3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

BLR Aviation (prononcer « Bel Air »), situé à Entraigues-sur-la-Sorgue, a le vent en poupe avec ses drones en fibre de verre, de carbone, en kevlar qui lui confèrent légèreté, rigidité et résistance alliées à une mobilité douce et non polluante.

Au cœur de cette aventure, Damien Blairon, né à Orange et passionné d’aviation depuis son plus jeune âge. Il a travaillé pendant 10 ans chez Airbus Helicopters à Vitrolles, qui jouxte l’aéroport de Marseille-Provence. Et il en a vu des aéronefs sortir de ses chaînes : Super-Puma, NH 90 ou Tigre. Un jour, il a décidé de voler de ses propres ailes en devenant patron du côté du Vaucluse où il a implanté son entreprise en 2014.

Avec près de 200 m2 dévolus à un bureau d’études, de conception assistée par ordinateur, de fabrication de pièces, avec four, système de découpe et simulation de prototypes, d’engins sur mesure innovants, légers et qui maintiennent leur trajectoire malgré des rafales de Mistral de 100km/h. « Nous avons mis au point des gros porteurs multi-usages capables de transporter deux personnes, ou des dons d’organes, du sang, d’évacuer des blessés, d’aider les pompiers en survolant avec une caméra embarquée des lieux difficiles d’accès », explique Damien Blairon. Et dans l’atelier trône un drône monoplace avec 4 bras articulés mus par deux moteurs chacun. « Il est au point, mais nous n’avons pas encore obtenu les certifications pour qu’il vole. Pour répondre aux normes et décrocher un agrément, nous avons besoin de nous développer pour faire des tests, ce qui prend du temps et coûte cher, donc nous lançons un appel pour lever des fonds. »

Les engins mis au point par BLR Aviation répondent aux obligations ‘VTOL’ (Vertical Take-off & Landing), c’est à dire que ce sont des véhicules à décollage et atterrissage vertical, en partenariat avec la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile), mais aussi Thalès ou Safran. Une douzaine de modèles ont déjà été créés et l’entreprise a d’ailleurs représenté le Vaucluse, avec la Région Sud, au dernier Salon  International de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget, c’est dire son expertise.

Depuis longtemps, en Asie, les drônes bénéficient d’autorisations de vols, servent de taxis volants. Dans le ciel de Singapour, on voit des aéronefs de 800kg transporter carrément des containers de 800kg. En Italie, est fabriqué le Jetson One, un ULM testé en Toscane où le pilote, équipé d’un parachute, n’a besoin ni de licence ni d’une formation spéciale pour voler à plus de 80km/h. Déjà 600 exemplaires ont été commandés. Plus près de nous, en Vaucluse, à Caromb en 2002, Yves Piercey, un électronicien s’était installé avec une équipe d’ingénieurs aéronautiques pour développer un hélicoptère électrique, sans bruit, ni kérosène, le Whisper. Il avait été aidé par le Réseau Entreprendre Rhône Durance, par Bpifrance. Il s’est lassé du harcèlement tâtillon de l’administration française pour commercialiser ses engins, il est parti en Suisse. Franky Zapata, le marseillais inventeur du Flyboard a accumulé records et récompenses, des millions de vues dans le monde entier ont été enregistrées avec ses figures de voltige à hydro-propulsion entre La Corniche et le Frioul. Il a fini par s’expatrier aux USA pour exprimer son talent et travailler en toute liberté.

Damien Blairon vient de faire don de quatre imprimantes 3D au Lycée Polyvalent Philippe de Girard d’Avignon, « pour leur donner une seconde vie, plutôt que de les stocker dans un coin de l’atelier. Et pour montrer aux lycéens qu’on peut créer, innover dans un secteur porteur, l’aviation verte avec des drones, des voitures volantes, et rêver pourquoi pas d’une DeLorean du réel, demain. » Il espère, avec son équipe, pouvoir développer BLR Aviation grâce à un apport de fonds et vivre de sa passion ici, à Entraigues, sans avoir à quitter son Vaucluse natal.

Contact : 04 90 89 01 34
damien@blraviation.com


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Sous l’impulsion de la CCI de Vaucluse, à qui la Région Sud a délégué la gestion de l’aéroport d’Avignon, la plateforme aéroportuaire de la cité des papes entend favoriser la création d’une filière locale de démantèlement et de reconversion aéronautique. Une persévérance qui devrait très prochainement porter ces fruits.

Le projet Aero 145 Aegis ayant finalement fait long feu, la Société aéroport Avignon-Provence, qui gère la plateforme aéroportuaire d’Avignon pour le compte de la CCI de Vaucluse, n’en a pas pour autant abandonné son ambition de développer une activité autour de la mise en place d’une « filière de démantèlement, reconversion, stockage et maintenance d’avions ou d’hélicoptères civils ».
Pour cela, l’aéroport d’Avignon a donc lancé, courant 2024, un AMI (Appel à manifestation d’intérêt) afin de solliciter les éventuels candidats au développement de cette filière. Et c’est l’entreprise Eleven, une société d’ingénierie spécialisé dans la maintenance aéronautique basée à Istres, qui a répondu favorablement à cette demande.

Basée à Istres, la société Eleven est spécialisée dans la maintenance aéronautique. Crédit : Eleven/DR

50 à 70 emplois d’ici 2 ans ?
« Chez nous, Eleven va procéder à la maintenance et au ‘retrofit’ (rénovation) de petits, moyens et longs courriers, dévoile Guillaume Desmarets, nouveau directeur de l’aéroport depuis mai dernier. A charge pour les salariés qui seront recrutés, entre 50 à 70 en 2 ans, de transformer un avion commercial en cargo ou de faire passer le nombre de sièges d’un aéronef de 100 à 200. Ici, à Avignon, l’entreprise nous a fait savoir qu’elle avait besoin, dans un premier temps, de 5 000m2 de hangars pour accueillir des Airbus A 310 par exemple. Mais petit à petit, Eleven pourrait s’agrandir et développer ses activités afin de créer des emplois supplémentaires. »
« Cela élargirait notre gamme de compétences et ancrerait encore plus la Société Aéroport Avignon Provence comme pôle d’excellence », se réjouit Guillaume Desmarets qui a auparavant été pilote de chasse au sein de l’Armée de l’Air et de l’Espace où il a notamment piloté des Jaguar lors de missions en Irak et au Kosovo.

Guillaume Desmarets, directeur de l’aéroport d’Avignon Provence depuis mai dernier. Crédit : aéroport d’Avignon/DR

Le point sur l’activité du site
L’occasion pour celui qui a aussi travaillé au centre d’essais en vol d’Istres de rappeler les enjeux de la plateforme aéroportuaire vauclusienne appartenant à la Région Sud qui en a délégué la gestion à la CCI 84 depuis 2007.
« Ici, nous pouvons accueillir des aéronefs d’une capacité de 20 à 120 places, des Gulfstream américains comme des Embraer brésiliens, poursuit Guillaume Desmarets.
Selon l’Union des aéroports français, celui d’Avignon aurait accueilli 3 758 passagers en 2023 (-62,1% par rapport à 2022) « mais 16 000 en tout par an en incluant les jets privés. Il y a aussi l’aviation civile, d’affaires, les charters, les touristes et si on compte les pilotes, stewarts et hôtesses, ce sont 80 000 personnes transportées. »
« Après le Covid et la crise sanitaire de 2019, l’aéroport d’Avignon a retrouvé son rythme de croisière car les pilotes, cloués au sol pendant des semaines, ont dû repasser leur licence ou leur habilitation, ce qui a boosté l’activité aéronautique » précise aussi le directeur.

Le pôle économique de l’aéroport s’étend sur 16 hectares autour du tarmac de la piste avignonnaise. Il regroupe près de 60 d’entreprises comptant plus de 500 emplois qualifiés. Crédit : aéroport d’Avignon/DR

Un pôle d’emplois qualifiés
L’aéroport c’est aussi le pôle de compétitivité aéronautique Pegase (baptisé pôle Safe au niveau régional) ainsi que les 16 hectares de foncier économique de la zone abritant près d’une soixantaine d’entreprises regroupant plus de 500 emplois qualifiés autour des 1 880 mètres du tarmac de la piste papale.
Parmi eux notamment, la base de maintenance des hélicoptères de RTE (Réseau de transport d’électricité), qui assure l’entretien et la surveillance des plus de 100 000 kilomètres de lignes à haute et très haute tension françaises, le sellier haut de gamme de la Maison Borghino, tout particulièrement spécialisée dans les sièges en cuir pour l’aviation d’affaires, ou bien encore, plus récemment, AES, le pionnier des drones marocains.

Il y a quelques semaines, l’aéroport d’Avignon a été le théâtre d’une première mondiale : le chargement d’un hélicoptère civil Super Puma dans un A400M militaire destiné aux missions de secours à Mayotte. Crédit : aéroport d’Avignon/SAF Hélicoptères/DR

Un ‘hub’ sanitaire et de protection civile
Enfin, activité méconnue de cet aéroport ayant vu le jour en 1937 : la plateforme est aussi un ‘hub’ important en matière de sécurité civile et de santé. Ainsi, elle collabore avec le centre hospitalier Henri-Duffaut, seul établissement de santé du département à être habilité aux prélèvements d’organes en Vaucluse, dans le cadre de transfert d’organe. Dans des circonstances ou chaque seconde compte, il est en effet vital de disposer d’un accès spécifique pour les ambulances afin qu’elles puissent stationner directement aux portes des avions médicalisés.
Par ailleurs, il y a quelques semaines pour la première fois un Super Puma civil a été chargé à l’intérieur d’un avion de transport militaire A400M de l’Armée de l’air. L’hélicoptère était destiné aux missions humanitaires suite au passage du cyclone Chido à Mayotte. Durant le Covid, en 2020, c’est également un A400M qui avait transféré des patients de l’hôpital d’Avignon, alors saturé, vers des établissements de santé en Bretagne.

Andrée Brunetti & Laurent Garcia


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Renouant avec une ancienne tradition empruntée à la marine dans les années 1930, Air France a décidé de baptiser à nouveau ses avions par des noms de villes. Dans ce cadre, l’Isle-sur-la-Sorgue fait désormais partie des 162 villes dont le nom orne désormais le fuselage d’un avion de la compagnie aérienne.
Il s’agit d’un Airbus A220 qui a effectué son premier vol le 22 juin 2024 en provenance de Paris et à destination de Marseille.
« C’est en 2022 que la compagnie Air France a pris contact avec la Ville de l’Isle-sur-la-Sorgue pour suggérer le projet d’apposer le nom de l’Isle-sur-la-Sorgue sur l’un de ses tout-nouveaux Airbus A220 destiné aux vols domestiques et européens, explique la commune. Aux origines de ce projet, la volonté de la compagnie est de faire rayonner notre territoire connu pour son cadre de vie et son patrimoine remarquable. »
Pour Air-France, cette initiative vise également à « souligner son engagement de relier les territoires entre eux et de promouvoir la France à travers le monde ».

Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue (à droite) a reçu une maquette de l’Airbus A220 baptisé ‘L’Isle-sur-la-Sorgue’ par Jean-François Widuch, directeur régional d’Air France-KLM en compagnie de Marie Legars-Lavaure, conseillère municipale déléguée aux Foires et Brocantes/Décoration, à l’Accueil des Nouveaux Arrivants et au Comité des jumelages. Crédit : Ville de l’Isle-sur-la-Sorgue.

Le choix de l’avion n’est pas anodin non plus puisqu’il s’agit d’un appareil de dernière génération dont la consommation de carburant et les émissions de CO2 sont réduites de 25% et dont l’empreinte sonore est également réduite de 25% à 50%. D’ici 2030, la part des avions de dernière génération dans la flotte du groupe atteindra 80%, contre 5% en 2019 et 26% en 2024, témoignant de la dynamique initiée par le groupe Air France-KLM en matière de réduction de ses émissions de Co2 et de poursuite de la montée en gamme.
Pour symboliser ce partenariat une maquette de cet Airbus A220 a été remise à l’occasion d’une cérémonie officielle, par Jean-François Widuch, directeur régional d’Air France à Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue, ainsi qu’à Marie Legars-Lavaure, conseillère municipale déléguée aux Foires et Brocantes/Décoration, à l’Accueil des Nouveaux Arrivants et au Comité des jumelages.

Crédit : Ville de l’Isle-sur-la-Sorgue.

Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Il fait 50°c sur le tarmac en ce jeudi 18 juillet, journée historique pour la Base Aérienne 115 qui accueille cet avion de chasse « puissant, performant et polyvalent » selon les mots du patron du site, le Colonel Guillaume Deschamps. Écrasé de soleil, le Rafale gris mat de chez Dassault trône avec son empennage frappé aux couleurs bleue et blanche « Escadron de Chasse 1/5 Vendée. »

Après le départ des Mirage 2000 C en juin 2022 et un investissement massif de 174M€ dans des travaux pharaoniques de modernisation et d’agrandissement des infrastructures (un bâtiment qui regroupe l’escadre et son escadron de soutien technique, un autre pour la maintenance des réacteurs, un pour le simulateur de vol, un pour la zone d’alerte de la permanence opérationnelle et enfin un nouveau mess), retour au vrombissement des avions de chasse dans le ciel d’Orange, qui est le 3ᵉ avec Saint-Dizier et Mont-de-Marsan à être équipé de Rafale avec pour triple mission : la posture 24h/24 de l’espace aérien français, l’aide aux aéronefs en difficulté et l’interception face aux intrusions malveillantes. Un aéronef qui vole à Mach 1,8 (2223 km/h) et a une autonomie de 3 700 km.

L’arrivée du Rafale inaugurée par le Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace

Près de 1 400 invités de marque, jeudi après-midi, une vingtaine de généraux étoilés, d’anciens patrons de la BA 115, des élus, des mécanos et des pilotes à la retraite en famille avec leurs petits enfants sur les épaules. Et vers 17h30, début de la cérémonie avec un enfant d’Orange, pas peu fier de prendre la parole devant cet aréopage, le général Stéphane Mille, Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace.

©P. Merkel – Armée de l’Air et de l’Espace

« Cette journée est unique à plusieurs titres, commence le Chef d’État-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Elle est témoin de nos forces pour bâtir des locaux hors normes et elle est pleine d’émotions pour ceux qui ont vieilli sous cette bannière de la 5ᵉ Escadre de chasse. Notre mission immuable est de défendre les Français depuis le ciel et l’espace. Or la menace a changé de forme, nous avons dû nous adapter, nous moderniser et aujourd’hui s’ouvre une nouvelle page sur cette base qui existe depuis 1939 aux confins d’Orange, Camaret et Jonquières et qui est un maillon essentiel du système de défense du territoire avec notre nouveau fleuron, le Rafale. La 5ᵉ Escadre renaît aujourd’hui, vous retissez les liens avec les anciens, dans cette région où coexistent, à quelques encablures, les bases de Salon-de-Provence et d’Istres dont les hommes se sont battus en Afrique du Nord, au Tonkin, en Algérie, mais aussi en Indochine et au Koweït. Nos pilotes de chasse sont porteurs d’un feu séculaire, eux qui ont été aux commandes, au fil du temps, de Mystère IV, Mirage III, F1, Morane-Saulnier, Dewoitine, Ouragan, Jaguar et aujourd’hui du Rafale. Les chevaliers du ciel, les Roland Garros, Guynemer, Nungesser, Clostermann qui ont écrit l’épopée française de l’Armée de l’Air. Retrouvez cet esprit, faites grandir les traditions, construisez de belles et grandes choses pour la gloire de nos ailes et le succès de la France. »

Au cours de la cérémonie, le Général Jérôme Bellanger, qui succèdera au Général Stéphane Mille comme chef d’État-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace le 16 septembre, a été fait commandeur de la Légion d’Honneur. De son côté, le lieutenant-colonel Aurélien Declercq a pris le commandement de la 5ᵉ Escadre. Et une stèle en pierre du Rafale a été dévoilée, gravée sur un socle de 8 tonnes et taillée par Cyril Bienfait.

©P. Merkel – Armée de l’Air et de l’Espace

De belles années à venir pour la BA 115

5 Rafale sont attendus d’ici fin-août, une vingtaine en 2025. La BA 115 qui accueille déjà les hélicoptères Fennec, le Commando parachutiste de l’Air N° 20 et le CPOCAAE (Centre de préparation opérationnelle de l’Armée de l’Air et de l’Espace) va continuer sa montée en puissance avec 500 aviateurs supplémentaires à l’horizon 2030 avec leurs femmes et enfants. Ce qui portera les effectifs de la base à 2 100 militaires, sans parler des 5 000 emplois indirects dans le territoire nord-Vaucluse. Et demandera aux élus et décideurs locaux d’investir dans des logements, commerces, crèches, écoles, lycées, parkings, restaurants, établissements de soins, de loisirs et de culture pour accueillir au mieux toute cette population nouvelle.


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

L’aviation est régulièrement pointée du doigt pour son impact disproportionné sur le climat. Cependant, d’après les données de l’organisation européenne Transport et Environnement, seulement 1 % des personnes sont à l’origine de 50 % des émissions de l’aviation mondiale. En cause : l’utilisation de jets privés. 

Selon le rapport de Transport et Environnement, un vol en jet privé de quatre heures génère autant d’émissions qu’un individu moyen en un an. Les jets privés sont 5 à 14 fois plus polluants que les avions commerciaux par passager, et 50 fois plus polluants que le train. En 2019, un vol sur dix au départ de la France était effectué en jet privé, et la moitié effectuait un trajet de moins de 500km. En Europe, les jets privés sont deux fois plus susceptibles d’être utilisés pour des vols considérés comme très courts (moins de 500km) que les vols commerciaux. De plus, en août 2020, alors que les vols commerciaux étaient en baisse de 60 % par rapport à l’année précédente, le trafic des jets privés avait retrouvé son niveau d’avant la pandémie de Covid-19.

Comme le montre notre graphique, basé sur des données de CE Delft, le nombre de vols privés en France avait quadruplé en 2022 par rapport à 2020, atteignant un total de 85 885 vols. En 2022, les routes les plus empruntées étaient Paris-Genève, Paris-Londres et Nice-Londres. En train, le trajet de Paris à Genève peut être effectué en 3h11, tandis que Paris-Londres prend environ 2h15 en Eurostar.

De Valentine Fourreau pour Statista


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Le vendredi 5 janvier, le « bouchage » qui remplace une possible porte supplémentaire dans le fuselage d’un Boeing 737 Max 9 de la compagnie américaine Alaska Airlines est arraché peu de temps après le décollage de l’appareil, censé relier Portland, dans l’Oregon, à l’aéroport d’Ontario, dans la banlieue de Los Angeles. L’incident ne fait miraculeusement aucune victime, et l’avion réussit un atterrissage d’urgence. 

Quelques jours plus tard, Alaska Airlines et United Airlines, qui opèrent les plus grandes flottes de Boeing 737 Max 9 au monde, annoncent avoir découvert des boulons mal vissés sur les portes de plusieurs autres avions du même modèle. Ces défaillances s’inscrivent dans une longue liste d’incidents majeurs pour le constructeur aéronautique américain. En particulier deux accidents, survenus en octobre 2018 en Indonésie et en mars 2019 en Éthiopie, dus à un système de stabilisation en vol défaillant, qui avaient causé la mort de près de 350 personnes. Les deux appareils en question étaient des Boeing 737 Max.

Comme le montre notre infographie, outre Alaska et United, sept autres compagnies aériennes comptent actuellement des Boeing 737 Max 9 dans leurs flottes, avec plus de 200 appareils en service en janvier 2024, selon le site d’information de l’industrie du voyage Skift.

Le 6 janvier, la Federal Aviation Administration (FAA) a publié une « consigne de navigabilité d’urgence » à l’intention de tous les propriétaires et exploitants de 737 Max 9. Boeing a réagi dans un communiqué de presse : « La sécurité est notre priorité absolue et nous regrettons profondément l’impact que cet événement a eu sur nos clients et leurs passagers. Nous approuvons et soutenons pleinement la décision de la FAA d’exiger l’inspection immédiate des avions 737-9 ayant la même configuration que l’avion concerné ».

De Valentine Fourreau pour Statista


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Elon Musk, Kim Kardashian, Bill Gates : quelles sont les célébrités qui voyagent le plus en jet privé ?

Un adolescent américain a répertorié et dénoncé les voyages en jet privé des personnes les plus riches du monde, en révélant leur empreinte carbone. Akash Shendure a compilé sur son site Climate Jets des données montrant l’empreinte carbone de 163 utilisateurs de jets privés. La liste contient des informations détaillées sur les vols privés de toutes sortes de célébrités, de l’entrepreneur Bill Gates au rappeur Pitbull.

Shendure a tiré ces chiffres de différentes bases de données, comme celle de Jack Sweeney, un étudiant en informatique connu pour avoir traqué les jets privés et les yachts de certains oligarques russes, d’Elon Musk et d’autres personnalités.

Comme le montre notre graphique, les familles individus et les individus listés émettent souvent, rien qu’avec leurs vols annuels en jet privé, des milliers de fois plus que l’empreinte carbone annuelle d’une personne moyenne. En tête de liste : l’entrepreneur et milliardaire américain Thomas Siebel qui, selon Shendure, utilise trois jets privés et a effectué au moins 458 vols en 2022, soit plus d’un vol par jour. Selon ces données, il a émis 4.650 tonnes de CO2 en 2022 rien qu’en utilisant ses jets privés.

Shendure espère que les inégalités démensurées entre riches et pauvres en matière d’émissions de gaz à effet de serre feront l’objet de plus de discussions.  » On entend souvent le message comme quoi les consommateurs devraient se restreindre pour le climat – et je soutiens cela « , a déclaré Shendure au New York Times. « mais ces individus très riches ne le font pas ».

De Claire Villiers pour Statista


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Après l’Irlande et l’Ecosse, l’aéroport de Nîmes signe une nouvelle destination vers le Portugal : une ligne Nîmes-Porto qui vient renforcer le partenariat et les échanges avec le sud de l’Europe. Mise en service de mars à octobre 2023, cette nouvelle ligne Ryanair confirme la dynamique économique et touristique de cette infrastructure majeure du territoire.

« Après Dublin et Edimbourg, cette nouvelle ligne conforte l’essor de la destination Nîmes via son aéroport », se réjouit Franck Proust, président de Nîmes Métropole, collectivité en charge de l’aéroport de Nîmes dont elle a confié la gestion à son délégataire Edéis.

Avec deux rotations par semaine à partir de fin mars et jusqu’à fin octobre 2023, ces vols vers Porto viendront compléter l’offre de l’aéroport nîmois avec les dessertes déjà existantes de Londres, Dublin Bruxelles, Fès, Marrakech et Edimbourg.

« Cette 7e ligne vient conforter notre stratégie de faire de l’Aéroport de Nîmes une porte d’entrée incontournable vers la Grande Provence », ajout Grégory Merelo, directeur de l’Aéroport de Nîmes (délégataire Edeis).

J.R.


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« Il est temps de bannir les jets privés « . C’est l’appel lancé la semaine passée par le secrétaire national français du parti Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, sur Twitter.

Le ministre Clément Beaune s’oppose toutefois à une interdiction complète de l’aviation privée en rappelant l’importance économique de l’aviation d’affaires pour la France. D’après lui, il faudrait une réglementation européenne, selon le Parisien.

Selon le journal Le Monde, le débat a été alimenté entre autres par les fournisseurs de tracking de vol qui permettent de suivre les voyages de luxe de quelques personnes fortunées. Sur Twitter, il existe par exemple un profil automatisé qui informe sur les vols d’un jet privé du milliardaire de la tech Elon Musk. Le profil I Fly Bernard enregistre les voyages de jets privés de milliardaires et de grands groupes français. Il fournit également une estimation de la consommation de carburant et du bilan CO2 de ces passagers.

Comme le montre notre graphique, la France émet presque autant de CO2 avec son trafic aérien privé que la Suisse, la Grèce, l’Autriche, le Portugal et l’Irlande réunis. Seul le Royaume-Uni dépasse la France et représente 19,2 % du total des émissions de CO2 européennes dues à l’aviation privée.

De Claire Villiers pour Statista

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