4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Tiago Rodrigues nommé directeur du Festival d’Avignon

La ministre de la Culture a annoncé ce lundi à Avignon la décision de nommer le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues. Il devient ainsi directeur du Festival d’Avignon et prend la relève d’Olivier Py qui tire sa révérence.

Le futur directeur, premier étranger à la tête du Festival d’Avignon, mettra en scène ce lundi soir lors de l’ouverture du Festival, ‘La cerisaie’ de Tchekhov, avec Isabelle Huppert, dans la cour d’honneur du palais des Papes. Tiago Rodrigues est un dramaturge, producteur, metteur en scène et acteur portugais né en 1977 à Lisbonne. Il est principalement connu en France pour sa pièce ‘By heart’.

En 2003, il fonde avec Magda Bizarro la compagnie ‘Mundo perfeito’ au sein de laquelle il est l’auteur de ses spectacles. En plus de ses nombreuses collaborations avec des artistes de scène portugais et internationaux, il a aussi écrit des scénarios, des articles de journaux, des recueils de poèmes, des préfaces et des tribunes. Il a également enseigné dans des institutions telles que l’école de danse belge ‘Parts‘ ou encore l’université d’Évora au sein de laquelle il enseigne la dramaturgie.

L.M.


Tiago Rodrigues nommé directeur du Festival d’Avignon

C’est le rendez-vous incontournable à Aix-en-Provence qui déplace le public, les artistes, les œuvres, et ouvre les jardins de la ville aux mille fontaines. Les Flâneries d’Art 2021, organisées par la comédienne Andréa Ferréol présidente de l’association Aix-en-Oeuvres auront lieu cette année  samedi 26 et dimanche 27 juin 2021. La manifestation, 15ème édition, est gratuite. Une aubaine pour le public qui tout en se promenant va pouvoir rencontrer des artistes dont certains de renommée internationale, et découvrir leur travail dans quelques uns des plus beaux endroits de la ville.

Andréa Ferréol (à droite) et Sophie Barjac (Photo de JD Réga).

Peinture, arts plastiques, sculpture, joaillerie, céramique, photographie, parfumeur-créateur, se mêleront. Dix-neuf artistes plasticiens exposeront leurs œuvres, belles, singulières, étonnantes. Parmi d’autres Dominique Rembauville créatrice multicartes exposera à l’hôtel d’Oléon Boysseuil, quelques unes de ses œuvres dont ses mystérieuses lettres d’amour enfermées dans des boites transparentes numérotées. Charlotte Mano qui explore la photographie à la frontière du réel et sème le trouble avec son regard de femme sur les femmes sera  au Patio des Oblats, 54 cours Mirabeau. Un lieu où l’artiste peintre Klent et le photographe Gianni Soglia ont installés « Vapor » une création commune visuelle et sonore qui plonge le public en immersion. Nouveauté cette année, les master classes les parfumeurs du monde seront animées par Thierry Bernard et Stéphane Piquart au salon d’Olivary.

Gianni Soglia (à gauche) et Klent (Photo JD Réga).

Dans le célèbre quartier Mazarin et ses jardins particuliers du XVIIème siècle, les exposants seront accompagnés d’auteurs, acteurs, musiciens. Des comédiens feront des lectures : Sophie Barjac (lettres à Gala 1924-1948 de Paul Eluard), Anny Duperey, Samuel Labarthe, Bénédicte Roy et les aixois Philippe Cariou (correspondance d’Albert Camus et Maria Casarès) et Andréa Ferréol (correspondances d’artistes). Quatre écrivains, Jean d’Aillon, Olivier Bellamy, Florence Quentin, Marc Lagrange échangeront avec les visiteurs. La musique et la danse seront largement présentes. Les Trompettes de Lyon, l’accordéoniste Pascal Contet, le ténor Julien Dran, les pianistes Antoine Palloc, Julie Anna Zappalà, le Duo Myrias (harpes), Anne-Laure Chelle et Jorge Caldeon Arias (danse), qui se produiront dans les différents jardins.

Depuis leur création les Flâneries d’art ont accueilli 180 000 visiteurs et 250 artistes. Un émerveillement différent chaque année !

Jean-Dominique Réga

Lieux, horaires, programme complet sur https://www.aix-en-oeuvres.com/flaneries-2021/


Tiago Rodrigues nommé directeur du Festival d’Avignon

16 artistes contemporains afficheront leurs œuvres sur les vitrines des commerces, dans des lieux patrimoniaux et sur les murs de la ville de Villeneuve-lès-Avignon pendant trois semaines, du 5 au 30 juin.

Un parcours d’art contemporain prendra vie dans des lieux divers, fédérant des démarches artistiques plurielles unies par un thème commun : « il ou elle m’inspire ». Le départ se fera au garage Euromaster, l’arrivée est prévue à la chapelle Notre dame des sept douleurs. Pas d’œuvres accrochées au hasard pour ‘décorer’ des commerces, mais une série dʼexpositions, dʼinterventions in situ imaginées en cohérence avec les lieux et le thème de cette 3e édition. Les artistes de toutes disciplines sont choisis en fonction de ce quʼils proposent.

Les rencontres d’Aubergine

Des artistes, des enseignants, des spectateurs, tous sont désireux de créer un événement culturel qui rassemble, dans leur ville. Villeneuve-lès-Avignon a toujours entretenu des liens forts avec les artistes qui se réunissaient jadis au restaurant nommé aujourd’hui « Aubergine ». Les rencontres d’Aubergine, c’est avant tout une histoire de rencontres humaines, celle d’amis investis dans une association.

Depuis plusieurs années c’est à cette même adresse que se retrouve un groupe d’artistes et d’amis de la ville à l’occasion d’une soirée mêlant musique, théâtre, chanson, écriture, arts plastiques. En 2018, ce rendez-vous est devenu un parcours avec plusieurs expositions, en 2019 il s’est développé, en 2020-2021 il prend son envol. D’abord avec une exposition collective en septembre à la chapelle Notre Dame des sept douleurs, puis avec le parcours en juin. Découvrez le programme et la liste des artistes en cliquant ici.

L.M.


Tiago Rodrigues nommé directeur du Festival d’Avignon

Eve de Medeiros, créatrice du salon Ddessin Paris, a choisi pour cette nouvelle édition de mettre en lumières deux artistes vauclusiens : Marie-Laëtitia Gerval et Bastien Baudon. Des talents qui prendront place sur le devant de la scène artistique contemporaine, du 11 au 13 juin prochain.

Rendez-vous désormais central de la semaine du dessin à Paris, la 9ème édition de Ddessin pose ces valises cette année au Molière, 40 rue de Richelieu, hôtel particulier situé entre le Palais de la Bourse et le site historique de la bibliothèque nationale de France. Pour ce nouveau rendez-vous, Ddessin présentera la sélection des galeries, la pépinière d’artistes ainsi que son coup de cœur.

L’événement se veut un tremplin pour la jeune scène artistique qui explore le dessin sous toutes ses formes, et pour les galeries qui la défendent en France et à l’international. En lui offrant une forte visibilité aux côtés de galeries et d’artistes plus établis, Ddessin contribue à faire connaître et reconnaître une scène artistique d’avenir.

Marie-Laëtitia Gerval

De formation de peintre classique, l’artiste avignonnaise Mary-Laëtitia privilégie un rapport analytique à l’image. Elle parfait son regard à l’école des ventes de paris-drouot, où elle obtient un diplôme d’expertise de tableaux anciens. A partir de 2002, Mary-Laëtitia Gerval s’exerce à l’art photographique et en 2004, elle crée sa première Maison d’éditions Vg.

Durant trois années, elle se perfectionne dans la photographie d’hôtels de luxe et développe ses compétences dans les métiers de l’imprimerie et de la communication en tant que directrice artistique à la conception des revues touristiques et urbaines de l’agence info-eilat (Israël). En 2007, elle publie au côté de Christian Etienne, maître cuisinier de France, un second ouvrage pour les éditions du Delirium intitulé « Fables », qui reçoit lors des Gourmand awards le prix du ‘meilleur premier livre de cuisine’. S’en suivent alors un voyage professionnel à New York, la découverte des grands studios photos et les rencontres culinaires multiples.

Bastien Faudon

L’artiste Bastien Faudon présentera quant à lui un film d’animation. L’artiste, qui vit et travaille à Avignon, déconstruit notre rapport à l’image et au réel. Cartographies mentales, représentations de l’espace et du temps, sa pratique place l’actualité scientifique au cœur d’une démarche transdisciplinaire et sensible. Il interroge ainsi le rôle de la création artistique dans l’évolution des cultures et dans l’émergence de nouvelles idées. Dans ses œuvres se confondent réel et virtuel, figuratif et abstrait, particulier et universel. Sa démarche se situe à la croiseé des regards artistique, scientifique et philosophique. Pour cette neuvième édition, il présentera un film d’animation réalisé spécialement pour l’occasion, ainsi qu’une sélection de dessins sur plastique thermoformé.

Un partenariat a également été scellé avec le Grenier à sel d’Avignon. Ce lieu d’innovation et de création explore les pratiques artistiques collaboratives reposant sur la perméabilité entre créations artistiques, domaines scientifiques et nouvelles technologies, du dessin à la vidéo en passant par la réalité virtuelle. Par ailleurs, Ddessin accueillera une douzaine de galeries françaises dont la galerie Marie Jaouen à Avignon

Le prix Ddessin

Depuis sa création en 2013, le prix Ddessin entend encourager la création contemporaine et valoriser le travail d’un.e artiste sélectionné.e par un jury composé de professionnels du monde de l’art et de la culture, et d’autres personnalités. Le ou la lauréat(e) verra son travail récompensé par quatre semaines de résidence d’artiste à la villa Saint-Louis Ndar. En contrepartie, il ou elle restituera l’une de ses œuvres produites dans le cadre de sa résidence et se rendra disponible pour rencontrer les habitants de Saint-Louis du Sénégal à l’occasion d’une présentation de son travail en présence de la direction de l’Institut.

Plus d’informations sur le site de l’événement : Https://ddessinparis.com/infos-pratiques/


Tiago Rodrigues nommé directeur du Festival d’Avignon

L’artiste sculpteur Yann-Eric Eichenberger s’est lancé un challenge artistique à partir du 10 mai prochain : réaliser en cinq jours deux sculptures monumentales de 7m de haut, en bois de Séquoia. Elles seront entreposées à la sortie de Crestet, en direction de Malaucène.

Yann-Eric Eichenberger, sculpteur contemporain à Vaison-la-Romaine, a déjà réalisé en 2019 une première sculpture monumentale de plus de 5m de hauteur en bois de Pin Douglas. Il projette aujourd’hui de dépasser une nouvelle fois les dimensions classiques en réalisant un couple de 7m de hauteur.

C’est dans un tronc de Séquoia de plus de 120 ans et 2m de diamètre à la base, que les sujets de Yann-Eric Eichenberger prendront forme en partenariat avec la galerie Déclicart. L’arbre de 30m de haut est issue d’un village de la Drôme. Suite à la foudre Il était devenu menaçant pour les riverains. L’élagueur Gabriel Auber (Buis-les-Baronnies) est à l’origine de la délicate coupe du géant, qui fut ensuite transporté jusque sur la commune du Crestet.

Place à la tronçonneuse 

Après quelques jours de préparation, l’ébauche des sculptures commencera le 10 mai prochain, au sol tout d’abord. Les deux pièces seront dressées le mardi 11 mai à l’aide d’une pelle mécanique de 24 tonnes, entre autre matériels imposants nécessaires à la manipulation délicate de l’ensemble (9 tonnes et 7m de long pour le tronc principal.) Vient ensuite la sculpture à la tronçonneuse et réalisation de l’ensemble du couple depuis une nacelle élévatrice.

Le bois, matière enivrante

« Celui que j’aurai croisé dans la nature, cet arbre mort encore debout qui me laisse son témoignage de matière, sa mémoire de vie. Bien plus qu’un matériau, ce bois récupéré devient mon médium et reçoit les traits de ma tronçonneuse, comme la feuille blanche accueillerait le crayon. » De son amour pour les arbres découle une passion pour le bois, ce matériau noble et authentique, maîtrisant le temps. L’artiste met alors en relief la rencontre entre l’Homme et l’arbre, de laquelle naîtrait une forme de sagesse.

Courbes féminines

« Mes personnages féminins sont un support, une excuse à cette recherche de lignes et de courbes. C’est un long chemin d’extraire l’essence d’une ligne ou d’un mouvement et de n’en garder que l’essentiel. »  Yann-Eric Eichenberger s’y atèle minutieusement. La tête d’abord, les épaules, le dos et la cambrure, la découpe dorsale et son creux au dessus des fesses. Les jambes sont longues, élancées, lignes droites qui appellent le regard de l’homme irrésistiblement vers le haut.  « Enfin, quand elle tiendra debout, je la nommerai, lui donnerai un prénom. »  

Les courbes et le creux de dos, les cambrures et le déhanché aident l’artiste à comprendre les élans fragiles qui nous permettent de vivre dans le ciel. « Car seuls nos pieds touchent le sol. Le reste de notre être est en élévation. » L’artiste tient à le préciser, les pièces ne sont pas des copies de la femme, mais empreintes de féminité. Pour nous rappeler à vivre pleinement notre monde d’humains en harmonie avec l’arbre et la nature.

Irrésistible volonté de s’élever

Passionné de sculpture, de taille directe et de recherche des lignes, c’est tout naturellement que Yann-Eric recherche l’élévation. « Mes sujets sont directement issus de ces arbres et comme eux, c’est toujours plus haut dans le ciel que je désire  les voir diriger leurs regards. Comme un besoin d’ascension en attente d’étoiles. » précise l’artiste exerçant face au Mont Ventoux.

L’image ainsi donnée du corps féminin traduit ainsi notre volonté intérieur de nous élever, de regarder vers le ciel. Démarche quelque fois pénible et douloureuse lorsque l’homme est empêtré dans la tourmente et la difficulté des aléas de la vie.  Il plaît à penser à l’artiste qu’il faut être attentif aux formes harmonieuses qui nous entourent et au bien-être qu’elles nous procurent.  « Qui sera cet être nouveau mi-Arbre mi-Homme? Une rencontre du temps et de l’espace ? Une réconciliation, c’est certain. En tout cas je l’espère. »

Yann-Eric Eichenberger : contact@sculpture-attitude.com. Site internet : https://www.sculpture-attitude.com/

https://echodumardi.com/tag/art/page/8/   1/1