4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

(vidéo) Sarah Mörch, une femme pas comme les autres

Il était une fois Sarah Mörch, une jeune femme qui avait décidé d’être elle-même. Choisir c’est renoncer, alors elle a choisi sa vie, et avec elle l’essentiel, préférant conjuguer le verbe être plutôt qu’avoir. Ecrivain, photographe, musicienne, nomade, son parcours est jalonné de rencontres, d’émotions, de sentiments. Sarah n’interroge plus le sens de la vie parce qu’elle l’a trouvé. Rencontre.

Elle arrive à la rédaction bien en avance. Elle est venue en tram depuis la ceinture verte où elle réside dans une petite maison que l’on imagine entourée d’une prolixe nature. Il fallait bien cela, à cette cavalière, venue de Sète, il y a quelques mois. Elle est souriante et détendue, surprise parce que son trajet a été très court et confortable. Elle est enthousiaste.

Vivre au présent
Elle vient «présenter son travail, l’expliquer au cas où ça pourrait intéresser». Elle parle en même temps qu’elle observe tout, se laissant imprégner des lieux, des gens. Sarah Mörch –son nom est d’origine Norvégienne- en plus d’être écrivain, photographe, musicienne et nomade est aussi productrice de plants pour potagers aromatiques et médicinaux. Chez elle, elle prépare des boutures Kokopelli. «Je les vendrai au printemps. Il y a des tomates (cœur de bœuf, indigo, noire de crimée, concombre (photo 3), coriandre, persil, courgettes(verte, ronde, blanche) , calendula, camomille… Salades (romaine, batavia) et des capucines. En tout plus de 50 variétés. Je travaille en mottes compactées pour éviter les godets en plastique. J’utilise la biodynamie et le calendrier lunaire distinguant les jours fruits et les jours feuilles, les nœuds lunaires où il ne faut rien faire, les fortifications aux purins de prêles et d’orties, ce qui rend les plants très forts. Faire des plants réclame une minutieuse anticipation et planification, » précise-t-elle. Là ? Elle vient de demander le label mention nature et Progrès.

Agriculture, expos photos, livres
Sarah Mörch organise des expos photos, des installations sonores visuelles et écrit des ouvrages entre-deux. Là, tout de suite ? Elle recherche un boulot de secrétaire à mi-temps, pour s’assurer un petit matelas, tout en appréciant d’offrir un travail soigné en toute chose. «Je suis très organisée et efficace. Cet emploi me permettrait d’équilibrer mes projets, une partie pour une activité tertiaire, une autre physique –l’agriculture- et mon travail artistique. Mon dernier projet en date ? Des photos de chevaux sous la douche, la rencontre entre le cheval et l’eau est magnifique.»

A l’aube
A l’aube de sa vie ? Un bac et un BTS agricoles, un Brevet professionnel Jeunesse éducation populaire et Sport. Elle est monitrice d’équitation, a travaillé dans un centre équestre. Une trajectoire cohérente proche de la nature et artistique puisqu’elle est une photographe reconnue, une musicienne, attachée à son steel drum, un drôle « d’instrument de percussion mélodique construit dans un baril de pétrole de 200 l qui possède des sonorités comme un xylophone métallique», précise-t-elle.

Elle raconte
Et puis, un café dans la main et dégustant un petit carré de chocolat, elle raconte. «Un jour je me suis rendu compte que j’avais un rêve : partir en camion -ford transit aménagé- comprenant un lit, un lavabo et des placards. Je suis partie en 2016, j’avais 34 ans.»

L’objet de ce voyage ?
«M’offrir du temps, de la liberté, c’était comme un défi. Celui de prendre mon envol suite au départ de mon cheval ‘Far away’ qui a accompagné ma vie durant 17 ans, un trotter français décédé à 22 ans d’une colique. Nous avons nourri une relation d’amour, tissé un lien vraiment très fort de compagnons de route. J’ai pris la route un an après qu’il soit parti.»

Travail d’auteur
«Sarah aime prendre la plume. Son premier livre est un recueil de textes poétique ‘Plein’ paru en 2009 ; ‘Loin devant’, sorti en 2020, est consacré à sa relation avec le cheval. Un road trip  où elle décline, d’éclipses et rebonds, les moments passés avec Far Away.»

La vie en sobriété
«Je suis partie en juin 2016, j’ai roulé jusqu’en Italie mais la plupart du temps j’étais sur les routes française en direction de la Drôme, de l’Hérault, m’installant sur des terrains, passant les mois d’hiver les plus froids dans un petit appartement à Sète, pour repartir en Avril. La vie en sobriété. «Ça m’a appris à assumer mes choix de vie, à faire face à la pression sociale, à faire confiance à mon intuition. Ce que j’ai découvert ?  Que la personne la plus importante dans ma vie c’est moi.»

Dans mon camion ?
«Ce que j’ai mis dans mon camion ? Mon steel drum, 2 sacs de type ‘Carrouf’ (Ndlr : Carrefour) de vêtements, deux gros bidons d’eau, pour boire et faire une toilette de chat, un peu de nourriture mais ça n’était pas le plus important et mes huiles essentielles préférées, une ambiance olfactive qui me sentir partout chez moi. Le plus important? Mon instrument de musique, je m’enregistrais pour avancer dans mon travail, écouter pour entendre ce que ça donne.»

Mes expos photos ?
«J’en ai fait plein. Le Printemps des photographes à Sète, Oenovidéo à Bordeaux, Montpellier avec Le bar à photos… J’ai dernièrement fait un travail sur le vin. Il m’est venu en travaillant dans une cave coopérative. Mon rôle ? Surveiller la température du vin, sa densité et faire les apports de levure et autres charbons… J’ai fait les vendanges pendant 5 saisons. Mon inspiration ? Les caves coopératives sont parfois des lieux délabrés, un peu endormis, qui se réveillent à grand fracas lors des vendanges.»

Le vin, une matière brute, vivante
«Il y a ce choc, entre la vie et la mort, quand le jus de raisin rubis entre dans le bâtiment. Quelque chose qui se joue, ce côté gargantuesque de quantité de raisin, ce jus en devenir de vin aux couleurs rouge, rose, violet, noir tournant au charbon c’est à la fois beau et presque dégoûtant, comme de la matière en transformation. La vinification est de l’ordre de la magie. Si l’homme la met en œuvre on pourrait penser que les choses se font toutes seules car la matière est vivante, très organique. Je voulais prendre en photo la matière brute, en mouvement. Si je n’avais pas fait les vendanges, je n’y serai pas allée de moi-même. Il faut y vivre, y travailler pour comprendre.»

Comment j’écris ?
« J’écris au stylo sur des feuillets, à la main parce que c’est avec plaisir et que mon écriture réclame de s’éloigner des machines et écrans trop présents dans nos vies. C’est un moment sensible, sensitif, où l’on se pose à la lumière du matin ou du soir. Commencer à écrire sur du papier libre, un peu comme une écriture automatique, partout et à tout moment, sur n’importe quel support, celui que l’on trouve sous la main, puis les réunir comme des morceaux de vie et, seulement après, les dactylographier.»

Groupe musical où joue Sarah Mörch

(vidéo) Sarah Mörch, une femme pas comme les autres

Le centre d’équihomologie du ‘Lucky horse‘ à Mazan ouvre ses portes ce samedi 18 septembre de 10h à 13h.

L’équihomologie est une discipline qui permet de stimuler notre sensibilité, vitalité et intelligence corporelle et relationnelle en interagissant avec le cheval, à travers des jeux et des mises en situations spécifiques, afin de stimuler nos capacités d’affirmation et d’expression physiques.

Au programme de cette journée portes ouvertes ? De nombreux ateliers de découverte de la discipline, avec l’inauguration du nouveau parcours Pleine Santé nouvellement installé sur près d’un hectar, des stands d’information, d’inscription et de développement durable et enfin un verre en fin de matinée. L’après midi, de 15h à 17h, l’association invite à une balade avec les chevaux pour nettoyer la nature environnante dans le cadre de la journée mondiale de nettoyage de la planète (World Clean Up Day) (Gratuit sur inscription).

Crédit photo: Iso faculté.

Améliorer santé et bien-être par la médiation du cheval, de la nature et du vivant est l’objet du centre d’équihomologie. Toute l’année, l’association propose des cours et des stages pour enfants et adultes entre Mazan et Carpentras autour du cheval, de la nature et de la santé (entre 15 et 35€ le cours). Les activités s’inscrivent dans le programme Sport santé de la Fédération Sportive et Culturelle de France.

1775 chemin d’Aubignan, 84380 Mazan. Toutes infos auprès de Marion au 06 74 66 83 45,  http://www.luckyhorse.fr/

L.M.


(vidéo) Sarah Mörch, une femme pas comme les autres

Après avoir présenté leurs spectacles équestres dans le monde entier, Frédéric Pignon et Magali Delgado reviennent aux sources. Pour le plus grand bonheur des amateurs et des passionnés de chevaux, les artistes l’islois posent leurs valises et invitent le public le temps d’un nouveau spectacle équestre mêlant créativité et originalité, songe et intimité, en partenariat avec la ville de l’Isle-sur-la-Sorgue.

Après de nombreuses aventures à travers le monde, Frédéric Pignon et Magali Delgado questionnent la relation de l’homme au cheval dans l’antre intime des artistes. « Chez eux, sur cette scène familiale – presque confidentielle – se déploient avec magie les interactions fascinantes et puissantes qui existent entre l’homme et le cheval. Les prémices d’une danse poétique et ludique qui offre un regard nouveau et intuitif sur la conscience animale. Entre art, humour et complicité, ce show s’illustre par sa sincérité, son ancrage familial et son ouverture magistrale par Sueño, neveu de l’inoubliable Templado, qui offre son nom au spectacle. » Au programme : une trentaine de chevaux (Lusitaniens, Espagnols, Purs Sang Arabes ou encore Frison), des clowns artistiques, des acrobates et de la musique live avec guitariste.

Informations pratiques

Les représentations (2h) auront lieu du 1er au 11 juillet, les jeudis, vendredis, samedis et dimanches à 21h30. Adresse de la représentation : 1105 chemin de Margoye, l’Isle-sur-la-Sorgue. Parking sur place gratuit. Buvette et petite restauration sur place. Ouverture des portes à 20h45. 300 places assises non numérotées, placement libre. Réservation : Office du Tourisme Isle-sur-la-Sorgue Tourisme, place Ferdinand Buisson et en ligne en cliquant ici. Tél. information : 07 56 80 01 66. Tél. réservation : 04 90 38 04 78. Un spectacle en partenariat avec Stübben, Hip’podium et Charrière Distribution.

Une trentaine de chevaux pour une pléiade de passionnés

L.M.

https://echodumardi.com/tag/cheval/page/2/   1/1