3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

Pour cette édition 2024, la Ville de Carpentras a comptabilisé 132 600 visiteurs contre 159 800 en 2023, 130 300 en 2022 et 114 000 en 2021.

Au chapitre de la provenance, près de 35 700 visiteurs provenaient d’Avignon en 2024, contre 29 200 en 2023 et de 20 100 en 2022 ; 7 400 venaient d’Orange en 2024, contre 8 800 en 2023 et 10 000 en 2022 ; 13 400 s’étaient déplacés de l’Isle-sur-la-Sorgue en 2023, contre 11 900 en 2023 et 10 000 en 2022.

Fréquentation des Noëls insolites
La fréquentation du festival Noëls Insolites 2024 à Carpentras met en lumière un fort ancrage local, témoignant de l’attachement des vauclusiens pour ces manifestations festives de fin d’année, tandis que la participation des visiteurs issus d’autres régions françaises notamment de Provence-Alpes-Côte d’Azur a été en recul en 2024. De plus, l’on observe une baisse notable de la fréquentation étrangère sur l’affluence globale de la manifestation.

Les spectacles en intérieur plébiscités
La fréquentation des spectacles au chaud des ‘Noëls Insolites 2024’ a été globalement très élevée. Plusieurs représentations, comme celles de « La renne de Noël » ou « Debout là-dedans », « Léonie en hiver » « Kéto ou la recherche du silence », ont affiché complet, atteignant 100 % de leur capacité. Les autres spectacles ont également connu un succès significatif, avec des taux de remplissage variant entre 65,5 % et 99,5 %. La diversité des spectacles et l’organisation bien répartie sur plusieurs jours ont contribué à cet engouement, confirmant l’attractivité de cet événement pendant les fêtes.

Déambulations dans la rue, Les filles de l’air Copyright Ville de Carpentras

Noëls Insolites 2024 : 6 824 entrées enregistrées à la patinoire
La patinoire des « Noëls Insolites 2024 » a connu une très forte affluence. Au total, 6 824 entrées ont été enregistrées, incluant les billets classiques ainsi que les accès gratuits pour les enfants de moins de 1,30 m. Un chiffre en hausse puisque l’an dernier, elle avait comptabilisé 5597 entrées. Cet engouement confirme l’attrait de cet espace de glisse éphémère, qui a su séduire un large public. L’ambiance festive et l’organisation fluide ont largement contribué à cette belle fréquentation, faisant de la patinoire un incontournable des festivités.

Les rues les plus fréquentées
En comparaison à une situation hors événements, certaines zones de Carpentras ont particulièrement gagné en dynamisme pendant l’événement, comme la place Maurice Charretier : + 117 %, la rue de la République : + 59%, la Place Charles de Gaulle : + 50% et la rue d’Inguimbert : + 30%.
MMH

Déambulations dans la rue, La balade de Léon Copyright Ville de Carpentras

Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

Après le transfert des collections de l’Inguimbertine à l’hôtel-Dieu, l’hôtel d’Allemand –propriété éponyme d’Antoine d’Allemand, originaire du Comtat Venaissin, ingénieur hydraulique et architecte qui participa à la construction de nombreux bâtiments à Carpentras, Avignon et en Vaucluse- est aujourd’hui inoccupé. Son devenir est au cœur d’une concertation citoyenne inscrite dans la démarche participative du ‘Big-Bang de la démocratie’ lancé en 2021.

Lors de cette réunion publique qui constitue la première étape, Serge Andrieu, le maire de Carpentras, présentera le projet et le cadre de la concertation. Les habitants pourront découvrir les enjeux, visiter le site datant du milieu du 18e siècle, 234 boulevard d’Albin-Durand, et partager leurs témoignages et propositions.

Au programme de cette réunion publique
Présentation du projet et de la démarche participative ; Visite commentée de l’hôtel d’Allemand ; Recueil des idées et attentes des citoyens ; Recueil de souvenirs et anciennes photographies.

Qui était Antoine d’Allemand ?
Antoine d’Allemand a participé aux constructions à Carpentras de l’Hôtel-Dieu (1750-1764), la Chapelle des Pénitents noirs, l’Aqueduc, l’Hôtel Tillia, l’Hôtel d’Allemand, la Synagogue (1re tranche entre 1741 et 1743), la Chapelle Notre-Dame-de-Santé et au mur de la Peste.

Les infos pratiques
Réunion publique. Samedi 22 février. 10h, Hôtel d’Allemand, 234, boulevard Albin Durand, à Carpentras.

Portail de l’Hôtel d’Allemand Copyright Ville de Carpentras

Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

L’association carpentrassienne ‘Un par Un’ propose l’insertion de jeunes de 26 à 30 ans en entreprise par la voie de l’alternance. Leur public ? Les laissés pour compte qui, grâce à leurs mentors, s’épanouissent en entreprise comme en société. Un enjeu colossal selon Henri Lachmann, ancien PDG de Schneider Electric Monde qui a initié une chaîne de mentorat pour une insertion des jeunes efficace et pérenne. Aujourd’hui ‘Un par Un’ recherche des entreprises partenaires pour continuer à jouer collectif.

Ils sont trois à être venus à l’Echo du mardi pour expliquer ce qu’ils font et les résultats déjà obtenus. Pierrot Lauret, directeur de l’association Un par Un –jeu de mot pour signifier parrain- ; Alix Crichton, en charge des relations avec les tiers de confiance –les parrains- ; et Patrick Mentrel ancien DRH de Sonelog devenu ambassadeur de l’association  auprès des entreprises. Mission ? Répondre aux besoins spécifiques des entreprises en talents d’hommes qualifiés. Du recrutement sur mesure et de l’emploi pérenne capable de faire progresser trois entités : l’entreprise, les hommes et la société. Bref, des colibris de l’insertion pour l’emploi et la société inspirés et inspirants.

Pierrot Lauret, directeur de l’association Un par un
«L’association pour l’insertion des jeunes en entreprise ‘Un par un’ a été créée à l’initiative d’Henri Lachmann, ancien PDG de Schneider Electric monde, en octobre 2019, présente Pierre Lauret, directeur de l’association ‘Un par un’. En s’installant en Vaucluse lors de sa retraite, l’homme qui, tout au long de sa carrière a reçu de nombreux jeunes en alternance, s’est très vite inquiété des chiffres exorbitants de tous ces jeunes ‘un peu en perdition’ dans le département. Son crédo : ‘Tout jeune peut trouver sa place pour peu qu’il soit accompagné’. En février 2020, j’attaque ce projet en m’interrogeant : que peut-on faire pour ces jeunes des quartiers, sans diplômes et laissés pour compte ? Ma mission ? Aller à leur rencontre et vers les entreprises pour tisser du lien et trouver une solution qui favorise leur accueil, et, ensemble, entamer un travail de préparation pour leur donner une nouvelle chance de pouvoir s’insérer professionnellement.»

‘Tout jeune peut trouver sa place pour peu qu’il soit accompagné’

Henri Lachmann, président de Un par Un et ancien PDG de Schneider Electric Monde

L’objet de l’association ?
«Créer un écosystème favorable, où le jeune peut s’insérer pour créer toutes les conditions à une insertion professionnelle. Nous avons volontairement ciblé des jeunes entre 16 et 26 ans, voire 30 ans, car nous accordons beaucoup d’importance à la découverte de qui ils sont, à la compréhension de leur construction personnelle, et à leur donner une nouvelle dimension. Le projet est de rencontrer le jeune, de créer un lien de confiance, de repérer l’écosystème le plus adapté à sa personnalité dans une entreprise où l’environnement lui sera favorable avec des personnes, au départ appelées parrains, d’où l’allusion au nom de l’association ‘Un par un’»

Mentorat
«
Le process ? Inclure dans le dispositif une personne de l’entreprise, avec une vraie sensibilité, –le parrain- qui accordera du temps et une appétence à comprendre le jeune. L’objectif est de donner au futur professionnel toutes les chances de se découvrir, et de se laisser découvrir par les autres, pour ainsi réaliser son projet professionnel. Par contre, le parrain ne sera pas le supérieur hiérarchique du jeune.»

Copyright Un par Un

Rencontre avec les partenaires sociaux
«Dans un premier temps j’ai rencontré les partenaires sociaux, les jeunes, puis Alix Crichton nous a rejoints, ainsi que Patrick Mentrel, ancien directeur des ressources humaines, qui vient nous épauler sur le volet découverte des entreprises. Patrick a découvert notre entreprise lorsqu’il était en place avant de passer de l’autre côté de la barrière, détaille Pierrot Lauret.»

100 jeunes rencontrés par an, 60 accompagnés et plus d’une quarantaine en parcours d’insertion
«Globalement, par an, nous entrons en contact avec entre  80 et 100 jeunes dont 60 seront accompagnés et entre 40 et 45 auront intégré un parcours d’intégration via l’alternance en CAP (Certificat d’aptitude professionnelle), en CDD, CDI (Contrat à durée indéterminée). L’objectif est d’intégrer ses jeunes en formation professionnelle. C’est la raison pour laquelle nous sommes partenaires de centres de formation, de la Chambre des métiers, de la Fédération du bâtiment et des travaux publics, du Geiq (Groupement d’employeurs d’insertion et de qualification)…

‘100 jeunes rencontrés par an avec plus de 40 en parcours d’insertion’

Pierrot Lauret, directeur de l’association d’insertion Un par Un

Une association d’intermédiation
«Nous sommes repérés comme association d’intermédiation, par les structures d’accueil de jeunes, les centres sociaux –comme celui de Villemarie à Carpentras-, les associations départementales : le CDef 84 (Centre départemental enfance et famille), l’Arpe, l’Entraide Pierre Valdo, avec lesquelles nous avons tissé des liens pour favoriser les stages d’immersion, et surtout permette aux jeunes de rentrer dans une dynamique de parcours. Pour cela, nous avons créé une ‘Commission Insertion Jeunes’ mensuelle qui permet de placer, autour de la table, les personnes ressources de ces structures, ce qui nous permet de faire du suivi de parcours des jeunes, dans leur projet professionnel et dans leur rencontre avec les entreprises.»

Tisser des liens de confiance pour aller plus loin, ensemble

Alix Crichton et les ateliers d’intelligence émotionnelle
Alix Crichton travaille sur le volet entreprises. Pour cela, Alix a mis en place des ateliers d’intelligence émotionnelle autour du lien entre un parrain et un jeune filleul, afin de structurer la préparation et l’accompagnement.
«J’accompagne l’association sur le développement et la consolidation du réseau entreprise, relate Alix Crichton. Nous avons mis en place des ateliers mensuels pour engager les marraines et parrains des entreprises autour de l’accompagnement des jeunes. La mission ? Consolider le réseau, engager les marraines et parrains et échanger autour des problématiques des jeunes pour pouvoir y répondre et tisser un accompagnement pertinent et surtout durable pour le jeune.»

‘Les bienfaits de l’intelligence émotionnelle s’exercent au travail comme en dehors, à l’extérieur.’

Patrick Mentrel, ancien DRH en charge des relations avec les entreprises
Ancien Directeur des ressources humaines d’une plateforme de logistique Sonelog (commerce de gros de matériel électrique au Pontet), Patrick Mentrel est en charge des relations avec les entreprises. «J’étais aux côtés des membres de direction, lorsque j’ai rencontré ‘Un par Un’ et nous avons tous été convaincus par la démarche, autant pour les jeunes que pour l’entreprise. Ensemble, nous avons signé une convention et accueilli un jeune pour un premier stage d’immersion de 15 jours en entreprise. Nous avons sélectionné un chef d’équipe qui possédait déjà cette fibre sociale et qui a accompagné le jeune dans plusieurs services, afin que celui-ci puisse repérer, durant ces deux semaines, le service qui pourrait l’intéresser.»

Guider et motiver
«Cela a très bien fonctionné car il était hyper motivé et, de ce fait, est passé en apprentissage puis en formation interne pour, ensuite, signer, cinq mois plus tard, son contrat à durée indéterminée, devenant un salarié très efficace, opérationnel et très intégré de Sonelog où il pourra évoluer au sein de l’entreprise. ‘Un par un’ apporte un recrutement sur-mesure à l’entreprise et met en valeur le tiers de confiance : le parrain, qui se fait le porte-parole du jeune, par rapport aux autres services de l’entreprise.»

Copyright Un par Un

Intelligence émotionnelle en situation
Alix Crichton met en avant l’utilisation de l’intelligence émotionnelle. Mais que signifie ce terme ? « C’est comment être intelligent avec ses émotions, explique la jeune-femme. L’intelligence est la capacité à s’adapter à des situations. C’est gérer ses émotions pour s’adapter aux situations qui se présentent. L’émotion est commune à tous les mammifères. C’est même le premier langage de l’homme, ce qui lui a permis de vivre en société, de créer du lien, pour travailler ensemble, répondre à des menaces et survivre. Ce qui interpelle ? La raison pour laquelle dès tout petit, l’on détache l’homme de ses émotions, alors que c’est ce qui fait de nous des êtres humains et non pas des machines. Se reconnecter à soi, à ses émotions permet de savoir pourquoi l’on fonctionne ou non ensemble. Cloisonner et diviser ne permet plus à une société de fonctionner. Dans ce cadre, ‘Un par un’ ajoute de l’humain et de l’intelligence dans les relations et dans l’entreprise.»

Intelligence émotionnelle, pleine conscience, lien intergénérationnel, implication…
«J’abonde dans le sens d’Alix, apprécie Patrick Mentrel, à l’heure où l’on parle de risque psycho-sociaux et surtout de conflits, l’intelligence émotionnelle intervient, elle est également au centre, désormais, du recrutement. En intervenant au cœur du programme ‘Un par Un’, ce dispositif créé aussi un lien intergénérationnel, le parrain ayant souvent dans les 50 ans. Cela permet de se parler, de s’entendre, de se comprendre. Je pense que l’intelligence émotionnelle fera évoluer les politiques des ressources humaines des entreprises. Cela a aussi un impact dans les relations entre les salariés, c’est un élément clef du management. Les ateliers d’intelligence émotionnelle peuvent renforcer le partenariat entre notre association et les entreprises.»

Le désengagement salarial
«Le problème qui se pose, au sein de l’entreprise, est également un très prégnant désengagement salarial, relève Alix Crichton. Le lien que le parrain va réussir à créer permet au jeune de rester actif longtemps. J’ai en tête le retour d’expérience d’un manager de l’opérateur Orange qui m’a confié ‘avoir trouvé un autre sens à sa profession depuis qu’il fait de l’accompagnement, parce qu’il est sorti de cette dimension du chiffre de l’entreprise, actuellement, très imposée.»

‘Les entreprises ont un devoir d’inclusion dans la société’

Henri Lachmann, président de Un par Un

Interview de Henri Lachmann, fondateur de ‘Un par Un’
«Je constate que la famille, l’école, l’église foutent le camp et que les entreprises ont un rôle d’inclusion des jeunes à jouer, d’autant plus qu’elles ont les moyens pédagogiques d’accueillir et de former. Les entreprises ont un devoir d’inclusion dans la société.»

L’association ‘Un par Un’
«L’association Un par Un, privilégie l’apprentissage qui doit devenir un mode de formation à part entière, alors que nous nous plaçons en parents pauvres par rapport aux pays nordiques comme l’Allemagne et la Suisse. Et puis, l’entreprise possède la capacité d’enseigner le savoir être et le savoir vivre, notamment en collectivité, ce que le reste des acteurs sociaux peinent à remplir aussi bien. Le savoir être fait partie du savoir. Chez Schneider, en France, nous avons plus de 1 000 apprentis, dont la plupart restera dans l’entreprise en tant que salarié ou placé dans notre écosystème, devenant de véritable ambassadeurs de la marque et de l’entreprise en général.»

Avez-vous des problèmes de recrutement dans les entreprises ?
«Oui, car elles n’ont pas encore compris qu’elles avaient la responsabilité de l’inclusion dans la société et que ce rôle doit être pris à bras le corps. Attendre tout de cellules qui dysfonctionnent, comme la famille et l’école, n’est pas la solution. Si les entreprises ont des difficultés à recruter, c’est que les jeunes sont mal formés. Ils ne peuvent posséder le savoir être que l’école ne leur donne pas.»

A quoi ressemblera l’entreprise de demain ?
«Elle sera l’image de la vie en société, du travail en collectif et dans ce collectif de la diversité. C’est là toute notre richesse. Quand deux hommes sont ensemble et sont d’accord, alors il y en a un de trop. Il y a plusieurs savoirs : le savoir, le savoir être, le savoir-vivre, le savoir-faire. L’entreprise est tout à fait à même d’enseigner cela.»

Les partenaires de Un par Un
Missions Locales (Avignon & Carpentras) – L’entraide Pierre Valdo –  GEIQ BTP 84 –MFR – BTP84 – Lou Tricadou – CFA du Bâtiment Avignon Florentin Mouret – Association du Pôle d’activités de Fontcouverte – MNA Vaucluse – CDEF 84 – Eureka Insertion – CMAR- La Varappe – Fondation Henri Lachmann – Fondation Institut de France – Ressources – Fondation Schneider Electric – Direction départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités – Fiducial – CCI Vaucluse – Le Département du Vaucluse – Face Vaucluse – Vaucluse entreprise – Politiques de la ville (Quartiers d’Eté) – Evolio PAE – Made In Marseille- Sonepar – Leroy Marlin – McCormick – Fuchs – Carrelage au Carré – Cooprovence – Carrefour – Norauto – Groupe Orange – WATTS Industries – Ibis Groupe – Dalkia – Auto-Pièces Service – Brasserie Foncouverte – Boulanger – Bien Perché – Altera Rocca…

Alix Crichton, Pierrot Lauret et Patrick Mentrel Copyright MMH

Un par Un, Association Loi de 1901 pour l’insertion des jeunes. Domiciliée au Campus Louis Giraud, 310 Chemin de l’Hermitage à Carpentras. Pierrot Lauret, directeur de l’association Un par un 06 58 78 38 70. structureunparun@gmail.com


Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

« Je fais partie des premières victimes du confinement du Covid. J’ai en effet été licenciée de mon entreprise dans l’événementiel. » Claire di-Meglio décide de se réinventer et de partir sur un projet de création de sa propre affaire en 2022, après 20 années d’expérience professionnelle en tant que cadre dans la logistique.

 « Au départ j’avais pour projet de créer un magasin traditionnel de produits locaux. J’ai toujours été attachée à la consommation des produits du terroir. Je connaissais déjà quelques producteurs de la région qui travaillent très bien et font de bons produits. Nous avons un département avec tout ce qu’il faut pour manger. J’ai fait le tour des fermes pour trouver des œufs, des tomates ou d’autres produits. »
Pour être accompagnée, elle se tourne vers le Rile à Carpentras dont la mission est d’aider à la création d’entreprise. Elle obtient également un prêt d’honneur auprès de la plateforme Initiative Ventoux d’une valeur de 8 500€. Elle décroche une autre aide financière d’une structure à la création d’entreprise, France active, en tant qu’entrepreneuse. Elle lance ainsi son affaire en mai 2022, en choisissant un concept ambulant plutôt qu’un magasin fixe. Elle fait alors l’acquisition d’un véhicule utilitaire pour un budget de 30 000 € qu’elle aménage pour lancer alors Nans et Pimprenelle, son épicerie ambulante.

« Mon entreprise participe à recréer une vie de village et du lien social. »

Claire di-Meglio, fondatrice de Nans et Pimprenelle

Choix de la gamme
Elle décide de déterminer la gamme proposée à sa clientèle sur des produits locaux exclusivement au départ. Elle travaille ainsi des fruits et légumes, du vin mais aussi des produits transformés par des entreprises du coin, comme les conserveries Guintrand à Carpentras, sans oublier des produits ménagers écologiques.
« Mon idée de départ était de proposer du produit bon, pas forcément bio, et local. » Elle sélectionne ainsi 250 produits dans son camion et consacre deux demi-journées par semaine à l’achat en direct chez ses producteurs. « L’idée première était de faire du 100 % local. J’ai dû m’adapter à la demande de mes clients qui m’ont demandé quelques produits nationaux. Il y a aussi des articles qui ne sont pas présents dans Vaucluse, je peux ainsi m’approvisionner dans les départements environnants comment l’Ardèche. »

La gamme de produits proposés est large, avec pas moins de 250 produits. Crédit : DR

Nans et Pimprenelle
L’entreprise correspond au nom donné au camion, Nans. Pimprenelle est le surnom donné à Claire di-Meglio par ses collègues quand elle était cadre dans la logistique. La société baptisée ainsi sillonne neuf villages dans un rayon de 30 kms autour de Carpentras, avec des haltes dans chacun de ces lieux, sur autorisation municipale. Elle est également présente dans des lieux privés comme la résidence autonomie pour personnes âgées Domitys à Carpentras. « Mon concept est 100% écologique. Le client ne dépense pas d’essence pour aller au supermarché, avec des produits locaux qui n’ont pas voyagé. »

Une clientèle à fidéliser
L’entreprise doit encore développer son chiffre d’affaires pour asseoir son modèle économique. La clientèle est variée. Il y a certes des personnes âgées mais également tous les âges représentés. Il s’agit d’une clientèle sensible à cette démarche écologique.
« Mon entreprise participe à recréer une vie de village et du lien social mais elle doit encore acquérir de nouveaux clients pour être pérenne. Le travail que je réalise a du sens. Je crois fermement au projet », explique la cheffe d’entreprise.


Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

Ce lundi 10 février, la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe) et la Ville de Carpentras ont lancé les travaux d’aménagement d’une voie partagée entre Carpentras et Mazan, en partenariat avec la commune de Mazan, le Département de Vaucluse, la Région Sud et l’État. Les travaux devraient s’achever à la fin du mois de juin.

Les travaux d’aménagement de la voie cyclable entre Carpentras et Mazan ont débuté hier pour une durée de quasiment 5 mois. Ce projet, qui s’inscrit dans le schéma directeur cyclable de la CoVe, a pour objectif de faciliter les trajets quotidiens des habitants vers les établissements scolaires, les commerces, les services publics et le pôle santé de Carpentras tout en offrant une alternative sécurisés aux usagers. La CoVe est maître d’œuvre pour l’ensemble des travaux qui ont débuté mi-février pour la partie du côté de Mazan. La Ville de Carpentras est, quant à elle, maître d’œuvre pour la partie centre-ville — cité scolaire de Fabre.

Les travaux concernent les Chemins de Banay et d’Embanay, l’Ancien chemin de Mazan, la Rue des Capucins, l’Allée des Pins et le rond-point du Maquis. Des déviations seront mises en place en semaine de 7h30 à 17h et l’accès sera maintenu pour les riverains et la collecte des déchets.

Les Chemins de Banay et d’Embanay sont des routes très empruntées, avec environ 2 250 véhicules par jour. Un réaménagement est donc nécessaire pour garantir la sécurité de tous. Ainsi, une limitation de la vitesse à 30 km/h sera mise en place, des plateaux ralentisseurs seront installés, et un nouveau marquage au sol effectué à l’issue des travaux à la fin du mois de juin prochain.

©CoVe

Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

L’agence d’attractivité et de développement économique de la Région Sud risingSUD proposera une conférence sur les fondamentaux de la levée de fonds à la Gare Numérique à Carpentras ce vendredi 7 février.

Julien Cantoni, chef de projet – relations investisseurs & accompagnement projets structurants / entreprises pour risingSUD, sera à Carpentras ce vendredi 7 février pour animer une conférence sur le sujet de la levée de fonds dans les locaux de la Gare Numérique de la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe).

L’animateur de la conférence présentera de ce qu’est la levée de fonds et comment la mobiliser, et fera un tour d’horizon des dispositifs financiers disponibles sur le territoire. Les entrepreneurs participants pourront poser toutes leurs questions sur le financement en 2025. Un brunch leur sera offert à l’issue de la conférence.

Inscription gratuite par téléphone au 06 58 45 49 60.
Vendredi 7 février. De 11h à 12h30. Gare Numérique. 100, Avenue de la Gare. Carpentras.


Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

Leader dans le voyage randonnée pour les groupes, le carpentrassien Sud Evasion vient de remodeler sa communication ‘éditoriale’ autant que digitale. Pour cela, la société familiale comtadine s’appuie sur une autre entreprise vauclusienne : l’agence de communication Arôme qui l’accompagne dans cette mutation.

Fondée à Carpentras en 1989 par Michel Girotto et son épouse Chantal, Sud Evasion était à l’origine une agence de voyages en autocar proposant des séjours thématiques en France. Puis au fil des évolutions, elle a étoffé son offre avec de nouveaux modes de transport, l’avion et le bateau ainsi que les randonnées en groupe. Peu à peu Sud Evasion s’est ainsi orienté davantage dans le domaine du voyage et la partie autocar a été cédée il y a une quinzaine d’années maintenant. Par ailleurs, alors qu’avec ce secteur des autocars l’entreprise travaillait localement avec une clientèle provenant plutôt de Carpentras, d’Avignon ainsi que du Vaucluse et de ses environs, l’essor de la partie voyage en randonnée de groupe lui a permis d’étendre ses activités partout en France. De quoi devenir aujourd’hui le leader national sur ce marché qui cible principalement les retraités.
« Actuellement, nous sous-traitons les autocars un peu de partout et maintenant la majorité de notre clientèle provient de la région parisienne, devant les secteurs de Lyon et Saint-Etienne ainsi que le Nord, les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence », explique Tristan Girotto, président de Sud Evasion, qui a complètement repris les rênes de l’entreprise familiale il y a un peu plus d’un an maintenant.

Tristan Girotto. Crédit : Sud Evasion

L’entreprise familiale dans le sang
Il faut dire que ‘la marmite’ de l’entrepreneuriat, Tristan Girotto y est tombé quand il était petit : « Cela fait 17 ans que je travaille dans l’entreprise que mes parents ont créé il y a 35 ans. J’ai toujours eu à cœur de vouloir travailler dans ce domaine. J’ai toujours aimé ce qu’ils faisaient et, depuis tout jeune, mon objectif était de reprendre la société familiale. »
Si à l’époque les voyages font plus penser à des excursions pour le 3e âge, aujourd’hui le marché de la randonnée de groupe a largement évolué pour la clientèle de Sud Evasion constituée quasi exclusivement de personnes dont l’âge est compris entre 60 et même 85 ans. Des clients qui affichent plus de 15 ans de fidélité pour certain.
« Maintenant à 60 ans, on n’a plus envie d’aller jouer à la belote dans le village du coin, confirme Tristan Girotto. Les gens veulent profiter de leurs dernières années pour découvrir le monde et certains peuvent même faire 2 à 3 voyages par an. »

Crédit : Sud Evasion.

Une demande individuelle grandissante
Dans cette logique de découverte, les 10 salariés de Sud Evasion proposent chaque année une quarantaine de destinations lors de 160 voyages clef en main. Principalement des destinations en Europe et un peu en France. Aujourd’hui, c’est une offre complète de séjours et de services qui séduisent un très grand nombre de groupes et d’amateurs de randonnée, avec des randonnées mi-rando mi-touristique, de la marche nordique ou bien encore du longe-côte (une sorte de marche aquatique).
De quoi hisser l’entreprise familiale au rang de leader sur ce segment touristique en accompagnant plus de 6 500 clients chaque année : essentiellement avec des groupes même si une clientèle individuelle à la possibilité de se greffer sur des voyages afin de compléter les offres.
Une part d’ailleurs de moins en moins marginale confirme Tristan Girotto : « Les individuels représentent 30% de nos clients désormais et cela continue d’augmenter. Il y a même certains voyages qui sont désormais ouvert uniquement à ce type de demande sans qu’il y ait de groupe. »

Une communication innovante
Afin de poursuivre ce développement, le nouveau patron de Sud Evasion s’est donc engagé dans une série d’innovations dont la communication est l’un des volets stratégiques.
Dans les priorités, la refonte du site internet vitrine, ses fonctionnalités, sa navigation et le catalogue imprimé qui sont des vecteurs importants dans ce secteur où, même si les jeunes retraités se mettent de plus en plus au numérique, les habitudes du ‘papier’ sont encore largement ancrées dans les usages.
Pour réussir ces missions de communication, elle engage l’agence de communication vauclusienne Arôme, créée il y a 20 ans à Avignon et désormais installée à Vedène. Dirigée par Rémi Vicente, l’agence experte en communication digitale s’est d’abord vu confier la refonte de la maquette du catalogue puis la refonte complète du site et de l’image. Un partenariat qui a débuté autour d’une passion commune entre les deux chefs d’entreprise : la pêche à la truite.

Crédit : Sud Evasion.

Le spécialiste de WordPress en Vaucluse
« On a commencé par le catalogue il y a 2 ans, confie Rémi Vicente, puis nous nous sommes vus confier la mission de refondre globalement le site internet vitrine qui est un média fondamental pour l’entreprise.
Une réflexion a d’abord était ainsi menée sur la qualité de l’image, des contenus, leur positionnement, la navigation, l’arborescence et les fonctionnalités de fond (paiement en ligne, formulaire de contact…). L’agence spécialiste de WordPress en Vaucluse (c’est elle qui a accompagné l’Echo du mardi dans sa transition numérique lorsque nous sommes devenus le premier journal d’annonce légale de France à basculer 100% numérique en 2021) s’est ensuite attelée à la conception du thème et le déploiement des fonctionnalités. En l’espace de 3 mois, le site a été entièrement repensé ainsi que la stratégie de référencement dans Google.

« Il y a une vraie valeur ajoutée à payer une prestation de cette qualité. »

« Depuis, le nouveau site mis en ligne en septembre a déjà rempli pleinement ses objectifs », se félicitent les deux entrepreneurs vauclusiens. Dans la foulée, Tristan Girotto, a aussitôt confié à Arôme dont la refonte du catalogue 2025 et en 2026. Un lifting de l’identité visuelle est également prévu.
« Il y avait des choses que l’on faisait nous auparavant, explique le patron de Sud Evasion. Mais à un moment donné, il ne faut pas hésiter à se tourner vers des ‘pros’. Cela nous permet de nous recentrer sur ce que nous savons faire et, au final, il y a une vraie valeur ajoutée à payer une prestation de cette qualité. »

Laurent Garcia

Sud Evasion en quelques chiffres
– 38 destinations de randonnée touristique en Europe
– 6 500 clients par an
– 10 salariés
– 6,5M€ de CA


Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

L’entreprise Les 3 Capucins exerce sa profession en tant que grossiste en fruits et légumes depuis des générations. L’affaire a en effet été créée au début du XXe siècle. Frédéric Girard, le patron actuel, perpétue cette entreprise depuis quatre générations.

L’année 2016 a été riche pour cette entreprise qui travaille avec une centaine de producteurs locaux pour une très grande majorité de son activité. Elle était en effet située avenue du Mont-Ventoux à Carpentras dans des locaux anciens et petits. « J’ai eu l’opportunité de racheter à la Cove ce local qui était l’ancienne halle florale. J’ai rencontré des personnes qui s’occupent du développement économique ainsi que le président de la Cove de l’époque, Francis Adolphe. Cela a été rapidement réalisé et nous avons pu faire des travaux conséquents pour nous créer un outil de travail idéal », explique Frédéric Girard, gérant chez les 3 Capucins.

Un entrepôt fruits et légumes optimum
L’entrepôt a été repensé complètement. En partie centrale, un bureau sous forme ‘aquarium’ a été conçu. Sur les parties latérales, 300 m² de chambres froides ont vu le jour. Des lignes de tarage et conditionnement ont aussi été installées, ainsi qu’un palettiseur. La surface totale du bâtiment et de 2 000 m², ce qui permet une bien meilleure organisation qu’auparavant et un potentiel de développement non négligeable pour l’entreprise.
L’investissement a coûté 1M€ avec l’aide de la Région, dans le cadre du projet européen Feader, fonds européen agricole pour le développement rural.
« J’ai pu réaliser cet investissement conséquent pour l’entreprise car nous avons de bonnes relations avec nos producteurs locaux mais également avec nos clients qui sont des grossistes ou des centrales d’achat sur toute la France comme Auchan ou Système U qui sont les deux plus gros clients. Les 3 Capucins travaillent également avec le MIN de Rungis. Les livraisons se font en A pour B, la veille pour le lendemain, pour une fraîcheur optimale des fruits. »

Frédéric Girard gérant chez les 3 Capucins. Crédit : Olivier Muselet

Une très belle évolution depuis 10 ans
L’entreprise a évolué lentement mais sûrement depuis 10 ans, en s’appuyant sur ses fondamentaux, à savoir une relation de confiance avec ses producteurs mais également ses clients. La gamme de produits est restée sensiblement la même. Seule l’asperge a été développée. « Nous avons continué à développer la cerise, même si ce produit connaît des difficultés depuis plusieurs années. Nous avons ainsi accompagné des producteurs désirant la développer ou s’orienter vers d’autres produits à cultiver. L’asperge a ainsi été développée depuis plusieurs années », poursuit Frédéric Girard. La fraise connaît une belle évolution depuis quelque temps avec l’appellation fraise de Carpentras, qui a un Syndicat et une Confrérie qui œuvrent bien pour ce produit. Le dernier gros produit de l’entreprise concerne le raisin avec le muscat AOP Ventoux notamment.

Une diversification dans les légumes de fin d’année
Depuis 2018, les 3 Capucins ont opéré une diversification avec une gamme de légumes de fin d’année comme la mâche, les épinards ou encore les blettes. Ce volume représente désormais 15% du global. « Cette diversification dans la continuité nous permet d’assurer du volume additionnel qui peut compenser d’autres baisses de volumes comme cela a été le cas sur le raisin et la cerise sur la campagne 2024. »

Les 3 Capucins en chiffres :
– Tonnage global annuel : 5000T en 2023 et 4000 en 2024 (baisse de 500T en cerise et 500T en raisin)
– Auto-consommation électrique grâce à des panneaux photovoltaïques : 30% de la consommation globale
– Statut : SARL
– Effectif : 14 salariés plus des saisonniers représentant 8 ETP (équivalent temps plein) – Clients : 60% GMS, 20% grossistes marché comme le MIN de Rungis et 20%

Une filière fruits du Ventoux
« Avec les producteurs locaux et les syndicats, nous avons créé une filière fruits et légumes du Ventoux, comme c’est le cas pour l’asperge. Je travaille en grande majorité avec des producteurs du Vaucluse et quelques agriculteurs des départements limitrophes. Nous avons une réelle relation de confiance et de partenariat avec tous nos producteurs. Dans ce sens, nous les accompagnons dans la démarche de certification HVE, haute valeur environnementale, grâce à l’UNEEP, le syndicat régional des expéditeurs. Une technicienne en certification assure un accompagnement auprès de nos producteurs », explique Frédéric Girard.

Une clientèle diversifiée
L’objectif de l’entreprise est également d’avoir une clientèle diversifiée, grandes surfaces et grossistes, qui ont des cahiers des charges différents sur les produits. Cela permet ainsi d’écouler toute la marchandise des producteurs. « Nous voulons aussi continuer notre développement sans changement de cap et de stratégie, avec une logique de terroir et de défense des producteurs, tout en assurant une satisfaction auprès de nos clients avec un savant dosage entre quantité et qualité. »


Carpentras, le bon bilan des Noëls insolites

L’Hôtel Dieu, 2e plus grand monument de Vaucluse après le Palais des papes, devenu la Bibliothèque-musée l’Inguimbertine a reçu 42 989 visiteurs depuis son ouverture en novembre 2024, tandis que la bibliothèque multimédia, ouverte depuis 2017, recevait 142 000 visiteurs en 2024 contre 130 000 en 2023.

Au commencement de cette incroyable histoire, un homme, Malachie d’Inguimbert qui laissera en héritage, aux carpentrassiens, son fonds de livres et d’objets exceptionnels ‘pour que le savoir devienne accessible à tous’. Et ça n’est pas tout, car l’évêque de Carpentras fera construire, en 1750, l’Hôtel Dieu ‘afin que les plus démunis y soient convenablement reçus et soignés’.

Façade de l’Hôtel Dieu devenu L’Inguimbertine Copyright Ville de Carpentras

En regroupant la collection de cet ancien prince de l’église,
dans le bâtiment qu’il fit lui-même construire, les élus de la Ville, du Département, de la Région et de l’Etat donneront corps, 275 ans plus tard, aux vœux de Dom Malachie d’Inguimbert, un homme profondément visionnaire et humaniste, également confesseur du futur pape Clément XII.

La bibliothèque-musée
–qui figure parmi les 54 plus riches bibliothèques municipales classées de France- regroupe une bibliothèque de lecture publique, des fonds bibliographiques patrimoniaux exceptionnels, des archives et une collection muséale, le tout constituant un lieu atypique, fréquenté par toutes les strates de la société : écoliers, étudiants, chercheurs, familles et amateurs de culture.

L’année 2024 a été marquée
par l’ouverture de la bibliothèque musée dans son nouvel écrin, accueillant 42 989 visiteurs sur ses 236 jours d’activités, soit 4 777 personnes par mois. Egalement, 159 groupes, soit 2 741 personnes ont visité les collections permanentes et temporaires dont 116 en visites guidées. La bibliothèque accueille aujourd’hui près de 7 000 lecteurs actifs et plus de 130 000 usagers avaient franchi le seuil de la bibliothèque multimédia en 2023.

Les publics
A 66,56%, ils proviennent majoritairement de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur dont 57,64% de vauclusiens. Près de 4,58% sont des touristes venant de Belgique, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de Suisse et d’Allemagne. Près de 159 groupes, soit 2 741 personnes sont venues admirer les collections permanentes et temporaires.

Les temps forts
Près de 1 737 visiteurs sont venus à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine en septembre 2024 ; 17 589 vauclusiens lors du week-end inaugural –de fin de 10 ans de travaux- en avril 2024 et 890 visiteurs lors de la Nuit européenne des musées, en mai 2024. Le public scolaire n’est pas en reste puisqu’en 2024 de septembre à décembre, 1 264 élèves étaient sensibilisés à l’art et à la culture.

L’Inguimbertine détient
80 000 documents dévolus aux usagers ; 75 000 livres anciens ; plus de 30 000 objets d’intérêts scientifique et historique, 1 200 tableaux et 500 statues. Le bâtiment se déploie sur 10 000 m2.

La proposition
Un service de lecture publique (bibliothèque multimédia) sur 1 800 m² propose près de 80 000 documents, des ressources numériques : livres, presse, cinéma, documentaires, musiques, spectacles, jeux …, des jeux vidéo, un espace informatique, des espaces de travail dans un environnement maintenant le lien avec les œuvres du peintre et du savant par l’exposition de plus de 140 biens relevant de la collection muséale et des fonds patrimoniaux ; un service de consultation des fonds ancien, local et d’étude dans une salle d’étude ; une exposition permanente sur 1 800 m² présentant les chefs-d’œuvre du fonds bibliographique et de la collection muséale : beaux-arts, archéologie, histoire, ethnographie ; une salle d’exposition temporaire de 230 m² qui offre au public des regards divers sur l’art, le patrimoine, le savoir ; des espaces de médiation au gré d’ateliers, conférences, projection, spectacles ; la valorisation des espaces remarquables de l’hôtel-Dieu : l’escalier monumental, le hall des 340 donatifs, la chapelle –où repose Malachie d’Inguimbert-, la pharmacie, la salle du conseil ; une cafétéria, dans l’ancien réfectoire du couvent des sœurs infirmières ; une boutique-librairie permettant de valoriser les collections de l’Inguimbertine.

La fréquentation de l’Inguimbertine Copyright Ville de Carpentras

La bibliothèque multimédia
La bibliothèque multimédia a reçu, en 2024, 142 228 visiteurs. C’est 5,2% d’accroissement de la fréquentation par rapport à 2023. Le nombre d’inscrits est lui aussi en hausse avec 741 nouveaux usagers et 313 nouveaux emprunteurs. Chaque mois, en moyenne, 20 000 documents sont ainsi empruntés. Elle compte, actuellement, 9009 abonnés actifs et 5 782 emprunteurs actifs.

Qui consulte quoi ?
Le secteur jeunesse se hisse sur le haut du podium avec 50,38% de prêts suivi par la fiction adulte avec 34,12% de prêts. La jeunesse est folle de ‘Mortelle Adèle’, tandis que ‘L’homme des 1 000 détours’ séduit les adultes. Pour les ados, il sera question de ‘Jujustu Kaisen’. Dans le secteur multimédia c’est le film ‘Hommes au bord de la crise de nerfs’ qui remporte les suffrages.

Un peu d’histoire
C’est en 2014,
que les travaux de transformation de l’Hôtel Dieu débutent pour laisser place à la bibliothèque musée en 2024 ; L’ouverture de celle-ci a lieu en avril de cette même année où 800 œuvres se révèlent au public sur 1 000m2. Cependant qu’une partie du bâtiment en travaux, la bibliothèque multimédia, ouvre ses portes au public en novembre 2017.
En 1913,
le Musée comtadin présente les collections d’art et traditions populaires de l’Inguimbertine. Aux prémices, la bibliothèque fut ouverte au public en 1745, par Joseph-Dominique dit Dom Malachie d’Inguimbert (1683-1757), prélat et bibliothécaire qui fût évêque de Carpentras et recteur du Comtat Venaissin. Il mit à disposition du public 25 000 livres, tableaux, estampes, antiques, sceaux, monnaies… désormais accessibles à tous.
En 1874,
la bibliothèque populaire, accueillie au sein de l’Inguimbertine, propose le prêt de livres à domicile.

L’Inguimbertine. 180, Place Aristide Briand à Carpentras.

https://echodumardi.com/tag/carpentras/page/3/   1/1