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la ville du plus important festival de théâtre au monde ne disposait pas d’une salle de spectacle fermée de grande capacité. L’anomalie est aujourd’hui réparée. 4 investisseurs locaux qui ont repris l’ancien opéra temporaire du quartier Courtine, viennent d’annoncer le lancement de leur premier saison pour le 15 février prochain. Que le spectacle commence !

Cet édifice culturel fait de bois et installé à un saut de puce de la gare TGV, a joué les remplaçants pendant les travaux de l’opéra d’Avignon. Une fois que ce dernier ait repris du service la question de l’avenir de cette construction éphémère se posait. Allait-elle être démontée pour partir vers d’autres contrées, un peu comme le théâtre en bois conçu par l’Odéon aujourd’hui installé à Thionville ? Mais que nenni, cette salle restera à Avignon. Un quatuor de locaux passionnés ont racheté au Grand Avignon l’équipement et ont décidé d’en faire une salle de grands spectacles.

L’offre culturelle d’Avignon et de son bassin de vie va s’en trouver tout à coup élargie

En effet, jusqu’alors si vous souhaitiez voir des têtes d’affiches (essentiellement musicales) vous deviez vous rendre à Marseille, Montpellier, ou l’été aux arènes de Nîmes ou d’Arles. Cette salle, d’une capacité maximum de 1650 places, a pour ambition d’être multi genre. Les repreneurs y programmeront aussi du théâtre (plutôt de la comédie), du cirque, des spectacles de danse, de magie…. L’offre culturelle d’e la ville d’Avignon et de son bassin de vie va s’en trouve tout à coup élargie, et l’on se dit mais comment était-ce possible que le Vaucluse ne soit pas doté jusqu’alors d’un tel équipement ?

Ca ouvre les écoutilles…

Cette salle baptisée Confluence Spectacles n’aura pas grand-chose à voir avec la programmation de la scène de la cour d’honneur du palais des Papes, et c’est tant mieux ! Il y a encore de nombreux amateurs ou fans qui prendront plaisir à venir écouter Enrico Macias (le 14 avril), Frédéric François (le 12 mai), Sheila (le 23 novembre) ou Mireille Mathieu (les 5 et 6 décembre 2025). La culture doit aussi savoir prendre plusieurs formes et s’ouvrir au plus grand nombre. Quand la culture va, tout va. Souvent utilisé pour le bâtiment et le BTP cet adage est aussi vrai pour la culture. Un baromètre de la bonne santé mentale de note société en quelque sorte. On peut aimer à la fois Tchekhov et Christophe Willem (le 15 février), Carmen et un spectacle de cirque (le 21 février). C’est peut-être cela au fond la meilleure définition de la culture : l’éclectisme et la diversité… ça ouvre les écoutilles… Et aujourd’hui c’est plus qu’une nécessité !


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

Le chorégraphe et danseur Baye Sangou Seck et ses sept danseurs et musiciens nous font découvrir l’Afrique et ses mystères ce vendredi 15 décembre à l’auditorium Jean Moulin du Thor.

Au Sénégal, un jeu-spectacle dont l’origine remonte aux temps lointains raconte que l’esprit du chasseur qui avait survécu à l’attaque d’un lion était contrôlé par l’esprit du lion.  Pour le soigner, les hommes procédaient à des rituels de possession. Baye Sangou Seck a choisi d’axer son travail sur cette coutume. 

Rythmes et énergie positive 

Son travail interpelle, insuffle de l’énergie positive et fait voyager le public. Pour le spectacle, le simb ou faux lion paré d’un impressionnant costume, danse au rythme intense des percussions, envoûte et entraîne le public dans le partage de la cérémonie rituelle. Sur scène, sept danseurs et musiciens accompagnent Baye Sangou Seck. Pas besoin de prendre l’avion pour découvrir l’Afrique et ses mystères… L’artiste peintre Béatrice Foucher exposera ses œuvres autour de la culture africaine et du faux lion du Sénégal. 

En coréalisation avec Le Sonograf
Vendredi 15 décembre. 20h30. 11 à 19€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80.


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

Le Centre Chorégraphique National Ballet de Lorraine

Dirigé depuis 2011 par Petter Jacobsson, le Centre Chorégraphique National Ballet de Lorraine est dédié aux écritures chorégraphiques contemporaines. Avec 25 danseurs permanents, c’est l’une des compagnies des plus importantes d’Europe. Nous avons déjà eu la chance de les rencontrer lors des Hivernales 2018 avec «Murmurations» et «Record of ancient things» dans la salle de la FabricA. Ils nous avaient époustouflés par leur virtuosité et leur vitalité.

Air–Condition de Petter Jacobsson et Thomas Caley puise son inspiration chez Klein
Les chorégraphes Petter Jacobsson et Thomas Caley, en collaboration avec l’artiste Tomás Saraceno et sur une musique d’Eliane Radigue (L’îlReSonante), veulent rendre visibles les vibrations qui nous entourent quotidiennement. Comment interagissons nous avec notre environnement ? Comment peut-on rendre visible les courants, vibrations et couleurs de notre atmosphère dans notre recherche d’un monde «moins» matériel ?

Static Shot une création signée signé Maud Le Pladec
«Tout racontera les corps, comment ils inter-agissent, comment ils excédent, comment ils se meuvent, comment ils vivent ou survivent, comment ils s’abandonnent, comment ils s’attirent, comment ils se mêlent, comment ils s’entrechoquent, comment il se transforment, comment ils ne meurent pas… et le tout pensé comme un ‘bloc’ de corps.» Maud Le Pladec.
Vendredi 15 décembre. 20h. 5 à 30€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr

Static-Shot Copyright Laurent-Philippe


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

La fidélité de la Garance à une chorégraphe fascinante
Leïla Ka débute son parcours par les danses urbaines qu’elle croise rapidement avec d’autres influences. Interprète de Maguy Marin dans la célèbre pièce May B, elle tire de cette expérience une théâtralité dansée qu’elle intègre à sa recherche chorégraphique. Elle a été découverte par le public en 2018 dans un premier solo, Pode Ser, primé cinq fois à l’international et joué plus de 140 fois depuis sa création……et joué à La Garance, Scène nationale de Cavaillon en 2022 ainsi que «C’est toi qu’on adore» Leïla Ka est cette année en résidence à la Garance, artiste associée et complice. C’est ainsi qu’elle peut nous présenter en avant-première sa dernière création «Maldonne»

Cinq femmes rassemblées au plateau pour Maldonne
L’occasion unique de partager la vie intime d’une soirée quasiment entre copines faite de liberté et de partage.  Leïla Ka s’inspire des danses urbaines et des danses de salon pour créer une dramaturgie chaotique, montagne russe d’émotions.

Jeudi 16 novembre. 20h. 3 à 20€. Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64.

https://youtu.be/2nzNQgMdVzo

De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

On connaît Les Hivernales, magnifique festival de danse au cœur de l’hiver en février ; « On (y) danse aussi l’été ! » temps fort pendant le Festival d’Avignon. Mais le Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) ne se contente pas de diffuser des spectacles, il a également pour mission de sensibiliser à l’art chorégraphique les publics de la maternelle à l’université (dans le temps scolaire) et au-delà pour le grand public avec des ateliers de pratique.

Des ateliers réguliers

Atelier hebdomadaire de Munz Floor avec Anaïs Lheureux.
La méthode Munz® Floor ? des mouvements sphériques qui ont des impacts immédiats sur tous les types de corps, ils sont durables sur les tissus profonds car il n’y a pas de manipulation externe. Doux et intense à la fois, Munz® Floor est une solution radicale contre les maux de dos.
Tous les mardis de 12h30 à 13h30. Infos & réservation : anaislheureux.com

Danse immersive électro avec Nans Pierson

Une fois par mois, venez danser sur de la musique techno/électro ! Laissez-vous porter par les fréquences et les variations rythmiques afin de vivre une expérience physique et sensorielle. Après un échauffement commun guidé à la voix, vous aurez ensuite libre cours à votre imagination ou de vous inspirer des mouvements des autres. Et pour redescendre en douceur, l’atelier se terminera par une
petite relaxation.
Jeudi 16 novembre 18 h 30 à 20 h. 10€. réservation nécessaire. 04 90 82 33 12. hivernales-avignon.com

Des résidences d’artistes avec des sorties de résidence mensuelle ouverte au public

La prochaine sortie de résidence permettra de rencontrer le chorégraphe Youness Aboulakoul avec sa création AYTA, un cri de protestation et un appel à la résistance, une manifestation chorégraphique destinée à six interprètes-femmes.
Vendredi 15 décembre. 19h à 20h. Entrée libre sur réservation. accueil@hivernales-avignon.com 04 90 82 33 12.


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

Ce samedi 23 septembre, la Compagnie Petitgrain proposera deux représentations de son spectacle jeune public ‘Ouvre la cage’ au Pôle culturel Camille Claudel à Sorgues.

Durant 30 minutes, le public découvrira le parcours d’une danseuse qui se retrouve enfermée dans une grande cage aux barreaux dorés dans laquelle elle va peu à peu se parer d’un plumage coloré pour se transformer en un oiseau pas tout à fait ordinaire.

Samedi 23 septembre. 11h et 15h. Entrée libre sur réservation à la médiathèque. Salle de spectacle. Pôle culturel Camille Claudel. 285 Avenue d’Avignon. Sorgues.

V.A.


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

Qui ne n’est posé au moins une fois cette question sans trop avoir d’idée ? Où s’informer si on veut aller au spectacle ou voir une exposition ? Pas évident. On peut affirmer qu’il existe une dichotomie importante entre l’offre culturelle d’un territoire et ce que ses habitants en connaissent ou en savent. A l’heure du numérique et de l’intelligence artificielle c’est tout à fait étonnant. La culture fait-elle de la résistance au numérique ?

La culture fait-elle de la résistance au numérique ?

Les Parisiens ont de la chance sur au moins un point, ils ont l’Officiel des Spectacles, un guide hebdomadaire papier et aujourd’hui numérique qui se veut exhaustif. Tous les films, concerts, spectacles, expositions, visites et activités pour les plus jeunes de la région parisienne y sont répertoriés avec toutes les informations pratiques nécessaires. Dans le Vaucluse, comme sur d’autres territoires, il n’existe malheureusement pas de support comparable. Si on cherche par exemple un spectacle vivant il faut partir dans des recherches longues et pas toujours fructueuses. Certes, il y a bien les sites de billetteries en ligne qui s’efforcent de répertorier le maximum d’événements. Mais les petits spectacles, les initiatives locales n’y sont pas proposés. On peut aussi s’abonner aux newsletter des salles que l’on aime. Mais comment avoir une vue d’ensemble ?

La place de la culture dans les médias n’est pas à la hauteur de la richesse et de la diversité de la création

Certes, il y a aussi les journaux qui réalisent des critiques et mettent en avant certains événements culturels. Mais pour un article combien sont-ils à ne pas avoir accès aux colonnes ou aux micros de la presse ? La place de la culture dans les médias n’est pas à la hauteur de la richesse et de la diversité de la création. C’est normal vous dirons les responsables de ces médias, la culture ne fait pas beaucoup d’audience. Ce n’est pas que la culture n’intéresse personne c’est que la thématique n’intéresse pas forcément tout le monde et au même moment. Une critique sur un spectacle de danse ne suscitera que l’intérêt qu’auprès des amateurs de cette discipline, qui ne sont sans doute pas majoritaire dans le lectorat d’un journal. A moins que ce soit un grand nom de la danse. On touche là le cœur du sujet. Comment sortir du mainstream et mettre en lumière la nouveauté et le différent ? C’est essentiel puisqu’il s’agit de l’avenir et du renouvellement. Si on ouvre pas d’avantage sur la nouveauté on risque de tourner en rond assez rapidement. C’est d’ailleurs un peu ce qui se passe aujourd’hui avec la création musicale actuelle qui n’offre malheureusement pas dans sa représentation média la richesse de ce qu’elle est réellement aujourd’hui.

Comment sortir du mainstream et mettre en lumière la nouveauté et le différent ?

A un moment où même votre compagnie d’assurance vous envoie un sms pour vous prévenir qu’il va faire très chaud et qu’il est important de s’hydrater, nous ne sommes pas en capacité de nous prévenir qu’autour de nous il y a peut-être un spectacle qui pourrait nous plaire. On recueille nos données personnelles de partout avec nos parcours numériques, mais étonnamment rien sur la culture. Serait-elle pas suffisamment marchande ? C’est certainement une bonne nouvelle, mais pour une fois que le numérique pourrait avoir une utilité culturelle…


De la danse atypique à l’Autre Scène de Vedène ce vendredi

Ayant été déclarés comme «non essentiels», le spectacle vivant et la culture en général ont été des victimes collatérales de la gestion de la crise sanitaire. Les mois ont passé et on peut dire aujourd’hui que la création artistique n’est pas morte, même si de nombreux artistes, entreprises et projets ont bu la tasse. Les premiers bilans des manifestations comme le festival d’Avignon montrent que le public a été au rendez-vous. Enfin une bonne nouvelle !

Les organisateurs du Off n’hésitent pas à dire que 2023 aura été l’année de tous les records. 1491 spectacles dont 466 créations, 1270 compagnies, 2 millions de billets vendus et près de 27 millions de CA. Voilà pour les chiffres. Pour le In le bilan est également largement positif. Bref, nous pourrions y voir là une occasion de se réjouir et de faire la démonstration que la culture et le spectacle vivant sont en définitive essentiels à la vie. Et bien non. On va trouver quelques chose qui ne va pas.

Les organisateurs du Off n’hésitent pas à dire que 2023 aura été l’année de tous les records.

En effet, l’année prochaine avec les JO qui se tiendront en France (pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire), le festival d’Avignon sera avancé d’une semaine. Catastrophe et que n’avons-nous pas entendu ? Comment ferons les comédiens pour faire garder leurs enfants ? Comment s’organiser pour la mise en place dans les lieux scolaires libérés le 28 juin ? Comment se loger fin juin ? On en appelle à la mise en place d’un fond de solidarité pour compenser le manque à gagner de la première semaine.

Demander des aides dans la perspective d’une éventuelle déconvenue dont on ne sait rien pourrait déjà être en soi critiquable. Pas sûr que les collectivités appelées à mettre la main à la poche puissent financer par anticipation des hypothétiques pertes de fréquentation et de CA.

Le négatif n’est plus l’accident qui vient perturber le positif, il devient l’élément de langage dominant et récurrent.

Même si les questions posées sont totalement légitimes et compréhensibles, ont-elles leur place ici et maintenant ? Ne pourrait-on pas avant tout savourer cette victoire de la culture ? Et battre en brèche tous ceux qui considéraient la culture comme non essentielle ? Pourquoi faut-il aller chercher systématiquement ce qui ne va pas comme si le bon fonctionnement n’était plus la norme. Le négatif n’est plus l’accident qui vient perturber le positif, il devient l’élément de langage dominant et récurrent. Ca en devient fatiguant. Peut-être que l’année prochaine nous pourrions voir dans l’un des spectacles du Off une pièce sur ce thème. Ce serait sans aucun doute le moyen d’en rire !

https://echodumardi.com/tag/danse/page/4/   1/1