4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Le Pontet : l’érection de la commune a 100 ans !

1925 – 2025 : il y a 100 ans, avait lieu l’érection du Pontet en commune, la plus jeune et 151e commune de Vaucluse. L’occasion pour Joris Hébrard, son maire actuel de dresser le bilan de ses 11 ans de mandats lors des traditionnels vœux à ses administrés. Pour Avignon, c’est la seconde fois que la ville est amputée d’un de ses quartiers après Morières en 1872.

« L’érection d’une commune » : Le terme peut étonner… Mais il est employé dans le Journal Officiel du 19 février 1925 pour annoncer que ce quartier de près de 11 km2 s’émancipait d’Avignon. Tout comme Morières auparavant, un autre quartier de la cité des papes à avoir fait scission en 1872, les raisons évoquées à cette volonté d’autonomie « furent l’éloignement du chef-lieu et les difficultés de communication ».
Lors de ce départ il y a un siècle, Avignon a perdu 2 407 habitants. La cité des papes a également abandonné tous ses biens communaux (bâtiments affectés à l’état-civil, au bureau de Poste, à l’exercice du culte, au lavoir public…). En retour, la nouvelle commune du Pontet a pris à sa charge une partie des dettes constituées par les emprunts via le paiement d’une annuité d’environ 40 000 francs.
« Sur le patrimoine des pauvres, le Bureau de Bienfaisance allouera au Pontet une somme de 1 500 à 2 000 francs, représentant le vingtième des revenus annuels des pauvres, peut-on aussi lire dans les articles de presse de l’époque. Dans ce chiffre, bien entendu, n’est pas compris le rendement de la taxe sur les spectacles, sur lequel la nouvelle commune perd tous ses droits. Le droit au lit de l’hôpital d’Avignon et les charges correspondantes seront également réparties selon la population. La nouvelle commune ne fonctionnera pas avant les élections municipales du 3 mai 1925. »

Le Pontet s’est émancipé d »Avignon en 1925. Crédit : Archives départementales/DR

100 ans plus tard, les vœux du maire
Un siècle plus tard, à l’occasion de la nouvelle année 2025, Joris Hébrard, le maire actuel, a présenté ses vœux aux centaines de citoyens invités à Fargues et évoqué ce centenaire de la ville.
« Notre commune est née en 1925, mais notre histoire remonte, d’après certains documents historiques à 1 507 avec la construction d’un petit pont (pontet) qui enjambe la roubine de Morières-Cassagne et qui lui donne son nom. Et en 1925, ce quartier éloigné d’Avignon était en fait un petit village de 2 500 âmes, entouré de domaines agricoles, de marécages, inondable puisqu’il n’y a avait pas de digue le long du Rhône, ni de voie ferrée, ni de port fluvial. On peut comprendre que la Cité des Papes ne se soit pas battue pour le conserver en son sein, il ne représentait pas un grand intérêt économique. »

« Aujourd’hui, je suis fier d’être maire du Pontet. »

Joris Hébrard, maire du Pontet

« Aujourd’hui, je suis fier d’être maire du Pontet, d’avoir rendu cette ville plus agréable, plus fréquentable, plus attractive, alors que pendant des années, ses rues n’étaient pas sécures, les gens se faisaient agresser quand ils retiraient de l’argent aux distributeurs de billets. J’ai multiplié par deux les effectifs de la Police Municipale, rénové son matériel, ses uniformes, ses véhicules, ses motos, son équipement de protection. On est passé de 30 caméras à 50 et au printemps, on va inaugurer place Joseph Thomas le nouveau poste de de police et de supervision urbain. »
Pour rappel, Joris Hébrard, élu il y a 11 ans, en 2014 à l’âge de 32 ans, a été réélu après contestation du scrutin pour 7 voix d’écart dès le 1er tour avec 59,43% puis lors des municipales de 2020. Lui qui a aussi été conseiller départemental, membre du Grand Avignon, député de la 1ère circonscription et qui a démissionné de son mandat législatif en juin 2023 (au bout de 11 mois et 12 jours) pour revenir au Pontet et se consacrer aux pontétiens à temps plein.

Article de presse de l’époque évoquant ‘l’érection’ du Pontet en commune. Crédit : Archives départementales/DR

Mise en place une gestion ‘carrée’
Pour ses vœux, le maire du Pontet salue l’équipe qui l’entoure : « Quand nous sommes arrivés aux manettes, il n’y avait même pas d’organigramme du personnel pour savoir qui faisait quoi, pas de documents sur la liste des bâtiments municipaux, nous avons donc mis en place une gestion carrée, efficace pour avancer dans le même sens, tous ensemble, au service de la population ».
Il remercie aussi tous les bénévoles, les associations, les sportifs qui donnent de leur temps sans compter. Dans son discours il évoque le nombre de nouveaux arrivants, passé de 200 en 2023 à 439 en 2024, « Preuve de l’attrait du Pontet, ses équipements, ses services en direction de la petite enfance et des personnes âgées grâce au CCAS (Comité Communal d’Action Sociale), par le nombre de logements créés, par une sécurité publique rétablie, par sa police compétente, impliquée et efficace, tout comme les gendarmes de la brigade du Pontet ».
« Hélas, a poursuivi le maire en faisant un aparté politique, lui qui a été élu sous les couleurs du RN, Le Pontet n’est pas une principauté isolée avec sa propre police et sa propre justice, dommage ! Nous sommes en France où sévissent délinquance, trafics en tous genres, agressions, une justice laxiste et des gouvernants faibles. Nous subissons cette convergence des renoncements, des trahisons, de la lâcheté et de la permissivité. »

Exposition pour le centenaire
Le service des archives propose une exposition sur l’histoire de la commune à travers la presse. Remontez le temps et découvrez des articles de presse sur la ville du Pontet à travers des journaux d’époques comme Le Quotidien du Midi, La Gazette Provençale et bien d’autres. L’exposition est présentée au Château de Fargues du 20 janvier au 14 février 2025 du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00. L’inauguration aura lieu le 17 janvier à 18h30.
Renseignements 04 90 03 09 20. Entrée libre et gratuite

30M€ d’investissements entre 2020 et 2026
Il poursuit : « Grâce au PIP (Plan d’investissement pluriannuel) de 2020 à 2026, nous avons investi plus de 30M€, sans augmenter les impôts tout en baissant la dette et en n’ayant pratiquement plus d’aides de l’Etat sous forme de dotations forfaitaires. Non seulement, il diminue les dotations, mais en plus il nous fait payer sa gabegie. »
« Depuis 2014, nous avons ramené la dette de 50M€ à 13,7M€. Elle pesait 2 900€ par habitant, elle a été divisée par 4 avec 800€ aujourd’hui. Pendant ce temps-là, celle de l’Etat a grimpé de 1000Mds€ et celle du Grand Avignon est passée de 189M€ à 253M€. Sans oublier que j’ai réduit les effectifs de la mairie de 100 agents pour une qualité de service égale voire améliorée. »

Joris Hébrard, maire du Pontet. DR

Le maire évoque les chantiers en cours, le giratoire Pergaud à l’entrée nord de la ville, l’avenue Daudet, la réhabilitation des locaux ‘Petite enfance et parentalité’ où, avec la CAF (Caisse d’allocations familiales), 2M€ vont être dévolus à la démolition des préfabriqués et à la construction de bâtiments en dur pur accueillir la crèche et la halte-garderie et les assistantes maternelles. Les cours de récréation vont être végétalisées dans les écoles maternelles et primaires.« Le fait de renaturer l’école revient à remettre de l’ombre, de la fraîcheur, du calme, du ludique et même à faire baisser le nombre de punitions, c’est dire ! »

« Ce n’est pas en frappant sur les communes que ceux qui nous gouvernent sauveront l’école, l’hôpital, l’agriculture, l’industrie, la sécurité, et j’en passe… »

Pour les 100 ans du Pontet, la commune a fait réaliser des chocolats spéciaux par la chocolaterie Castelain de Châteauneuf-du-Pape.

Autres projets dans les mois qui viennent, la création d’un Centre technique municipal à la Gravière, entre les tennis et les Bartavelles où seront regroupés tous les services (10M€). Egalement la requalification du parc Joffre et de l’avenue Delorme. Sans oublier la restructuration du lac et de son pourtour qui vont être rénovés, devenir encore plus un lieu de détente, de loisirs pour tous les âges où on peut se promener, faire du sport, à côté du boulodrome. Une fête populaire y sera d’ailleurs organisée mi-août. Joris Hébrard évoque aussi la réouverture de la gare et la création d’une plate-forme multimodale.
Alors que la France n’a toujours pas de budget pour 2025, le maire du Pontet précise : « Ce n’est pas en frappant sur les communes que ceux qui nous gouvernent sauveront l’école, l’hôpital, l’agriculture, l’industrie, la sécurité, et j’en passe… Les pyromanes d’hier ne peuvent pas être les pompiers d’aujourd’hui. »
Enfin, avant d’inviter les Pontétiens au verre de l’amitié, le maire a précisé que le Centenaire fera l’objet d’une série d’évènements populaires et gratuits, tout au long de l’année (exposition d’archives, de voitures anciennes, salon de la généalogie, 100km pour les 100 ans à la piscine, concerts, guinguette au lac, fête de la musique, feux d’artifice). Ils sont recensés dans un ‘Agenda Collector’ offert à l’ensemble de la population ainsi qu’un grand carré de chocolat concocté par les chocolats Castelain à Châteauneuf-du-Pape.


Le Pontet : l’érection de la commune a 100 ans !

Après avoir porté les noms Vasio Vocontiorum, pago Vasionense, Vaiso ou encore Vaison, la commune de Vaison-la-Romaine porte le nom que l’on connait aujourd’hui depuis 1924. Pour fêter ce centenaire, la Ville offre à ses habitants un feu d’artifice.

Si initialement cet événement devait avoir lieu le samedi 6 janvier, le fort mistral a contraint la Ville de Vaison-la-Romaine à reporter ce feu d’artifice. Ce dernier aura donc lieu ce samedi 13 janvier à 19h. Il sera tiré depuis le site antique de la Villasse.

V.A.


Le Pontet : l’érection de la commune a 100 ans !

À l’occasion du centenaire de la naissance de René Girard, la Société des amis de Joseph et René Girard a commandé une œuvre musicale illustrant son oeuvre

René Girard est un anthropologue, historien et philosophe français, né le 25 décembre 1923 à Avignon et mort le 4 novembre 2015  en Californie.  Ce concert clôturera les cérémonies d’hommage à René Girard qui lui sont rendues à l’occasion du retour de ses cendres à Avignon dans la tombe familiale.

Le cœur  du concert sera la création « d’Actes rituels pour quatuor à cordes et orchestre » de Charly Mandon.  Il sera interprété par l’Orchestre national Avignon-Provence dirigé par Débora Waldman et le Quatuor Girard, accompagnés par Loïc Corbery de la Comédie-Française à la récitation.

Ce projet de création, confié à Charly Mandon, convoque un effectif original : quatuor à cordes et orchestre symphonique, à l’invitation du Quatuor Girard et de l’Orchestre national Avignon-Provence. À la fois mélomane et penseur des origines de la culture et donc des arts, l’idée est venue de rendre hommage à René Girard par une création musicale. Cette partition se propose de donner un corps sonore à la pensée du philosophe et de rendre sensibles les thématiques de la violence et du sacrifice chères à René Girard jusque dans la formation instrumentale.

Dialogue sensible entre le quatuor à cordes Girard et l’Orchestre National Avignon Provence
En effet le quatuor à cordes, sorte de double miniature de l’orchestre symphonique permettra tout un jeu de mises en perspective en incarnant tour à tour l’individu (bouc émissaire) face au collectif (la société canalisant sa violence), la victime face au sacrificateur, le sacré face au profane, le subconscient face au conscient…

Actes rituels, comportera une déclamation de Guilhem Girard  prononcée par Loïc Corbery
mettant en perspective la force enivrante de la musique. Cette œuvre, d’une durée de 25 à 35 minutes, prendra la forme d’un poème symphonique et se découpera en deux tableaux, illustrant les étapes parcourues par une communauté humaine pour parvenir à la réconciliation et à la paix :

Temps barbares : Danse inaugurale – Cortège funèbre – Simulacres – Gibet – Émeutes – Ronde des démons de Gérasa – Satan tombe comme l’éclair – Course à la roche tarpéienne – Quadrilles – Danse augurale
Temps civilisés : Ouverture.

Au programme
Joseph Haydn « Les sept dernières paroles du Christ en croix » extraits,  « Mon dieu, mon dieu, Pourquoi m’as-tu abandonné ? »,  « Tout est consommé »Richard Wagner, Siegfried-Idyll Joseph Haydn, Symphonie n° 22 « Le Philosophe »Charly Mandon, Actes rituels pour quatuor à cordes et orchestre Direction musicale, Débora Waldman Compositeur, Charly Mandon Récitant, Loïc Corbery Sociétaire de La Comédie-Française Quatuor Girard Livret, Guilhem Girard.

Un événement à ne pas manquer : Quatuor Girard, Orchestre National Avignon Provence, le  comédien Loïc Corbery de la Comédie-Française réunis pour un bel hommage à René Girard dans la belle salle du Tinel du Palais des Papes.

Dimanche 17 décembre 2023. 18h. 20 à 40€.  Le Grand Tinel. Palais des Papes. Avignon.  Réservation en ligne ici. Réservations à l’accueil de l’Office de Tourisme Par téléphone au 04 32 74 32 74.


Le Pontet : l’érection de la commune a 100 ans !

Quel est le secret de la longévité humaine ? Bien que les gérontologues s’accordent à dire qu’il n’y a pas de recette miracle (outre le fait de prendre soin de sa santé et son bien-être), certains éléments de réponses se trouvent probablement dans l’analyse du mode de vie des populations qui vivent le plus longtemps sur Terre.

Selon les statistiques démographiques des Nations unies, avec 0,106 % de personnes âgées de 100 ans et plus en 2021 (soit 1/1 000 habitants), le Japon est le pays qui compte le plus grand nombre de centenaires dans sa population. La longévité de ses citoyens représente une source de fierté pour le Japon, mais le vieillissement démographique et la chute des taux de natalité dans le pays posent un certain nombre de défis socioéconomiques. D’autres nations sont également aux prises avec le même genre de difficultés, incluant les questionnements éthiques qui émergent au sujet de l’accompagnement des personnes âgées dépendantes en institution.

Comme le montre notre carte, en excluant les territoires qui comptent moins de 1 000 centenaires, l’Uruguay, Porto Rico, Hong Kong et la France complètent le top 5 mondial, avec une proportion de citoyens âgés de 100 ans et plus qui variaient de 0,042 % à 0,084 % en 2021. L’Europe est globalement bien représentée dans ce classement, puisque l’on trouve également le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne, respectivement au septième, huitième et dixième rang.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Le Pontet : l’érection de la commune a 100 ans !

C’est en 1923 que le célèbre Corso de Cavaillon a vu le jour. Cette année, il fête donc son centenaire du jeudi 18 au dimanche 21 mai. Cet anniversaire spécial est l’occasion de revenir sur les temps forts de l’événement ces 100 dernières années.

Très attendu par les Cavaillonnais, et plus largement par les Vauclusiens, le Corso de Cavaillon revient ce jeudi 18 mai pour trois jours de fête, de convivialité, mais aussi de souvenirs des 100 dernières années. « Le Corso, ce sont des souvenirs d’enfance, c’est un moment d’émerveillement et de fête partagé. Le Corso, c’est une histoire cavaillonnaise unique en son genre », déclare Gérard Daudet, maire de la ville.

Entre fête foraine, cinéma en plein air, traditionnel défilé des chars ou encore concert… C’est un programme d’une grande qualité qui attend les Vauclusiens cette année, à l’instar des précédentes éditions.

Le défilé du centenaire

Pour cet anniversaire phare, l’association des Géants de Papiers, qui rassemble les constructeurs de chars, a sélectionné 10 des plus beaux chars du Corso depuis sa création pour le défilé du centenaire. Les constructeurs se sont inspirés des dessins et photos d’époque pour fabriquer ces 10 chars.

Pendant 1h30, les chars seront accompagnés d’artistes de rues et de fanfares. Ce jeudi 18 mai, le défilé, qui aura lieu à 15h, sera précédé d’un cortège de voitures de collection avec les 10 dernières reines de Cavaillon. Le défilé aura également sa version nocturne ce samedi 20 mai à 21h30.

Les ‘classiques’ du Corso

Le Cyclo Sport Cavaillon organise une nouvelle fois le Grand Prix de la Reine du Corso, dans le quartier de Vidauque, ce jeudi 18 mai de 8h à 13h. Une centaine de cyclistes sont prévus au départ.

Et comment évoquer le Corso sans parler de sa fête foraine ? Elle aura lieu du jeudi 18 au samedi 20 mai de 15h à 2h30 et le dimanche 21 mai de 15h à 20h sur les places François Tourel, du Clos et Roger Salengro. Machines à pièces, manèges à sensation, barbes à papa et autres sucreries en tout genre, il y en aura pour tous les goûts, et tous les âges !

Les nouveautés

Une des nouveautés cette année est le cinéma en plein air. Ce vendredi 19 mai, la Ville diffusera le film ‘The Greatest Showman‘ en partenariat avec les cinémas de Cavaillon à 21h sur le cours Gambetta. Quoi de mieux qu’un film qui raconte l’histoire d’un entrepreneur, interprété par Hugh Jackman qui va marquer la culture populaire et révolutionner le monde du spectacle pour représenter un événement comme le Corso ?

Cette année aussi, le Corso ajoute à son programme le concert du centenaire. Ce samedi 20 mai à partir de 20h, le grand orchestre de Laurent Comtat, ses 14 musiciens, chanteurs et danseuses, proposeront un voyage dans le temps mélodique, en reprenant les plus beaux titres musicaux des années 50 à nos jours.

Informations pratiques

Pour stationner avant de rejoindre les différents points du Corso, sept parkings sont à disposition du public, totalisant plus de 1000 places. Des panneaux aux entrées de ville indiquent en temps réel les places disponibles. Il existe également des places de stationnement le long des rues.

DR

V.A.


Le Pontet : l’érection de la commune a 100 ans !

Alors que le cinéma Le Vox accueille depuis aujourd’hui la nouvelle édition de la manifestation cinématographique Les Rencontres du Sud, retour sur ce haut lieu du 7e art vauclusien qui célèbre ses 100 ans cette année.

L’aventure de la famille Bizot débute en 1922 à Avignon. D’abord avec le grand-père, Joseph-Baptiste Bizot, garagiste à Monteux qui, à 40 ans, décide de changer de vie, vend tout et investit dans ‘L’Eldorado’, ancêtre du Vox. Il croit en l’avenir du 7e art. A sa mort, en 1967, Edouard prend le relais puis en 1975 leur succèdent Jean-Paul, l’actuel propriétaire et sa femme Léonie, incontournable silhouette de la Place de l’Horloge.

Les plus grands noms
Au fil des décennies, Joséphine Baker, Vittorio Gassman, Ariane Mnouchkine, Maria de Medeiros, Samuel Fuller, Agnès Varda, Jane Birkin viendront au Vox ou s’attabler à ‘La Sperlongaise’, brasserie-terrasse (dont le nom provient d’une petite ville d’Italie, entre Rome et Naples d’où est originaire Léonie, tout comme l’était l’acteur Raf Vallone). Mais aussi Jean Vilar et Gérard Philipe qui venaient répéter ‘Le Cid’ quand il pleuvait sur le plateau de la Cour d’honneur.
Car le Vox ce sont aussi deux salles de spectacles (de 99 et 170 places chacune) qui accueillent des représentations de théâtre, des projections de ‘Connaissances du monde’, le festival ‘off’ en juillet, des séances pour les scolaires, en moyenne 30 000 spectateurs, 7 jours sur 7. Entre 1984 et 2008, c’était l’épicentre du ‘French American Workshop’ créé par Jerome-Henry Rudes, plus connu sous le nom de « Jerry » qui avait accueilli Quentin Tarantino pour ‘Reservoir dogs’ à Avignon, bien avant ‘Pulp fiction’. Une révélation pour le monde du cinéma !

« On a toujours résisté. »

« Je ne suis pas une pièce rapportée, mais une pièce choisie » commente Léonie qui tient avec Jean-Paul et leurs deux enfants Emmanuel et Mary ce cinéma depuis plus d’un demi-siècle à bout de bras. « On a connu le découragement face au développement des immenses multiplexes d’Avignon nord et sud, on a été mis en redressement judiciaire en 1986. Mais on a toujours résisté, on est motivé et on est le seul cinéma familial indépendant d’Avignon, en plus on a un public de fidèles qui nous soutiennent. Pendant le Covid, on a dû fermer, on avait des petits mots pour nous encourager à résister. »Il est vrai que le Vox contribue au rayonnement culturel de la cité des papes, à deux doigts du palais des papes, de l’opéra et de la maison Jean Vilar.

Perpétuer la magie du Vox
Aujourd’hui c’est Emmanuel (qui a un CAP de projectionniste) qui est gérant de la société avec sa sœur Mary, sous l’œil de leurs parents toujours présents. Il a développé la restauration mais aussi installé le numérique, s’occupe de la maintenance du matin au soir. « On y met toute notre âme, dit-il. Quand j’étais petit, à 8 ans je crois, j’avais des tickets d’entrée de cinéma dans un pot de confiture vide, ma mamy jouait à la cliente et moi je lui rendais la monnaie. Quant à mon grand-père, je l’aidais à encoller les bandes avant les projections. La seule question que je me pose c’est de savoir si la magie Vox va continuer à opérer, si mon fils et mon neveu seront aussi passionnés que nous pour prendre la suite, plus tard. »

Contact : cinevox.avignon@free.frwww.cinevox.fr04 90 85 00 25

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