1 avril 2025 |

Ecrit par le 1 avril 2025

Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Vignes, Ventoux, villages perchés, lavandes, bastides, Colorado Provençal, Dentelles de Montmirail, Palais des Papes et soleil exercent une attractivité magnétique sur les touristes de toutes nationalités, mais aussi sur les réalisateurs de courts et longs métrages, de clips et de spots publicitaires qui viennent du monde entier.

Et la Commission du Film Luberon Vaucluse est là pour mettre en valeur les décors naturels et sauvages, le patrimoine architectural, pour faciliter les tournages, proposer assistance technique, listes de figurants et de compétences avec des centaines de caméramen, preneurs de son, éclairagistes, costumiers, maquilleurs, décorateurs.

En 2021, en Vaucluse avaient été réalisées 35 films pour 141 jours de tournage avec toutes les retombées économiques que cela représente entre les nuitées dans l’hôtellerie locale et tous les repas pris sur place par les équipes pendant de longues semaines. Avec la crise sanitaire de 2020 et le confinement, coup de frein. En 2021, c’est reparti : 73 réalisations et 293 journées, en 2022, 237 jours, l’année d’après 288 jours et l’an dernier, 246 journées pour 56 réalisations en tout. Ce sont les chiffres que donne Anne-Cécile Célimon-Paul, en charge de la Commission du Film Luberon Vaucluse à Carpentras.

Pour 2024 elle a dénombré une dizaine de productions étrangères (Japon, Allemagne, Espagne, Belgique, USA et Royaume-Uni), trois longs-métrages, beaucoup de pubs et de séries TV, mais aussi des tournages sur les lacets du Ventoux pour des bolides italiens.

Châteauneuf-du-Pape et ses vignobles de la Maison Perrin sont le magnifique décor des Gouttes de Dieu, distinguées aux International Emmy Awards d’Hollywood et qui ont été vues par 2 millions de spectateurs. Pernes-les-Fontaines a accueilli à l’automne dernier le tournage pour France TV de la création Les résistantes de Renaud Bertrand avec Line Renaud et la projection privée a eu lieu il y a quelques jours au Centre Culturel des Augustins. Les figurants du village ont été ravis de se voir sur grand écran. Netflix a également choisi le Vaucluse pour une série. Exquis est en cours de réalisation depuis le 8 mars avec un cinéaste allemand, mais aussi Les lionnes à Pertuis sous la houlette d’Olivier Rosenberg, Le gang des amazones de Mélissa Drijeard qui a été projeté aux récentes Rencontres du Sud. Près de chez nous, Saint-Rémy-de-Provence a servi de décor pour Chers parents d’Emmanuel Patron et on se souvient de Kad Merad au coeur de la liesse déjantée du Festival d’Avignon et sur une péniche amarrée le long du Chemin de Halage, sur la Bartelasse pour le dernier long-métrage de Claude Lelouch, Finalement, qui a été vu par près de 130 000 spectateurs. Sans oublier Avignon avec Alison Wheeler et Baptiste Lecaplain, primé au Festival de l’Alpe d’Huez qui sortira sur grand écran en juin.

En cours de tournage, Jean Valjean d’Eric Besnard autour d’Oppède et de Ménerbes avec Alexandra Lamy et Bernard Campan et une troupe de 70 figurants ainsi que L’or bleu dans le Pays d’Apt et à Saignon qui sera une prochaine saga de l’été.

« Nous sommes là pour faciliter les tournages, proposer des dizaines de panoramas, de vues à couper le souffle aux cinéastes, pour obtenir rapidement les autorisations administratives de tournage pour le stationnement des camions de production. Tous ces films font rayonner l’image du Vaucluse partout sur la planète et plus il y en a, plus cela fait boule de neige et on fait davantage appel à nous », commente Anne-Cécile Célimon-Paul.

On n’a pas encore le montant total des retombées, notamment hôtelières pour 2024, mais en 2023, elles s’étaient élevées à 7,28M€. Et on sait que dès le mois de mai, Agnès Jaoui réalisera un film à Lacoste avec Daniel Auteuil, sur les terres du regretté Pierre Cardin, au Château du Marquis de Sade. Il sera produit par René Kraus, le directeur du Cinéma Capitole MyCinewest au Pontet et initiateur des Rencontres du Sud.

Tournage d’Exquis à Avignon. ©Commission du Film Luberon Vaucluse

Contact : contact@filmvaucluse.fr


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Il y a quelques jours, le magazine Vanity Fair a dévoilé le top 50 des personnalités les plus influentes du cinéma et des plateformes en France. Parmi ces 50 personnes, on trouve des acteurs, réalisateurs, directeurs de photographie, vice-présidents de plateformes de streaming, et bien d’autres. Deux Vauclusiens figurent dans la liste.

Elle a été à l’affiche d’un des films français ayant reçu le plus de succès au cours de l’année 2024. L’Avignonnaise Alice Belaïdi, qui a fait sensation auprès d’Artus dans Un p’tit truc en plus, qui a enregistré près de 11M d’entrées au cinéma, fait partie des 50 personnalités les plus influentes du cinéma et des plateformes en France selon Vanity Fair.

« Tout réussit à l’actrice la plus lumineuse du septième art hexagonal, indique le magazine. Mais ce triomphe n’a rien d’un miracle. Il est le fruit de 15 années passées à peaufiner sa gamme comique chez Canal+, puis à alterner les genres et univers. » L’actrice a fait ses débuts sur les planches du théâtre du Chêne noir à Avignon et a enchaîné les rôles jusqu’à obtenir le Molière de la révélation féminine en 2010, avant de se lancer dans le cinéma. Aujourd’hui, elle est l’une des actrices les plus influentes du cinéma français.

À ses côtés parmi les personnalités les plus influentes du cinéma et des plateformes en France, il y a le Vauclusien d’adoption Alex Berger. Celui qui préside l’écomusée Ôkhra à Roussillon et qui est très attaché au département « est le plus américain des producteurs en France et le plus français des producteurs sur la scène internationale », selon Vanity Fair. Le producteur franco-américain est notamment connu pour Le Bureau des Légendes, qui est la série française la plus exportée dans le monde.

Depuis plusieurs années, Alex Berger affirme son amour pour le Vaucluse, et son envie d’y voir se développer bon nombre de créations audiovisuelles. « Quel paradoxe de vouloir construire des studios fermés quand on a des décors extérieurs aussi incroyables », avait-il confié à L’Echo du Mardi en 2021. Depuis, de nombreux organismes vauclusiens se démènent pour faire du département une terre de cinéma et attirer les producteurs. Ainsi, si Alice Belaïdi et Alex Berger font la fierté du Vaucluse, le département devrait voir émerger de nouveaux talents et projets made in Vaucluse dans les prochaines années.

Pour accéder à la liste des 50 personnalités, cliquez ici.


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Le mercredi 29 janvier, la Commission du film Luberon Vaucluse et France Travail Culture-Spectacle organisent la 7ᵉ édition du Forum de la formation aux métiers de l’image à l’Hôtel de Ville d’Avignon.

Afin d’attirer plus d’acteurs de l’audiovisuel sur le territoire et de montrer que le Vaucluse est une réelle pépite pour la production numérique, la Commission du film Luberon Vaucluse et France Travail Culture-Spectacle mettent en avant ce secteur et ses formations dans un Forum à Avignon le mercredi 29 janvier. Les formations dans les métiers du cinéma, l’audiovisuel, les jeux vidéo, l’animation et la communication visuelle seront représentées par diverses écoles vauclusiennes comme L’École des Nouvelles Images, 3iS, SCAD Lacoste, la Game Academy, Capcom’art Formations, et bien d’autres.

Plusieurs temps forts rythmeront la journée comme un atelier de l’alternance et financements de la formation avec l’AFDAS, Airo Formations et France Travail Culture-Spectacle à 11h15, une présentation des métiers de la production avec IMCA Provence, directeur de production, une production et un studio d’animation à 14h, ainsi qu’un moment pour découvrir les métiers du doublage avec en Ma compagnie production à 15h15.

Ce n’est plus un secret, le Vaucluse est bel et bien une terre de cinéma. De la série Les Gouttes de Dieu tournée en partie à Châteauneuf-du-Pape au film A good year filmé à Bonnieux, en passant par la comédie Avignon triplement primée au festival de l’Alpe d’Huez, le département regorge de décors qui en inspirent plus d’un. Le Conseil départemental de Vaucluse encourage d’ailleurs cette création au travers d’un fonds d’aide à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle.

Mercredi 29 janvier. De 10h à 16h30. Inscription gratuite en ligne. Hôtel de Ville. 18 Place de l’Horloge. Avignon.


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Le Conseil départemental de Vaucluse vient d’attribuer ses premières aides pour des tournages et des productions réalisées dans le département. Ces soutiens, d’un montant total de 200 000€, s’inscrivent dans son fonds de soutien au cinéma et à l’image animée.
Pour débuter, 5 dossiers sont donc retenus dans le cadre du premier appel à projet qui s’est clôturé le 8 septembre dernier et qui a été validé après un vote de l’assemblée départementale en novembre. Ce fonds est complémentaire aux fonds de la Région Sud ainsi qu’au fonds du Grand Avignon.

Alors que le prochain appel à projets pour le fonds de soutien du Département débutera le vendredi 10 janvier 2025, voici déjà les 5 projets qui vont bénéficier des premières aides du Conseil général de Vaucluse. Il s’agit :

▪ De la Série Les gouttes de Dieu saison 2 dont la première saison avait recueilli une audience moyenne de 2 millions de spectateurs. Production Dynamic. Tournage en partie à Jonquières (40 000€).
▪ Le long-métrage ‘Au temps pour nous’. Les Films du Kiosque. Scénario et réalisation : Agnès Jaoui. Tournage en partie à Lacoste, au Château du Marquis de Sade (50 000€).
▪ Le long-métrage ‘Inspecteur croquettes’ (film d’animation) réalisé par Benoît Delépine et Antoine Robert avec notamment les voix de Philippe Katerine et Vincent Dedienne. La Station animation. Travail en partie dans les studios à Avignon (45 000€).
▪ Le long-métrage ‘Mu Yi et le beau général’ (film d’animation) du Studio La Cachette, réalisé par Julien Cheng. Travail en partie dans les studios Duetto à Avignon (45 000€).
▪ Le long-métrage ‘Avignon’. Nolita cinéma avec Alison Wheeler et Baptiste Lecaplain. Tournage presque intégralement à Avignon (20 000€).

Tournage du téléfilm ‘Résistantes’ à Pernes-les-Fontaines. Un tournage qui s’est déroulé du 20 septembre au 16 octobre derniers et dont la quasi-totalité a été réalisée en Vaucluse, aux alentours de Carpentras mais aussi à l’Abbaye de Saint-Hilaire, à Ménerbes. Crédit Cyril Cortez-Département de Vaucluse

Rendre le territoire plus attractif pour les tournages et la production numérique
« La création du fonds départemental de soutien à la production audiovisuelle et cinématographique vise à soutenir la création artistique, à encourager la diversité des œuvres, à développer le rayonnement culturel et à mettre en valeur le patrimoine du département », explique le Conseil départemental qui s’appuie tout particulièrement sur la Commission du Film Luberon Vaucluse, pour accompagner la réalisation de long-métrages, de séries, de documentaires et de films d’animation tournés ou produits en Vaucluse.
Pour cela, le Département a également signé une convention de coopération avec l’Etat, le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée (CNC), la Région Sud, le Département des Alpes-Maritimes et la Métropole Aix-Marseille dans le cadre d’un plan global pour l’attractivité du territoire et l’essor d’un secteur économique en plein développement.
En effet, chaque euro dépensé par une collectivité pour un tournage génère 7,60€ de retombées pour le territoire (rémunérations, dépenses techniques, hébergements, etc).

L’opportunité de créer de nouvelles filières
Pour le Département l’objectif est donc de positionner le Vaucluse comme un acteur de la création cinématographique et audiovisuelle en France en attirant réalisateurs, artistes et techniciens, tout en mettant en lumière ses paysages uniques déjà présents dans de nombreux films ou séries.
La production d’œuvres pour le cinéma, les plateformes de streaming ou la télévision est aussi l’opportunité de créer de nouveaux débouchés professionnels avec des emplois qualifiés à la clé, poursuit le Conseil départemental de Vaucluse. Cette filière est d’ailleurs en plein essor avec l’implantation d’écoles reconnues internationalement et de nouveaux studios d’animation sur le Vaucluse. Ce plan s’articule également autour d’axes complémentaires : la sensibilisation des collégiens à l’image, le soutien à la diffusion, aux festivals et aux circuits itinérants ainsi que le développement des studios d’animation et des formations spécialisées. »


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Après une première diffusion le mois dernier à l’Isle-sur-la-Sorgue, le documentaire ‘La vie de Lise’ moult fois primé à travers le monde revient en Vaucluse avec une avant-première programmée ce vendredi à 20h30 au cinéma le Rivoli à Carpentras.

Produit par Studio One, agence de production audiovisuelle basée à Carpentras, ce documentaire de 52 minutes a été réalisé par Thierry Jourdan et Svitlana Bahaieva-Jourdan. Il raconte l’histoire de Lise, malvoyante, qui grâce à la Fondation Frédéric Gaillanne de chiens guides pour enfants aveugles situé à l’Isle-sur-la-Sorgue va voir sa vie entièrement bouleversée.

Sortir devient de plus en plus difficile
« Lorsqu’elle a 18 mois les parents de Lise apprennent qu’elle est atteinte d’une tumeur sur le nerf optique qui la rends malvoyante, explique le synopsis de ce documentaire de 52 minutes. Aujourd’hui Lise à 12 ans et malgré toutes les souffrances physiques et morales, les chimiothérapies, les rendez-vous médicaux endurées depuis, elle continue sa vie. Elle aime jouer du piano, faire du sport, ses animaux de compagnie, et bien sur ses parents Angélique et Julien, Julie et Éline ses deux grandes sœurs et ses amis. Lise reste toujours positive et souriante. Ceux qui la connaissent l’appellent : Le rayon de soleil. Son entourage le confirme, elle est dynamique, très active et courageuse. »

7 prix, 5 nominations, en compétition dans 8 festivals actuellement : ‘La vie de Lise’ croule sous les récompenses. Découvrez le teaser de ‘La vie de Lise’.

« Bien que ses limitations physiques l’empêchent d’avoir une vie identique aux enfants de son âge, elle ne baisse rarement les bras. Avec l’aide sa canne blanche sa sœur Éline l’accompagne quotidiennement au collège, dans une classe est aménagée exclusivement pour elle. Deux AESH (Accompagnant d’élèves en situation de handicap) Donovan et Justine l’aide à lire et déchiffrer ce qu’elle est incapable de voir. Ils confirment que c’est une très bonne élève, avec un caractère bien trempé et surtout très attachante. »
Mais que cela soit pour aller faire les courses, faire du sport, rencontrer ses amis, ses déplacements hors du domicile familial la rendent casanière et solitaire. Ces accompagnements quotidiens lui pèsent. Malgré son jeune âge et ses problèmes de santé, Lise rêve d’être plus indépendante, et autonome, d’acquérir plus de liberté.

Réglys, le rayon de soleil de la Fondation Gaillane
Elle apprend alors qu’il existe dans le Vaucluse la fondation Frédéric Gaillanne. Première école d’éducation de chiens guides en Europe exclusivement destinée aux enfants aveugles et malvoyants âgés de 12 à 18 ans qui vient de célébrer ses 10 ans, cette Fondation éduque et offre ensuite gratuitement ces chiens guides aux enfants déficients.
Avec le soutien de ses parents Lise décide de s’inscrire sans plus tarder à cette formation. Durant une année Lise participe à plusieurs stages et passe toutes les étapes d’apprentissage avec succès. Grâce à sa maturité et son sérieux, à 13 ans elle devient l’une des plus jeunes maîtresse de chien-guide d’Europe. Ce nouveau compagnon devient son ticket de liberté dans cette nouvelle vie. Malgré la peur légitime de sa mère de la laisser s’émanciper avec la seule compagnie de son chien Réglys. Lise rejoint son l’école sans l’aide de ses proches. Lise et Réglys sont inséparables et forme un binôme très actif et complice. Sans plus aucunes craintes Lise et Réglys sont à présent capable de vivre leur vie. Avec un soupçon de tristesse, et d’espoir, ses proches et le corps médical s’interrogent alors sur son avenir de femme, imaginant la vie de Lise atteinte de cécité totale d’ici quelques années.

Lise et Réglys à la fin de la première projection vauclusienne de ‘La Vie de Lise’ il y a quelques jours à l’Isle-sur-la-Sorgue.

« Un chien guide près de soi, c’est de la lumière sous ses pas ».

Frédéric Gaillanne, président fondateur de la Fondation Gaillanne

Une cascade de récompenses
A ce jour ‘La vie de Lise’ a obtenu 7 récompenses comme meilleur film documentaire : en France au Brittany International Film Festival, au Cannes World Film et au Ciné Paris Film Festival mais aussi aux Etats-Unis (Hollywood Blvd Film Festival et au Cult Movies)  International Film Festival) ainsi qu’en Inde (2 11 17 International Film Festival et Tamizhagam International Film Festival).
Il a été également finaliste au Film Festival de Bristol en Angleterre et à l’ARFF de Paris, demi-finaliste au San Francisco Arthouse Short Festival, au Capital Filmmaker Festival Berlin et au Courage Film Festival en Allemagne, et a nominé au Montréal Independent Film Festival. Le film vauclusien apparaît enfin actuellement dans 8 Sélections officielles à Paris, New-York, Tokyo, Moscou, Thessalonique en Grèce ainsi qu’en Angleterre, en Italie et au Texas. N’en jetez plus !

Echanges avec le public
Par ailleurs, après les 2 projections vauclusiennes puis celle prévue à Salon-de-Provence le 15 novembre prochain à 19h30 au Cinéplanet, une quarantaine de cinémas à travers la France ont déjà répondu favorablement pour projeter dans les prochains mois le documentaire de Studio One.
« Généralement les cinémas nous propose d’organiser une soirée événementielle lors de la première en la présence des célébrités parrains ou marraines de la fondation Frédéric Gaillanne, explique le réalisateur Thierry Jourdan. Mais aussi de programmer des séances jeune public auprès des écoles ainsi que des séances destinées aux déficients visuels ou personnes en situation d’handicap via une version du film en audio-description. »

Les réactions à l’issue de la première projection de ‘La vie de Lise’ à l’Isle-sur-la-Sorgue.

Sur ce principe d’échange, les spectateurs du Rivoli pourront, eux-aussi, débattre à l’issue de la projection avec les deux réalisateurs, qui travaillent actuellement sur un autre documentaire suivant la vie d’une quinzaine de sœur de Notre-Dame de Bon Secours à Blauvac. Ils pourront échanger aussi avec Clarisse une jeune bénéficiaire de chien guide, ainsi que Chantal Roubault, co-directrice, David Arejula, directeur général de la Fondation Gaillanne, et Frédéric Gaillanne son président fondateur qui le rappelle régulièrement : « Un chien guide près de soi, c’est de la lumière sous ses pas ».

L.G.

‘La vie de Lise’. Durée : 52 minutes. Vendredi 8 novembre. 20h30. 7€ (tarif réduit : 5€). Film disponible en audio description. Cinéma le Rivoli. Carpentras


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Grâce à la sortie réussie de plusieurs productions originales, au succès de son offre d’abonnement avec publicité lancé en 2022 et à la répression renforcée contre le partage des mots de passe, Netflix connaît sa meilleure année depuis 2020 en matière de croissance d’abonnés. En effet, le géant du streaming vidéo a engrangé 22,4 millions d’abonnés supplémentaires dans le monde au cours des neuf premiers mois de 2024, soit 37 % de plus que le niveau à la même période l’an dernier (16,4 millions de nouveaux abonnés entre janvier et septembre 2023). Après un premier semestre extrêmement solide (17,4 millions de nouveaux abonnés), Netflix a enregistré 5,1 millions d’abonnements supplémentaires de juillet à septembre, dépassant les prévisions qui tablaient sur 4,5 millions de nouveaux clients payants.

Au cours du troisième trimestre, le chiffre d’affaires de Netflix a augmenté de 15 % d’une année sur l’autre, principalement grâce à la croissance du nombre d’abonnés. Pour l’avenir, le service de vidéos à la demande s’attend à une croissance continue à deux chiffres de ses revenus. L’entreprise mise en effet sur la poursuite de l’élargissement de sa base d’utilisateurs et ambitionne d’accroître le revenu moyen par abonné, tout en développant son activité publicitaire encore naissante. La publicité « n’est pas encore un moteur de croissance important, mais elle devrait avoir une contribution plus significative en 2025 », a précisé le directeur financier de Netflix Spencer Neumann.

Au troisième trimestre, le nombre d’abonnés à la formule incluant de la publicité a bondi de 35 % par rapport au trimestre précédent. Dans l’ensemble, plus de la moitié des nouveaux abonnés dans les marchés éligibles ont choisi l’offre avec la publicité. « Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre ce que nous pensons être le niveau critique d’abonnements avec pub pour les annonceurs dans tous les pays [où l’offre avec publicité est disponible] en 2025, créant ainsi une base solide à partir de laquelle nous pourrons continuer à augmenter nos clients publicitaires en 2026 et au-delà », a écrit l’entreprise dans une lettre aux actionnaires.

Vidéo à la demande : quels services dominent le marché ?
Netflix et Disney+ figurent, avec Amazon Prime Video, parmi les services de streaming les plus connus au monde. Cela se reflète dans les parts de marché des entreprises auxquelles ils appartiennent, ces dernières dominant le secteur de la vidéo à la demande dans les principaux marchés mondiaux.

En France, en 2023, Netflix était le leader du marché de la vidéo à la demande en ligne (services par contournement), à égalité avec Amazon Prime Video, selon les estimations des Market Insights de Statista. Les deux géants du streaming vidéo affichaient chacun une part de marché de 12 % dans le pays. Netflix détenait également l’une des plus grosses parts du marché aux États-Unis (14 %), en Allemagne (13 %) et Royaume-Uni (12 %), et Amazon Prime Video l’une des plus importantes au Japon (12 %) et en Allemagne (13 %). Au Royaume-Uni, en Allemagne et au Brésil, Disney+ se démarque également parmi les leaders du marché (part de marché comprise entre 13 et 14 %).

Le Japon, l’Inde et la Corée du Sud font figure d’exception dans cette comparaison internationale. Dans le pays du Soleil-Levant, TVer (19 %) occupe la position de leader des services par contournement loin devant Amazon Prime Video (12 %). En Inde, c’est Hotstar qui domine (35 %), mais ce dernier n’est différent de Disney+ que sur le papier. En effet, Hotstar a été créé en 2015, mais Disney a racheté ce fournisseur de streaming en 2019. Enfin, en Corée du Sud, Coupang Play et Disney+ font jeu égal, avec une part de marché respective d’environ 20 %.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Le Département de Vaucluse lance un fonds d’aide à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle. Les candidats ont jusqu’au dimanche 8 septembre prochain pour envoyer leur dossier.

Le Vaucluse se veut une terre de cinéma. C’est pourquoi le Conseil départemental crée un fonds d’aide sélective à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle. L’objectif de ce fonds est de soutenir la création artistique, d’encourager la diversité des œuvres filmiques, de développer le rayonnement culturel et de mettre en valeur le patrimoine naturel du département. Ce fonds est cumulable avec le fonds de soutien de la Région Sud.

À qui s’adresse cette aide ?

Les sociétés de production présentant des œuvres de fiction, documentaire ou d’animation (série courte, longue et unitaire) destinées à une première diffusion à la télévision ou sur un service de médias audiovisuels à la demande, peuvent envoyer leur dossier de candidature, ainsi que les sociétés de production prenant la forme de sociétés commerciales, ou encore les sociétés de production possédant un siège social en France ou dans un autre État membre de l’espace économique européen à condition qu’elle dispose d’un établissement stable en France au moment du vote de la subvention.

Pour être éligibles, les œuvres présentées doivent justifier de la présence acquise d’un diffuseur télévisé ou des Services de médias audiovisuels à la demande (SMAD), faire preuve d’une qualité d’écriture, d’une originalité, d’une contribution à la diversité de la création, voire d’un lien culturel ou géographique avec le département, garantir un temps de fabrication ou de tournage significatif se déroulant sur le territoire vauclusien, justifier de financements français acquis à hauteur de 20 % du budget global de production, ou encore être engagées dans une démarche d’éco-production.

Les dossiers de candidature

Les dossiers doivent être envoyés à l’adresse mail cinema.audiovisuel@chambraud avant le 8 septembre. Plusieurs pièces doivent être jointes :

  • Le dossier de renseignements, le plan de financement et le devis prévisionnel (téléchargeable sur le site du Département)
  • Un courrier de demande adressé à Madame la Présidente du Département de Vaucluse, indiquant la nature et le montant de l’aide souhaités
  • La version la plus récente du scénario
  • Le synopsis
  • Une note d’intention de réalisation
  • Une note d’intention de la production expliquant notamment le choix du département de Vaucluse
  • Les CV du réalisateur, de l’auteur, et de la société de production
  • La notification chiffrée ou la lettre d’intérêt d’un diffuseur
  • Une fiche technique et artistique du film
  • Un plan de travail le plus développé possible indiquant les lieux précis de tournage et de fabrication sur le territoire vauclusien
  • Un calendrier prévisionnel
  • La copie du contrat d’auteur signé avec la société de production, et des contrats de coproduction déjà conclus
  • K BIS, RIB et numéro SIRET complet de la société

Les candidats retenus pourront percevoir une aide minimale de 10 000€. Cette aide peut monter jusqu’à 140 000€.

Pour en savoir plus sur le soutien à la production visuelle, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur le soutien à la production de longs métrages de cinéma, cliquez ici.


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

Dans un communiqué commun rendu public mardi 18 juin, 41 organisations professionnelles ont critiqué le « projet dangereux » de privatisation de l’audiovisuel public porté par le Rassemblement national (RN). Le président du parti d’extrême-droite, Jordan Bardella, a confirmé il y a quelques jours vouloir privatiser « à terme » l’audiovisuel public si le RN arrive au pouvoir à l’issue des élections législatives, afin notamment de « faire des économies ». Les organisations opposées à ce projet fustigent une mesure susceptible de « détruire directement des centaines de milliers d’emplois et un pan entier de l’économie ». Selon des chiffres relayés par Acrimed, l’audiovisuel public français compte 17 000 salariés directs (France Télévisions, Radio France), et autour de 100 000 au total si l’on ajoute les sous-traitants et l’écosystème des intermittents du spectacle. Une telle mesure, qui serait inédite en Europe, pose également des questions majeures en matière de pluralisme et de qualité de l’information. L’infographie ci-dessous donne un état des lieux des principaux propriétaires de chaînes de télévision à l’heure actuelle en France, ainsi qu’un aperçu de l’audience de leurs chaînes généralistes et d’information en continu.

Premier groupe audiovisuel en France selon l’audience, le groupe France Télévision exploite, entre autres, les chaînes France 2, France 3, France 5 et France Info. Comme le montre notre infographie, la part d’audience cumulée des chaînes publiques généralistes et d’information était d’environ 29 % (données de 2022), ce qui place France Télévision juste devant le groupe TF1, propriété du groupe Bouygues, qui cumulait 23 % de part d’audience avec TF1, TMC, LCI et TMX. Dans le détail, TF1 reste toutefois la chaîne la plus suivie devant France 2 et France 3 (près de 19 % de part d’audience, contre 15 % et 9 % respectivement).

En troisième position des groupes audiovisuels français, on trouve le groupe M6, détenu majoritairement par RTL Group, une filiale de l’entreprise de médias allemande Bertelsmann (famille Mohn). Si l’on exclut W9 (chaîne de musique et divertissement), les deux chaînes généralistes du groupe, M6 et 6ter, cumulent 10 % de part d’audience, dont 8 % environ pour la seule M6. Les groupes Altice Media et Canal+ (Bolloré) complètent le top 5, avec une part d’audience cumulée d’environ 7 % et 6 % pour leurs chaînes généralistes et d’information respectives. Le groupe de transport maritime CMA CGM, propriété du milliardaire Rodolphe Saadé, a annoncé en mars 2024 avoir signé un accord pour racheter Altice Media, maison mère de BFMTV et RMC, à l’homme d’affaires Patrick Drahi. La transaction se situerait autour de 1,5 milliard d’euros.

Comment est financé l’audiovisuel public en Europe ?

Après presque quatre-vingt-dix ans d’existence en France, la redevance télé (ou « contribution à l’audiovisuel public ») a été supprimée en 2022. Depuis cette date, le financement de l’ensemble des sociétés françaises de l’audiovisuel public est principalement issu de l’affectation d’une fraction du produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Comme le détaille notre carte, partiellement basée sur les données d’une étude parue en décembre dernier, de nombreux pays européens financent aujourd’hui les chaînes publiques de télévision et de radio via des impôts/taxes ou des fonds publics (budget de l’État).

Ces dernières années, à l’image de la France, quelques autres pays européens ont supprimé les redevances et financent désormais l’audiovisuel public via un système de taxes. C’est le cas par exemple récemment en Suède et au Danemark, où depuis respectivement 2018 et 2022, ce secteur est principalement financé avec des impôts. 

Certains pays voisins de la France comme l’Allemagne, la Suisse et l’Italie, continuent à financer leur audiovisuel public via un modèle de redevances : payées directement par les citoyens pour les deux premiers cités, et prélevées sur les factures d’électricité pour l’Italie (comme au Portugal et en Grèce).

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Le Vaucluse, un aimant pour le cinéma et la télé grâce à sa lumière et à la beauté de ses paysages

A l’occasion du Frames festival qui s’achève aujourd’hui à Avignon, la Commission du film Luberon-Vaucluse a profité de ce rendez-vous national des vidéastes professionnels pour dévoiler son bilan 2023.

Une année marquée par la confirmation de la dynamique de reprise de l’attractivité locale pour le secteur avec l’accompagnement de 56 tournages ayant générés 288 journées de tournage dans le département.

C’est mieux qu’en 2022 où le Vaucluse avait accueilli 237 jours de tournages et à peine moins qu’en 2021 (293 jours de tournage). Cela reste cependant bien au-dessus des 141 jours de 2019, avant le trou d’air du Covid, et surtout des 84 jours de tournages en 2018.

Pêle-mêle, le Vaucluse a ainsi constitué le lieu de tournage des films ‘Finalement’ de Claude Lelouch, ‘Le Molière imaginaire’ d’olivier Py, ‘Les jeux sont faits’ de Nele Mueller-Stöfen pour la plateforme Netflix, ‘Toutes pour une’ de Houda Benyamina, ‘Segpa 2’ d’Ali et Hakim Bougheraba ainsi que les séries ‘Les gouttes de dieu’ de France télévision, ‘Murder in Provence’ de la BBC, ‘Isabelle’ de Philippe Dajoux ou bien encore ‘Tout cela je te le donnerai’ de Pascal Fontanille et Françoise Charpiat.

© DR-Commission du film Luberon-Vaucluse

L’an dernier, cette présence a ainsi permis le recrutement de 620 techniciens, artistes et figurants dans le Vaucluse.

Au final, l’activité de la Commission du film Luberon-Vaucluse, pilotée par Anne-Cécile Celimon-Paul, a notamment générés l’équivalent de 6 082 nuitées en 2023. De quoi générer 7,28M€ de retombées économiques locales grâce au tournage de ces fictions.

Pour faire mieux en 2024, les professionnels de l’audiovisuel peuvent s’appuyer sur les 344 décors recensés par la Commission du film Luberon-Vaucluse dans la base de données décors internationale ainsi que les 428 techniciens et artistes locaux apparaissant dans l’annuaire Film-France spectacle.

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