4 avril 2025 |

Ecrit par le 4 avril 2025

Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

BLR Aviation (prononcer « Bel Air »), situé à Entraigues-sur-la-Sorgue, a le vent en poupe avec ses drones en fibre de verre, de carbone, en kevlar qui lui confèrent légèreté, rigidité et résistance alliées à une mobilité douce et non polluante.

Au cœur de cette aventure, Damien Blairon, né à Orange et passionné d’aviation depuis son plus jeune âge. Il a travaillé pendant 10 ans chez Airbus Helicopters à Vitrolles, qui jouxte l’aéroport de Marseille-Provence. Et il en a vu des aéronefs sortir de ses chaînes : Super-Puma, NH 90 ou Tigre. Un jour, il a décidé de voler de ses propres ailes en devenant patron du côté du Vaucluse où il a implanté son entreprise en 2014.

Avec près de 200 m2 dévolus à un bureau d’études, de conception assistée par ordinateur, de fabrication de pièces, avec four, système de découpe et simulation de prototypes, d’engins sur mesure innovants, légers et qui maintiennent leur trajectoire malgré des rafales de Mistral de 100km/h. « Nous avons mis au point des gros porteurs multi-usages capables de transporter deux personnes, ou des dons d’organes, du sang, d’évacuer des blessés, d’aider les pompiers en survolant avec une caméra embarquée des lieux difficiles d’accès », explique Damien Blairon. Et dans l’atelier trône un drône monoplace avec 4 bras articulés mus par deux moteurs chacun. « Il est au point, mais nous n’avons pas encore obtenu les certifications pour qu’il vole. Pour répondre aux normes et décrocher un agrément, nous avons besoin de nous développer pour faire des tests, ce qui prend du temps et coûte cher, donc nous lançons un appel pour lever des fonds. »

Les engins mis au point par BLR Aviation répondent aux obligations ‘VTOL’ (Vertical Take-off & Landing), c’est à dire que ce sont des véhicules à décollage et atterrissage vertical, en partenariat avec la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile), mais aussi Thalès ou Safran. Une douzaine de modèles ont déjà été créés et l’entreprise a d’ailleurs représenté le Vaucluse, avec la Région Sud, au dernier Salon  International de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget, c’est dire son expertise.

Depuis longtemps, en Asie, les drônes bénéficient d’autorisations de vols, servent de taxis volants. Dans le ciel de Singapour, on voit des aéronefs de 800kg transporter carrément des containers de 800kg. En Italie, est fabriqué le Jetson One, un ULM testé en Toscane où le pilote, équipé d’un parachute, n’a besoin ni de licence ni d’une formation spéciale pour voler à plus de 80km/h. Déjà 600 exemplaires ont été commandés. Plus près de nous, en Vaucluse, à Caromb en 2002, Yves Piercey, un électronicien s’était installé avec une équipe d’ingénieurs aéronautiques pour développer un hélicoptère électrique, sans bruit, ni kérosène, le Whisper. Il avait été aidé par le Réseau Entreprendre Rhône Durance, par Bpifrance. Il s’est lassé du harcèlement tâtillon de l’administration française pour commercialiser ses engins, il est parti en Suisse. Franky Zapata, le marseillais inventeur du Flyboard a accumulé records et récompenses, des millions de vues dans le monde entier ont été enregistrées avec ses figures de voltige à hydro-propulsion entre La Corniche et le Frioul. Il a fini par s’expatrier aux USA pour exprimer son talent et travailler en toute liberté.

Damien Blairon vient de faire don de quatre imprimantes 3D au Lycée Polyvalent Philippe de Girard d’Avignon, « pour leur donner une seconde vie, plutôt que de les stocker dans un coin de l’atelier. Et pour montrer aux lycéens qu’on peut créer, innover dans un secteur porteur, l’aviation verte avec des drones, des voitures volantes, et rêver pourquoi pas d’une DeLorean du réel, demain. » Il espère, avec son équipe, pouvoir développer BLR Aviation grâce à un apport de fonds et vivre de sa passion ici, à Entraigues, sans avoir à quitter son Vaucluse natal.

Contact : 04 90 89 01 34
damien@blraviation.com


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Décollage immédiat ! Plus de 50 000 spectateurs attendus sur la base de Caritat les samedi 28 et dimanche 29 juin pour cette mise en valeur des métiers de l’Armée de l’Air et de l’Espace, des pilotes de chasse, des as de la voltige, des parachutistes.

Le Colonel Hugues Fouquet, nouveau patron de la base depuis le 12 septembre, insiste sur les liens entre les militaires et la population locale. « Nous avons une famille qui vit ici, des enfants qui sont scolarisés, donc nous participons à la vie locale et nous avons à cœur d’ouvrir ce lieu à tous pour montrer ce que nous faisons. Nos métiers, nos missions, notre matériel, notre savoir-faire. Nous souhaitons échanger avec tous. Lors de ces deux journées, l’entrée est gratuite, il y aura des stands d’exposition au sol et des démonstrations dans le ciel. »

Nombreux sont les métiers de l’aéronautique militaire : mécanicien, équipier fusilier, maître-chien, cybersécurité, développeur informatique, météorologiste, sécurité incendie, commando de l’air.

Et l’affiche est alléchante : avec la prestigieuse Patrouille de France, venue de Salon-de-Provence, des shows de Rafale, d’hélicoptères Fennec, de l’équipe de voltige de l’Armée de l’Air, de l’équipe de parachutistes. Au programme aussi : l’imposant A 400M, des F 16 & F 17 US, des Eurofighter et Mirage 2000. Sont également invités des représentants des armées de l’air anglais, italiens, allemands et espagnols.

Pour organiser ces deux Journées Portes Ouvertes (JPO), le colonel Fouquet est accompagnée d’Anne-Laure Lecerf qui faisait partie de la même promotion que lui à l’École de Guerre. Elle est aussi, dans le civil, n°2 du groupe mondial L’Oréal, leader de la beauté (94 000 salariés). « J’ai toujours voulu m’engager dans l’Armée de l’Air parce qu’elle est la plus réactive, la plus présente des trois. Une force de frappe qui fait sens, c’est une fierté pour moi d’être réserviste. Et ma passion, en plus de mon expérience professionnelle dans le marketing, comme dans la communication de l’Oréal comme directrice générale depuis plus de 15 ans sont utiles pour organiser le mieux possible ces journées portes ouvertes à Orange. » 

Ouvrir les portes à la jeunesse

« C’est aussi un de nos engagements et une des fiertés de la BA 115, ajoute le colonel Hugues Fouquet. D’accueillir des jeunes, des stagiaires de 4ᵉ et de 3ᵉ, d’organiser des Classes de Défense, de faire passer un Brevet d’Initiation à l’Aéronautique pour leur montrer en quoi nous sécurisons la vie de la population. En moyenne, nous accueillons 8 000 jeunes par an sur la base. »

Il est vrai que depuis les attentats de 2015, les nouvelles générations ont pris conscience des menaces qui pèsent sur la France. Et nombreux sont celles et ceux qui se sont engagés, tous ceux qui sont en quête de sens pour une vie professionnelle en accord avec leur idéal de liberté.

De nombreux projets pour la BA 115

Dans la famille Fouquet, c’est la 2ᵉ génération de pilotes de chasse. Le papa commandait l’ancien escadron Vendée en 1981. Le fils a fait ses classes à l’École de l’Air en 2001 à Salon, puis à Orange. Il a pris plusieurs commandements à Paris, Saint-Dizier, Mont-de-Marsan avant d’atterrir sur la BA 115. Et même si le chantier RAF 5 est fini avec une nouvelle piste, des locaux spacieux et confortables, un mess des officiers flambant-neuf, il reste pas mal de travail. À côté de la tour de contrôle qui date des années 60, est sorti de terre un tout nouveau bâtiment.

« Mais il faut l’équiper en radars, radios, liaisons, systèmes de contrôle, de sécurité pour coordonner et fluidifier le trafic. Elle ne sera pas opérationnelle avant 2027, explique le patron de la BA 115. D’ici la fin de 2025, nous aurons 10 Rafale, dont 8 monoplaces. Le chantier RAF 6 va débuter par la démolition d’un ancien hangar et la construction du nouveau pour accueillir un 2ᵉ escadron en 2028. Cela procède d’une véritable montée en puissance et correspond à l’arrivée de 300 militaires supplémentaires avec leurs familles. Il est vrai que nous assurons la police de l’air 24h/24, jour et nuit et qu’un pilote est prêt à décoller à tout moment pour sécuriser espace aérien. En ces temps troublés au plan international, à quelques encablures de la France, en Europe de l’Est comme au Moyen-Orient, nous devons encore plus nous entraîner pour être au top avec nos Rafale. » Cet avion polyvalent, agile et furtif, a de grandes capacités opérationnelles avec des systèmes high-tech d’avionique et il est équipé de missiles et de systèmes capables de livrer n’importe quelle guerre électronique.

Un beau programme pour la BA 115

En plus des JPO, la Base accueillera aussi un Gala de MMA le 3 mai organisé par un ancien militaire commando d’Orange, champion de boxe Arnaud Nicolas. Autre style, le 14 juin au Théâtre Antique sera donné un Concert de la Musique de l’Air. Et le 14 juillet, sur les Champs-Elysées, pour la Fête Nationale, deux bases aériennes devraient défiler, dont celle d’Orange-Caritat.

Pour les meetings aériens gratuits, au moins 50 000 spectateurs fans d’acrobaties sont attendus le dernier week-end de juin. Mais pour organiser le stationnement et la circulation de la foule sur ce site militaire, il faudra s’inscrire sur un site internet qui va être créé bientôt.


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Accompagnée par VPA (Vaucluse Provence attractivité), AES, le pionnier dans l’industrie des drones au Maroc rejoint Avignon pour développer ses activités de drones en France ainsi qu’en Europe.

La start-up marocaine Aerodrive engineering services (AES) spécialisée dans la technologie de cartographie aérienne par drone vient de s’implanter sur le technopôle aéronautique Pegase situé le long de l’aéroport d’Avignon. Installée à Benguerrir dans la région de Marrakech, mais aussi à San José en Californie, à Madrid et à Dakar l’un des pionniers dans l’industrie des drones au Maroc débarque donc dans la cité des papes où AES souhaite y développer ses activités commerciales dans un premier temps puis en Recherche et développement (R&D) d’ici 3 ans.
Créée en 2017 par Soufiane Ammagui, ingénieur diplômé de l’Université Mohammed VI polytechnique, l’entreprise s’est imposée au Maroc comme un acteur incontournable du drone et de l’aéronautique via des contrats avec les Forces Armées Royales, et les groupes OCP et Managem, deux poids lourds de l’industrie marocaine.
« Cette nouvelle filiale en Vaucluse constitue un signal fort de la compétitivité du territoire en matière de ressources et de solutions aériennes applicables à différents secteurs d’activité », se félicité VPA.
Si AES devrait compter 5 collaborateurs sur son site d’Avignon d’ici la fin de l’année 2023, la société chérifienne table sur la création de 19 emplois à 3 ans.

Soufiane Ammagui, ingénieur diplômé de l’Université Mohammed VI polytechnique et fondateur de AES.

Technologies de pointe pour l’agriculture notamment
AES propose notamment un service de cartographie aérienne par drone intégré permettant la collecte de données, le traitement et la génération de compte-rendu clients individualisés dans une logique d’agriculture de précision. Ses applications sont multiples dans les secteurs agricole (prévention du stress hydrique, des carences en nutriments, des insectes ravageurs. application de fertilisants par drone), minier (réalisation d’inventaires mensuels ou périodiques sur les petites exploitations minières de matières de construction présentes dans la région), industriel (inspection non intrusive d’infrastructures (tel que le réseau ferré) au moyen de solution thermique ou par ultrason), BTP…
AES assure également la fabrication et le pilotage des drones.

Des ambitions affichées en France et en Europe
Ciblant plusieurs écosystèmes en France et une proximité avec ses clients et des donneurs d’ordres locaux, Aerodrive engineering services a choisi Pégase pour se développer sur le marché hexagonal mais aussi européen et franco-africain.
« A moyen et long terme, nous ambitionnons de devenir le leader de la production de drones tactiques dans la région Mena (Middle East and North Africa), à être classés parmi les dix meilleurs producteurs mondiaux d’ici trois ans, et à envisager une introduction en bourse dans les cinq prochaines années », annonçait tout récemment Soufiane Ammagui.
L’enjeu est de taille puisque ce marché est estimé à 260 milliards de dollars à horizon 2030 avec une croissance de 25% chaque année, dont 60% du besoin concerne les applications de défense et de sécurité.


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Comme nous l’avions annoncé il y a quelques jours, le projet Aero 145 Aegis vient de rentrer dans sa phase opérationnelle. L’implantation de cette nouvelle société de maintenance aéronautique sur le site de l’aéroport d’Avignon-Provence a été officialisée lors d’une présentation qui vient de se tenir à la CCI de Vaucluse en compagnie des nombreux partenaires de ce dossier qui doit permettre la création de 220 emplois directs et 500 emplois indirects d’ici 3 ans.

« Le développement de l’aéroport est au cœur de nos préoccupations et de la mandature de notre président, Gilbert Marcelli, insiste Bruno Delorme président de la commission aménagement du territoire et équipement géré de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse. Ce projet est le fruit d’un long processus de concertation et d’une forte implication de la Préfecture, de la Région Sud mais aussi d’Avignon et du Grand Avignon. »

Un enthousiasme partagé par Gilbert Marcelli, nouveau président de la CCI 84, qui enregistre là une implantation majeure au sein d’un équipement géré par la chambre consulaire pour le compte de la Région, propriétaire du foncier de l’aéroport de la cité des papes : « La CCI de Vaucluse est attentive à tous les projets qui s’inscrivent dans la dynamique économique de notre département. Ce projet industriel aéronautique est à mes yeux vertueux à plus d’un titre : créateur de richesses, il générera plus de 200 emplois directs et 500 emplois indirects, véritable opportunité pour nos entreprises et nos territoires. »

Sous l’œil attentif du sous-préfet à la relance
« Je suis ce projet d’intérêt régional depuis 1 an maintenant, rappelle Julien Fraysse, sous-préfet à la relance en Vaucluse, qui s’est particulièrement impliqué dans ce dossier. C’est un projet industriel qui n’a pas vocation à créer du trafic. Il y aura 2 à 3 décollages à vide par semaine. Par ailleurs, en centralisant sur une seule plateforme les 6 activités d’Aero 145 Aegis (ndlr : parking/stockage, entretien, ateliers, conversion, peinture et déconstruction) on réduit les coûts de déplacements ainsi que l’impact sur l’environnement. »

Retrouvez ici les détails du projet d’Aero 145 Aegis à l’aéroport d’Avignon-Provence

Autre point positif pour le sous-préfet, les lettres d’engagement des potentiels clients de la future plateforme aéronautique avignonnaise : « il y a un carnet de commandes pressenti pour ce marché ».
« Il faut aussi une prise de conscience du territoire », martèle le sous-préfet à la relance visiblement très attaché à ce dossier combinant projet industriel, volet emploi, économie circulaire, dossier partenarial…
« Ce projet doit être soutenu par tous les acteurs de ce territoire pour qu’il devienne un fleuron du département de Vaucluse », insiste à nouveau Julien Fraysse.

Au cœur des priorités régionales
« Cet investissement s’inscrit parfaitement dans le Plan Climat de la Région Sud ‘Gardons une Cop d’Avance’ qui place l’environnement et l’urgence climatique au cœur des priorités régionales, renchérit Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En choisissant la région Sud, Aero 145 Aegis apporte son savoir-faire en matière de maintenance aéronautique au cœur d’un écosystème dynamique et permettra la création de nombreux emplois pour les habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur tout en étant soucieux de l’environnement. Partenaire à part entière de leur installation, ils peuvent compter sur la mobilisation des équipes de la Région pour les accompagner à chaque étape. »

Le vrai travail commence maintenant
« La contribution financière de l’Etat (690 000€) et de la Région (400 000€) est une marque de confiance des pouvoirs publics dans notre projet, souligne Joseph Heraief, président d’Aero 145 Aegis. Ce sont aussi des garanties complémentaires apportées à notre démarche industrielle. »
« Le vrai travail commence maintenant, poursuit pour sa part François Wawruszczak, directeur communication & marketing, représentant les porteurs du projet également constitué de Patrice Stimpfling, Philippe Arguel et Philippe Réaux. Nous démarrons avec une partie du hangar existant H21 et un hangar temporaire, soit environ 2 450 m2 et 35 collaborateurs d’ici fin 2022. Au terme de l’exercice 2023, nous aurons construit 4 hangars, ateliers et bureaux pour une surface totale de 14 000 m2 et accueilleront 220 collaborateurs. »

François Wawruszczak et Joseph Heraief d’Aero 145 Aegis, Julien Fraysse, sous-préfet à la relance en Vaucluse et Bruno Delorme président de la commission aménagement du territoire et équipement géré de la CCI de Vaucluse.

Pour lancer définitivement tout cela, les derniers investisseurs sont attendus lors d’un nouveau tour de table afin de trouver encore 5 à 6M€ supplémentaires pour accélérer le plan de développement.
Un plan qui passe notamment par le marché de la conversion d’avion de passager en avion de fret en raison de l’explosion du coût du fret maritime (x8). Autre marché en devenir : la déconstruction des aéronefs afin de récupérer des pièces à très haute valeur ajoutée pour les remettre dans le circuit des pièces d’occasion après une re-certification aux normes aéronautiques particulièrement drastiques en matière de sécurité.

Pas d’allongement de la piste actuelle
 « Dans tous les cas il ne s’agit pas d’un cimetière d’avions ‘au fond du jardin’ ni de pollution des sols avec du kérosène », rassure François Wawruszczak qui explique également être en lien avec les organismes locaux afin de recruter au maximum en local même s’il y aura de nombreux postes demandant des qualifications spécifiques en aéronautique.
Enfin, du côté de la CCI on précise également que ce projet n’entraîne aucun allongement de la piste actuelle.


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Particulièrement soutenu par la CCI de Vaucluse, la Région Sud et BPI France via le plan France Relance, le projet de la société Aero 145 Aegis prévoit la création d’une société de maintenance aéronautique implantée sur la zone d’activités de l’Aéroport Avignon-Provence. Désormais entré dans sa phase opérationnelle le dossier, qui doit être présenté en détail cette semaine, table sur un investissement de l’ordre de 34M€. De quoi générer 220 emplois directs d’ici 3 ans.

Cela faisait 7 ans que les porteurs de ce projet travaillaient sur ce nouveau concept de ‘guichet unique’ concentrant en même lieu des activités de maintenance aéronautique comprenant des ateliers ainsi que des capacités de stockage, d’entretien, de conversion, de peinture et de déconstruction d’avions régionaux à turbopropulseurs (type ATR ou Bombardier) et moyens courriers monocouloirs (type Airbus 320 ou Boeing 737). Mais avant d’atterrir sous le ciel de Provence, ce projet a pourtant failli se poser ailleurs. D’abord en Serbie, puis en Roumanie, en Bulgarie et enfin en Espagne. Perpignan et ensuite Béziers ont également été sur les rangs ainsi que plusieurs autres endroits en France pour accueillir ce site unique en Europe.

Pourquoi Avignon ?
Si Avignon a finalement été retenue, c’est que la plate-forme aéroportuaire, avec laquelle les premiers contacts remontent à avril 2021, dispose de conditions d’accès stratégiques uniques, d’une réserve foncière importante ainsi que d’un climat idéal pour travailler sur des avions. Par ailleurs, les porteurs du projet sont également très attachés à cette région et souhaitent également apporter leur ‘pierre’ au développement économique du Grand Avignon. Une contribution qui prendra la forme d’un investissement de 34M€ et qui devrait générer plus de 220 emplois directs d’ici 3 ans. Côté activité, Aero 145 Aegis prévoit de réaliser un chiffre d’affaires de 47M€ sur 3 ans en traitant un peu plus de 300 aéronefs durant cette période.

L’activité va débuter à la rentrée
Concrètement, après avoir domicilié son siège social dans la zone de l’aéroport d’Avignon, Aero 145 Aegis vient de louer le hangar H21 ainsi qu’un autre hangar temporaire pour disposer de 2 449m2 afin de débuter son activité à partir du 1er septembre prochain. Pour cela, la société présidée par Joseph Heraief s’appuiera déjà sur une première équipe de 35 personnes. Le projet prévoit ensuite, sous réserve des autorisations de permis de construire, la réalisation de 2 tranches de hangars supplémentaires. Une première phase pour les bâtiments H1 à H4 avec une mise en service espérée mi-2024 pour atteindre une capacité d’accueil de 10 780m2 pour 170 employés et une seconde pour les hangars H5 et H6 en 2025 (pour porter l’ensemble à 14 839m2 et 221 salariés).

Un projet modèle ?
Avec la création de cette offre unique de services centralisés, les responsables du projet mettent également en avant l’aspect éco-responsable de leur démarche dans un secteur plutôt montré du doigt ces dernières années pour sa gourmandise environnementale. En effet, en étant les premiers à proposer tous ces services réunis en un même lieu en Europe, Aero 145 Aegis estime que cela va permettre de réduire drastiquement les émissions de CO2 en économisant l’équivalent de 8 937 tonnes de déchets ménagers. C’est ce que génère par an une ville d’un peu plus de 25 000 habitants.

Un engagement éco-responsable
Par ailleurs, sur les 34M€ d’investissement, 5M€ le seront pour préserver l’environnement en allant au-delà des normes européennes requises dans ce secteur d’activité. Cet engagement éco-responsable se traduira ainsi notamment par la pose de 14 000m2 de panneaux photovoltaïques en toiture des futurs bâtiments, l’acquisition d’une flotte de véhicules société électriques, une gestion et un recyclage des déchets à plus de 90%, une faible consommation d’eau (activités en circuit fermé), zéro pollution gazeuse (activités en circuit fermé), une mise en place de l’Iso 14001 comme système de gestion environnementale et un objectif de certification ACA (Airport Carbon Accréditation) en 2023 en lien direct avec la direction de l’aéroport.

Nuisances résiduelles…
Côté nuisance, et c’est l’un des points forts du projet, l’activité ne devrait générer que 2 à 3 rotations d’aéronefs hebdomadaires, soit une augmentation du trafic actuel de +0,6%. Par ailleurs, le niveau sonore des avions qui seront traités sur le futur site avignonnais ne devrait pas excéder 68db, soit l’équivalent d’un lave-vaisselle.
Quant au trafic routier, c’est l’équivalent de 3 à 5 conteneurs qui devrait circuler chaque mois sur les routes de la zone. Même visuellement les promoteurs du projet assurent qu’aucune zone de parking d’avions ne sera visible depuis la périphérie immédiate de la zone aéroportuaire. Toutes les activités industrielles seront réalisées en milieu clos et fermé.

Une implantation tombée du ciel
Dans un département, classé parmi les plus pauvres de France, cette implantation apparaît comme une aubaine. C’est certainement pour cela, que le dossier a bénéficié d’un soutien sans faille de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse, gestionnaire de l’aéroport, ainsi que du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, propriétaire du foncier de la plateforme aéroportuaire de la cité des papes dont il a confié la gestion à l’organisme consulaire
vauclusien.
Convaincu de la démarche, la Région vient d’ailleurs d’octroyer une aide de 400 000€ à Aero 145 Aegis. Dans le même temps, BPI France vient aussi d’accorder une subvention de 690 000€ dans le cadre du plan de l’Etat ‘France relance’. Ces aides, preuves de la confiance des pouvoirs publics dans le projet, devraient ainsi permettre d’accélérer les derniers investissements afin d’acheter les premiers équipements et de procéder aux premières embauches.
Les collectivités du territoire ne devraient pas être perdantes non plus puisque le projet devrait générer 10,8M€ rien qu’en retombées fiscales.


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L’Aéroclub Vauclusien propose un brevet d’initiation à l’aéronautique dès 15 ans, notamment en partenariat avec plusieurs lycées.
Le Brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA) est une initiation à la culture scientifique et technique de l’aéronautique et du spatial, c’est la meilleure voie d’entrée pour découvrir toute la richesse de ce monde, où se mêlent, la passion, la technique, l’exploit, la rigueur, l’innovation, l’histoire. Le BIA permet de valoriser et découvrir tout un ensemble de savoir et de pratiques.

Deux formules
La formation est dispensée, en établissement scolaire, dans une classe dite ‘aéronautique’. Les cours y sont assurés par un ou plusieurs enseignants dont un au moins est titulaire du CAEA (Certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique).
Pour les stagiaires hors établissement scolaire, l’aéro-club vauclusien organise des cours théoriques le samedi après-midi, hors vacances scolaires de l’Académie d’Aix-Marseille, soit 2h par semaine pendant 20 à 25 semaines.

Les lycées partenaires
Trois établissements sont partenaires de l’Aéro-club Vauclusien : les lycées Saint Joseph et La Salle d’Avignon possèdent une classe de seconde ‘Aéro’, ainsi que le Collège Simone Veil de Châteaurenard dès la classe de troisième.

La prépa BIA
Il est possible de préparer le BIA au sein d’un établissement scolaire, de la troisième à bac+2 (BTS) qui assure une formation théorique en interne, une convention peut être signée avec une association aéronautique membre du CNFAS (Conseil National des Fédérations Aéronautiques et Sportives), qui met ses moyens à disposition des stagiaires BIA de l’école. Les jeunes ne dépendant pas de ces établissements peuvent s’inscrire directement auprès de l’aéroclub pour une première année ‘Préfuturavia’ avec 40 à 50 cours les samedis après-midi, dans les locaux de l’aéroclub. Deux vols ‘découverte’ d’environ 30 mn permettent d’illustrer les principes théoriques vus en cours.

Des cours en présentiel et à distance
La formation s’étale sur plusieurs mois, se septembre à mai, et comporte au moins 40 heures de cours. Elle doit être effectuée sous la responsabilité d’une personne titulaire du CAEA (certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique). Deux vols ‘découvertes’ d’environ 30 min chacun permettent d’illustrer de manière concrète les principes théoriques vus en cours.
Outre le cours en présentiel, les stagiaires ont un compte pour une formation en ligne (e-learning) spécifique au BIA, en partenariat avec l’aéro-club Vauclusien et conforme au programme définie par arrêté du Ministère.

Tremplin au brevet de pilote d’avion
Les connaissances en aéronautique du BIA représentent 70% de celles exigées pour l’obtention du brevet théorique de pilote de planeur, d’ultra léger motorisé (ULM) ou du brevet de base avion. Après l’obtention du BIA les stagiaires motivés – à partir de 17 ans- peuvent passer leur brevet de pilote d’avion ou d’ULM.

Un peu d’histoire
Situé sur la commune de Montfavet, adossé à Avignon, l’aéroclub d’Avignon a été créé il y a 110 ans ! Il fait partie de la vieille garde des aéroclubs français. Un de ses présidents d’honneur fut le poète félibre, Frédéric Mistral. Il dispose de 8 avions : trois Cessna 182, 172 et 152, deux Piper PA-28 et J3, un Flight design CTLS, d’un ULM Savannah, et d’un simulateur de vol.

Aéroclub Vauclusien. Club de pilotage. 170, impasse Rolland Garros à Avignon. 04 90 84 17 17

Contact : aeroclubvauclusien.com/apprendre-a-piloter


Pour voler plus haut et plus loin, BLR Aviation à Entraigues a besoin de lever des fonds

Le 17 février dernier, un avion Rafale B a sectionné trois câbles d’une ligne à moyenne tension lors de son passage durant un vol d’entrainement à très basse altitude (entre 80 et 150 mètres du sol) dans les environs du village du Castellet, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Endommagé lors de l’incident, l’appareil de la 4e Escadre de chasse de Saint-Dizier, qui volait en patrouille avec un autre Rafale, a été contraint de se poser en urgence, une dizaine de minutes plus tard, sur la Base aérienne (BA) 115 d’Orange-Caritat.
La chute des câbles a par ailleurs, provoqué un début d’incendie, rapidement maîtrisé par les sapeurs-pompiers locaux, ainsi qu’une coupure de courant de quelques heures pour les 400 habitants du secteur.
L’enquête sur cet incident, qualifié de « rarissime » par l’Armée de l’air & de l’espace, a été confiée à la gendarmerie de l’Air alors que le Bureau enquêtes accidents (BEA) pour la sécurité de l’aéronautique d’Etat devrait aussi certainement se pencher sur cet accident.

Une ligne n’apparaissant pas sur les cartes aéronautiques
Selon la carte aéronautique OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) éditée par l’IGN à l’échelle 1/500 000 pour les vols en VFR (Visual flight rules), la ligne de 20 000 volts coupée ne figurait pas sur le document d’information aérienne. En effet, ce sont les lignes à haute tension de plus de 63 000 volts qui apparaissent dans ce type de document.
Un incident sur lequel revient le youtubeur ‘Até’. Cet ancien pilote de chasse Franco-Canadien de l’Aéronavale, de son vrai nom Pierre-Henri Chuet, propose régulièrement sur le monde de l’aviation et revient parfois sur des incidents aéronautiques.
Dans cette vidéo, il évoque les premières constations suite à cet incident et dévoile des images des dégâts subis par l’avion multi-rôle conçu par le groupe Dassault.
En Vaucluse en 2014, un Mirage 2000-B de la BA 115 s’était écrasé le 4 août entre Viens et les gorges d’Oppedette lors d’un vol d’entrainement. Le crash n’avait fait aucune victime, les deux pilotes – un élève et son instructeur – ayant fort heureusement réussi à s’éjecter avant que l’appareil ne percute une colline et ne s’écrase un peu plus loin.

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