3 avril 2025 |

Ecrit par le 3 avril 2025

Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

La Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles a proposé à l’économiste et essayiste Jean-Marc Daniel et à Philippe Moati, professeur à l’université de Paris Cité d’éclairer l’assistance, lors de la soirée des entreprises, au palais des congrès, sur le thème : ‘Anticiper et s’adapter, les entreprises d’Arles face aux mutations économiques’.

Jean-Marc Daniel, économiste et essayiste,
professeur à l’ESCP Business School et directeur de la rédaction de la revue Sociétal. Il est reconnu pour son expertise dans les politiques économiques et les grands enjeux économiques nationaux et internationaux. Son approche directe permet de comprendre clairement les grandes tendances macroéconomiques, notamment en matière de croissance économique, fiscalité et compétitivité des entreprises.

Jean-Marc Daniel, économiste Copyright MMH

Pour Jean-Marc Daniel,
«Un des enjeux du monde dans lequel nous allons vivre est la nécessité d’accepter de préserver la concurrence. Le bilan de l’année 2024 ? La dissolution de l’Assemblée Nationale et la nomination de 4 premiers ministres. Si l’on regarde la planète, tout le monde a perdu les élections. Aux Etats-Unis ce sont les démocrates qui ont perdu ; En Allemagne le gouvernement a été contraint à démissionner parce qu’il avait perdu sa majorité. Au Japon, le parti libéral démocrate qui gagne toujours, a perdu. Le premier ministre japonais conçoit les mêmes difficultés à faire voter le budget que François Bayrou, 1er ministre français.»

«On pourrait penser
que les personnes qui ont gagné sont plutôt des conservateurs de droite, ce qui n’est pas exactement le cas, car un certain nombre de pays a voté pour les candidats d’opposition, et dont certains se réclamaient du Marxisme comme en Uruguay ou à Ceylan. A Ceylan, la personne qui a gagné les élections, a juste dit qu’elle renégocierait avec le FMI (Fonds monétaire international) les conditions du plan d’ajustement structurel que l’on veut lui imposer.»

«Ce qui s’est passé durant cette année 2024 ?
Les prix ont considérablement augmenté, et malgré le ralentissement de cette augmentation des prix, les populations ont vécu ce qui s’est passé comme l’incapacité des gens en place de contrôler l’inflation. Le niveau de dette publique a atteint la plupart des pays. Elle est si importante, que ces pays sont dans l’incapacité de répondre aux exigences minimales de la population. Les Etats-Unis, que l’on nous donne comme modèle -qui représentent 18 à 19% de l’économie mondiale- accusent une dette publique qui se monte à 40% de la dette publique mondiale.»

Les finances publiques mondiales sont totalement hors de contrôle.
«Dans ces conditions, l’environnement économique aura deux caractéristiques, dont ce que j’appelle le sado-fiscalisme d’atmosphère. Pour essayer de résoudre les problèmes les Etats sont entrés dans le sado-fiscalisme : une vision qui tente à augmenter les impôts. Ce qui se fera. Les baby-boomers sont désormais montrés du doigt pour payer et les entreprises coupables de créer de la richesse. Le véritable combat à mener sera donc d’éviter l’expression du sado-fiscalisme.»

«Le 2e enjeux sera de lutter contre les banques centrales
incapables de lutter contre l’inflation et qui ont profité de l’occasion pour augmenter leurs taux d’intérêt, disant que cela serait temporaire. Donc nous avons maintenant des taux d’intérêt élevés mais raisonnables.»

Reconstituer ses fonds propres
«La priorité que doivent se donner, maintenant, les chefs d’entreprise et les entreprises, est de reconstituer leurs fonds propres pour s’engager dans des mécanismes où ce ne sont pas les effets de levier par endettement qui permettraient l’investissement. Ce qui correspond à faire de l’épargne.»

Les français et l’épargne
«Les français sont supposés être très épargnants. A l’époque des 30 glorieuses (Ndlr : 1945-1973), où la France avait une forte croissance et le budget équilibré, le taux d’épargne qui était à 23,24%, est désormais passé entre 17 et 18%. Cette épargne était consacrée à financer le développement économique privé. Maintenant, le déficit budgétaire absorbe, par rapport aux revenus des ménages, pratiquement 7 à 8% de l’épargne. Ainsi l’investissement privé n’est plus que de 10%. Nous manquons donc d’épargne.»

«Le pays vit au-dessus de ses moyens
Et comme tout pays confronté à cette situation, pour combler le déficit extérieur, il va entamer son patrimoine, ce qui nous conduit à évoquer les pays détenteurs et les pays détenus. Notre dette publique se monte à 3 200 milliards d’euros et 1 560 milliards sont détenus par des étrangers. Il faut donc rétablir l’épargne ce qui induit d’augmenter les profits via les gains de productivité, l’innovation et la production. Il serait donc intéressant de se tourner dans des endroits où il y a de la jeunesse et de la croissance, c’est-à-dire en Afrique et en Inde.»

Philippe Moati, économiste

Philippe Moati économiste, professeur à l’Université Paris Cité
et co-fondateur de l’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation). Spécialiste des mutations sociétales et de l’évolution des modèles de consommation, il se focalisera sur les transitions actuelles, telles que la digitalisation et la transition écologique, et sur l’impact de ces changements sur les entreprises. Avec un style pédagogique et prospectif, il analyse la manière dont les nouvelles attentes des consommateurs, plus exigeants, responsables et connectés, transforment les modèles économiques et les stratégies commerciales des entreprises

Pour Philippe Moati,
«Le dirigeant d’entreprise vit dans un environnement très stimulant, d’où émergent des chocs fréquents, imprévisibles et de grande amplitude : crise sanitaire, tensions inflationnistes, crise politique, élections présidentielles aux Etats-Unis qui perturbent la vie des entreprises. Il est demandé de réagir dans l’urgence, un peu à l’aveugle et en même temps de travailler sur le temps long. Les mutations s’accélèrent dans le système économique et social, y compris dans sa dimension géopolitique, ce qui implique pour les entreprises de regarder très loin, d’en discerner les changements profonds, voire d’entamer une remise en cause plus fondamentale.»

«Le monde a changé et nous ne sommes pas prêts,
Si le changement n’a pas été programmé, organisé, de nouvelles compétences travaillées, nous ne serons pas prêts lorsque le monde aura changé. C’est ce que j’observe sous l’angle de la consommation en B to C (Business to consumer). Et j’observe à quel point industriels, prestataires de service, commerçants, distributeurs conçoivent des difficultés à voir à quel point le monde change.»

«Ce que je peux dire sur le temps court
Ca n’est pas brillant. La consommation des ménages est aux environs de 0,8% et touche le secteur du commerce où les défaillances sont nombreuses, tout comme la fréquentation des centres commerciaux a du mal à repartir. Cependant les prévisionnistes prévoient 1,20% de retour à la consommation, taux que je trouve très optimiste. Alors que le pouvoir d’achat du consommateur a probablement augmenté de 1,4%, même si l’homme de la rue ne l’a pas ressenti. Donc 2024 a été une bonne année pour le pouvoir d’achat et pourtant, la consommation reste en berne.»

«L’inflation a été un choc violent pour les consommateurs
d’autant qu’elle est intervenue sur des budgets sensibles comme l’énergie, l’alimentation, -les prix alimentaires ont augmenté de plus de 20% alors que les revenus n’ont pas augmenté du même montant. Ça pèse plus sur les foyers modestes que les foyers plus aisés. Or, le patrimoine est à l’origine du pouvoir d’achat.»

«Voilà le paradoxe,
le pouvoir d’achat en croissance d’une population en haut de l’échelle sociale qui s’enrichit mais ne dépense pas et en bas de l’échelle sociale, la population qui s’appauvrit et qui consomme moins par nécessité, avec l’inquiétude qui est toujours là. Il y a un désir d’épargne mais pas de consommation. C’est bon pour la transition écologique mais pas pour le commerçant. Il n’y a pas, globalement, de désir de consommation, et c’est très lié à l’ambiance générale. Alors que je vois se profiler, à court terme, une politique d’austérité qui pèsera d’une manière ou d’une autre sur la croissance de la consommation et sur le revenu des ménages.»

Plus de 600 personnes étaient présentes lors de cette soirée, également de présentation des vœux de la CCI d’Arles Copyright MMH

Le temps long
«Je pense que nous allons nous installer dans un régime de croissance très très lent et qu’il va falloir apprendre à vivre avec. La numérisation dans la consommation a été un choc majeur. Cela a conduit à un nouveau circuit de distribution : le e-commerce qui représente 10% du marché actuellement dans le commerce de détail, ce qui n’est pas énorme. Cependant, les acteurs traditionnels de la consommation, ne l’ont pas vu venir et les places de choix sont aujourd’hui utilisées par des entrepreneurs tels que Shein, Tému, AliExpress alors que les français sont restés loin derrière.»

«Le coup d’après a été l’IA (Intelligence artificielle)
Amazon est en train d’investir des fortunes dans l’IA. Et certains parlent même d’un internet post-plateformes. L’on évoque des agents intelligents capables d’aller chercher ce dont nous aurions besoin, sans passer par ces agrégateurs de données. La révolution du commerce en ligne est fondamentale, et elle est devant nous. Elle sera de nature différente et interviendra dans tous les aspects de notre vie. Un exemple ? Amazon travaille déjà sur la santé aux Etats-Unis.»

«Une autre organisation du système de consommation
Des acteurs, d’une nature complétement différente, sont en train d’entrer dans l’économie et se donnent les moyens de tester quantité de solutions. Autrefois nous étions dans une logique industrielle, où l’on fabriquait des produits les plus efficaces possibles que l’on produisait en masse pour en baisser le prix, pour ensuite pousser les gens à en acheter. Ce modèle est fini.»

«Les marchés ralentissent
la concurrence se renforce, avec des consommateurs dont le niveau d’éducation a beaucoup progressé –via les outils numériques- et disposent aujourd’hui du pouvoir d’arbitrer, d’exiger, de mener la danse avec une facilité déconcertante. La représentation de la ménagère de moins de 50 ans n’existe plus. La structure sociale s’est complexifiée, les consommateurs sont devenus profondément hétérogènes. Nous passons d’une distribution de masse à un commerce de précision. C’est d’autant plus vrai que nous sommes sur des marchés aux besoins saturés. Il faut y ajouter de la valeur immatérielle, de l’imaginaire, rendre les choses désirables.»

«Ce que le consommateur recherche le plus ?
Les effets utiles qui permettent de résoudre un problème. C’est une révolution commerciale. Il va falloir apprendre à dématérialiser la valeur, les services. Il faut faire le deuil de la croissance par le volume. Je pense qu’il faut vendre des produits haut de gamme.»

«La 2e approche est de basculer sur une approche très servicielle.
Il y a autant de technologie dans la box qui vous donne accès à Internet, à la maison, que dans votre smart phone. La durée de changement de smart phone s’allonge parce que le consommateur a compris qu’il pouvait attendre jusqu’à 4 nouvelles versions avant de racheter un modèle, parce que la technologie du smart phone s’épuise, alors que votre box n’est changée que bien au-delà de 10 ans. Pourquoi ? Parce que dans le cas du smartphone c’est vous qui l’achetez, dans le cas de la box c’est l’opérateur qui en fait l’acquisition et que son intérêt n’est pas de la changer.»

En conclusion
«Nous allons aborder un changement radical de business. Nous pouvons imaginer une prospérité plus économique en ressources. Le changement est une question de survie. Continuons à regarder l’horizon et à préparer l’avenir. A interroger les compétences dont il faut se doter pour affronter l’avenir, engager des expérimentations, des aménagements et des mutations de business. Le gros boulot du dirigeant reste la prise de risque et la clairvoyance.»

Stéphane PAGLIA, Président de la CCI Pays d’Arles et Solène Chavanne, jorunaliste et animatrice lors de la Soirée des EntreprisesLundi 27 janvier 2025 au Palais des Congrès d’Arles. Copyright MMH

Stéphane Paglia, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pays Arles
«Cette nouvelle économie et ce nouveau contexte nous poussent vers une nouvelle façon de penser et de travailler, en mettant en avant la solidarité et la coopération. C’est ainsi qu’avec les présidents des chambres de commerce : Frédéric Cavallino des Hautes-Alpes (05) et Daniel Margot des Alpes-de-Haute-Provence (04) nous nous sommes demandé, parce que nos territoires se ressemblent, comment nous pouvions travailler ensemble. Nous avions les mêmes besoins, mais pas les fonds propres et des leviers trop compliqués pour acheter. Nous avons donc créé une foncière. Cela a pris deux ans parce que c’était la 1re foncière en France, de ce type. C’est ce qui va permettre de porter de nouvelles solutions pour nos territoires alors que d’autres CCI, dont certaines sont présentes ce soir, vont nous rejoindre.»  


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

La Compagnie Nationale du Rhône (CNR), concessionnaire du Rhône, a annoncé au cours du mois de décembre la désignation du groupement sous-concessionnaire du port d’Arles, composé de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Pays d’Arles, NGE Concessions, la Banque des Territoires, la Caisse d’Epargne CEPAC et la Compagnie Fluviale de Transport.

La sous-concession du port d’Arles a été confiée au groupement de la CCI du Pays d’Arles et NGE pour 25 ans. Ce dernier sera en charge du développement, de l’exploitation, de la maintenance et du gros entretien du port pour accompagner la croissance de ses flux massifiés. Ainsi, le port d’Arles devrait être complètement modernisé au cours des deux premières années du projet.

« Le Port d’Arles a été créé il y a plus de 40 ans par la CCI du Pays d’Arles dans une démarche de développement du territoire. »

Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles

La CCI du Pays d’Arles gérera l’exploitation des activités, notamment la manutention portuaire. Accessible aux navires de 3000 tonnes, le port d’Arles, avec ses nombreux atouts, vient compléter l’offre des autres ports fluviaux, le Port de Marseille Fos, Port de Toulon et Port de Sète Sud de France. En s’appuyant sur les filières de l’économie circulaire (ferraille, biomasse), de la filière bois (trituration et bois d’œuvre) des conteneurs maritimes, la CCI du Pays d’Arles, qui a traité plus de 500 000 tonnes de marchandises traitées en 2023, ambitionne de développer le transport massifié.

« Participer au financement d’une telle infrastructure dans une perspective de sobriété écologique et de développement territorial répond à notre volonté de favoriser des projets en faveur de la transition écologique et de la dynamique économique. »

Jean Bernadet, président de NGE

De son côté, NGE va assurer la modernisation du port pour laquelle le coût des travaux devrait s’élever à 7M€. Ces travaux devraient permettre l’augmentation du fret fluvial. Les travaux vont aussi comprendre la construction d’ouvrages pour la récupération, le stockage et le
traitement des eaux pluviales avant leur rejet dans le milieu naturel, la construction d’une aire de lavage en béton de 200 m² équipée d’un
système de décanteur/débourbeur qui permettra le traitement des eaux de lavage des navires avant leur évacuation, la construction d’un réseau hydraulique, de plateformes de stockage, le relamping de la totalité du réseau d’éclairage, l’installation de bornes d’alimentation raccordées en bordure de quai afin de permettre l’approvisionnement en eau et en électricité des navires en escale, ainsi que l’installation d’un système de vidéosurveillance sur les mâts d’éclairage.


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

Après les jardins du Palais des papes et le Verger Urbain V à Avignon en 2022, Valhor, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, vient de distinguer un nouveau jardin dans le Vaucluse ainsi qu’à Arles dans le cadre de son concours biannuel Les victoires du paysage 2024.

Lors de ce concours national bisannuel qui récompense les plus beaux aménagements paysagers de France, le jardin méditerranéen de Thierry Kain-Lacombre à Cabrières d’Avignon obtient la médaille de bronze dans la catégorie ‘Les jardins de particulier’.
Le jury a été particulièrement séduit par la transformation de ce terrain en friche en un jardin méridional de 1 000 m2. Une opération notamment réalisée par Céline Schelfhou, paysagiste concepteur basée à Robion, ainsi que par la pépinière Les jardins de Céline implantée à Loriol-du-Comtat.
« La plupart des aménagements visités au cours de l’été avec les membres des jurys techniques traduit particulièrement une volonté d’adapter progressivement le cadre de vie et les territoires aux aléas liés aux crises environnementales et climatiques », explique Michel Audouy, président du jury des Victoires du Paysage. 

Le jardin de Cabrières d’Avignon a été imaginé et réalisé par des entreprises vauclusiennes. Crédit : DR/Valhor.

80 000 arbres et végétaux
Dans le même temps, le Grand prix du Jury 2024, qui a récompensé 74 jardins sur 467 nominations, a été attribué au parc des ateliers de Luma à Arles. Situé à proximité du centre historique, ce s’inscrit sur une plateforme horizontale large de 6 hectares et qui se caractérisait à l’origine par une ambiance désertique et hostile, dépourvue de toute végétation et exposée aux vents hivernaux ou au soleil estival.

« Les principes de conception et les différents partenariats ont permis de développer un projet résilient qui s’adresse aux enjeux du XXIe siècle, explique le jury de Valhor. Espace ouvert à tous publics, le parc des Ateliers fait l’éloge de la diversité paysagère de la région en y évoquant la Camargue, la Crau et les Alpilles. L’étang et les quelque quatre-vingt mille arbres, arbustes et sous-arbrisseaux permettent ainsi de rafraîchir l’atmosphère et offrent les conditions favorables pour l’installation d’insectes, d’oiseaux, de batraciens et de chauve-souris. Le travail sur la topographie tenant compte du rôle du vent, l’ingénierie hydraulique et l’étude des strates du sol conduisant à création de réserves d’eau de ruissellement intégrées sont des gages de l’autonomie à terme du parc en matière de gestion du manque d’eau. »

Le parc des ateliers de la Luma à Arles, Grand prix 2024 des victoires du paysages. Crédit : DR/Luma Arles/ Adrian Deweerdt

Un laboratoire de vie exemplaire
« Véritable expérimentation, le parc des Ateliers peut être perçu comme un laboratoire où la vie, les usages et les lieux sont en constante évolution, poursuit l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage. La collaboration avec un institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes (Tour du Valat) et un bureau d’études spécialisé dans l’irrigation et le suivi agronomique (Urbasens) démontre tout l’intérêt d’une approche transdisciplinaire de l’aménagement paysager. Outre sa résilience aux changements climatiques, ce projet audacieux est exemplaire en matière de requalification des espaces délaissés et des friches.


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

Procamex, association d’exportateurs sur le Pays d’Arles et le Vaucluse, propose un atelier sur les Incoterms® et les nouveautés concernant la douane le jeudi 14 novembre dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Pays d’Arles.

Procamex invite les entreprises du Pays d’Arles et du Vaucluse à venir s’informer sur les nouveautés de la douane, comme la migration de SOPRANO-RTC vers le service en ligne européen EBTI. En effet, depuis mi-octobre, les demandes de Renseignement Tarifaire Contraignant (RTC) doivent être déposées via le portail européen. L’atelier abordera également les Incoterms®, c’est-à-dire les dispositions contractuelles standards relatives au transport des marchandises.

Ce rendez-vous, qui aura lieu à la CCI du Pays d’Arles, sera animé par Cyrielle Mitu, de Delta Logistics, et Alexandra Paris et Christelle Franchesci, de la cellule de la douane d’Aix-en-Provence. L’atelier est limité à deux participants par entreprise.

Inscription gratuite en ligne.
Jeudi 14 novembre. De 8h30 à 12h30. CCI du Pays d’Arles. Avenue de la Première Division Française Libre. Arles.


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

Provence Prestige propose 4 jours de jeudi 21 à dimanche 24 novembre dévolus à la magie des fêtes de fin d’année, avec la Maison Fragonard en invité d’honneur. Dans un décor féérique et une ambiance chaleureuse, plus de 150 exposants proposeront leur savoir-faire.

Véritable temps fort à Arles, Provence Prestige invite ses hôtes à déambuler dans les univers de la Gastronomie ; de la Mode, la Beauté et du bien-être ; la Maison et la décoration et également de la Culture et des loisirs.

Le prestigieux salon sera le terreau fertile des dégustations culinaires, des ateliers créatifs et olfactifs, des séances de dédicaces, des photos avec le Père, des animations de magie et maquillage pour les enfants, la découverte des animaux de la ferme, des promenades en calèche, des animations musicales et des espaces restauration et bar. Made in France régional et local. Réserver son entrée ici.

Les infos pratiques
Provence prestige, les 30 ans. De jeudi 21 à 10h à dimanche 24 novembre à 18h. Fermé lundi 25 novembre. Horaires : jeudi 21 de 10h à 19h30. Vendredi 22 de 10h à 22h30 en nocturne. Samedi 23 de 10h à 19h30 et dimanche 24 de 10h à 18h. Dernières entrées 1h avant la fermeture. Pré-vente entrée adulte à partir de 18 ans 5€ au lieu de 7€. Entrée gratuite, fans de Provence prestige. Tous les billets ici. Palais des congrès d’Arles. 22, avenue de la 1re Division France Libre.
MMH


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Pays d’Arles organise une soirée portes ouvertes ainsi qu’une conférence de presse pour présenter sa nouvelle formation en apprentissage le lundi 16 septembre 2024 de 18h à 20h. 

Ce lundi 16 septembre 2024, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Pays d’Arles ouvre ses portes pour une soirée portes ouvertes qui sera suivie par une conférence de presse pour présenter sa nouvelle formation intitulée « Gestionnaire d’Unité Commerciale ». C’est dès 18h que les visiteurs seront accueillis pour découvrir tous les éléments de présentation de cette formation offrant un bac+2 et qui débutera le 12 novembre 2024. 

Un engagement pour le territoire 

La mise en place de cette formation est due au constat fait par la CCI du Pays d’Arles du manque de formations en commerce, vente et marketing. Une défaillance qui pousse les jeunes du bassin arlésien à quitter le territoire pour intégrer des formations dans des villes voisines telles qu’Avignon, Aix-en-Provence, Nîmes, Marseille ou Montpellier. 

Pour permettre à ces étudiants de rester près de leur lieu de vie, la CCI a décidé de proposer des formations certifiées et qualifiantes qui sont destinées à former les talents de demain et une main d’œuvre qui répond aux besoins des entreprises locales. Cette nouvelle formation répond donc à un besoin et contribue à faire marcher l’économie régionale. 

Un évènement pour les jeunes qui veulent se former 

Pour cette soirée portes ouvertes, la CCI Pays d’Arles ouvrira ses portes de 18h à 20h dans la salle d’honneur de leur structure. Cet évènement s’adresse à tous les jeunes bacheliers ou titulaires d’un bac+1 (ou un titre de niveau 4) qui sont toujours en recherche d’une formation pour l’année 2024/2025. Les inscriptions pour la formation « Gestionnaire d’Unité Commerciale » sont d’ores et déjà ouvertes et se clôtureront à la fin du mois de novembre. 

Le programme complet de la soirée 

18h : Accueil des visiteurs et des journalistes 

18h15 : Présentation de la formation « Gestionnaire d’Unité Commerciale »                                                     

-contenu du programme de formation                                                                                                                  

-règles d’admissions – inscriptions tardives                                                                                                      

 -rythme de l’alternance avec environ 70% du temps passé en entreprise 

18h45 : Rencontre et échanges avec les entreprises partenaires                                                                         

-les jeunes auront l’opportunité d’échanger directement avec les entreprises partenaires présentes lors de l’évènement.                                                                                                                              

-ils pourront présenter leurs motivations et leurs CVs, ouvrant ainsi la voie à de futures collaborations en alternance 

18h45 : Temps d’échanges entre l’équipe de la CCI et les journalistes 

La soirée se clôturera par un apéritif convivial sur le rooftop de la CCI, pensée pour favoriser les échanges entre l’ensemble des acteurs. 

Infos pratiques : Soirée portes ouvertes et conférence de presse de la CCI Pays d’Arles. Lundi 16 septembre 2024, de 18h à 20h. Palais des Congrès d’Arles, 22 avenue de la première division France libre, 13200, Arles. Pour plus d’informations, contactez la CCI du Pays d’Arles à l’adresse suivante : cfa@arles.cci.fr ou au numéro suivant : 04.90.99.08.08. 


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

Exposée depuis début juin au sein de la Fondation Van Gogh à Arles, la toile « la nuit étoilée » de Vincent Van Gogh est encore exposée jusqu’au lundi 26 aout 2024, 18h. Il reste donc que quelques jours pour admirer cette toile iconique de l’artiste peintre néerlandais, très attaché à la ville du sud de la France. 

L’exposition « Van Gogh et les étoiles » offre l’occasion de concevoir une exposition mettant en perspective les sources dans lesquelles puisa l’artiste pour réaliser cette œuvre mais aussi l’influence qu’elle a eue. À travers différentes approches, scientifiques, historiques ou poétiques, les travaux d’artistes anciens et contemporains apportent un éclairage nouveau sur l’œuvre de Van Gogh afin d’en souligner l’héritage et la force inébranlable. 

Le chef d’œuvre rejoindra ensuite la National Gallery à Londres pour l’exposition « Van Gogh : poètes et amants » qui débutera dès le 14 septembre 2024. 

Infos pratiques : Exposition « Van Gogh et les étoiles ». Accessible tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au lundi 26 août 2024, 18h. Fondation Vincent Van Gogh, 35 rue du Docteur Fanton, 13200 Arles. Tickets disponibles ici


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

Dernière série de clichés inédits de Grégory Pons. L’avignonnais spécialiste de l’aviation américaine durant la seconde guerre mondiale, nous propose des photographies issues des archives de l’US air force (Usaf) prises lors des bombardements du 15 août 1944 sur Avignon visant les pont d’Arles, Aramon et Montfaucon.

Au moment où la flotte alliée libère ses vagues d’assaut amphibies sur les plages de la côte d’Azur le 15 août 1944 entre Saint-Raphaël et les îles du Levant, plusieurs opérations aériennes se déroulent le long du Rhône pour détruire les ponts qui ont résisté aux précédents raids. Ainsi, les villes d’Arles, Aramon et Montfaucon sont attaquées par de petites vagues de bombardiers moyens de la 12th Air Force composées d’unités équipées de bombardiers bimoteurs B-25 Mitchell et B-26 Marauder. Montfaucon constitue un objectif de premier ordre car au-delà du pont ferroviaire qui franchit le Rhône, elle abrite un important relais de communications allemandes couvrant la vallée du Rhône.

15 août 1944 :des B-25 Mitchell du 444th Bomb Squadron/321st Bomb Group basés en Corse viennent d’effectuer leurs largages sur le pont de Montfaucon. (USAF)

Vers 13h00, une formation de B-25 Mitchell du 321st Bomb Group en provenance de Corse bombardent le pont ferroviaire de Montfaucon. L’objectif est totalement noyé sous la fumée.

15 août 1944 : la fumée et la poussière soulevée par le bombardement entourent la zone de l’objectif qui semble avoir été atteint. Les services de renseignement de l’USAAF confirmeront rapidement que le pont a bien été détruit. (USAF)

Quelques heures plus tard, ce sont des B-26 Marauder du 17th Bomb Group venant de Sardaigne qui bombardent le pont routier d’Aramon en deux vagues de 18 et 17 appareils. La précision n’est pas très bonne, mais les services de renseignement américains relèvent près de 86 impacts dans la zone de la cible et confirment que le pont est bel et bien détruit.

15 août 1944, 16h03 : les bombes larguées par les appareils du 17th Bomb Group explosent autour de l’extrémité Ouest du pont routier d’Aramon. (Coll. De l’auteur)
Annoté par le service de renseignement A-2 de la 42nd Bomb Wing de la 12th Air Force, ce cliché révèle les impacts autour du pont d’Aramon bombardé le 15 août 1944 par les appareils du 17th Bomb Group. Près de 200 bombes de 500 et 1000 livres ont été larguées pour réussir à couper l’ouvrage. (Coll. De l’auteur)

A peine quelques minutes plus tard, c’est au tour d’une trentaine de B-26 du 320th Bomb Group en provenance également de Sardaigne depuis leur base de Decimomanu, qui se présentent sur Arles à 16h11. Leur cible n’est autre que le pont routier de Trinquetaille. L’autre  pont qui relie la voie ferrée d’Arles à Lunel a, quant à lui, été précédemment détruit le 6 août par les B-26 de l’Armée de l’Air française des groupes Maroc (1/22), Gascogne (1/19) et Bretagne (2/20). La précision du bombardement est optimale et le pont est détruit.

15 août 1944 :après avoir franchi à la verticale les arènes de la ville, cette formation de B-26 Marauder effectue un largage de précision sur le pont de Trinquetaille à Arles. Le pont est détruit et les traces de précédents bombardements bien visibles sur la gauche du cliché nous montrent que la précision d’un bombardement aérien est parfois bien aléatoire. (USAF)

Au cours de cette journée historique du Débarquement en Provence, les bombardements des ponts sur le Rhône sont un succès et vont contribuer à couper les voies de repli à l’armée allemande. Forcée de battre en retraite dans la précipitation face à l’importance des troupes alliées et ne disposant plus que d’un seul axe Sud-Nord dans la vallée du Rhône, les colonnes allemandes vont devoir s’entasser sur la célèbre Route Nationale 7 qui va devenir leur tombeau.

15 août 1944 :ce B-26 Marauder nommé « Pancho And His Reever Rats » du 444th Bomb Squadron/320th Bomb Group piloté par le Lt. Stearn termine son virage après avoir largué ses bombes pour rentrer en Sardaigne. En arrière-plan, la ville d’Arles est parfaitement identifiable grâce aux arènes, le pont de Trinquetaille est noyé sous la fumée des explosions. Cet appareil fut abattu par la Flak allemande quelques jours plus tard au-dessus de Covigliano le 23 août 1944. Il n’y eut aucun survivant parmi les 6 membres d’équipage. (USAF)

Les chasseurs-bombardiers P-47 de la 1st Tactical Air Force vont se livrer à une véritable curée en mitraillant ces colonnes où ils vont semer la terreur. Des centaines de véhicules et des tonnes de matériel vont être détruits et abandonnés le long des routes, poussés et jetés à la hâte dans les talus, avec l’ultime espoir de pouvoir parvenir à échapper aux appareils alliés et réussir à s’exfiltrer de cette souricière.

Grégory Pons

Sources : Archives du 17th Bomb Group et Bulletin des Amis du Vieil Arles n°147 Décembre 2010


Débat des économistes à Arles, une vision contrastée du monde économique et du mode de consommation

Depuis samedi 13 juillet jusqu’au samedi10 août 2024, sept militaires et 2 véhicules légers de l’opération Sentinelle patrouillentsur les communes de Saint-Rémy-de-Provence, d’Arles et des Baux-de-Provence, dans le cadre du plan Vigipirate déployé par l’État dans toute la France pendant la période des Jeux olympiques.

Ces militaires auront pour mission principale de renforcer la sécurité des habitants et des visiteurs, au moyen de patrouilles aléatoires couvrant les zones-clés plusieurs heures par jour, afin de dissuader toute activité suspecte et de réagir rapidement en cas de besoin. Leur présence sera visible mais ne perturbera pas les activités commerciales.

La ville de Saint-Rémy-de-Provence remercie les habitants pour leur compréhension et les invite à signaler tout comportement suspect à la brigade de gendarmerie.
MMH

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