3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

En juillet 2024, le Conseil Municipal d’Avignon votait une délibération résiliant à la fois le bail de gestion immobilière qu’elle avait confié à la SCI du Parc Expos et la convention d’exploitation signée avec Avignon Tourisme. Parallèlement, une grande réflexion sur le futur de cet équipement d’envergure était lancée. Ces décisions marquent la volonté de la ville de vouloir trouver rapidement un avenir pérenne et viable au Parc Expos. Un chantier qu’elle n’entend pas mener seule.

La délibération N° 10 du conseil Municipal du 18 juillet 2024 (voir ici) sera sans aucun doute un moment important pour le futur du Parc Expos d’Avignon. En actant la résiliation du bail de gestion immobilière confiée à la SCI (Société Civile Immobilière) du Parc Expos (voir ici) et celle de la convention d’exploitation déléguée à Avignon Tourisme, la ville a souhaité remettre tout à plat. Même si dans les faits la dissolution de la SCI n’est pas effective et Avignon Tourisme poursuit sa mission d’exploitation du site, la volonté de vouloir trouver une solution est bien réelle.

Construction du Hall A au début des années 70. © Collection privée-DR

Depuis la création de ce montage, en 2011, ( SCI pour la gestion immobilière et Avignon Tourisme pour l’exploitation), l’activité était déficitaire. Dans ce schéma, Avignon Tourisme se devait de payer un loyer à la SCI dont une partie était indexée sur les revenus tirés de l’exploitation du site. Mais, malheureusement les revenus n’étaient pas à la hauteur attendue. Et c’est la SCI du Parc Expos, détenue à 45 % par la SEM Citadis (aménageur de la zone d’Agroparc), à 45 % par Avignon Tourisme et à 10 % par la CCI de Vaucluse, qui porte dans ses comptes le déficit. Une situation difficilement tenable, d’autant que la SCI a investi plus de 6 M€ sur le site.

Sources : Rapports d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes Provence-Alpes-Côtes d’Azur concernant la Société d’économie mixte CITADIS ( Exercices 2013 à 2019)
Source : Rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côted’Azur concernant la Société d’économie mixte (future SPL) AVIGNON TOURISME ( Exercices 2010 à 2015)

La ville n’entends plus être seule à bord du navire…

En juillet dernier le Conseil Municipal a également voté la mise en œuvre d’un protocole de développement et de coopération (voir ici) qui a pour mission d’étudier les différents scénarii pour le futur de cet équipement. Sont associés à ce protocole : la Région, le Conseil Départemental, la Communauté d’agglomération et d’autres acteurs comme, la SPL Avignon Tourisme, la CCI de Vaucluse, la SEM Citadis et la Banque des Territoires. Cette dernière apportant son concours pour le financement des études. Ce protocole illustre la volonté de la ville d’élargir le cercle des associés et des partenaires. Elle n’entends plus être seule à bord du navire…

Si les travaux de réflexion sur le futur du Parc Expos viennent à peine à démarrer, de nombreuses idées circulent d’ores et déjà. On le serait à moins. Cet équipement bénéficie d’un emplacement unique, sa surface est conséquente (près de 20 hectares) et les infrastructures existantes sont de réels atouts, même si « des remises à niveau seront nécessaires » concède-t-on du côté de la mairie. Mais d’emblée « une nouvelle vocation s’impose » dit-on du côté de Citadis. C’est sans doute un préalable acquis : le Parc des Expos ne sera plus seulement un lieu évènementiel.

Tous ces projets ont en commun d’ouvrir la zone du Parc Expos vers d’autres activités et vocations

Les hypothèses de travail sont aussi nombreuses que variées. Conserver une activité salons et expositions semble une évidence mais avec une modularité accrue. Ensuite d’autres projets sont sur la table. Accueillir sur une partie du site des activités liées à la naturalité et l’agriculture. Il s’agirait de renouer avec la vocation première de la zone, dont le nom est issu : « Agroparc ». Renforcer ce technopole agro-alimentaire peut faire sens. Ces nouvelles activités viendraient en complément des entreprises du secteur déjà installées, de l’implantation de la chambre d’agriculture, de l’INRAe et de l’institut Agrosciences, Environnement et Santé du campus universitaire Jean-Henri Fabre. Sans parler de la toute proximité du MIN d’Avignon.

Doter la zone d’équipements sportifs est également un projet qui semble une évidence et une nécessité. Sur Agroparc vivent 6 000 étudiants, 3 000 résidents sans compter les 10 000 employés qui y travaillent quotidiennement et il n’existe aucun équipement sportif.

Une opportunité pour l’agglomération de disposer d’une salle de spectacle de grande capacité et/ou de studios cinéma

Côté ville on verrait bien le hall A utilisé pour des concerts. Une sorte de Zénith en quelque sorte. Une opportunité pour l’agglomération de disposer d’une salle de spectacle de grande capacité (jusqu’à 8 000 personnes), capable d’accueillir, dans d’excellentes conditions, des artistes de renom. Ce qu’elle n’a pas aujourd’hui.

Côté département on imagine qu’une partie des bâtiments existants pourraient être utilisée comme base logistique arrière pour les tournages en extérieur du cinéma et la télévision. Ce projet pourrait constituer une nouvelle étape vers la création d’un pôle image après l’arrivée en septembre dernier de l’École Audiovisuelle 3iS sur la zone d’Agroparc.

En définitive, tous ces projets ont en commun d’ouvrir la zone du Parc Expos vers d’autres activités et vocations. Mais forcement ils réduiront la taille disponible pour des grands événements comme Cheval Passion ou Motor Passion. Devront-ils chercher un autre point de chute ? Un autre question sur laquelle il conviendra de statuer.


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

« Il y a 600 élevages de chevaux dans la région Sud, c’est dire si l’engouement pour le cheval et l’équitation est une réalité culturelle, économique et touristique » annonce d’entrée le conseiller régional Michel Bissière lors de la conférence de presse de présentation de cet évènement qui marque, chaque année, le mois de janvier à Avignon comme le Festival la ponctue systématiquement en juillet.

« En 2025, on fête le 25ème anniversaire d’Avignon Capitale européenne de la culture », enchaîne Zinèbe Haddaoui, adjointe municipale de Cécile Helle. « Et le cheval fait partie de l’image de marque, des références d’Avignon avec le meilleur de l’art équestre, les plus grands cavaliers, les plus beaux spectacles qui sont vus ici en exclusivité avant d’être programmés dans le monde entier ». D’ailleurs une sélection d’une trentaine de photographies prises par notre talentueux confrère de « La Provence », Jérôme Rey ponctueront le parcours de Cheval Passion, de l’entrée à la grande salle de Châteaublanc. Quant à Christelle Jablonski-Castanier qui représentait le département elle a insisté sur l’apport de l’équithérapie auprès des enfants porteurs de handicaps. D’ailleurs 380 élèves des classes ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) seront accueillis au Parc des Expositions le jeudi 16 janvier. Elle a aussi annoncé que le Vaucluse continuera à se prendre aux Jeux (olympiques) avec un concours de sauts d’obstacles à poney et 140 compétiteurs.

Le directeur d’Avignon Tourisme organisateur de cette manifestation-phare, Arnaud Pignol a rappelé quelques chiffres-clés : 10 000m2 de stands couverts, 1000 chevaux, 800 éleveurs, 12 pistes ensablées, 150 exposants (selles, maréchalerie, harnachements, bottes, vans, véhicules hippomobiles, boxes, produits phytosanitaires pour le bien-être des chevaux et autres équidés) et 80 heures de spectacle en 5 jours entre les Crinières d’Or, les démonstrations, les concours, les séances de dressage, les épreuves d’équitation de travail comme le tri du bétail ou le style western. Une nouveauté aussi cette année, la monte sans bride au pas, au trot et au galop qui fera sans doute sensation.

Arnaud Pignon, directeur d’Avignon Tourisme ©DR

En vedette, le Cheval Camargue dont les compétences ne sont pas uniquement limitées au tri des taureaux avec les gardians dans les manades mais qui montrera toutes ses qualités de rusticité et de résistance aux intempéries et au mistral, depuis l’Antiquité, dans le Delta du Rhône.

Patrick Ribolla dirige le pôle évènements d’Avignon Tourisme ©DR

Du côté de l’organisation logistique Patrick Ribolla qui a succédé à Dominique Méjean et dirige désormais le pôle Evènements d’Avignon Tourisme a cité notamment les 580 boxes pour chevaux, les 2 100 tonnes de sable sur les pistes mais aussi les parkings de l’aéroport mis grâcieusement à disposition par la Chambre de Commerce de Vaucluse. Du coup les embouteillages de plusieurs kilomètres à la sortie de l’A7 pour accèder au Parc des Expositions devraient se diluer grâce à quelques 4 000 places de stationnement supplémentaires.

Maurice Galle, directeur artistique de Cheval Passion ©DR

Enfin, ce fut au tour des Galle père (Maurice) et fils (Fabien) de parler équitation artistique. « Nous devons nous renouveler, nous réinventer pour attirer un nouveau public chaque année. Trouver d’autres idées de spectacles qui vont faire chavirer les spectateurs, les embarquer dans un moment de grâce, de poésie, de rêve. Depuis le mois de mai dernier, nous avons travaillé sur la lumière, le son, la mise en scène donc en valeur des créateurs de spectacles. Les artistes que nous invitons sont là pour séduire le public, le faire vibrer, décrocher un contrat et se produire ensuite dans les plus grands festivals de spectacles équestres ». Fabien Galle parlera des cévenols Marie Barcelo et Pierre-Antoine Chanstang qui ont travaillé au sein du légendaire « Cirque du Soleil » et qui ont tenu à témoigner : « Grâce aux Galle, nous avons gagné en visibilité et nous avons fait une tournée au Danemark, en Italie, au Maroc pour montrer notre numéro de voltige et de trapèze ». Vincent Liberator sera là aussi, pour « Pégase », son cheval en liberté, Elise Roméo viendra avec son étalon normand Cob et sa mûle Juju ainsi que le duo Jérôme Seifer & Kevin Ferreira qui présentera « Seferaira », un numéro de voltige cosaque endiablée. Enfin, c’est l’inimitable Calixte de Nigremont qui sera, comme d’habitude l’élégant et facétieux maître de cérémonie des Crinières d’Or.

©DR

Contact : www.cheval-passion.com


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Les mercredi 30 et jeudi 31 octobre, à l’occasion d’Halloween, le Palais des Papes va devenir le Palais hanté. Avignon Tourisme ouvre les portes du monument avignonnais pour une déambulation nocturne terrifiante.

Un cloître funèbre, un étrange laboratoire, un banquet très particulier, des phénomènes inexpliqués, une demeure occupée par de nombreux esprits… Êtes-vous prêts à pénétrer dans la maison du pape, à la nuit tombée, et à croiser ses nombreux fantômes ?

Tel est le synopsis des déambulations nocturnes du Palais des Papes, transformé en Palais hanté, proposées par Avignon Tourisme pour Halloween. Citrouilles, chauves-souris, toiles d’araignée et fantômes vont envahir le monument à cette occasion et vont vous faire frissonner.

Les visites, qui durent 45 minutes, sont conseillées à partir de 6 ans, selon la sensibilité de l’enfant. En tout, il y aura 16 départs de groupe toutes les 15 minutes à partir de 18h30.

Réservations en ligne ou au 04 32 74 32 74. Réservation possible sur place, sous réserve de disponibilité.
Tarifs : Adulte 19,50€, Adolescent 12-18 ans 12€, Enfant 6-11 ans 10€, 2 adultes + 1 enfant : 40€ (Enfant supplémentaire : 6,50€).

Mercredi 30 et jeudi 31 octobre. À partir de 18h30. Palais des Papes. Place du Palais. Avignon.

©Avignon Tourisme

Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Lors du dernier Conseil municipal, Ville d’Avignon a dénoncé le bail emphytéotique qui liait l’exploitation du Parc des expositions à Avignon Tourisme, rompant la promesse qui s’étendait jusqu’en 2041. L’utilisation du lieu pourrait cesser le 31 décembre 2024.

Dans le détail
Le parc des expositions, géré par Avignon Tourisme, émanation (Société Publique Locale) de la Ville d’Avignon, accueille chaque année une trentaine de manifestations et événements. Le hic ? « Le caractère structurellement déficitaire de la gestion de cet équipement.» Pour faire clair ? Le modèle économique du lieu n’est pas au rendez-vous et son exploitation coûte.

Dommage,
car l’ambition est de faire du lieu, idéalement situé, un phare qui en plus d’être beau et utile, pourrait rapporter. Car la Ville est propriétaire de l’ensemble du parc à hauteur de 54 821m2 jouxtant deux zones respectivement de plus de 68 000m2 et 65 000m2, appartenant à la Région Sud et relevant en partie du domaine public aéroportuaire, dévolus à l’exploitation de hangars pour le parc des expos ainsi qu’à des parkings.

L’ambition ?
Plus que la réhabilitation et l’exploitation du parc des expos, il s’agit là d’appréhender une vision renouvelée et ambitieuse de cet espace de plus de 18 hectares idéalement situé «Une entrée de ville, un marqueur de l’agglomération d’Avignon (…/…), un élément essentiel du pôle technologique d’Agroparc qui concourt à l’attractivité économique du territoire.» est-il précisé dans le descriptif du point N°10 à l’ordre du jour de la séance du 18 juillet 2024.

Protocole de coopération
La Région Sud, la Caisse des dépôts, le Conseil départemental, Le Grand Avignon, la CCI de Vaucluse et la Ville –dont Citadis et Avignon Tourisme- font alliance pour ce projet où chacun évoque : une optimisation du foncier, le maintien de la vocation économique du site. La Ville précise prévoir la gestion intermédiaire du site, ainsi que la préservation des usages actuels permettant une exploitation à minima de l’équipement.

A l’étude ?
Les scénarii de modèles économiques et juridiques ; un schéma de développement économique et urbain à l’échelle de la ville et de l’agglo ; L’optimisation du foncier ; L’évolution du site ; Faisabilité et équilibre financier ; Les pistes de réversibilité, transformations, modalités de gestion, développement du foncier pour la partie non bâtie et attenante ; le diagnostic économique, les cibles des usages…

La date
La Ville d’Avignon souhaite la liquidation de la SCI (Société civile immobilière) du parc des expositions et la résiliation du Bail emphytéotique administratif (BEA) et de la convention d’exploitation non détachable une prise d’effet pour la résiliation anticipée au 31 décembre 2024.

Voir ci-dessous les votes et les débats de la délibération n°10 lors du conseil municipal du jeudi 18 juillet 2024


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Cet homme-là est le couteau suisse du Parc des Expositions de Châteaublanc, avec un portable ou un talkie-walkie constamment greffé à la main. Qui passe d’un hall à l’autre, d’un stand à l’autre, qui répond à une question de la préfecture sur la sécurité ou qui solutionne un problème à tout bout de champ.

Fin janvier, Dominique Méjean a tiré sa révérence, elle qui avait participé au premier Cheval Passion de l’histoire, en 1986. Et logiquement, Patrick Ribolla, en poste à ses côtés depuis 2011, lui a succédé, sur le site qui accueille 250 000 visiteurs par an et une quarantaine de salons dont Avignon Motor Passion, il y a quelques jours, qui a attiré plus de 30 000 spectateurs au milieu des voitures de prestige et de collection comme les Mustang, SM, Rolls Royce, MG ou Lancia mais aussi les populaires 4 CV, Simca 1000 ou Estafette vintage des années 60.

Malgré son large sourire et son regard bleu bienveillant, cet homme-là cache une souffrance originelle : il a perdu son papa quand il avait 13 ans. Yves Ribolla tenait un bar à Monteux, quand il a disparu, Patrick, l’ aîné de deux soeurs a pris la suite pour aider sa maman et faisait la fermeture à 21h, du coup, à l’école, les résultats n’étaient pas flamboyants. « Tu es bon à rien » ricanaient certains… En 1979, il entre à l’Ecole hôtelière des Fenaisons où Michel Receveur, le formateur de dizaines de chefs étoilés, le prend sous son aile.

Il trouve d’abord du travail chez « Meffre Traiteur » à l’Isle-sur-la Sorgue, puis dans un hôtel d’Avignon et en 1999, Didier Auzet, directeur de RMG l’embauche au Palais des Congrès du Palais des Papes où il gère l’organisation des réunions régionales, nationales et internationales avec maestria. Jean-Christophe Ozil prend ensuite la tête de RMG, Patrick Ribolla continue à donner satisfaction. Sauf que, révolution de palais oblige, un militaire succède à Jean-Christophe Ozil. Après un budget en déficit de 200 000€, il décide de restructurer la société d’économie mixte et de supprimer le service traiteur à l’époque où le chef Christian Etienne était adjoint au Tourisme, aux côtés de Marie-Josée Roig.

Patrick Ribolla se retrouve au Parc des Expositions, géré comme les parkings des Halles et du Palais des Papes, le Pont Saint-Bénézet, le Palais des Congrès et Châteaublanc par « Avignon Tourisme », en 2011, aux côtés de Michel Paqueu puis d’Arnaud Pignol, qui, en février dernier, avec l’accord de la maire d’Avignon, le nomme directeur du « Pôle Evénements » du Parc des Expositions.

il est vrai que pendant la crise sanitaire, il n’a pas chômé Patrick Ribolla. « Après la Salle polyvalente de Montfavet, le centre de vaccination anti-Covid a été transféré à Châteaublanc, qui s’est ensuite transformé en centre de tests où défilaient des dizaines de personnes toutes les heures. »

Aujourd’hui avec la casquette de « Directeur du Pôle Evènements », Il gère les salons, l’administration et les services techniques du Parc des expositions, soit environ 18 agents et il en fait des kilomètres à pied entre les 18 hectares de superficie du site à la sortie de l’autoroute, ses allées, ses 1000 places de parkings gratuites, ses 12 830 m2 de bâtiments couverts, dont le fameux hall A avec son étonnante architecture ronde de poutres de bois en lamellé-collé, ses 6 000m2 qui peuvent accueillir Les Crinières d’Or, 7 800 personnes pour un cocktail ou 4 600 places assises. « Chaque espace est modulable à volonté selon le type d’évènement, foire, salon , exposition ou spectacle » ajoute Patrick Ribolla.

Aujourd’hui c’est un homme qui remercie tous ceux qui lui ont tendu la main, ceux qui lui ont fait confiance, tous ces « papas » de substitution, comme Michel Receveur, Guy Meffre, Christian Etienne, Didier Auzet, aujourd’hui Arnaud Pignol dont il est l’adjoint. « J’ai grandi grâce à eux, et j’apprends tous les jours, mais là j’ai franchi une autre dimension , un pallier où le relationnel est encore plus important. La façon de se comporter, d’être à l’écoute de chacun, de le respecter, de faire confiance, d’être disponible, de faire preuve de patience, d’être mesuré dans ses propos, de faciliter le travail entre tous les collaborateurs ».

Ça, c’est pour le côté professionnel. Mais Patrick Ribolla a aussi su construire une famille avec deux garçons et une fille, un petit-fils et un 2ème à naître en juillet. Et surtout une épouse, Nathalie qui l’a toujours encouragé quand il rentrait le soir pour prendre une douche et repartir travailler comme « extra », qui lui a apporté un soutien sans faille pendant des décennies. « Sans elle, ma carrière, ce serait zéro. Elle a toujours été là pour moi, dans les bons moments comme les moins bons et surtout elle m’a toujours donné les meilleurs conseils ».


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Le Centre des Congrès d’Avignon tourisme vient de créer son Club affaires. Placée sous la houlette de Nicolas Toulouzan, également responsable développement commercial Congrès et Salons, la nouvelle structure vise à « renforcer et accompagner le réseau des partenaires de l’office de tourisme qui répondent à l’offre événementielle du territoire ».

« Il s’agit aussi d’échanger sur les bonnes pratiques et de monter un réseau structuré ouvert aux organisateurs potentiels, » indique Marc Simelière, conseiller municipal de la ville d’Avignon délégué au tourisme et président d’Avignon tourisme.

« Le Club offrira davantage de visibilité à notre offres sur ce territoire qui constitue déjà une terre d’excellence pour l’événementiel »,

Nicolas Toulouzan, responsable du Club Affaires

Une démarche confirmée par Arnaud Pignol, directeur général d’Avignon tourisme pour qui ce Club « doit mettre en synergie tous les acteurs du tourisme d’affaires de notre territoire ».
L’initiative a ainsi déjà permis de regrouper près d’une quarantaine d’adhérents provenant d’une vingtaine de kilomètres autour d’Avignon dans les secteurs des lieux réceptifs, des agences d’événementiel, des agences incentives, de l’hôtellerie, de la restauration, des traiteurs, des prestations audiovisuelles, des traducteurs…
« Le Club offrira davantage de visibilité à notre offres sur ce territoire qui constitue déjà une terre d’excellence pour l’événementiel », explique Nicolas Toulouzan.

« Le Club affaires va nous permettre de faire rayonner la destination Avignon. »

Mélodie Fillinger de l’hôtel Mercure Avignon-gare TGV

Un lancement qui a été notamment l’occasion de présenter plusieurs adhérents dont Mélodie Fillinger de l’hôtel Mercure Avignon-gare TGV pour qui le club va permettre « d’échanger nos expériences pour faire rayonner le destination Avignon ».
Pour sa part, Frédéric Malosse, de RT Events y voit aussi l’opportunité « de rencontrer de nouveaux partenaires ».
Enfin, pour Sonia Prudhomme, de Pulsar Events c’est aussi « l’occasion de rencontrer les acteurs locaux du tourisme d’affaires pour proposer une offre plus étoffée à nos clients. »


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

La Ville d’Avignon et Avignon Tourisme, en partenariat avec le Parc du Cosmos, proposent d’observer les étoiles depuis le pont d’Avignon ce lundi 14 août à 21h30.

Confortablement installés sur des chaises longues, le clapotis du Rhône en fond sonore, les spectateurs se feront conter et présenter à l’œil nu, avec un pointeur laser, les principales étoiles et constellations avec leurs légendes :  

  • Les sept étoiles de « casserole » de la Grande Ourse
  • La Petite Ourse et son étoile polaire
  • La reine Cassiopée et son époux Céphée accompagnés de leur fille Andromède et de son sauveur Persée (point d’origine de la célèbre pluie d’étoiles filantes d’été).
  • Le redoutable Dragon face au héros Hercule
  • Les trois belles d’été avec Véga de la Lyre, Altaïr de l’Aigle et Deneb du Cygne
  • Les rougeoyantes Arcturus du Bouvier et Antarès du Scorpion

En deuxième partie de soirée, les observations se feront avec des télescopes :

  • Le fourmillement d’étoiles de l’amas d’Hercule
  • L’émouvante fin d’une étoile dans la nébuleuse de l’Anneau ou la nébuleuse du Trognon de Pomme
  • Le duo coloré Albiréo
  • La splendide Saturne et ses anneaux
  • L’étonnante galaxie d’Andromède

Lundi 14 août à 21h30 sur le pont d’Avignon. Durée : 3h. Tarif unique : 14,50€. Information et réservation ici. Evènement accessible aux personnes en mobilité réduite.


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Tous les jeudis de 18h30 à 20h30, jusqu’au 24 août, la Ville d’Avignon et Avignon tourisme proposent de (re)découvrir les vins de la région dans les jardins Benoît XII du Palais des Papes.

Servis par les vignerons eux-mêmes, trois domaines seront présents chaque soir :

Jeudi 10 août : Château Gigognan, Domaine St Pierre d’Escarvaillac, Château des Coccinelles.

Jeudi 17 août : Xavier Vignon, Domaine St Pierre d’Escarvaillac, Château Bois d’Arlène.

Jeudi 24 août : Xavier Vignon, Domaine St Pierre d’Escarvaillac, Château Gigognan.

Tous les jeudis de 18h30 à 20h30, jusqu’au 24 août dans les jardins Benoît XII du Palais des Papes, entrée Cour Maria Casarès – Manutention. Tarif plein : 12€. Tarif réduit/avignonnais : 10€. Information et réservation ici. Evènement accessible aux personnes en mobilité réduite.


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Le sur-tourisme, c’est la nouvelle expression crée pour désigner les situations où trop de touristes se trouvent au même endroit au même moment. Ce phénomène est mondial. Il est également observable sur plusieurs sites du Vaucluse. Faudra-t-il bientôt aussi réguler les flux de visiteurs et limiter l’accès de quelques-unes de nos pépites touristiques ?

« On est plus chez soi », c’est la première réaction des autochtones qui se sentent envahis, comme dépossédés. Ce sont les premières victimes de ces zones sur fréquentées. L’idée de vivre au cœur d’un parc d’attraction et de faire partie intégrante des curiosités à y découvrir n’est pas forcément réjouissant. Reconnaissons que le quotidien de ces indigènes peut vite devenir compliqué et pénible. Ensuite, ces flux de population, pas toujours très disciplinés, que certains n’hésiteront pas à qualifier de hordes touristiques, peuvent provoquer des dégradations des lieux ou de leur environnement. Ça c’est cadeau !

Les « toutouristes » comme les appellent, dans leur jargon les professionnels du tourisme.

Dans le Luberon, Gordes est, en été, dans une situation de sur fréquentation qui n’est pas sans poser beaucoup de difficultés pour un village pas vraiment conçu pour recevoir tous ces visiteurs. Surtout que ces derniers ont la fâcheuse tendance à vouloir tous faire les mêmes choses. Les « toutouristes » comme les appellent, dans leur jargon les professionnels du tourisme. Beaucoup d’entre eux ont fait des milliers de kilomètres pour découvrir ce site remarquable, qu’ils en soient d’abord remercié. C’est aussi une liberté qui leur est offerte de venir et il est essentiel, à mon sens de la préserver.

La mère Poulard viendrait s’installer à Gordes et proposerait des omelettes au pistou.

Mais papatra, le magazine américain Travel + Leisure a élu, en ce début d’été, Gordes « le plus beau village du monde » (lire ici). Pas moins que cela. On imagine les compteurs de la fréquentation qui s’affolent et montent en régime. D’ici que notre village ressemble au Mont Saint-Michel avec ses 2,8 millions de visiteurs annuels, il n’y a pas loin. Mis à part que la mer est assez éloignée de Gordes, les deux sites présentent quelques similitudes intéressantes. Ainsi, la mère Poulard pourrait venir s’y installer et proposer des omelettes au pistou.

Pourquoi toujours contraindre plutôt qu’inciter ?

Bien sûr le tourisme est essentiel à l’activité économique du département. Ce secteur est un pourvoyeur important d’emplois, même si, aujourd’hui l’offre est supérieure à la demande. On ne va quand même pas cracher dans la soupe au pistou. Mais, doit-on pour autant réguler l’accès à certains sites comme le réclame certains professionnels conscients que le sur-tourisme peut nuire au tourisme. De leur côté les élus sont pris entre deux logiques avec d’un côté des retombées économiques indispensables et de l’autre la protection des lieux et de la tranquillité de ceux qui y vivent. Alors plutôt que réguler l’accès ne pourrait-on pas inviter tous ces touristes à venir à d’autres moments de l’année et surtout ne pas se concentrer sur les mêmes lieux (les richesses sont nombreuses) ? Pourquoi toujours contraindre plutôt qu’inciter ?

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