4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Il y a 10 ans, quand le Vaucluse était Charlie

Il y a tout juste 10 ans, le 7 janvier 2015 des terroristes prennent d’assaut les locaux du journal satirique Charlie Hebdo. Dans la foulée, d’autres attaques dans la région parisienne s’en prennent à des policiers ainsi qu’à une supérette cacher. Au total, ces tragiques événements qui dureront jusqu’au 9 janvier feront 17 victimes et 22 blessés.
Partout en France, l’émotion puis la mobilisation sont immenses. En Vaucluse, on assiste ainsi à des rassemblements sans précédent.
Bien au-delà des premières estimations officielles, ils sont près de 30 000 à se déplacer dans les rues d’Avignon afin de participer à l’hommage rendu le dimanche suivant aux victimes des attentats.

La ‘Une’ de l’Echo du mardi du 13 janvier 2015.

Ce déferlement sans précédent touche l’ensemble du département. Ils seront ainsi plus de 3 500 à défiler dans les rues d’Apt. Les Vauclusiens seront également chaque fois plusieurs milliers à Cavaillon, Sorgues, Orange et l’Isle-sur-la-Sorgue ainsi que 1 800 à Lourmarin. Dans le même temps, plusieurs centaines de personnes se regrouperont au Thor ainsi que dans des villages comme Sablet, Séguret, Aubignan, Caderousse, Châteauneuf-de-Gadagne, Bédarrides, Vacqueyras, Cucuron, Lauris, Lapalud… Ils seront même 400 sur les pentes du Ventoux.
Dans le Gard rhodanien, les rassemblements attireront plus de 3 000 personnes à Pont-Saint-Esprit et 500 à Villeneuve-lès-Avignon. La veille de ces réunions dominicales, plusieurs milliers de vauclusiens avaient déjà participé à des rassemblements à Bollène, Malaucène ou bien encore la Tour d’Aigues.

L’édito de l’Echo du mardi du 13 janvier 2015.

Il y a 10 ans, quand le Vaucluse était Charlie

Suite à l’attaque terroriste et l’assassinat d’un professeur de français dans un lycée d’Arras, la préfecture de Vaucluse vient d’élever la posture Vigipirate au niveau ‘Urgence Attentat’ pour tout le département. Il s’agit du plus haut niveau d’alerte du plan Vigipirate. Cette mesure, a effet immédiat, fait suite à l’annonce de cette activation par la première ministre, Élisabeth Borne, sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce cadre, le Gouvernement a décidé de renforcer la coordination des services assurant la mission de garde-frontières.

Par ailleurs, les mesures suivantes sont étendues aux établissements scolaires, aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche et aux lieux de culte :
– restriction voire interdiction des activités aux abords des installations/bâtiments désignés,
– renforcement de  la surveillance aux abords des installations des bâtiments désignés,
– renforcement des  contrôles des accès des personnes, des véhicules et des objets entrants,
– renforcement de la surveillance et des contrôles lors des rassemblements.

« Vous êtes priés de vous assurer, chacun dans vos domaines de compétences respectifs, de la parfaite exécution des mesures de vigilance, prévention et protection déjà activées », explique la préfecture de Vaucluse.
Cette menace s’inscrit dans une période de forte exposition avec l’accueil de la coupe du monde de rugby jusqu’au 28 octobre prochain. Un événement créant d’importants rassemblements pouvant offrir une résonance médiatique particulière.
« Les évènements qui se déroulent au Proche-Orient s’ajoutent à une situation géopolitique internationale déjà fortement dégradée », s’inquiète tout particulièrement le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

L.G.


Il y a 10 ans, quand le Vaucluse était Charlie

Vendredi dernier, le lycée Alphonse-Benoît de l’Isle-sur-la-Sorgue a été le théâtre d’un exercice de sécurité civile grandeur nature simulant une tuerie de masse dans un établissement scolaire. Organisé à l’initiative de la préfecture de Vaucluse il a mobilisé les acteurs de la sécurité intérieure (gendarmerie, police judiciaire), des services de secours (Sdis, Samu, Cump-Cellules d’urgence médico-psychologique), du parquet du Tribunal judiciaire d’Avignon, des services de l’État (Dasen-Directeur académique des services de l’Éducation nationale-, ARS-Agence régionale de santé) ainsi que des agents de la municipalité de l’Isle-sur-la-Sorgue, de la région Sud ainsi que des personnels et élèves majeurs volontaires de la section des métiers de la sécurité du lycée Alphonse Benoît.

Près de 200 participants
En tout, près de 200 personnes et plus d’une cinquantaine de véhicules ont participé à cet entrainement à grande échelle dont le scénario se basait sur une attaque de l’établissement scolaire par un ou plusieurs assaillants occasionnant plusieurs victimes, à l’arme blanche et par arme de poing. La simulation prévoyait aussi un retranchement du terroriste avec un ou plusieurs otages.
« Cet exercice répond à la nécessité de maintenir en conditions opérationnelles les différents
acteurs de la sécurité et du secours, tout en associant la participation de la population à la
gestion d’un évènement de sécurité civile », expliquent les services de la préfecture qui pour l’occasion ont pu tester les dispositions du plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) NOVI-Attentat (Nombreuses victimes). L’objectif de cet exercice étant maintenir les différents services en conditions opérationnelles.

L.G.

A gauche, les pompiers de Vaucluse, à droite, Bertrand Gaume, le préfet du département à la manœuvre.

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