5 avril 2025 |

Ecrit par le 5 avril 2025

Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Le logement social et la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat ont été au cœur d’une séance-marathon lors de la dernière séance plénière du Conseil départemental de Vaucluse. Si tout le monde semblait s’accorder sur les difficultés du bailleur départemental à assumer son rôle d’aménageur c’est surtout deux visions de l’action politique qui se sont opposées. Avec d’un côté les tenants d’une défense, coûte que coûte, du service public et d’autre part ceux qui privilégient la culture du résultat. Avec 18 voix contre 15 et 1 abstention, ce sont ces derniers qui ont emporté la décision.

Quatre heures de débat, 32 délibérations et un dossier-papier de 994 pages pour cette plénière d’automne à Avignon. Avec en amont, devant l’hémicycle de la Rue Viala, dès 9h, un comité d’accueil d’un peu plus d’une centaine de manifestants vent debout contre la fusion-absorption programmée du bailleur social public Vallis habitat avec la coopérative de droit privé Grand delta habitat.

Cette délibération, la 22e, a pris 2 heures montre en main. Tous les groupes politiques ont pris la parole, certains avec sincérité, d’autres oubliant les dérives qui ont mené l’office départemental dans sa situation actuelle notamment lorsqu’il s’appelait encore Mistral habitat ou lors du rapprochement avec Grand Avignon résidences entrainant principalement une forte dégradation du parc de logement de Vallis habitat.

Auparavant, au milieu des salariés de Vallis habitat en colère manifestant devant l’Hôtel du département, un représentant du Parti ouvrier indépendant démocratique (Poid), tracts en main, Gilbert Saccani : « Il est inacceptable que des biens publics soient ainsi pillés. Il faut arrêter cette politique de destruction du logement social, la dégradation des conditions de vie des habitants et la hausse des loyers ».

Solution rapide et efficace
La présidente de l’exécutif, Dominique Santoni, prend longuement la parole pour expliquer les raisons de cette solution : « Les locataires, encore les locataires, toujours les locataires. C’est à eux que je pense avec ce projet de fusion, motivée que je suis par le service que nous leur devons. Nous les mettons au centre des débats, avec, en Vaucluse, 15 600 logements gérés par Vallis habitat et 13 000 par Grand Delta et des habitants qui attendent qu’on engage d’indispensables rénovations. Il y a un an, le 21 septembre 2021, dans ce même hémicycle nous avons eu un débat, long et riche, vous avez fait les mêmes constats pour Vallis habitat, ses difficultés, son incapacité à remettre en état des milliers d’appartements. »

Elle continue : « Je suis une femme pragmatique qui cherche une solution rapide, efficace, loin de toute posture politicienne et idéologique. Depuis au moins 2 décennies, notre office public de HLM n’est plus performant, il a cumulé une dette considérable, le parc locatif est en totale déliquescence, Vallis habitat n’a plus ni les moyens, ni le personnel pour mener à bien toute rénovation. Il faut 450M€ pour réhabiliter le parc, le restructurer en profondeur et procéder à une réelle réhabilitation urbaine de grande envergure. Grand delta habitat a fait ses preuves de compétence, technicité dans les grands chantiers, comme d’autres coopératives dans des villes communistes comme Gennevilliers. Contrairement à la caricature que vous nous présentez, nous ne donnons par Vallis habitat au grand capital, que je sache la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann est socialiste. »

4 000 logements rénovés d’ici 5 ans
Dominique Santoni précise ensuite les engagements obtenus au fil des négociations avec la gouvernance de Grand delta habitat en général et Michel Gontard en particulier, son patron, l’ancien 1er adjoint socialiste de la mairie d’Avignon. « Il s’est engagé à réhabiliter 4 000 logements en 5 ans alors que notre office public n’en rénovait que 130 par an, il en construira 500 par an dans le Vaucluse, nous aurons une minorité de blocage de 36%, les emplois seront préservés, je veillerai personnellement à ce que le personnel ne soit pas laissé sur le bord du chemin. Il faut agir et agir vite avant que les taux d’intérêt ne remontent en flèche, Vallis habitat n’y arrivera pas seul, et je répète que je ne suis pas dans une posture idéologique mais que je prends mes responsabilités d’élue pour défendre les Vauclusiens ».

Les inquiétudes de l’opposition pour le logement social en Vaucluse
Sophie Rigaut, dans l’opposition regrette « Cette fusion, nous aurions préféré un rapprochement gagnant-gagnant dans ce département où 76% des habitants sont éligibles à un logement social. Que se passera-t-il demain ? Les effectifs seront-ils maintenus ? Le montant des loyers aussi ? ». Dominique Santoni rassurera les élus inquiets sur le sort des salariés: « Les primes de vacances sont de 150€ pour Vallis habitat, 1448,50€ pour Grand Delta Habitat, pareil pour l’intéressement 1 800€ pour VH – 2 800 à 7 000€ pour GDH ».

André Castelli dénonce la précipitation de cette décision
Le communiste André Castelli n’y va pas de main morte : « J’ai l’impression d’être au marché aux bestiaux au Puy en Velay? C’est effarant et insultant de parler ainsi de Vallis habitat et de ses agents. Tout est plié d’avance, cette précipitation est inaccoutumée, vous vous levez le matin et soudain vous décidez de fusionner les deux structures ». Réponse cinglante de Dominique Santoni : « Vous lisez votre question malgré tout ce que j’ai dit en ouverture de séance, vous ne m’écoutez pas et vous continuez à avoir une posture politicienne. Croyez-vous que je me suis levée un matin et que je prenne une telle décision en quelques secondes ? Non, absolument pas, je travaille sur ce dossier qui concerne des centaines d’hommes et de femmes depuis des mois. J’ai étudié les chiffres, vérifié, écouté le point de vue des maires et des spécialistes de l’habitat social avant de penser que cette solution était la meilleure ».

Métropolisation sous-jacente pour le RN, ségrégation pour les Bompard
Marie Thomas de Malleville pour le Rassemblement National prend ensuite la parole : « Vous privatisez le social, le département est phagocyté par une métropolisation sous-jacente, vous cédez gratuitement une partie du patrimoine des vauclusiens et je me demande comment vous allez intégrer 147 fonctionnaires quand vous mettez 10 jours pour remplacer Joris Hébrard, l’ancien maire RN du Pontet qui démissionne du Conseil Départemental pour ne pas cumuler les mandats après son élection comme député ».
Autre prise de position, celle du maire d’Orange, Yann Bompard : « Certains versent des larmes de crocodile sur la disparition de Vallis Habitat, ex-Mistral Habitat, mais ce sont les mêmes qui l’ont tué il y a 20 ou 30 ans. Une ancienne présidente PS avait déclaré haut et fort qu’il n’y aurait un coup de pouce pour Orange et Bollène tant qu’un ou une Bompard serait à la mairie. Pendant tout ce temps-là, on a laissé crever le parc immobilier et ses résidents, les habitants des quartiers de Fourches-Vieilles ou de l’Aygues ont vécu douloureusement cette stigmatisation et cette ségrégation continues ».

« On ne peut plus continuer ainsi. »

Jean-François Lovisolo.

Le débat a continué avec l’élue du canton de Pertuis, Noëlle Trinquier qui dénonce la carence de locations, vu l’état des appartements : « Sur 16 500 logements du parc de Vallis Habitat 702 ne sont pas loués. Ces chiffres de vacances sont inacceptables quand on connaît le nombre de Vauclusiens qui cherchent un toit. Ensuite c’est au tour du nouveau député RN Hervé de Lépinau d’exprimer ses inquiétudes : « Vous voulez une fusion-absorption à marche forcée, mais quand il y a un absorbeur il y a forcément un absorbé qui n’a plus son mot à dire. Grand delta habitat va construire du neuf plutôt que de remettre en état des appartements insalubres ».

De son côté l’ancien socialiste Jean-François Lovisolo devenu parlementaire macroniste l’annonce : « On a réussi à mettre à genou un outil public et on se retrouve avec des appartements délabrés, insalubres, indignes, on ne peut plus continuer ainsi. Je voterai cette fusion mais je demande la création d’un comité de suivi sur le devenir des personnels de Vallis habitat ». Souhait qui sera mis en œuvre, a assuré dans la foulée la présidente.

Enfin Jean-Baptiste Blanc, élu LR du département et du Sénat et ancien président de Vallis habitat sous la mandature de Maurice Chabert raconte ce qu’il a trouvé en arrivant : « Une situation apocalyptique. On a fait ce qu’on a pu pour mieux gérer. La coopérative c’est une forme juridique qui existe dans des villes de gauche comme Nanterre ou Evry, elle fait partie des outils de l’économie sociale et solidaire, donc cette fusion doit marcher ».

Au bout de deux heures d’échanges tendus, la fusion a été votée : 18 voix pour, 15 contre, une abstention.


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Alors que c’est demain que l’assemblée départementale se réunira en séance plénière pour délibérer sur la fusion de Vallis habitat et Grand Delta habitat, le sénateur socialiste de Vaucluse Lucien Stanzione rappelle qu’il reste indéfectiblement attaché à ce que le bailleur social du département reste un outil de la collectivité publique. Pour lui, ce rapprochement est davantage une volonté politique qu’une décision financière.

Lucien Stanzione, que pensez-vous du projet de fusion des bailleurs sociaux vauclusiens Vallis habitat et Grand Delta habitat dont la validation doit être votée ce vendredi 7 octobre en séance plénière du Conseil départemental de Vaucluse ?
« Concernant la question du logement social, je connais un peu le sujet puisqu’il y a 10 ans j’ai été directeur de Mistral habitat avant que ce bailleur ne change de nom pour devenir Vallis habitat en septembre 2020. J’ai donc connu cette maison pendant plusieurs années et aujourd’hui, ce que je vois va au-delà de ce qui est entendable et faisable. »

Comment cela ?
« Mistral habitat s’est transformé en Vallis habitat après la fusion de Grand Avignon résidences (ndlr : l’ancien OPHLM de la ville d’Avignon puis de l’agglomération) en raison de la loi Alur 1, la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové promulguée en mars 2014, qui imposait un parc minimum de 15 000 logements. Vallis habitat est donc un office public d’habitat social. C’est un service public au service des vauclusiens, mis en œuvre par le département de Vaucluse. Il y en a 200 en France et chaque département en est doté. Mais aujourd’hui il y a une décision prise par le conseil départemental, par la présidente Dominique Santoni qui dit : on procède à la dissolution de Vallis habitat et son absorption par Grand Delta habitat (GDH). Mais pourquoi ? J’ai posé la question : ‘pourquoi dissoudre un outil au service du département’. Pas de réponse. »

« L’office Vallis habitat n’est pas en danger sur les questions financières. »

Le Département évoque notamment la fragilité financière de Vallis habitat, particulièrement plombé par le mauvais état de son parc de logements ?
« Le relevé individuel de situation fait par la fédération des HLM, qui évalue la santé financière de chaque office public, fait apparaître lors des 3 dernières expertises, que Vallis habitat est plutôt en bonne santé. Ce n’est pas florissant mais la structure est en bonne santé et économiquement viable. De surcroît, le personnel qui est aujourd’hui désarçonné par ce projet de fusion absorption a fait lui aussi réaliser, dans le cadre de son CSE (Comité social et économique), une expertise par un cabinet indépendant qui arrive à la même conclusion : l’office Vallis habitat n’est pas en danger sur les questions financières. »
« Par ailleurs, l’Ancols (Agence nationale de contrôle du logement social) a procédé à un contrôle de Vallis. Dans ce cadre, elle vient de rendre son rapport à la présidente Dominique Santoni à qui j’ai demandé de le rendre public. Si vraiment ces conclusions démontrent que cette structure n’est pas viable dans le temps parce que trop de charge, qu’il y a mauvais compte d’exploitation, et que donc il y a une catastrophe à venir. Et bien qu’elle le publie comme cela on aura la certitude de procéder à cette opération avec GDH. »
« Mais face à cela, je suis pour le service public quand on le fait bien fonctionner. Je le suis d’autant plus lorsqu’il s’agit de logement social, surtout lorsque cet outil est vauclusien. Il serait dommage de le sacrifier. Après on se bagarre tous sur des chiffres, mais le vrai souci c’est que c’est une volonté politique. »

La ‘fragilité’ de Vallis habitat n’est-elle pas liée au fait que, à l’époque, on a associé deux structures (Mistral habitat et Grand Avignon résidences) qui avaient déjà du mal à assurer leur rôle d’outil d’aménagement. Que ce soit dans la production de logements ou dans la capacité de maintenir en état ou de réhabiliter le parc existant ?
« C’est exact, mais la majorité départementale actuelle a eu 7 années pour remédier à cette situation. Mais maintenant, on essaye de me faire porter la responsabilité parce que j’étais là il y a 10 ans.»

« Il fallait peut-être prendre les bonnes personnes au poste de direction et d’encadrement. »

Ne paye-t-on pas également aujourd’hui 30 ans de difficultés et de clientélisme, à droite comme à gauche, qui ont amenuisé les marges de manœuvre de Vallis habitat ?
« C’était aussi une responsabilité politique que de prendre les bonnes décisions. Il fallait peut-être prendre les bonnes personnes au poste de direction et d’encadrement. Depuis 7 ans, ce n’est quand même pas moi qui ai procédé aux recrutements. Quand on a la responsabilité d’une telle structure, on recrute des cadres du milieu. Il y a de bons salariés, quand il y a de bons cadres. »
« Mais pour avoir un bon niveau de direction, il faut aussi s’en donner les moyens. Je le répète, c’est que l’on n’a pas la volonté politique et que l’on ne prend pas les décisions pour recruter une équipe digne de ce nom. Parce que les personnels présents ne sont pas plus ‘mauvais’ que les autres dès lors qu’on les anime comme il faut et qu’on leur fixe des objectifs clairs. Ça fonctionne ailleurs, pourquoi cela ne marcherait pas dans le Vaucluse. »

Mais n’est-il pas trop tard, notamment en raison des investissements majeurs à réaliser par Vallis habitat pour jouer pleinement son rôle ?
« C’est vrai que d’un côté on constate qu’il y a une structure qui a du retard et qui construit trop lentement. Mais en face, on a quoi ? On a GDH dont le président Michel Gontard est un grand professionnel du logement social. Il est entreprenant, il est innovant, il construit beaucoup et plutôt de bonne qualité. Très bien. Mais GDH est aussi particulièrement endetté. Le capital apporté par Vallis ne va-t-il pas servir à remonter la structure financière de GDH. Je pose la question, mais personne ne me répond. N’empêche que c’est une réalité. »
« J’ai su par la fédération nationale des offices HLM que le capital de Vallis a été estimé à 800M€ environ. La présidente répond que ce n’est que 204M€ car effectivement elle enlève tout ce qui est comptabilisé en dette aux banques. En-tout-cas, le capital il est là et on va venir capitaliser GDH sans que le département n’en récupère un centime. Là on fait un cadeau à la recapitalisation. »
« Et au final, est-ce qu’on ne va pas faire comme il y a quelques années avec le rapprochement de Grand Avignon résidences. Est-ce que l’on ne va pas prendre le risque de plomber les deux ? Je continue à dire que Vallis habitat peut augmenter sa performance si on s’en donne les moyens. »

Vous vous inquiétez également pour le montant des loyers ?
« Bien sûr il y a un plafonnement du prix au m2 qui s’applique à tous les opérateurs du logement social et donc à Vallis habitat et GDH. Mais effectivement, la crainte des locataires c’est de voir désormais les loyers augmenter. On nous dit que c’est encadré tous les ans par l’indice à la construction mais ceci étant il peut y avoir aussi des dérogations au dépassement de cet indice. L’autre revers de la médaille, c’est que le patrimoine de Vallis est beaucoup plus ancien mais en même temps ce sont des loyers beaucoup plus bas car ce sont des logements anciens qui sont déjà amortis. »

Vous rejetez donc l’urgence des arguments financiers ?
« La présidente en parle depuis mai et le vote intervient le 7 octobre. Moins de 6 mois sur un dossier aussi important, bien sûr que c’est trop rapide pour prendre une décision quasiment unique en France de privatisation déguisée d’un office (ndlr : ce sera la 2e privatisation d’un office HLM après celle réalisée dans le Jura). Car qu’on le veuille ou non, même si c’est une coopérative, GDH est un service privé du logement social, ce n’est plus un service public. »

« Tant que Michel Gontard sera là cela va aller, mais après que va-t-il se passer ? »

L’AMF (Association des maires de France) soulignait récemment la dégradation de la situation financière du logement sous la double pression des obligations de rénovations thermiques massives et de constructions nouvelles, qui impacte fortement la dette des bailleurs sociaux. Est-ce que ce rapprochement n’est pas un moindre mal car si ce n’est pas GDH, dont le siège est à Avignon et l’implantation fortement marquée en Vaucluse, cela risque d’être d’autres acteurs nationaux beaucoup plus éloignés du territoire. N’y a-t-il pas un risque à perdre la main ?
« L’argent plus cher concerne tout le monde, mais surtout celui qui est le plus endetté. Et à ce jour Vallis habitat est nettement moins endetté que GDH. Mais effectivement ces incertitudes posent la question de savoir ce que vont devenir Vallis habitat et GDH. Vallis habitat a l’avantage d’être un service public dès lors que l’autorité politique veut le conserver, alors que GDH, qui est dans le secteur l’habitat privé, est très probablement dans la ligne de mire du 1% Logement (ndlr : Action logement). Tant que Michel Gontard sera là cela va aller, mais après que va-t-il se passer ? (ndlr : le président de GDH devrait être en poste pendant 4 ans encore). »
« Et même si madame Santoni dit qu’après la fusion le département aura une minorité de blocage avec 36% des voix au sein du conseil d’administration, croit-on vraiment que cela pèsera bien lourd face au 1% Logement qui arrivera avec des milliards sur la table. Le Département sera alors incapable de suivre financièrement. Pour moi, il y a plus de risques pour la coopérative que pour le service public de perdre la main. Tant que la collectivité dit ‘je garde mon office’, ‘je le fais fonctionner’, ‘je mets l’argent qu’il faut éventuellement pour le recapitaliser’. Aujourd’hui personne ne peut acheter Vallis, et cela quelles que soient les sommes proposées si la volonté politique est de dire ‘on ne vend pas’. »

Il y a quand même un paradoxe à ce que ce soit l’outil public indépendant qui ne tienne pas son rôle d’aménageur en termes de volume de production alors que la coopérative connaît un fort développement et apparaît comme le bon élève du logement social dans le département ? Pour s’en convaincre il suffisait de voir la réaction des maires lors de la dernière assemblée générale de l’Association des maires de Vaucluse qui fustigeaient l’absence de résultats de Vallis et soulignaient la facilité de travailler avec GDH. Lors de l’annonce de la fusion on pouvait également remarquer la présence des maires vauclusiens directement concernés par les projets Anru qui sont vitaux pour le logement social en Vaucluse.
« Le chantier Anru qui débute à Orange dans la cité de l’Aygues à Orange prouve bien que Vallis est capable de mener des projets de ce type-là. Il y a aussi des opérations sur la rocade à Avignon. On en revient toujours à la même problématique. Si on a une bonne équipe, le programme on le démarre et on le mène à bien ensuite. Il n’est jamais trop tard pour bien faire et si l’on n’a pas été bon avant il faut le reconnaître. »
« Par ailleurs, il faut se rendre compte que les maires ne siégeront plus de droit dans le conseil d’administration de GDH, comme c’est le cas à Vallis. Alors bien sûr il peut y avoir des conseillers départementaux également maire, mais les maires en tant que tels, en tant qu’institution communale, il n’y en aura plus alors que leur place est primordiale dans ces structures où se décident les programmes de construction. Alors oui, certains maires disent ‘c’est une bonne opération’ mais d’autres disent qu’ils ne sauront plus ce qui se passe chez eux. Mais aujourd’hui il y a une direction politique au Département, avec une présidente qui me fait peur quand elle dit je suis une femme de droite assumée. Donc cela veut dire qu’elle applique la politique à laquelle elle croit et puis c’est tout. Avec les convictions que j’ai, si j’étais président, je ferais autre chose. »

La solution idéale serait donc de rester sur un statu quo ?
« Il faut procéder à une vraie professionnalisation de l’équipe d’encadrement comme déjà évoqué. Il faut aussi relancer le processus de construction en recapitalisant si nécessaire pour se donner les moyens. Il faut également fixer des objectifs clairs avec une présidence à la hauteur avec quelqu’un qui tienne la route. Pourquoi pas la présidente Santoni : elle a la volonté et la détermination. Moi je dis à la présidente : ‘il faut y aller’  C’est une femme de conviction, de caractère, qui est à la tête d’une structure qui en vaut la peine et sa responsabilité n’est pas d’abandonner le service public. Au contraire c’est de le faire vivre. Sinon on peut privatiser le RSA, l’entretien des routes ou les collèges. Si c’est ça faire de la politique, il faut faire autre chose, il faut être chef d’entreprise. Etre président du département c’est avant tout, comme toutes les collectivités, assumer des responsabilités et parfois même des ‘emmerdements’. Sinon on fait autre chose car il ne faut pas abandonner le service public du logement. »

Propos recueillis par Laurent Garcia


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Samedi 17 et dimanche 18 septembre ont lieu les Journées du patrimoine et avec elles la découverte des 5 musées départementaux, des archives et de l’Hôtel. En plus des accès gratuits, des animations inédites et des conférences. Pile le moment de faire votre choix.

Archives départementales du palais des papes
Pour la première fois, les Archives départementales proposent aux visiteurs de se laisser piéger dans les parties du Palais des papes qu’elles occupent. Pour en échapper, il faudra résoudre des énigmes. Samedi et dimanche, départs toutes les heures de 11h à 18h, par équipe de six personnes maximum. Inscription 04 90 86 16 18. Vous ne pouvez pas vous y rendre ? D’autres dates seront proposées jusqu’à fin décembre.

Les archives départementales de Vaucluse à Avignon, au palais des papes

Exposition Marque déposée
Dans le hall d’entrée des Archives, l’exposition Marque déposée valorise des documents originaux et reproduits issus des dossiers de dépôt de marque de fabrique, laissant ainsi découvrir un Vaucluse industriel et commercial entre le XIXe et le XXe siècle.

Le symbole de la marque déposée

Hôtel du Département
Construit à partir de 1710 par l’architecte François II Franque et son fils Jean-Baptiste, l’hôtel Desmarets de Montdevergues est classé au titre des monuments historiques depuis 1932.
La collectivité départementale y est installée depuis 1876 et aujourd’hui encore, c’est là que siègent et délibèrent les Conseillers départementaux.
Samedi et dimanche visites guidées à 13h30, 14h30, 15h30, 16h30. Nombre de places limité, réservation au 04 90 16 74 76 ou culture@vaucluse.fr, place Viala, Avignon intramuros.

Musée d’histoire Jean Garcin 1939-1945, l’Appel de la liberté à Fontaine-de-Vaucluse
La section La Liberté de l’esprit, consacrée à l’essor des idéaux de la Résistance dans les Lettres et les Arts et à l’engagement des intellectuels en guerre, a rouvert en 2022 avec une scénographie renouvelée. Elle présente une riche collection d’éditions originales, de manuscrits et d’illustrations des auteurs et artistes de la période : Louis Aragon, Roger Bernard, André Breton, René Char, Robert Desnos, Paul Éluard, Max Jacob, Georges Rouault, Elsa Triolet, Tristant Tzara, Vercors, Fernand Léger, André Masson, Henri matisse, pablo Picasso et d’autres encore…
Samedi et dimanche à 11h. Réservation 04 90 20 24 00. Entrée libre du musée le samedi et le dimanche de 11h à 13h et de 14h à 18h.

Extension du musée Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse

Lecture-concert ‘Le feu aux barbelés’, hommage à Rudolf Leonhard
Cette lecture sensorielle redécouvre l’œuvre poétique de Ruldof Leonhard, l’un des principaux écrivains allemands exilés en France, résistant, et interné dans le sud de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Philippe Bertin à la voix et Gabrielle Randrian Koehlhoeffer à la contrebasse interprètent une sélection de textes issus du Cycle de la prison de Castres et de la suite de ‘En fuite vers un abri’.
Dimanche 18 septembre à 15h. Sur inscription au 04 90 20 24 00. 271, chemin de la Fontaine à Fontaine-de-Vaucluse.

Musée-Bibliothèque François Pétrarque à Fontaine-de-Vaucluse
Exposition Femme paysage
out est mystère et magie dans l’œuvre de Claudine Aspar. Ses créatures, par leur nature, leur aspect, donnent figure et existence aux réalités terrestres et célestes.
Son univers artistique, sur un mode « figuratif » et « narratif », embrasse les couleurs, envahit l’espace en déployant une diversité de techniques et matériaux de création : gravure monotype sur plaques, papier contrecollé sur tissu, enduit acrylique, céramique, broderie, incrustation de matériaux.
L’expression de Claudine Aspar est résolument baroque et procède d’une logique de l’accumulation, de la concentration, de l’ajout perpétuel de créatures dans la sphère de l’irrationnel.
Entrée libre : samedi et dimanche de 11h à 13h et de 14h à 18h. Rive Gauche de la Sorgue à Fontaine-de-Vaucluse.

Musée Bibliothèque François Pétrarque à Fontaine-de-Vaucluse

Visites commentées : Histoire, mythes et légendes de Fontaine-de-Vaucluse
Visite dans le village et au musée autour de l’histoire de Fontaine-de-Vaucluse, ses mythes et ses légendes : le culte des eaux, la reine Ponsirade, la nymphe et le ménestrel, saint Véran… qui ont inspiré les œuvres de Claudine Aspar pour l’exposition Femme paysage.
Samedi et dimanche à 14h30, sur inscription au 04 90 20 37 20.

Musée de la Vannerie à Cadenet
Démonstrations et exposition d’éco-vannerie par Élodie Valade. L’éco-vannerie consiste à recycler de vieux journaux et prospectus grâce à la technique ancestrale de la vannerie. Le papier est transformé en tube pour imiter les brins d’osier et permet ainsi la réalisation d’un grand nombre d’objets.
Originaire de Cabrières-d’Avignon et installée à Villars, Élodie Valade s’est découvert il y a quelques années une véritable passion pour cette pratique écoresponsable qu’elle partage auprès des publics
Samedi et dimanche de 14h à 17h. Entrée libre du musée : samedi et dimanche 18 de 11h à 13h et de 14h à 18h. Avenue Philippe de Girard à Cadenet. Renseignements au 04 90 68 06 85.

Musée de la vannerie à Cadenet

Musée de la Boulangerie à Bonnieux
Ouverture exceptionnelle. Entrée libre samedi et dimanche de 14h à 18h. 12, rue de la République à Bonnieux. Renseignements au 04 90 75 88 34

Musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas
Visite parfumée de l’exposition « Jolies Frimousses » par Christèle Jacquemin, artiste et artisane parfumeuse, Christèle Jacquemin vous dévoile dans cette visite olfactive les secrets de la fabrication des parfums qui servaient à parfumer les poudres de riz de la Belle Époque aux années 1950. Une manière originale de découvrir la collection de boîtes à poudre du musée.
Samedi à 11h, sur inscription au 04 90 35 58 75. 

Musée du cartonnage à Valréas

Rencontre avec Matthieu Grillet
Présentation de la nouvelle acquisition du musée Sortie d’usine, en présence de l’artiste, Matthieu Grillet et de Didier Bruchon, dont la création vidéo-sonore accompagne l’œuvre au sein du musée. L’œuvre en carton de Matthieu Grillet est dévoilée au public après des mois de fabrication. Il sera possible de contempler l’aboutissement de ce projet participatif imaginé pour le 30e  anniversaire du musée et d’échanger avec l’artiste.

Cinéma pour les oreilles
Cet intermède vidéo-sonore a été créé par Didier Bruchon et construit sur la base des enregistrements réalisés à Valréas, pour une découverte sensorielle de la création artistique de l’œuvre Sortie d’Usine.
Samedi et dimanche à 14h. Entrée libre du musée avec animation musicale : samedi et dimanche de 10h à 13h et de 14h30 à 18h. 3, avenue Maréchal Foch à Valréas. Renseignements au 04 90 35 58 75
MH


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Ce jeudi 8 septembre au siège du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympique (COJOP) Paris 2024 à Saint-Denis (93), Tony Estanguet, son Président, a reçu Dominique Santoni, la Présidente du Département, pour officialiser le passage du relais de la flamme olympique en Vaucluse.

Un parcours à déterminer
Son parcours sur le territoire de Vaucluse peut maintenant débuter avec pour objectifs de faire participer un maximum de vauclusiens et de diffuser dans le monde entier de belles images du département.

De gauche à droite Tony Estanguet, Dominique Santoni et Christelle Jablonski-Castanier

Mettre en avant tous les patrimoines de Vaucluse
Pour le Département, cet accueil de l’un des symboles de l’olympisme constituera un moment unique de valorisation des nombreuses richesses du Vaucluse : son histoire, son patrimoine, sa culture, ses terroirs, sa nature, ses talents.Et également un formidable outil de promotion des valeurs universelles portées par l’olympisme et plus largement par le sport.

Une centaine de relayeurs porteront la flamme
Entre 10h et 19h, une centaine de relayeurs porteront la flamme qui parcourra une petite dizaine de sites emblématiques du Vaucluse. Avignon, ville étape, accueillera l’embrasement du chaudron olympique organisé en fin de journée. Des animations seront organisées tout au long du parcours et dans les villes traversées par le relais.
MH


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Le Conseil départemental de Vaucluse et la Métropole d’Aix-Marseille Provence-Territoire du Pays d’Aix travaillent ensemble sur la création d’une liaison routière entre l’entrée Ouest de Pertuis par la RD973 et sa déviation Sud-Ouest. Dans le cadre de cette dernière, le Département de Vaucluse réalise actuellement un ouvrage au-dessus de la voie ferrée Cavaillon-Pertuis, au niveau du Chemin de Saint-Marc.

Cet ouvrage, qui sera fait d’acier et de béton, est composé d’une charpente métallique de 50 mètres de long et pesant 370 tonnes. Il permettra la traversée en hauteur de la voie ferrée. Cette charpente sera posée ce jeudi 1er septembre en début d’après-midi grâce à une grue d’une capacité de 650 tonnes, si les conditions météorologiques le permettent.

Le coût de cet ouvrage est de 4 ,5 millions d’euros. Celui de l’opération de la déviation dans sa globalité s’élève à 15 millions d’euros, co-financé à hauteur de 50% par la Métropole Aix-Marseille-Provence.

V.A.


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

La présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni, vient de recevoir la médaille de membre d’honneur de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France pour son engagement et pour l’envoi de pompiers vauclusiens à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine.

Cette intervention humanitaire, menée par Dominique Santoni et Thierry Lagneau, président du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Vaucluse, et dont la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France est à l’origine, a permis d’apporter un soutien aux pompiers ukrainiens en leur donnant accès à une ambulance, du matériel pompier et une assistance humaine.

Cette médaille, qui a été remise à la présidente du Conseil départemental de Vaucluse par Michel Santamaria, président de l’Union départementale des Sapeurs-pompiers de Vaucluse, récompense toute personne non adhérente qui fait preuve d’activité ou de bienveillance en faveur des sapeurs-pompiers et de leurs œuvres sociales. Lors de cet événement, Dominique Santoni a également rendu hommage aux sapeurs-pompiers vauclusiens engagés dans la lutte contre les feux de forêt, que ce soit dans le massif de la Montagnette, ou en Gironde. « Le dévouement et le courage des sapeurs-pompiers qui combattent ces terribles incendies forcent l’admiration, a-t-elle déclaré. Par respect pour eux, j’invite vivement chacun d’entre nous à redoubler de prudence en cette période de grande sécheresse. »

V.A.


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Dans le cadre du SCAD Film Festival qui a eu lieu à Lacoste, Vaucluse Provence Attractivité (VPA) et le Conseil départemental de Vaucluse ont présenté leur Plan Cinéma. Un projet ambitieux dont l’objectif est de favoriser la création audiovisuelle et de pérénniser la filière au sein du département.

C’est dans le cadre idyllique du village de Lacoste, accueillis par le Savannah College of Art and Design (SCAD) de Lacoste et par son directeur Cédric Maros, que les membres du Conseil départemental de Vaucluse ainsi que ceux de VPA, et des professionnels de la filière cinéma se sont réunis afin de présenter leur nouvelle ambition commune : faire du département une terre de cinéma. Un choix géographique « évident pour lancer le plan » selon Cédric Maros, puisque Lacoste vient d’accueillir la 1ère édition du Festival du film du SCAD Lacoste.

Si la Provence et le Vaucluse ont déjà accueilli de nombreux tournages de films connus de tous tels que Jean de Florette et Manon des sources, tournés à Vaugines, ou encore A good year à Bonnieux, l’objectif du Plan Cinéma serait d’attirer davantage les acteurs de la filière afin de développer cette dernière et de créer un réel impact sur la fréquentation du département et sur son économie.

« Nous sommes prêts à avoir le même impact dans le milieu du cinéma qu’aux Etats-Unis »

Cédric Maros, directeur du SCAD Lacoste

Sur le continent Nord-Américain, c’est l’état de la Géorgie qui accueille le plus de tournages. État dans lequel se situe le SCAD Savannah, d’où l’importance du soutien et de la collaboration du SCAD Lacoste dans ce Plan Cinéma.

Une météo et des décors de rêve

Le département de Vaucluse est riche en histoire, en culture et en patrimoine. Ce qui en fait un lieu propice aux tournages grâce à ces nombreux décors qui attirent déjà beaucoup d’artistes et de cinéastes français, mais également étrangers, et ce, depuis plus d’un siècle. Côté décors de rêve, il est vrai que le Vaucluse n’est pas en reste. Plus de 500 décors naturels sont référencés au sein du département. Le Mont Ventoux, le Luberon, le colorado provençal, les innombrables vignobles, ou encore les forêts et cours d’eau qui viennent enrichir la diversité du paysage vauclusien, les possibilités de tournages sont inquantifiables. « Nous avons des décors incroyables qu’il faut exploiter dans cette direction-là », affirme Alex Berger, producteur qui a notamment travaillé sur la célèbre série Le Bureau des légendes.

C’est sans parler de la météo, qui elle aussi, profite aux cinéastes. Avec plus de 300 jours d’ensoleillement par an, le Vaucluse est peu contraignant pour les tournages qui ne sont donc pas forcés de s’arrêter pour intempéries. C’est comme si la météo, elle aussi, voulait faire partie intégrante du Plan Cinéma et voulait inciter les acteurs de la filière à venir travailler en Provence, mais également à y poser leurs valises. Telle est l’ambition de Vaucluse Provence Attractivité qui souhaite développer le Vaucluse sous toutes ses formes afin qu’il devienne un département où l’on s’installe, et pas seulement que l’on visite.

Le Vaucluse, une terre aimée des producteurs

Aujourd’hui, bon nombre de producteurs de cinéma font de la Provence leur lieu de résidence. D’autres y sont même nés, et l’ont quitté avant d’y revenir. C’est le cas du producteur avignonnais Jules Pochy, qui après avoir vécu quelques dizaines d’années à la capitale, est revenu à sa terre natale. Le producteur nous avait confié vouloir que l’industrie du cinéma se développe en Provence, en affirmant ne pas comprendre « pourquoi il y avait si peu d’activité audiovisuelle dans une région à fort taux d’ensoleillement, une région qui séduit le monde entier, qui a fait rêver les plus grands artistes, peintres, photographes. »

Comme Jules Pochy, le producteur de la série Le Bureau des légendes Alex Berger vit en Vaucluse. C’est donc au milieu des terres rouges roussillonnaises qu’il a déposé ses valises il y a une quarantaine d’années. Lui aussi, voulant développer l’industrie du cinéma dans son département. « Pour les 2 prochaines années, il n’y a plus de studios disponibles en France, a-t-il expliqué. Il y a un réel besoin de sédentariser les productions en Provence et en Vaucluse. »

La nécessité de créer des formations et des structures

Le Vaucluse accueille de plus en plus de formations liées au monde du cinéma. Le SCAD Lacoste, qui propose des formations en film et télévision, en animation et en théâtre, se révèle une nouvelle fois comme étant un partenaire déterminant pour l’exécution de ce Plan Cinéma. L’école des Nouvelles images à Avignon, quant à elle, se spécialise dans les métiers de l’animation & l’image de synthèse. Trois étudiants sortant de cette école ont vu leur film nommé aux Oscars. « Nous proposons une formation forte qui encourage les studios à s’installer en Vaucluse », développe Julien Deparis, le directeur de l’école. C’est sans compter sur les écoles dédiées au jeu vidéo telles que l’Esa Games et la Game Academy, ou encore l’Institut des métiers de la communication audiovisuelle et l’Institut supérieur des techniques du spectacle.

Il y a un an, le département a également accueilli le studio d’animation La Station animation, qui travaille beaucoup avec les étudiants des Nouvelles images. « Nous croyons beaucoup en la Région, notamment le Vaucluse, a expliqué Michel Cortey, directeur de production du studio. Nous souhaitons importer les productions mélangeant animations et prises de vue réelles, une technologie qui devrait ne plus se développer seulement à la capitale et dans les métropoles. »

Malgré cette volonté de donner l’occasion au Vaucluse de s’imposer dans le milieu du cinéma, cela n’est pas suffisant. Le département manque de structure.

« Nous devons aller plus loin. Marseille et Nice ont des infrastructures dédiées au cinéma, pourquoi pas nous ? »

Dominique Santoni, président du Conseil départemental de Vaucluse

Depuis la crise du Covid-19, beaucoup fuient les métropoles. Les acteurs du cinéma n’échappent pas à la règle. La Provence se révèle être l’endroit idéal pour venir se ressourcer, que ce soit de façon temporaire ou sur une période plus longue. Seulement, la création de structures et de formations supplémentaires se présente comme une nécessité. Un projet de grand pôle cinéma, qui s’implanterait dans la zone Courtine à Avignon, est en train de se dessiner pour venir soutenir la création et la recherche de talents, et ainsi, développer la filière.

Une soutien indispensable de la Région Sud

Au Conseil régional de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur, neuf élus vauclusiens travaillent en synergie sur ce Plan Cinéma. Renaud Muselier l’avait annoncé en 2020, « la Région Sud prendra toute sa part au plan culture. » Un plan d’un budget de 5 millions d’euros visant à soutenir les artistes, les compagnies et les structures des domaines de la musique, du livre, des arts plastiques, et bien entendu du cinéma. Aujourd’hui, la Région fait une nouvelle fois preuve de soutien envers la filière du cinéma avec un budget total de 11 millions d’euros qui lui est dédié.

La Région Sud se place parmi celles où le monde de l’audiovisuel prend le plus de place. Même si elle est en train de perdre du terrain face à l’Occitanie qui accueille de grosses productions comme Demain nous appartient ou Ici tout commence, toutes deux diffusées sur la chaîne télévisée TF1, la Région Sud, qui elle voit sa plus grosse production Plus belle la vie s’arrêter, n’en démord pas. La région a tout de même vu plus de 6000 jours de tournage en 2021.

« Aujourd’hui les choses se précisent et se concrétisent en Vaucluse. Il faut travailler en synergie, la région soutient le département. »

Michel Bissière, conseiller régional de la Région Sud délégué à la vie artistique et culturelle

Un nouveau tournant pour l’économie vauclusienne

Derrière ce Plan Cinéma se cache une volonté de la part du Conseil départemental de Vaucluse et de VPA de propulser l’économie du département. En 2021, la Commission du film Luberon Vaucluse a recensé 73 tournages dans le département, qui ont permis la création de 1078 emplois au total. Et qui dit accueil d’une équipe de tournage dit des commerces qui en profitent, et une économie qui se réjouit. « Nous estimons que les retombées économiques de ces tournages se sont élevées à environ 4 265 680€ », développe Pierre-Emmanuel Audoyer, vice-président de la Commission du film Luberon Vaucluse.

Ainsi, non seulement les tournages profitent à l’économie dans une temporalité immédiate, mais ils lui profitent également sur le long terme. Ils permettent de faire la promotion du département de Vaucluse, ce qui peut encourager le tourisme ou bien l’installation permanente. Les tournages permettent également de mettre en avant les atouts des paysages et décors vauclusiens afin d’attirer d’autres acteurs de la filière. C’est ainsi que le Vaucluse souhaite devenir et s’imposer comme une terre de cinéma.


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Depuis 2016, le Conseil départemental de Vaucluse remercie les acteurs du sport lors des Trophées vauclusiens 2022. Cette année c’était en présence de deux stars : le footballer Eric di Meco et le handballeur Michaël Guigou. La soirée s’est déroulée jeudi 30 juin à la salle polyvalente de l’Isle-sur-la-Sorgue. Le Vaucluse compte 330 clubs sportifs et 113 000 licenciés. 35 villes vauclusiennes et un EPCI sont d’ores et déjà labellisés Terre de jeux 2024, à l’occasion des Jeux Olympiques Paris.

‘Le sport en Vaucluse ? Une seconde nature’
«Le sport en Vaucluse, est une seconde nature, a rappelé Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse. Le Vaucluse a vu éclore de grands sportifs d’envergure mondiale. Mais le sport, c’est avant tout des valeurs, un engagement, une passion partagée. Depuis la première édition en 2016, la soirée des Trophées du sport vauclusien est devenue la réunion de la grande famille sportive et associative du département.»

Mise à l’honneur
«Cette soirée met à l’honneur des dirigeants, des arbitres, des sportifs, des éducateurs, bref : tous ceux qui s’impliquent au quotidien dans la pratique et la promotion du sport, indique Christelle Jablonski-Castanier, vice-présidente de la Commission sport, vie associative et collèges. C’est l’occasion de récompenser l’engagement, la passion et le dévouement, notamment les bénévoles.»

Le sport, l’école de la vie ?
«Le sport est un vecteur social, l’école de la vie qui véhicule le respect, l’entraide, le dépassement de soi, le goût de l’effort et le sens de la défaite. Il améliore l’estime de soi, contribue au bien-être et cela quel que soit l’âge et le sexe.»

Les chiffres
Le Vaucluse compte 113 000 licenciés et plus de 330 clubs. 20 % de la population, soit près de 113 000 personnes possèdent une licence (la moyenne nationale est de 22%), Les cartes sportives féminines représentent 34,9% de l’ensemble des licences délivrées. Le Vaucluse accueille 1 300 clubs, soit environ 11% de ceux implantés en Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le taux d’équipements sportifs -de 0,3 équipement pour 100 habitants- se situe dans la moyenne de la Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Bravo à eux
Le Conseil départemental a félicité les vauclusiens qui ont participé aux jeux Olympiques de Tokyo en 2021, les sportifs ayant réalisé une performance au niveau national, les meilleures performances collectives, toujours au niveau national, les jeunes talents -et peut-être futurs athlètes de haut niveau- de 12 à 21 ans ; les moniteurs et entraîneurs ; les initiatives mêlant sport et éco-responsabilité ; Le sport et les handicaps ; Et les bénévoles exemplaires. Tous cités ici à partir de la page 6.

35 villes et un EPCI labellisés en Vaucluse pour les jeux Olympiques de Paris 2024
Terre de Jeux 2024 est un label destiné à tous les niveaux de collectivités territoriales et au mouvement sportif et fédérations, qui souhaitent, quels que soient leur taille et leurs moyens, s’engager dans l’aventure des Jeux Olympiques Paris 2024.

Les villes labellisées
sont : Althen-des-Paluds, Apt, Avignon, Bédoin, Beaumes-de-Venise, Bollène, Cabrière d’Avignon, Caderousse, Camaret-sur-Aigues, Carpentras, Caumont-sur-Durance, Cavaillon, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Grillon, l’Isle-sur-la-Sorgue, Jonquières, Lauris, Le Thor, Loriol-du-Comtat, Maubec, Mondragon, Monteux, Orange, Piolenc, Perne-les-Fontaines, Pertuis, Puget-sur-Durance, Rasteau, Sarrians, Sorgues, Vaison-la-Romaine, Valréas, Vedène, Vitrolles-en-Luberon et l’EPCI (établissement public de coopération intercommunale) Communauté des Pays de Sorgues Monts de Vaucluse.

Les invités d’honneur
Deux sportifs de grande renommée sont venus saluer les acteurs du sport. Il y avait ainsi Eric di Meco, star du football,  natif de Robion, passé par les clubs de l’US Robion / MJC Avignon / Olympique de Marseille / AS Nancy Lorraine / Martigues / Olympique de Marseille / AS monaco. Vainqueur de la Ligue des champions en1993. 5 fois Champion de France (4 avec l’OM 1 avec Monaco) 23 sélections en équipe de France dont deux fois capitaine. Il n’a jamais perdu. Il est le recordman de matches consécutifs sans défaite avec l’équipe de France. Vainqueur de la Coupe de France en 1989.

Michaël Guigou, star du hand Ball, était également présent. Capitaine de l’équipe de France. En sélection nationale : 3 fois Champion olympique (2008 à Pékin, 2012 à Londres, 2020 Tokyo) Vice-champion Olympique (2016 à Rio) 4 fois Champion du Monde (2009, 2011, 2015, 2017) 3 fois champion d’Europe (2006, 2010, 2014). En club, Vainqueur de la Ligue des champions en 2003 et 2018. Finaliste de la Coupe de l’EHF en 2014. Compétitions nationales :10 fois vainqueur du Championnat de France de 2002 à 2012. 11 fois vainqueur de la Coupe de France en 2001, 2002, 2003, 2005, 2006, 2008, 2009, 2010, 2012,2013, 2016. 10 fois vainqueur de la Coupe de la Ligue : 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2010, 2011, 2012, 2014, 2016. 3 fois vainqueur du Trophée des Champions en 2010, 2011, et 2018.


Le Département valide la fusion entre Vallis habitat et Grand delta habitat

Mais avant toute chose, Dominique Santoni, la présidente de l’exécutif vauclusien s’est adressée aux élus, en particulier aux 3 conseillers du département devenus députés, au terme des dernières élections législatives. « J’adresse mes félicitations à nos collègues Joris Hébrard, Hervé de Lépineau et Jean-François Lovisolo. Vous voilà élus de la Nation, je sais que par-delà les étiquettes et les idées qui vous animent, vous aurez à cœur demain, de défendre à Paris les intérêts de notre département et de tous les Vauclusiens. Je suis une femme de droite, une droite républicaine qui ne transige ni sur les valeurs, ni sur le respect de l’ordre. C’est cette droite-là, que de ma modeste place d’élue locale, je soutiendrai. Mais hors de cet hémicycle, car ici, nous ne sommes pas des élus des partis mais des élus des Vauclusiens » a précisé Dominique Santoni.

Une gestion de ‘mère’ de famille
Plat de consistance de cette session, l’exécution du Budget 2021, un rapport de 605 pages. Le montant des dépenses s’élève à 758,4M€ et celui des recettes à 776,2M€, soit un excédent de 17,8M€, ce qui est plutôt sain et signe d’une bonne gestion de ‘mère’ de famille.
Dans le détail, l’aide sociale représente la plus grosse part des dépenses départementales : 196M€ (+5%) et la gestion du personnel 132M€ (+3,3%). Pour cette dernière, cette hausse s’explique d’abord par l’impact de la crise sanitaire et l’aide apportée en particulier aux plus fragiles, les personnes âgées et handicapées et ensuite par l’effet mécanique du GTV, Glissement-Vieillesse-Technicité c’est à dire la revalorisation des salaires des agents du département.

Le dynamisme immobilier en Vaucluse profite au Département
L’épargne brute s’envole de +38%, passant de 93,8M€ en 2020 à 129,4M€ en 2021, grâce à la progression des DMTO (Droits de mutation à titre onéreux) qui témoignent du dynamisme soutenu du marché immobilier dans le Vaucluse.
Le montant des allocations RSA (Revenu de solidarité active) versées s’élève à 109,8M€. Il est insuffisamment compensé par la TICPE (Taxe intérieure sur la consommation énergétique de 58,3M€, soit un différentiel de plus de 51M€. Ce qui signifie, que d’année en année, les contribuables vauclusiens assument le coût exponentiel du RSA alors que cette charge (47M€) devrait incomber à la solidarité nationale.

Reprise des routes nationales
A noter aussi 47,6M€ pour l’entretien de la voirie entre Lourmarin et Apt, sur la départementale 974 entre Bédoin et le sommet du Ventoux, à Sarrians (RD 221), entre la Tour d’Aigues et la départementale 120, à Entraigues, entre la Bastidonne et Mirabeau… Le département de Vaucluse consent un effort significatif pour sécuriser le réseau routier (2 400km de routes et véloroutes). A travers la ‘Loi 3DS’ (Différenciation, déconcentration, simplification) l’Etat offre la possibilité aux collectivités locales d’achever la décentralisation du réseau routier en lui transférant les dernières sections qu’il gère encore sur le territoire. Le département souhaite s’inscrire dans ce mouvement pour qu’il y ait un seul gestionnaire, ce qui simplifie les procédures et permet de répondre aux attentes des usagers locaux. Dans cette optique Dominique Santoni affirme sa volonté de gérer 44km de routes nationales présentes en Vaucluse. Ce qui concerne la RN 86 entre Bollène et Pont Saint-Esprit, la RN 129 Avignon – Sud, accès au péage, la RN 7 de Lapalud à l’échangeur d’Orange et la RN 7 entre l’échangeur de Bonpas et le carrefour de l’Amandier.

Faire sauter le bouchon perpétuel de Bonpas
Justement, en ce qui concerne le ‘nœud gordien’ de Bonpas traversé par l’autoroute A7, la nationale 7, les départementales 900 et 907 et où transitent 65 000 véhicules par jour, dont nombre de poids-lourds, le chantier se poursuit. Pour faire sauter ce « bouchon perpétuel » et baisser le nombre d’accidents (55 constatés en 10 ans, 2007-2017 sur la départementale 900), le projet de réaménagement envisage de limiter la congestion routière, sécuriser les carrefours et fiabiliser la liaison cyclable Avignon / Cavaillon / Vaucluse / Bouches du Rhône. L’Etat, la région Sud et le département de Vaucluse travaillent main dans la main pour financer ce chantier de 25M€ qui devrait démarrer en 2024 pour s’achever en 2027.
S’ajoutent les frais induits par la réhabilitation ou la construction des collèges, soit 85M€ à destination des collèges du Thor, Sorgues, Vedène et Valréas. Les subventions pour le monde culturel et sportif représentent 7,2M€ (600 000€ pour l’Orchestre National Avignon Provence et le Festival d’Avignon, 300 000€ pour les Chorégies d’Orange, 200 000€ pour l’Opéra-Théâtre du Grand Avignon et la Garance, Scène Nationale de Cavaillon et enfin 1,2M€ pour les associations sportives.

https://echodumardi.com/tag/conseil-departemental-de-vaucluse/page/3/   1/1