8 novembre 2026 |

Ecrit par le 8 novembre 2026

De nouveaux indicateurs économiques pour préserver la réputation des Côtes du Rhône

À compter de la campagne 2026-2027, Inter Rhône met de nouveaux indicateurs économiques prospectifs à la disposition des opérateurs pour préserver durablement la réputation et la valeur de l’appellation Côtes du Rhône rouge.

Après de nombreux mois de travail effectués avec les représentants de la production et du négoce, Inter Rhône a dévoilé un nouvel outil d’orientation des prix élaboré dans le cadre de l’article 172 ter du règlement portant l’organisation commune des marchés. « Ce travail traduit une volonté commune de la production et du négoce : mieux partager l’information économique pour donner aux opérateurs des repères objectifs et leur permettre de préparer leurs négociations sur des bases plus documentées, dans le plein respect de leur liberté commerciale », a affirmé Damien Gilles, président du Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône.

Dans un contexte économique éprouvant pour le monde viticole, cette méthodologie commune repose sur des données objectives, passées, agrégées, transparentes et vérifiables et a pour objectif de s’inscrire dans le temps et de faire l’objet d’un suivi régulier. La démarche vis à contribuer à préserver durablement la réputation qualitative de l’appellation Côtes du Rhône rouge et sa valeur économique, tout en maintenant une pleine concurrence et une totale liberté de négociation entre les opérateurs. « Ces indicateurs donnent une lecture partagée des réalités économiques de l’amont et de l’aval. Ils ont vocation à nourrir un dialogue commercial plus éclairé et à contribuer à la pérennité de l’ensemble de la filière », a ajouté Samuel Montgermont, président de l’Union des Maisons de Vins du Rhône.

Un outil d’information pour l’ensemble des opérateurs

Ainsi, le travail effectué a permis d’établir deux indicateurs d’orientations de prix prenant en compte des données objectives relatives à l’amont viticole et à la situation économique des marchés des Côtes du Rhône rouge. Pour les Côtes du Rhône rouge conventionnel/HVE (Haute Valeur Environnementale), le prix d’équilibre est à 132€/hl et celui de pérennisation à 171€/hl, pour les Côtes du Rhône rouge Bio, ils sont respectivement à 148€/hl et 193€/hl.

« Ces indicateurs sont facultatifs et non contraignants. »

Philippe Pelaton

L’indicateur de prix d’équilibre est un repère économique qui permet d’assurer l’équilibre économique de l’activité viticole et de contribuer à préserver la valeur et la crédibilité de l’appellation. Celui de pérennisation permet de contribuer durablement au maintien de l’activité, à l’investissement et au renouvellement du vignoble, nécessaires pour préserver dans la durée les conditions de production et la qualité attachée à l’appellation.

« Avec cette démarche, Inter Rhône met à la disposition des opérateurs des outils économiques objectifs pour mieux comprendre la situation de la filière et éclairer leurs négociations, a conclu Philippe Pelaton, président d’Inter Rhône. Ces indicateurs sont facultatifs et non contraignants. Notre ambition est d’améliorer la transparence et le dialogue entre l’amont et l’aval, afin de préserver la valeur et l’image de qualité de nos appellations et de contribuer à la pérennité de l’ensemble de la filière. »


Un monde fou à Avignon, capitale des Côtes du Rhône, pour la proclamation du Ban des Vendanges

Et d’abord une excellente nouvelle, « malgré les épisodes successifs de canicule depuis le mois de mai et le stress hydrique, la vigne a plutôt  bien réagi, elle a résisté et elle donnera une belle vendange », a assuré Denis Allary, vigneron à Cairanne et en charge de la promotion à Inter Rhône.

Sur la scène installée au pied de l’imposant Palais des Papes, autour de la nouvelle présidente des Compagnons des Côtes du Rhône Brigitte Bouvier, du vice-président François-Xavier Nicolas, de David Bérard, devenu délégué opérationnel et développement, de Pierre Saysset, conseiller du Bureau, nombre de personnalités. Deux anciens préfets, Bertrand Gaume et Jean-Michel Drevet, qui font partie des Compagnons des CDR, mais aussi Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental, Hervé de Lépinau, député-maire de Carpentras, Jacqueline Bouyac, conseillère régionale. Présents également Christian Etienne, ancien chef étoilé, Christian Paly, vigneron et élu en charge de l’œnotourisme à la mairie d’Avignon aux côtés du nouveau maire Olivier Galzi dont c’était la 2e année de présence au Ban, puisque l’été dernier, il était là, mais comme candidat aux Municipales. Dans le public on a aussi croisé d’autres élus de la Cité des Papes, Corinne Chatriot, Isabelle Altayrac, Laurent Rochut, par ailleurs patron de salles de spectacles qui a accueilli 80 000 spectateurs pendant le festival, en juillet. Des absents également pour ce qui est pourtant l’évènement qui marque la rentrée. Les président.e.s de la Chambre Régionale d’Agriculture, de la Chambre de Vaucluse, du Syndicat Général des Vignerons.

Comme chaque année, on a vu défiler dans les rues du centre historique une douzaine de Confréries Bachiques de Vaucluse et du Gard Rhôdanien en tenue d’apparat, une messe vigneronne a été célébrée à Métropole de Notre Dame des Doms, un marché gourmand était ouvert, des millierts de visiteurs ont pu s’attabler en famille sur l’immense espace qui va jusqu’au parvis du Musée du Petit Palais. 

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Du haut du Palais des Papes, le Ban a été proclamé en provençal, italien, espagnol, allemand avant que le public entonne la Coupo Santo et que le raisin soit goûté par les spectateurs qui ont donné leur feu vert aux vendanges. Sans doute pour un millésime 2026 qualitatif.

Populaire, festif, convivial, le Ban des Vendanges a, une fois de plus, montré le dynamisme du monde vitivinicole qui a bien besoin de soutien en ces temps de crise climatique et de déconsommation.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Précocité, résilience et adaptation des vignes des Côtes du Rhône à la canicule à l’heure des vendanges

Historiquement, c’est du jamais vu dans la Vallée du Rhône : des vendanges qui ont débuté dès le 10 août, ce qui a demandé aux propriétaires de vignobles de se démener pour trouver des saisonniers au cœur des vacances d’été !

Pourtant tout avait bien commencé, un hiver doux, un printemps bien arrosé et soudain en mai, la 1re canicule de l’été, une nappe phréatique mise à contribution, une maturité accélérée selon les parcelles. Au fil des mois, le phénomène climatique s’est accentué, des records de températures battus toutes les semaines, des feuilles de vignes qui brûlent sous les rayons intenses du soleil et se recroquevillent, des grains qui flétrissent sauf si les parcelles sont en altitude, avec des nuits plus fraîches. 

Pour Philippe Pellaton, président d’Inter Rhône dont le mandat s’achève dans quelques mois, « le raisin s’est bien comporté, il s’est adapté, seules les jeunes vignes ont souffert. Nous aussi, on s’est levés plus tôt, parfois en pleine nuit pour ramasser les grappes avant la canicule de l’après-midi. »

Il est trop tôt pour parler de volume, de rendement à l’hectare. Les grains moins gorgés en eau depuis le printemps, seront sans doute plus petits mais plus concentrés en goût, ce qui donnera au millésime 2026 une qualité optimale.

Philippe Pellaton, par ailleurs président de Sinnae, la cave coopérative de Laudun qui regroupe aussi les vignobles de Lirac, Chusclan et Saint-Gervais, soit 140 vignerons, se veut rassurant malgré la déconsommation de vin et les aléas climatiques : « Certes, le changement climatique est violent, il nous faut trouver d’autres  cépages plus résistants à la chaleur et aux maladies, d’autres sols, d’autres matières organiques qui retiennent l’eau et imbibent les racines des vignes pour qu’elles ne subissent pas de stress hydrique. L’irrigation avec le projet HPR dans le Nord Vaucluse et le Sud Drôme est évidemement un atout majeur pour l’avenir des Côtes du Rhône. »

Philippe Pellaton, président d’Inter Rhône. ©Clément Puig

Nouvelle gouvernance pour les Compagnons des Côtes du Rhône qui sont prêts pour un été festif et convivial

Cette association de 72 bénévoles passionnés fête ses 30 ans. Créée par de jeunes vignerons de Sainte-Cécile-les Vignes, Cairanne et Lagarde-Paréol, notamment le regretté René Aubert en 1996, elle a ancré la capitale des Côtes-du-Rhône à Avignon où trônent les 544 souches de la seule vigne AOC intra-muros de France, classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, au-dessus du Rocher des Doms. Et les 9 papes qui se sont succédés en Vaucluse à partir de 1309 pendant près de 70 ans, ont planté des vignes ici comme à Châteauneuf, Malaucène ou Beaumes-de-Venise.

Les Compagnons viennent de changer de gouvernance. C’est désormais Brigitte Bouvier, ancienne professeur d’histoire et actuelle directrice du Lycée viticole Pierre Le Roy de Boiseaumarié à Orange qui le préside. Et David Bérard, le président sortant, devient Délégué opérationnel et développement. Le bureau est 100% dédié à la filière viticole avec François-Xavier Nicolas, négociant en vins comme vice-président, Marion Lizée, agent technique de l’INAO, comme trésorière, et Guillaume Raynaud, vigneron à Sablet, comme secrétaire. Quant à Pierre Saysset, directeur d’un syndicat professionnel, il continue à prodiguer ses conseils avisés à l’association.

« Notre association conjugue vin et culture. Depuis 30 ans, elle crée des fêtes conviviales, gratuites, populaires, des moments de partage, de convivialité, elle met en valeur le savoir-faire des vignerons. Elle réunit 175 communes d’Ardèche, Drôme, Gard et Vaucluse, 27 000 hectares, un terroir où sont produits 900 000 hectolitres de vins dans les trois couleurs », rappelle David Bérard. La nouvelle présidente enchaîne : « Notre objectif est de développer et promouvoir la destination œnotourisme Avignon. » Elle qui fait partie des Compagnons depuis 4 ans se dit « bluffée par le nombre d’évènements organisés, près de 200 par an, par l’ambiance chaleureuse, la motivation des membres qui viennent d’horizons complètement différents, qui partagent les mêmes valeurs sur le patrimoine de la vigne et du vin, cette culture séculaire de la Vallée du Rhône. C’est tout sauf de l’élitisme, nous voulons transmettre ce trésor, ce ‘spot’ du Clos de la Vigne des Papes où des touristes du monde entier, d’Australie, du Japon, de Scandinavie, d’Amérique du Sud viennent prendre des selfies à longueur de journée. Nous nous devons de valoriser cette richesse, ce patrimoine, ces paysages que le monde entier nous envie. »

La Vigne du Clos des Papes qui surplombe le Rhône. ©Compagnons des Côtes du Rhône

Après le Live de samedi, la Balade Gourmande et Vigneronne le samedi 6 juin,  le Bar à Vins de Châteauneuf-de-Gadagne lors de Terroirs en Fête les samedi 13 et dimanche 14 juin, celui de la Maison des Vins pendant le Festival de Théâtre en juillet, ce sera le tour du Ban des Vendanges, le samedi 29 août sur l’emblématique Place du Palais des Papes. La bouteille sera sérigraphiée par l’entreprise de Serge Rossi à Sorgues. « On en vend environ 5 000 lors de la soirée du Ban, les vignerons touchent 1€ par col. Un tiers de ces bouteilles est ramené à la maison par les participants, en souvenir, où elles servent de carafes », précise David Bérard.

Nul doute que tous ces rendez-vous vont attirer encore plus de touristes et de Vauclusiens qui apprécient le travail des vignerons. Ils peuvent remercier les 72 bénévoles des Côtes-du-Rhône qui donnent plus de 6000 heures de leur temps par an pour faire plaisir au plus grand nombre.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Ce samedi 30 mai, le Live des Côtes du Rhône revient sur la place du Palais des Papes à Avignon pour une 5e édition.

Ce week-end, l’événement incontournable des Côtes du Rhône fait son retour avec une soirée qui réunira viticulture et musique. Plus de 200 références de vin seront présentées par les vignerons à la dégustation. Les 20 Côtes du Rhône Villages seront représentés pour l’occasion.

Une grande nouveauté cette année, deux containers Côtes du Rhône seront transformés en bars à vins. L’appellation promet « une expérience de dégustation plus contemporaine et immersive. » Il y sera aussi possible de goûter des cocktails élaborés avec les vins.

Les Côtes du Rhône invitent les participants à ajouter une touche de rouge à leur tenue. De nombreuses animations sont prévues au programme comme des défis sportifs, des jeux, un ‘Rhône Vegas’ avec une dégustation plus originale. Le tout dans une ambiance musicale assurée par le trio Very Happy Sound, le quatuor Octopus et DJ Bayøc.

Côté gastronomie, ce seront 10 restaurateurs avignonnais qui seront présents pour régaler vos papilles : Beer Garden, Canoa Café, Moloko, Gelateria Notre-Dame, KOUK, L’Épicerie de Ginette, la Laiterie Gilbert, le 17 Place aux vins, Mamma Corsica et O’Collin’s Irish Pub.

12€ la dégustation (comprend un verre, un éthylotest et cinq jetons de dégustation).
Samedi 30 mai. De 18h à 1h. Place du Palais des Papes. Avignon.


Les vignerons indépendants nous invitent à pique-niquer dans leur domaine pendant la Pentecôte

Pour la 31ème année le syndicat des vignerons indépendants de France organise du 23 au 25 mai des pique-niques dans leurs chais. Vous apportez vos paniers et les vignerons se chargent de vous faire découvrir leurs vins. Une opération déclinée et Provence et partout en France. Elle propose également des visites de vignobles, des ateliers et des animations pour petits et grands.

C’est désormais une tradition, chaque année pendant le week-end de la Pentecôte le syndicat des vignerons indépendants organise un grand pique-nique dans les domaines de ses adhérents. La formule plait. On y vient avec son panier et les vignerons fournissent les boissons. Une occasion unique de découvrir ses artisans du vin et leurs productions. Les vignerons indépendants sont tout à la fois viticulteurs, récoltants, vinificateurs et distributeurs. Et 90 % des vignerons indépendants pratiquent l’œnotourisme. Pour ce pique-nique revendiqué comme le plus grand d’Europe 221 domaines y participent, dont 39 dans la vallée du Rhône, en Provence et en Corse.

Pour connaître la liste des domaines participants et s’inscrire (souvent indispensable)
www.vignerons-independants.com/nos-evenements/pique-nique-chez-les-vignerons-independants-R


Avec les Côtes du Rhône, été 2026 rime avec convivialité et festivaliers

« Nous voulons remettre le vin dans la vie, accompagner les consommateurs là où ils sont, festivals, concerts, expositions, lieux de partage, de fête et de gastronomie, annonce Sophie Lescure, directrice de l’évènementiel à Inter Rhône. Notre socle doit s’élargir aux jeunes, répondre à leurs attentes, leur présenter le vin comme un moment, une ambiance, une émotion, notamment avec des cocktails. Il ne s’agit pas de rafraîchir l’image du vin artificiellement mais de leur faire découvrir la richesse des appellations à travers la diversité des cépages et des terroirs ».

Et cet été va vivre au rythme des propositions en Vaucluse, dans les départements voisins, en France comme à l’international. À Avignon, la capitale des Côtes du Rhône, la saison débute le samedi 30 mai avec le Live des Côtes du Rhône. Pour cette 5e édition, sur la place emblématique du Palais des Papes, une centaine d’exposants, des stands de dégustations et de restauration, une nouveauté, un container rutilant pour les cocktails et, bien sûr, de la musique. De leur côté, les Compagnons des Côtes du Rhône organiseront leur Balade Gourmande à travers des lieux insolites de la Cité des Papes le 6 juin. Le Bar à vins, pendant le 80e Festival In d’Avignon sera ouvert entre le 3 et le 25 juillet avec chaque soir des vignobles et des domaines invités, une sélection de cuvées et un sommelier pour parler des cépages et assemblages.

Dans le Vaucluse, des soirées sont prévues à Sablet le 13 juillet, mais aussi Vaison Voit/Boit rouge le 21 juillet, Valréas qui propose avec ses Côtes du Rhône Villages un moment Pink & White avec food trucks et restaurateurs locaux le 23 juillet, et le lendemain, fiesta à Visan. En août, ce sera Sainte-Cécile qui prendra la suite le 2 avec en plus un marché d’artisans. Et notez sur votre agenda que le Ban des Vendanges est programmé le 29 août dans le Jardin des Doms totalement rénové avec de nouvelles plantations, le bassin réaménagé et une aire de jeux pour les enfants. Enfin, le 27 septembre aura lieu le Marathon d’Avignon. Les anciens se souviennent du Marathon dans les Vignes qui finalement avait disparu du calendrier des festivités.

Et des événements en dehors du Vaucluse

Dans le Gard Rhôdanien, les Escapades de Signargues les 2 et 3 juillet. Chez nos voisins de la Drôme, Nyons mettra en lumière son AOP le 25 juillet à Piégon avec un DJ en prime pour l’ambiance musicale, Suze-la-Rousse fêtera les 10 ans de son AOC le 30 juillet et du 10 au 13 septembre est prévu le Valence Gastronomie Festival, une expérience gustative avec une sélection de vins en accord avec les recettes des chefs étoilés.

De son côté, dans le Rhône du 10 au 14 juin, le Lyon Street Food Festival offrira sur un espace de 600m² des moments de dégustations mais aussi des ateliers de composition oenologique. Les Côtes du Rhône ne perdent pas le nord, elles seront présentes à Arras pour le Mainsquare Festival à Arras, un nouveau partenariat pour faire connaître le savoir-faire de nos vignerons dans le Pas-de-Calais. Autre site, celui d’Aix-les-Bains pour le Festival Musilac sur les rives du Lac du Bourget, entre le 9 et le 12 juillet, une manifestation qui chaque été attire environ 100 000 spectateurs.

Jazz à Vienne, un rapprochement initié à l’époque par Michel Chapoutier, ancien Président d’Inter Rhône, se poursuivra entre le 25 juin et le 11 juillet pour cet évènement musical créé il y a 45 ans et qui fidélise plus de 200 000 amateurs. Suivra Rhone in White à Lyon le 7 septembre.

Enfin, les Côtes-du-Rhône s’exportent et se montrent à l’international, en Belgique le 8 juin à Gand, au Royaume-Uni les 31 mai-1er juin à Edimbourg, à Londres du 17 au 21 juin. Fin août en Allemagne à Düsseldorf (28-30) et à Brême (27-30). Aux USA, à Houston (26-27 septembre), avec le Wine Festival où 4 500 festivaliers sont attendus. Nos Côtes-du-Rhône seront aussi en tournée au Canada, le 17 juin à Montréal et concluront leur périple en Asie, en Chine du 12 au 14 septembre pour le Festival Ooh La La.

Lors de la présentation de cette saison à la Maison des vins, un duo de mixologues venus de Montpellier a fait un démonstration de composition de cocktails avec les trois couleurs des Côtes du Rhône, mêlées à des sirops, de la lavande, des pétales de fleurs et du gingembre pour surprendre les papilles. « La bonne dose », c’est leur nom, de quoi séduire aussi les jeunes consommateurs avides de nouvelles sensations dans leurs dégustation.

Les cocktails réalisés avec les vins des Côtes du Rhône. ©Syndicat des CDR

Contact : www.cotesurhone.com


Deux vigneronnes de Châteauneuf-du-Pape font la couverture de la revue de vins la plus réputée du monde

La maman et la fille, Isabel Ferrando et Guillemette Giraud Ferrando, sont en couverture de Wine Spectator, une référence sur papier glacé pour les vins de prestige et bien sûr les vigneron.n.e.s. qui les produisent. Un magazine américain reconnu pour son expertise en vins, publié à des millions d’exemplaires dans sa version papier et sa déclinaison digitale avec en titre « Châteauneuf’s Isabel Ferrando » parmi les meilleures Côtes du Rhône. 

« C’est une reconnaissance qui m’honore et m’émeut, reconnaît Isabel Ferrando. Je suis à la fois ravie et sidérée. Je ne saurais même pas expliquer ce succès. Peut-être parce que je suis moi-même et mon vin reflète ma personnalité, mes choix. Je me demande comment c’est arrivé. Quand j’ai débuté dans ce métier, je n’aurais même pensé en rêver, c’est dire. Parfois je m’interroge : c’est vraiment moi sur la photo? Je suis avant tout une ambassadrice de Châteauneuf-du-Pape, de son vin, de la Provence, de sa typicité, de sa gentillesse, de sa tolérance et quand je suis à l’étranger, dans les salons, je défends ma région, mon pays. »

La lettre que Wine Spectator lui a adressée en anglais précise : « Chère Isabel, Chère Ferrando Family, vous pouvez à juste titre être fière de ce résultat. Dans le Top 100 des meilleurs vins du monde, vous figurez parmi les 10 premiers au classement 2025. Or notre notation drastique vous a sélectionnée parmi 10 200 autres vins en dégustations à l’aveugle qui ont mis en évidence sa qualité gustative et le rôle majeur que vous jouez dans votre zone de production, les Côtes du Rhône. Notre revue est la plus lue de la planète sur tous les supports. vous pouvez donc être assurée que les authentiques amateurs de vins vont vous applaudir. Notre équipe aussi applaudit des deux mains la qualité de votre travail et de votre savoir-faire et nous saluons votre succès amplement mérité. »

Un changement de carrière professionnelle

« Je ne baisse jamais les bras, précise Isabel Ferrando. En 2019, j’ai perdu Germain Giraud, le père de ma fille et fin 2024, mon compagnon, Jérôme Malet, producteur de vin, miel, huile d’olive, truffe et lavande de Drôme provençale. Ce sont les deux hommes de ma vie, j’ai beaucoup appris avec eux et je suis leur exemple, leurs exigences de qualité. J’ai commencé ma vie professionnelle dans la banque et soudain, j’ai voulu bifurquer. Quand j’en ai parlé à mes parents, ils m’ont fait confiance, ils m’ont dit ‘vas-y, fonce, on croit en toi’. Les Américains aussi aiment cette foi en l’avenir, cet optimisme. Au lendemain du 11 septembre 2001 et de l’attaque des tours jumelles à Manhattan, ils ont relevé la tête, ils ne se sont pas laissé abattre. Moi non plus, l’adversité me galvanise, je me bats. »

Depuis la sortie de ce magazine, Isabel et sa fille reçoivent des tonnes de messages. Beaucoup de femmes qui les félicitent et leur demandent des conseils, les citent en exemples à suivre. Or la notoriété ne date pas d’hier. Déjà en 2003, Robert Parker avait titre « Une étoile est née » en mettant un 100/100 à l’une des premières cuvées d’Isabel Ferrando et du vin de Saint-Préfert. Plus tard, la Revue du Vin de France avait titré sur « La Papesse de Châteauneuf ». Puis l’Élysée a choisi de mettre son vin à la carte de la Présidence de la République Française pour les dîners de gala. Ensuite, Michelle et Barack Obama ont dîné un soir à Paris et goûté un vin Famille Ferrando. Du coup, ils en ont commandé des caisses entières pour la résidence officielle du président américain, la Maison-Blanche à Washington.

Une affaire qui mêle audace et transmission

« Cette récompense, c’est aussi un coup de pouce aux équipes qui me suivent depuis plus de 20 ans. C’est reconnaître que j’ai fait des choix audacieux mais assumés, comme investir en plein crise monétaire des subprimes en 2008 comme en plein Covid, de mettre 3M€ dans une nouvelle cave de vinification, de changer de nom en passant de « Saint-Préfert » à « Famille Ferrando » avec une montée en gamme de mes vins, mais aussi à l’arrivée de Guillemette dans la société. Or, ces changements ont été salués par les clients qui ont adhéré et par la critique qui me fait toujours confiance », ajoute la vigneronne.

Elle poursuit : « Il est rare qu’une femme soit en couverture de Wine Spectator. Quand elle l’est, c’est aux côtés de son mari vigneron. Mais c’est la 1re fois, qu’il y a deux femmes, une mère et sa fille. Or les Américains sont sensibles à la transmission, à l’esprit de famille. C’est aussi un atout commercial de taille. Or la crise viti-vinicole est là et depuis longtemps. Changement climatique, Brexit, guerres en Ukraine, au Moyen-Orient, maintenant dans les pays du Golfe Persique, déconsommation, taxes douanières, normes exponentielles, coût de l’énergie et des matières premières. En ce moment, d’après la SAFER il y a des vignobles à vendre à Châteauneuf, or ils ne trouvent pas d’acquéreur. Ils sont trop chers, la rentabilité espérée n’est pas à la hauteur des investissements. Donc on doit se battre à l’export avec un dollar 18% moins cher que l’euro, pareil pour le yen qui s’est effondré au Japon. »

Châteauneuf-du-Pape rayonne au-delà des frontières

Un espoir toutefois, les accords du Mercosur favorables à la viticulture, même si ce n’est pas le cas pour les secteurs de l’agriculture. « Guillemette vient de passer 3 mois aux États-Unis après l’Asie à l’automne. Là-bas, entre la Floride et la Californie, on lui a demandé de signer des autographes sur la couverture de Wine Spectator comme si c’était une rock star. Nous avons aussi embauché un commercial, César, qui va nous épauler dans ces recherches de marchés nouveaux. En Suisse, en Suède, mais aussi en Inde et en Chine », précise la vigneronne. Un horizon qui s’ouvre aussi au Mexique et au Brésil comme elles l’ont constaté lors du Wine Paris en début d’année.

Et comme la revue américaine les a invitées à présenter leurs vins sur la 5e Avenue en octobre prochain, Isabel et sa fille vont en profiter pour faire une  tournée Outre-Atlantique au Canada et aux USA, à la rencontre de clients. Elles seront aussi en décembre à ‘La Tablée de New-York’ pour une ‘Verticale’ d’une quinzaine de millésimes « grand format », c’est à dire jéroboams. Une ode à leur savoir-faire qui fait rayonner Châteauneuf-du-Pape, bien au-delà de ce village de 2050 âmes. 

Contact : contact@famille ferrando.com

Isabel Ferrando a reçu un prix lors des Trophées des entrepreneurs positifs 2025 de la CPME84

Un accord de durabilité pour les rouges des AOC Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages

Inter Rhône, organisme interprofessionnel des appellations de la Vallée du Rhône, a déposé un accord de durabilité pour les vins rouges des appellations Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages, sans dénomination géographique.

À l’occasion de son Assemblée Générale en novembre dernier, Inter Rhône avait voté à l’unanimité le dépôt d’un dossier dans le but de mettre en place un accord de durabilité interprofessionnel pour les vins rouges des appellations Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages. Cette décision répond à un contexte de crise marqué par une baisse notoire de la consommation, une pression accrue sur les prix et des défis majeurs pour la rentabilité des exploitations engagées dans des démarches environnementales.

Cet accord, porté par Inter Rhône, le Syndicat des Vignerons des Côtes du Rhône et l’Union des Maisons de Vins du Rhône (UMVR), devrait permettre aux producteurs des appellations, lorsque cela contribue à des objectifs environnementaux, d’agir collectivement en dérogeant, sous conditions, au droit de la concurrence. Cela garantirait un dispositif commun entre production et négoce. « Il constituera un outil d’appui et de pilotage de la transition, en complément des démarches déjà engagées localement par de nombreux vignerons et collectifs de producteurs », développe Philippe Pellaton, président d’Inter Rhône.

Une étape vers un modèle viticole plus viable

Concrètement, l’accord permettra d’accompagner la transition environnementale des producteurs de rouges certifiés Agriculture Biologique (Bio) et Haute Valeur Environnementale (HVE) des appellations Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Villages, d’encourager des pratiques durables partagées et mesurables, ainsi que de renforcer la lisibilité économique de la production.

En déposant cet accord, Inter Rhône, le Syndicat des Vignerons et l’UMVR souhaite construire un modèle viticole plus résilient, durable et économiquement viable, mais aussi éviter le désengagement d’exploitations engagées dans des démarches environnementales. « Cet accord marque une ligne rouge : la durabilité n’a plus vocation à être une charge laissée aux seuls vignerons », affirme Damien Gilles, président du Syndicat des Vignerons des Côtes du Rhône.

Des prix d’orientation pour une rémunération juste des producteurs

Deux commissions interprofessionnelles réunissant producteurs et négociants ont été organisées pour définir des prix d’orientation, prenant compte des coûts de production, des réalités de marché, des marges de soutenabilité économique, et des surcoûts liés aux certifications environnementales. Le tout dans l’objectif de garantir une rémunération juste des producteurs, et de maintenir la compétitivité de la filière. Des fourchettes de prix ont été prévues en fonction des différentes situations économiques.

L’accord global est prévu pour une durée initiale de deux ans, mais les familles professionnelles se réservent la possibilité de renégocier ces prix d’orientation en fonction d’évolutions significatives des coûts de production, des rendements, des conditions de marché ou de la réglementation. « Nous ne voulons pas figer le marché, nous voulons éviter qu’il se fracture tout en soutenant une production durable. Ces prix d’orientation ne sont pas des verrous, ils sont une base commune », explique Samuel Montgermont, président de l’UMVR.

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